TECHNOPHILE

…danger du cybervote… sexe au Sénat… technologie de la manif…

Toutes les informations technologiques qui comptent cette quinzaine. C’est l’hyper-revue de presse de Largeur.com.

Danger du cybervote

Le blogueur parisien François Nonnenmacher a trouvé sa cause: la lutte contre «le scandale du vote électronique» dont l’arrivée en France serait imminente. Il explique en effet de manière plutôt convaincante que l’absence de traces physiques des votes, et donc l’impossibilité d’un recomptage manuel, reste un problème dont on aurait tort de sous-estimer l’importance.

L’incroyable plantage de la firme américaine Diebold qui fabrique ces machines le prouve: plus rien ne permet de croire à la fiabilité du système. Sans compter l’incroyable légèreté des militaires américains, qui permettront, par exemple, à leurs soldats basés au Missouri de voter… par e-mail.

Le blogueur a récemment compilé une liste d’articles qui retracent les nombreux couacs que cette technologie a déjà causés aux Etats-Unis. Au vu des résultats peu probants de la dernière élection présidentielle, l’inefficacité des nouveaux systèmes de vote informatisé ne peut que faire froid dans le dos à l’aube de la suivante.

Sexe au Sénat

Le cliché du blogueur à lunettes, boutonneux et à demi autiste en prend un coup. Mais il n’est pas sûr non plus que l’histoire de Jessica Cutler constitue le meilleur exemple pour les plus jeunes générations carnetières en ligne.

Fière d’avoir décroché un «job glamour» d’assistante du sénateur américain Mike DeWine, Jessica a très vite ouvert son blog pour partager les histoires de couloirs du Sénat avec ses copines. Aussitôt, son audience explose. Il est vrai que les récits de Jessica, alias Washingtonienne, ont plus souvent pour objet ses frasques sexuelles que le dur labeur de l’organe législatif.

Parmi les récits les plus gratinés, Jessica a notamment décrit une partie à trois organisée à la demande d’un avocat dans le bureau du sénateur Joe Lieberman himself. Virée aussi sec, Washingtonienne ne s’est pas privée du plaisir de sortir un livre. Elle en fait aujourd’hui la promo, en tenue d’Eve, dans Playboy qui consacre une interview à cette «dynamo americano-coréenne» (n. d. l. r.: la consultation de ce lien est déconseillée depuis le bureau).

Technologie de la manif

Les manifestants anti-Bush réunis à New York préfigureraient les cybermanifs de demain, selon la chaîne militante Democracy Now ! Une émission explique avec satisfaction que si les hordes policières venaient à tabasser trop assidûment un groupe de protestataires à un coin de rue, des vagues de SMS déclencheraient aussitôt une immense action de solidarité.

Les formidables progrès de la technique dans l’art de manifester semblent tout à coup beaucoup moins appréciés lorsqu’ils profitent aux autorités. Democracy Now! explique sur un ton offusqué que la police dispose de deux cent caméras sans fil harnachées sur les casques de policiers qui permettent à leur centrale de suivre en direct les opérations.

Piratage terroriste

Une association de producteurs et de chaînes de TV britanniques ont réuni un million et demi de livres pour réaliser une campagne de spots et d’affiches pour lutter contre le piratage de la vidéo. Pour illustrer les ravages que causeraient la vente d’œuvres piratées, les pros de l’image ont choisi un homme cagoulé et armé, masqué derrière un gentleman passe-partout. Asséné noir sur blanc, le slogan «les terroristes vendent des DVD piratés pour se financer» a de quoi laisser songeur l’internaute moyen.

Il n’a bien sûr pas fallu attendre longtemps pour que fleurissent sur des forums des détournements humoristiques, plutôt réussis, de cette campagne.