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FoxTown va exporter son concept en Asie

Avec ses habits de marque vendus à prix cassé, l’entreprise tessinoise attire des millions de visiteurs chaque année dans ses centres de Villeneuve et Mendrisio. Prochaine étape: la Chine.

«Aujourd’hui, tout le monde porte des grandes marques. N’importe quel employé de bureau veut son costard Hugo Boss. Chez nous, il peut carrément s’offrir un Versace!»

Le patron du FoxTown de Villeneuve, Bruno Allemann, profite de cet engouement pour la mode. Sur le modèle des «factory outlets» américains, son centre commercial propose des produits de dizaines de grandes marques à des tarifs de 30% à 70% moins chers que dans le réseau commercial classique.

«Ce sont des produits de toute première qualité, qui n’ont aucun défaut, poursuit le directeur. Ils proviennent simplement de la collection de l’année précédente. Les grandes marques utilisent notre filière pour écouler leurs stocks. Nous vérifions que les fabricants jouent le jeu, c’est la condition pour conserver une présence dans notre centre.»

Le FoxTown de Villeneuve qui s’étend sur 8000 m2 va se développer dans les mois qui viennent. «Un grand centre Hornbach s’installera prochainement juste en face, ce qui amènera 3000 nouveaux clients par jour dans le même parking», se réjouit Bruno Allemann. Le centre FoxTown ajoutera de nouvelles enseignes aux 26 existantes, pour atteindre 40 à 50 boutiques.

Le centre FoxTown de Villeneuve appartient à une chaîne fondée au Tessin par un entrepreneur étonnant. Silvio Tarchini doit sa fortune à son usine de plastique Plastar qu’il a créé en Suisse à l’âge de 23 ans.

Devenu numéro un de son secteur, Plastar sera vendu en 1975. Après quelques années en Argentine, Silvio Tarchini revient au Tessin pour investir notamment dans les grands complexes immobiliers industriels. C’est en s’inspirant du modèle américain qu’il lance, en 1995, le FoxTown de Mendrisio, premier «factory outlet» du sud de l’Europe.

Ouverts il y a cinq ans, les centres de Zürich-Rümlang et de Villeneuve ne sont que de minuscules filiales comparées à la maison mère. A Mendrisio, le Foxtown se dresse comme un gigantesque temple du shopping de 27 000 m2 qui rappelle les grands «malls» américains.

Il abrite 130 boutiques sur quatre niveaux, des restaurants et snacks, une pharmacie, un coiffeur, une banque, et un casino. Le premier étage vise une clientèle jeune — street and sport-wear. Le deuxième étage propose de la mode et des accessoires décontractés pour tous les styles (leisure-wear). Au troisième étage, on trouve les marques de luxe.

Cette année, Mendrisio accueillera plus de 2,4 millions de clients. Son chiffre d’affaires dépassera les 150 millions de francs, en croissance de 20% par rapport à l’an dernier. «La basse conjoncture n’a pas d’influence sur notre activité, au contraire, raconte Giorgia Tarchini, directrice commerciale et fille du fondateur. Pour une jeune Italienne, porter un sac Gucci ou Prada, c’est un choix vital. Plus de la moitié de notre clientèle vient d’Italie, où ces marques n’existent pas à de tels prix.»

Le groupe FoxTown envisage désormais de s’étendre à l’étranger, mais pas en Europe. «Nous voulons investir en Chine, où ce concept de boutiques d’usine n’existe pas encore, confie Giorgia Tarchini. Nous avons aussi un projet au Japon, car nous avons acquis une bonne expérience avec cette clientèle. Ces investissements seront décidés avant la fin de l’année et nous pourrions ouvrir une filiale en Asie en 2006 déjà.»

cialis american express n’offre que l’infrastructure et le concept. Le groupe loue l’espace aux boutiques et vérifie la politique tarifaire de ses locataires. Ce sont les marques directement qui engagent le personnel de vente, gèrent les stocks, s’occupent de la déco, etc.

Si l’on regarde l’ensemble des boutiques, FoxTown occupe actuellement plus de 1000 personnes, mais sa société, Studio Silvio Tarchini, qui supervise l’ensemble, ne compte qu’une trentaine de collaborateurs.

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Une version de cet article est parue dans L’Hebdo du 4 novembre 2004.