TECHNOPHILE

…Victorinox USB… musique par abonnement… wifi gratuit… foire du VoIP

Toutes les informations technologiques qui comptent cette semaine: c’est l’hyper-revue de presse de Largeur.com

Victorinox USB

Le fameux fabricant de couteaux suisses, toujours à l’affût de nouvelles fonctionnalités pour redorer l’image de son produit phare, a annoncé le lancement d’une version de son légendaire canif équipé d’une puce mémoire et d’une prise USB. En plus du cure-ongles et du décapsuleur, la merveille pourra donc emporter des documents d’un ordinateur à un autre. Mais vers quel fabricant Victorinox allait-il se tourner pour concevoir la petite puce mémoire logée dans le bel objet à croix blanche? Un sombre constructeur taïwanais? Que nenni, il s’agit bien de la très helvétique Swissbit, entreprise méconnue bien que principal fabricant européen de mémoires flash.

Abonnement général

La proposition de l’Electronic Frontier Foundation n’a pas eu le don de ravir l’industrie de la musique. Cette organisation à but non lucratif, grande défenderesse des internautes, a suggéré aux majors de reconnaître la légalité des réseaux d’échanges de fichiers si leurs utilisateurs acceptaient de payer une taxe forfaitaire, sous forme d’abonnement mensuel. L’argent serait ensuite redistribué aux auteurs, comme c’est le cas pour les œuvres diffusées par les radios. Ce concept aurait le mérite de transformer des «pirates» en clients, et comblerait d’aise nombre d’entre eux, découragés par l’illégalité des systèmes d’échanges actuels. Mais comme l’affirme un analyste dans un magazine spécialisé, l’industrie du disque est aujourd’hui bien plus intéressée à vendre sa production par morceaux, à un dollar la pièce, grâce à des services comme l’iTunes Music Store. L’idée d’un abonnement qui donnerait l’accès à l’ensemble du catalogue de plusieurs éditeurs ouvrirait pourtant de nouvelles pistes fort prometteuses, comme le montre l’exemple de NetFlix aux Etats-Unis, qui propose la location d’un nombre illimité de DVD selon ce même modèle. Le New York Times explique comment ce genre d’offres pousse les clients à consommer plus, et mieux.

Wifi gratuit

A l’heure où les accès Internet sans fil et gratuits fleurissent dans nos rues, le modèle économique de leurs versions payantes se voit remis en cause. Installés dans les aéroports, les gares ou les hôtels dans l’espoir de capter une clientèle d’hommes d’affaires très technophiles et peu regardants sur les prix, ces hotspots payants seraient bien souvent sous-utilisés. D’après 01Net, les antennes wifi de l’aéroport de Schiphol, à Amsterdam, l’un des plus grands d’Europe, ne capteraient qu’une douzaine de clients par jour. Ces offres, commercialisées en Suisse notamment par Swisscom et Sunrise, se heurtent à des initiatives privées et publiques qui ont déjà donné naissance à une ribambelle de réseaux gratuits. De Vevey à Crouy-sur-Ourcq, le wifi fait son entrée, parfois pour combler les lacunes des réseaux ADSL, parfois pour le simple plaisir de permettre à la clientèle des terrasses de surfer à haut débit, ordinateur portable sur les genoux.

La foire du VoIP

Hier, la situation était simple: un opérateur fournissait le téléphone fixe, un autre le mobile. La télévision arrivait par la compagnie du câble et Internet par un fournisseur d’accès. Demain, rien ne sera aussi simple. Le transfert numérique des données permet aux opérateurs de se diversifier et les conséquences de la foire d’empoigne qui s’annonce ne sont pas évidentes à prévoir. C’est le magazine Business Week qui s’y colle, dans un dossier très complet sur le thème. Il explique entre autres comment la transmission de la voix sur IP (VoIP) promet de redessiner le paysage de la téléphonie.