



{"id":986,"date":"2002-01-29T00:00:00","date_gmt":"2002-01-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=986"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"davos terminus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=986","title":{"rendered":"34. Tout le monde descend"},"content":{"rendered":"<p>Tsutsui a mim\u00e9 tr\u00e8s exactement les gestes d\u2019un terroriste qui ferait sauter un relais de t\u00e9l\u00e9phonie mobile, puis il a construit un bonhomme de neige pour tromper les cam\u00e9ras de surveillance. Quant \u00e0 Max, qui participait au Forum, il a d\u00e9couvert qu&rsquo;il \u00e9tait le p\u00e8re de Tsutsui.<\/p>\n<p>Et finalement, le commandant Moritz a cru mieux assurer la s\u00e9curit\u00e9 en d\u00e9clenchant une avalanche qui a fait fuir tous les invit\u00e9s. Mais Tsutsui ne faisait que jouer avec les peurs du commandant.<\/p>\n<p>La table des mati\u00e8res de \u00abDavos Terminus\u00bb se trouve <a href=http:\/\/largeur.com\/expArt.asp?artID=987>ici<\/a>.<\/p>\n<p>Ce r\u00e9cit a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en traduction anglaise par nos confr\u00e8res new-yorkais d&rsquo;<a href=http:\/\/www.autonomedia.org\/davos target=_blank class=std>Autonomedia.org<\/a> et en allemand sur le site zurichois <a href=http:\/\/www.paranoiacity.ch>Paranoiacity.ch<\/a>.<\/p>\n<p>&#8212;-<br \/>\nChapitre 34.<\/p>\n<p>A la souriante journaliste derri\u00e8re son micro qui lui demande ce qu\u2019il fait l\u00e0, Max r\u00e9pond par un haussement d\u2019\u00e9paules. Il a renonc\u00e9 a faire sa conf\u00e9rence.<\/p>\n<p>-Vous n\u2019aimez pas l\u2019esprit de Davos, Max vom Pokk?<\/p>\n<p>Il lui raconte qu\u2019il y a longtemps il poss\u00e9dait une luge. Elle ne s\u2019appelait pas Rose Bud, comme celle de Citizen Kane. Elle s\u2019appelait Davos et il la cherche encore.<\/p>\n<p>-Oui, mais votre conf\u00e9rence. Est-ce l\u2019avalanche qui vous a fait renoncer? Ou bien ce jeune Japonais qui hier soir vous injuriait, vous prenait \u00e0 parti?<\/p>\n<p>Max r\u00e9pond encore une fois par un haussement d\u2019\u00e9paules auquel il ajoute un large sourire. Puis il monte dans le wagon \u00e0 la suite de Mirafiori.<\/p>\n<p>Ils sont face \u00e0 face dans le petit train rouge. Max et son fils. Ils se scrutent, il s\u2019apprivoisent. Le plus jeune dit :<\/p>\n<p>-Donc tu es mon p\u00e8re.<\/p>\n<p>Max regarde attentivement ce visage asiatique pour y lire quelque parent\u00e9. Il distingue alors autour de la bouche de son fils cette longue ride qui descend des yeux aux commissures. Encore imperceptible, elle ne manquera pas de se marquer avec l\u2019\u00e2ge. Le jeune homme lui demande:<\/p>\n<p>-Le nom de Mirafiori, \u00e7a vient d\u2019o\u00f9 ?<\/p>\n<p>Comme c\u2019est une longue histoire, il faut que Max commence tout au d\u00e9but, avant 68, quand l\u2019Allemande et lui \u00e9crivaient leurs tracts et partaient le matin t\u00f4t les distribuer \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du tour de six heures, porte num\u00e9ro Un d\u2019une usine \u00e0 Turin. Mais Mirafiori l\u2019interrompt:<\/p>\n<p>-L\u2019usine n\u2019existe plus, c\u2019est devenu un mus\u00e9e d\u2019art contemporain.<\/p>\n<p>C\u2019est qu\u2019il en sait des choses, ce fils retrouv\u00e9.<\/p>\n<p>Le train rouge l\u00e2che un sifflement avant le passage \u00e0 niveau, puis longe le petit lac o\u00f9 les m\u00e9l\u00e8zes sans aiguilles s\u2019entrem\u00ealent aux sapins verts, droits et touffus. Une voix f\u00e9minine annonce aux voyageurs: \u00abNext stop Davos-Wolfgang.\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat, la rame prend de la vitesse, la vall\u00e9e fait un coude puis s\u2019\u00e9largit \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de Klosters. <\/p>\n<p>On dirait que les communications t\u00e9l\u00e9phoniques sont r\u00e9tablies. \u00c7a sonne dans tous les coins. Chacun sort son appareil esp\u00e9rant un appel, se r\u00e9jouissant d\u2019\u00eatre \u00e0 nouveau en ligne. Le portable du fils de Max lui aussi vient de couiner. Sa sonnerie rappelle au p\u00e8re une vieille m\u00e9lodie.<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res notes du \u00abTemps des Cerises\u00bb. <\/p>\n<p>FIN<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nDaniel de Roulet, Frasne-les-Meuli\u00e8res, 15 octobre 2001.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trente-quatri\u00e8me et dernier \u00e9pisode de notre feuilleton de politique-fiction. Ce r\u00e9cit a pr\u00e9sent\u00e9 le sc\u00e9nario-catastrophe auquel le Forum de Davos a \u00e9chapp\u00e9 de justesse en d\u00e9localisant sa prochaine \u00e9dition \u00e0 New York.<\/p>\n","protected":false},"author":2850,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-986","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glocal","glocal"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/986","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2850"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=986"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/986\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=986"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=986"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=986"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}