KAPITAL

Elle veut faciliter les courses et lance un supermarché zéro déchet

Avec Organy, Clarisse Pitton simplifie les courses tout en favorisant une consommation plus durable, locale et biologique.

Retrouver une façon de consommer à échelle humaine, voici l’une des ambitions qui guide le projet de Clarisse Pitton. «Il y a quelques années encore, un emballage avait de la valeur, note la jeune entrepreneuse de 34 ans. Aujourd’hui, il est souvent utilisé seulement quelques minutes avant d’être jeté.»

Pour Clarisse Pitton, il fallait penser au-delà de la vente en vrac, pour s’orienter vers une véritable réduction des déchets. «Les magasins qui proposent ce type de solutions existent déjà depuis dix ans en France. Pourtant, ils représentent seulement 0,75% du marché. De plus, l’idée de déballer des produits reçus par les fournisseurs pour que les clients puissent ensuite les emballer à nouveau ne me paraît pas être l’alternative idéale.» Chez Organy, le supermarché d’un nouveau type qu’elle s’apprête à lancer, les bocaux en verre utilisés pour contenir les aliments seront donc directement remplis par les producteurs partenaires, puis restitués au magasin par les clients avant d’être nettoyés à nouveau, puis réutilisés.

Mais le projet va encore plus loin. Chez Organy, il existera une seule sorte de chaque produit d’alimentation, d’entretien ou de cosmétique. L’avantage: opter pour un seul type de sauce tomate ou de lait permet un gain de place et de temps considérable. L’étiquetage sera quant à lui minimaliste, indiquant le type de produit et le nom du fournisseur. Organy est né de la conciliation entre la passion de Clarisse Pitton pour le design fonctionnel et sa formation en sciences économiques et marketing, à Paris. «Je me suis laissée inspirer par les objets que l’on trouve au Danemark ou en Suède, que j’ai pu découvrir lors de mes voyages. Pour moi, cela permet de diminuer la charge mentale que les courses peuvent représenter.»

Pour lancer son entreprise, la jeune femme et son associé Christophe Rolland ont mené une recherche de fonds au travers de la plateforme SIG impact. Aujourd’hui, alors que la campagne, lancée le 26 octobre dernier, vient de s’achever, ils ont récolté 30’000 francs grâce à 280 contributeurs.

L’objectif des 20’000 francs fixé par le duo est donc largement dépassé. Ce soutien leur permettra ainsi de concrétiser leur boutique en centre-ville, de développer l’application Organy et d’organiser le fonctionnement de cette petite entreprise, qui comptera cinq salariés.

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Une version de cet article réalisé par Large Network est parue dans la Tribune de Genève.