



{"id":9403,"date":"2019-06-05T23:45:19","date_gmt":"2019-06-05T21:45:19","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=9403"},"modified":"2019-06-13T17:57:06","modified_gmt":"2019-06-13T15:57:06","slug":"sante-56","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=9403","title":{"rendered":"Pr\u00e9venir le sida comme on le traite"},"content":{"rendered":"<p>Prescrire une mol\u00e9cule antir\u00e9trovirale \u00e0 une personne s\u00e9ron\u00e9gative pour la prot\u00e9ger d\u2032une infection par le VIH peut surprendre. L\u2032usager sain s\u2032expose ainsi \u00e0 des effets secondaires sans b\u00e9n\u00e9ficier des effets curatifs. C\u2032est pourtant le principe de la PrEP, acronyme de prophylaxie pr\u00e9-exposition, une pilule protectrice contre le sida en plein essor aupr\u00e8s des personnes aux pratiques sexuelles \u00e0 risques. \u00abJe compare cette m\u00e9thode \u00e0 la prophylaxie contre le paludisme. De la m\u00eame mani\u00e8re, on prescrit en pr\u00e9ventif un m\u00e9dicament anti-malaria \u00e0 ceux qui se rendent dans des zones \u00e0 risques en Afrique afin de leur \u00e9viter une infection\u00bb, explique Matthias Cavassini, m\u00e9decin-chef au Service des maladies infectieuses du CHUV. Le m\u00e9dicament, vendu en Suisse sous la d\u00e9nomination commerciale Truvada, est prescrit \u00e0 l\u2032origine en combinaison dans le cadre de trith\u00e9rapies pour les patients s\u00e9ropositifs. Tr\u00e8s efficaces, ces antir\u00e9troviraux rendent souvent le virus ind\u00e9tectable et non transmissible.<\/p>\n<p>La Suisse soutient d\u2032ailleurs depuis 2008 que les personnes s\u00e9ropositives ind\u00e9tectables ne sont pas contagieuses. \u00abC\u2032est \u00e0 partir de cette observation que l\u2032on a imagin\u00e9 que le t\u00e9nofovir (ndlr. l\u2032une des substances actives du Truvada) pouvait fonctionner en mode pr\u00e9ventif\u00bb, explique Jean-Michel Molina, infectiologue \u00e0 l\u2032H\u00f4pital Saint-Louis de Paris, qui a coordonn\u00e9, entre 2012 et 2015, l\u2032\u00e9tude Ipergay, d\u00e9terminante dans la reconnaissance de la PrEP en Europe. Son \u00e9quipe de recherche a compar\u00e9 deux cohortes d\u2032environ 200 participants gays aux pratiques sexuelles \u00e0 risques \u2013 au moins deux rapports non prot\u00e9g\u00e9s durant les six mois qui pr\u00e9c\u00e9daient l\u2032\u00e9tude. Les deux groupes ont re\u00e7u \u00e0 l\u2032aveugle du Truvada ou un placebo. Publi\u00e9s dans le New England Journal of Medicine, les r\u00e9sultats \u00e9tablissent que la PrEP a r\u00e9duit de 86% les infections par le VIH. Les deux cas de transmission recens\u00e9s dans le groupe qui recevait la PrEP \u00e9taient caus\u00e9s, selon les auteurs, par un manque d\u2032adh\u00e9sion au traitement. Concernant les effets secondaires, une l\u00e9g\u00e8re pr\u00e9valence a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans le groupe PrEP par rapport \u00e0 son homologue placebo. \u00abLe m\u00e9dicament poss\u00e8de une certaine toxicit\u00e9 au niveau r\u00e9nal et peut atteindre aussi les os\u00bb, indique Matthias Cavassini, qui reconna\u00eet malgr\u00e9 tout une bonne tol\u00e9rance chez les patients.<\/p>\n<p>L\u2032OMS a approuv\u00e9 la PrEP en 2015, classant la prophylaxie en \u00abhaute \u00e9vidence d\u2032efficacit\u00e9\u00bb. En Suisse, un bulletin de l\u2032Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP) de janvier 2016 concluait plus prudemment que la prescription peut \u00eatre \u00abindiqu\u00e9e dans certains cas\u00bb.<\/p>\n<p><strong>L\u2032exemple de San Francisco <\/strong><\/p>\n<p>L\u2032Agence nationale de recherches sur le sida et les h\u00e9patites virales (ANRS) a transform\u00e9 l\u2032essai Ipergay en annon\u00e7ant z\u00e9ro contamination parmi 1\u2032435 volontaires sous prescription en conditions r\u00e9elles entre mai 2017 et mai 2018. \u00abLa prochaine \u00e9tape consiste \u00e0 \u00e9valuer le b\u00e9n\u00e9fice collectif de cette m\u00e9thode. Nous souhaitons conna\u00eetre l\u2032impact de la PrEP sur la diminution de l\u2032\u00e9pid\u00e9mie\u00bb, indique Jean-Michel Molina. Des signes encourageants parviennent de San Francisco. Cette ville, durement touch\u00e9e par l\u2032\u00e9pid\u00e9mie dans les ann\u00e9es 1980, se situe aujourd\u2032hui \u00e0 l\u2032avant-garde de la lutte contre le sida. Depuis 2012, la PrEP est au c\u0153ur de la strat\u00e9gie de pr\u00e9vention.<\/p>\n<p>On la distribue m\u00eame gratuitement aux populations pr\u00e9caris\u00e9es. Or, selon le \u00abCalifornia HIV Report Surveillance\u00bb, le nombre de nouveaux cas a d\u00e9cru dans la ville \u00e0 partir de 2012, passant de 456 en 2012 \u00e0 221 en 2017. \u00abEn attendant un vaccin toujours hypoth\u00e9tique, la PrEP fait figure de cha\u00eenon manquant dans l\u2032arsenal \u00e0 notre disposition pour lutter contre le VIH. Elle permet de pr\u00e9venir les infections chez certaines populations \u00e0 risque o\u00f9 l\u2032usage du pr\u00e9servatif est pris en d\u00e9faut\u00bb, explique Jean-Michel Molina.<\/p>\n<p>Les professionnels de terrain constatent d\u00e9j\u00e0 d\u2032\u00e9vidents bienfaits individuels. \u00abLa qualit\u00e9 de vie des personnes change radicalement. Leur moral s\u2032am\u00e9liore. La PrEP les lib\u00e8re de l\u2032anxi\u00e9t\u00e9\u00bb, t\u00e9moigne Vanessa Christinet, m\u00e9decin au Checkpoint Vaud, un centre de sant\u00e9 sexuelle destin\u00e9 aux hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes \u00e0 Lausanne. Cette antenne suivait pr\u00e8s de 200 personnes sous PrEP \u00e0 la fin de 2018. \u00abChaque semaine, trois ou quatre personnes nous la r\u00e9clament. On est encore en phase de demande ascendante.\u00bb<\/p>\n<p>La population gay reste traumatis\u00e9e par l\u2032h\u00e9catombe qui l\u2032a frapp\u00e9e jusqu\u2032au milieu des ann\u00e9es 1990. Elle paie toujours le plus lourd tribut \u00e0 l\u2032\u00e9pid\u00e9mie. \u00abSur environ 500 cas diagnostiqu\u00e9s en 2017 en Suisse, la moiti\u00e9 concerne des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, alors qu\u2032ils ne repr\u00e9sentent que 5% au maximum de la population globale.\u00bb M\u00eame si l\u2032esp\u00e9rance de vie des personnes s\u00e9ropositives s\u2032est nettement am\u00e9lior\u00e9e lorsqu\u2032elles sont prises en charge, le \u00abstigmate\u00bb de la maladie subsiste. \u00c0 tel point que, selon Jean-Michel Molina: \u00abPour certains, l\u2032angoisse de l\u2032attraper \u00e9tait telle qu\u2032ils pr\u00e9f\u00e9raient \u00eatre contamin\u00e9s \u2013 comme \u00e7a, c\u2032\u00e9tait fait.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Quatre pilules sur soi <\/strong><\/p>\n<p>\u00abLe gros avantage de la PrEP, c\u2032est que chacun devient responsable de lui-m\u00eame: que le partenaire souhaite ou non mettre un pr\u00e9servatif n\u2032est plus un d\u00e9bat\u00bb, avance Stanislas, un usager lausannois qui utilise le m\u00e9dicament de mani\u00e8re irr\u00e9guli\u00e8re, en fonction de ses p\u00e9riodes d\u2032activit\u00e9 sexuelle. \u00abJ\u2032ai toujours au minimum quatre pilules sur moi afin de faire un cycle de pr\u00e9vention complet.\u00bb (voir encadr\u00e9)<\/p>\n<p>Les m\u00e9decins se gardent bien de mettre en concurrence PrEP et pr\u00e9servatif. \u00abLes \u00e9tudes ont toujours test\u00e9 l\u2032apport de l\u2032un \u00e0 l\u2032autre dans la pr\u00e9vention. Pour reprendre le parall\u00e8le avec la malaria, on peut dire que la moustiquaire compl\u00e8te le comprim\u00e9 anti-malarique, au m\u00eame titre que le pr\u00e9servatif compl\u00e8te la PrEP\u00bb, pr\u00e9conise Matthias Cavassini. Il n\u2032emp\u00eache qu\u2032une part des usagers actuels a tendance \u00e0 abandonner le pr\u00e9servatif. \u00abUne minorit\u00e9 de ceux \u00e0 qui nous prescrivons la PrEP l\u2032utilise moins, voire plus du tout\u00bb, \u00e9value Vanessa Christinet. Avec le risque de contracter d\u2032autres infections sexuellement transmissibles telles que chlamydia, gonorrh\u00e9e ou syphilis. \u00abOn observe une augmentation de ces infections, mais il est difficile de d\u00e9terminer si elle est li\u00e9e \u00e0 un rel\u00e2chement de la protection ou \u00e0 un d\u00e9pistage plus fr\u00e9quent\u00bb, pr\u00e9cise avec prudence Matthias Cavassini. La prescription de PrEP s\u2032accompagne de tests complets tous les trois mois qui renforcent la pr\u00e9vention et accentuent les chances de d\u00e9tecter certaines infections.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9404\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ImageJour-SIDA.png\" alt=\"\" width=\"469\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ImageJour-SIDA.png 469w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/ImageJour-SIDA-300x199.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 469px) 100vw, 469px\" \/><\/p>\n<p><strong>Hook-up culture <\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la PrEP, l\u2032\u00e9volution des m\u0153urs red\u00e9finit les pratiques sexuelles. Dans un post sur son blog, le militant gay et ancien pr\u00e9sident d\u2032Act-Up Paris Didier Lestrade d\u00e9crivait la mont\u00e9e en puissance de la hook-up culture, c\u2032est-\u00e0-dire des aventures sexuelles sans lendemain, favoris\u00e9es par les applications comme Tinder ou son versant gay Grindr. \u00abDepuis quelques ann\u00e9es, le retour \u00e0 une sexualit\u00e9 sans crainte est g\u00e9n\u00e9ral, chez les gays mais aussi chez les h\u00e9t\u00e9ros. [\u2026] 90% des \u00e9tudiants am\u00e9ricains pensent que la vie sur le campus est domin\u00e9e par cette tendance [la hook-up culture], d\u00e9velopp\u00e9e lors des vacances de Spring Break et surtout gr\u00e2ce \u00e0 l\u2032usage du t\u00e9l\u00e9phone portable et du sexting.\u00bb Un point de vue partag\u00e9 par l\u2032usager du Checkpoint Stanislas: \u00abLe recul du pr\u00e9servatif dans la population gay m\u2032appara\u00eet comme un rattrapage par rapport \u00e0 la norme h\u00e9t\u00e9rosexuelle. La majorit\u00e9 des gays de ma g\u00e9n\u00e9ration a toujours utilis\u00e9 le pr\u00e9servatif en raison de la peur du sida, alors que chez les h\u00e9t\u00e9rosexuels ce n\u2032\u00e9tait pas si automatique. Avec le progr\u00e8s des traitements, l\u2032angoisse s\u2032estompe.\u00bb<\/p>\n<p>Dans ce contexte plus d\u00e9brid\u00e9, la PrEP offre une protection toujours plus recherch\u00e9e. Or si certains pays comme la France ou les \u00c9tats-Unis manifestent leur volontarisme en faveur du m\u00e9dicament, \u00e0 travers notamment des campagnes publicitaires nationales et des remboursements par les caisses maladie, la Suisse se trouve dans une position paradoxale. \u00abQui paie pour ce m\u00e9dicament, qui co\u00fbte environ 900 francs la bo\u00eete pour un mois\u2009?\u00bb s\u2032interroge Matthias Cavassini. Inscrit plus tardivement que chez nos voisins par son fabricant Gilead, le Truvada est prot\u00e9g\u00e9 par un brevet jusqu\u2032en 2021, ce qui ferme la porte aux g\u00e9n\u00e9riques. Par ailleurs, le m\u00e9dicament n\u2032est inscrit chez Swissmedic qu\u2032\u00e0 titre de traitement contre le VIH. \u00abGilead rechigne \u00e0 se lancer dans un enregistrement co\u00fbteux par rapport \u00e0 la taille de notre march\u00e9\u00bb, poursuit le sp\u00e9cialiste du CHUV. Les m\u00e9decins prescrivent donc la PrEP en dehors de l\u2032utilisation pr\u00e9vue en Suisse (off-label use), avec pour cons\u00e9quence un non-remboursement par les caisses maladie. \u00abCette situation absurde nous oblige \u00e0 bricoler, explique Vanessa Christinet. Nous prescrivons des m\u00e9dicaments que les usagers peuvent acheter sur internet \u00e0 70 francs la bo\u00eete pour un mois ou en France, o\u00f9 des g\u00e9n\u00e9riques sont disponibles.\u00bb Il arrive aussi que des usagers se d\u00e9clarent intol\u00e9rants au lactose afin de se faire prescrire un g\u00e9n\u00e9rique \u00e0 la composition diff\u00e9rente aupr\u00e8s de certaines pharmacies suisses.<\/p>\n<p><strong>\u00abSites folkloriques\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>L\u2032approvisionnement parall\u00e8le sur internet comporte ses risques et ses m\u00e9saventures, m\u00eame si la plateforme Iwantprepnow permet de s\u2032approvisionner en m\u00e9dicaments dont la qualit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e. \u00abComme on ach\u00e8te les m\u00e9dicaments en Inde, o\u00f9 sont fabriqu\u00e9s les g\u00e9n\u00e9riques, sur des sites un peu folkloriques, il arrive que la banque bloque le paiement par carte, t\u00e9moigne Stanislas. Une de mes commandes a aussi \u00e9t\u00e9 saisie \u00e0 la douane par Swissmedic parce que l\u2032exp\u00e9diteur n\u2032avait pas coll\u00e9 l\u2032ordonnance sur la bo\u00eete.\u00bb<\/p>\n<p>Vanessa Christinet se d\u00e9sole du manque de volont\u00e9 politique de faciliter l\u2032acc\u00e8s \u00e0 un m\u00e9dicament abordable en Suisse. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral, interpell\u00e9 \u00e0 deux reprises par le conseiller national Mathias Reynard \u00e0 ce sujet en 2018, se r\u00e9fugie pour l\u2032instant derri\u00e8re les barri\u00e8res l\u00e9gales et commerciales.<\/p>\n<p>Dans un syst\u00e8me de sant\u00e9 qui favorise le traitement, il est rare qu\u2032un m\u00e9dicament pr\u00e9ventif int\u00e8gre la liste positive des soins rembours\u00e9s par les caisses. \u00abOn aurait du mal \u00e0 expliquer \u00e0 la population pourquoi il faut rembourser cette mesure alors que les pr\u00e9servatifs ou la pilule contraceptive ne sont pas couverts\u00bb, explique Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles \u00e0 l\u2032OFSP. Vanessa Christinet pr\u00e9f\u00e8re regarder la question sous un autre angle: \u00abEn termes \u00e9conomiques, \u00e9viter une infection VIH permet de s\u2032\u00e9pargner des co\u00fbts de traitement, qui peuvent s\u2032\u00e9lever jusqu\u2032\u00e0 1 million de francs par personne.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Communaut\u00e9 sensibilis\u00e9e <\/strong><\/p>\n<p>Dans son communiqu\u00e9 annuel sur le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles de novembre 2018, l\u2032OFSP se f\u00e9licitait d\u2032une r\u00e9duction de 16% des nouveaux cas d\u00e9clar\u00e9s en 2017. Il expliquait cette am\u00e9lioration historique par le renforcement du d\u00e9pistage, le traitement pr\u00e9coce, et les campagnes cibl\u00e9es envers les groupes \u00e0 risques. Pas un mot, par contre, sur la PrEP, pourtant prescrite d\u00e8s 2016. \u00abJe doute qu\u2032elle ait d\u00e9j\u00e0 eu une influence sur ces chiffres, car \u00e0 l\u2032\u00e9poque le nombre d\u2032usagers \u00e9tait encore tr\u00e8s faible\u00bb, r\u00e9torque Daniel Koch, qui estime par ailleurs que l\u2032obligation de se rendre chez un m\u00e9decin pour se faire prescrire le m\u00e9dicament cr\u00e9e une barri\u00e8re \u00e0 sa diffusion.<\/p>\n<p>Une limite plus concr\u00e8te se situe dans l\u2032observance de la posologie, d\u00e9terminante pour que le m\u00e9dicament soit efficace au moment d\u2032un rapport sexuel \u00e0 risques. \u00abCela fonctionne tr\u00e8s bien avec la communaut\u00e9 gay, qui est tr\u00e8s sensibilis\u00e9e en mati\u00e8re de sant\u00e9 sexuelle\u00bb, constate le Checkpoint Vaud. En revanche, des \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es chez des femmes h\u00e9t\u00e9rosexuelles en Afrique ont d\u00e9montr\u00e9 une efficacit\u00e9 moindre en raison d\u2032une adh\u00e9sion trop basse.<\/p>\n<p>Associ\u00e9e \u00e0 des d\u00e9pistages fr\u00e9quents de tous et \u00e0 des traitements pr\u00e9coces pour les personnes s\u00e9ropositives, cette nouvelle arme permet aux personnes s\u00e9ron\u00e9gatives de renforcer et de ma\u00eetriser leur protection. Une bonne nouvelle pour une soci\u00e9t\u00e9 dont la sexualit\u00e9 s\u2032\u00e9mancipe. Pour qui peut se l\u2032offrir.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans In Vivo magazine (no 17).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur\u00a0<a href=\"http:\/\/www.invivomagazine.com\/\" rel=\"noopener noreferrer\">invivomagazine.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de 500 personnes en Suisse prennent la PrEP, un m\u00e9dicament qui a prouv\u00e9 son efficacit\u00e9 dans la protection contre le VIH. Ce mode de pr\u00e9vention reste pourtant peu accessible.<\/p>\n","protected":false},"author":19343,"featured_media":9404,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1299],"class_list":["post-9403","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-paru-dans-in-vivo","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9403","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19343"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9403"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9403\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9405,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9403\/revisions\/9405"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9404"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}