



{"id":9304,"date":"2019-05-15T23:35:12","date_gmt":"2019-05-15T21:35:12","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=9304"},"modified":"2019-05-15T16:54:11","modified_gmt":"2019-05-15T14:54:11","slug":"sante-46","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=9304","title":{"rendered":"Cerveau: l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 la rescousse"},"content":{"rendered":"<p>Placer des \u00e9lectrodes sur le cr\u00e2ne d\u2019un patient et lui administrer des \u00e9lectrochocs: la technique r\u00e9veille des souvenirs de mauvais traitements en psychiatrie dignes du film \u00abVol au-dessus d\u2019un nid de coucou\u00bb, de Milo\u0161 Forman. La stimulation \u00e9lectrique est pourtant de plus en plus pr\u00e9sente dans l\u2019arsenal m\u00e9dical, que ce soit la stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde (SCP) contre la maladie de Parkinson ou l\u2019\u00e9lectroconvulsivoth\u00e9rapie (ECT) contre les d\u00e9pressions persistantes. La mauvaise r\u00e9putation de ces th\u00e9rapies appartient d\u00e9sormais au pass\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 des approches plus rigoureuses et scientifiques. Avec le progr\u00e8s des neurosciences, leurs m\u00e9canismes d\u2019action sont maintenant mieux compris.<\/p>\n<p><strong>De l\u2019e-bain \u00e0 l\u2019e-choc<\/strong><\/p>\n<p>Il faut remonter au XVIIIe si\u00e8cle, lorsque les lois de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sont \u00e9nonc\u00e9es, pour voir appara\u00eetre la premi\u00e8re utilisation de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques ou de bien-\u00eatre. \u00ab\u00c0 l\u2019\u00e9poque, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est vue comme un fluide animal qui parcourt les nerfs. Le v\u00e9ritable secret de la vie!\u00bb, raconte Vincent Barras, historien de la m\u00e9decine \u00e0 l\u2019Institut des humanit\u00e9s en m\u00e9decine \u00e0 Lausanne. Les bienfaits de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sur le corps humain sont pressentis et des \u00e9tablissements proposant des bains d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ouvrent leurs portes. L\u2019\u00e9lectricit\u00e9 int\u00e9resse la m\u00e9decine pour les maladies dites nerveuses comme la \u00abneurasth\u00e9nie\u00bb, mais pas encore pour traiter la \u00abfolie\u00bb.<\/p>\n<p>La m\u00e9decine ali\u00e9niste &#8211; anc\u00eatre de la psychiatrie actuelle &#8211; s\u2019int\u00e9resse au concept du choc, en faisant l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019une \u00absecousse\u00bb peut en quelque sorte remettre les id\u00e9es en place: injection de la malaria pour obtenir des pics de fi\u00e8vre, pratique du coma insulinique ou de chocs m\u00e9dicamenteux. L\u2019id\u00e9e est de provoquer une sorte de crise \u00e9pileptique afin de r\u00e9ajuster les foyers aberrants qui seraient \u00e0 l\u2019origine de la crise. Parall\u00e8lement \u00e0 ces tentatives th\u00e9rapeutiques h\u00e9ro\u00efques, les connaissances de la physiologie du syst\u00e8me nerveux progressent, en particulier via la stimulation \u00e9lectrique exp\u00e9rimentale du syst\u00e8me nerveux. La d\u00e9couverte du potentiel d\u2019action &#8211; mod\u00e8le \u00e9lectrique de la conduction nerveuse &#8211; en est un bon exemple. \u00abForts de ces connaissances, les psychiatres vont tenter d\u2019utiliser l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, en la liant au concept du choc, pour traiter les patients\u00bb, poursuit Vincent Barras.<\/p>\n<p>Les premiers \u00e9lectrochocs sont appliqu\u00e9s avec succ\u00e8s \u00e0 un patient souffrant de schizophr\u00e9nie en 1938, sans son consentement, puisqu\u2019il n\u2019est nullement d\u2019usage de le demander \u00e0 cette \u00e9poque. Par la suite, la technique est utilis\u00e9e pour diff\u00e9rentes pathologies mentales, en particulier la d\u00e9pression grave. Elle est aussi test\u00e9e dans certaines situations o\u00f9 la limite entre l\u2019id\u00e9ologie et les conceptions scientifiques n\u2019est pas nettement tranch\u00e9e; lors de vis\u00e9es r\u00e9pressives. \u00abL\u2019\u00e9lectrochoc a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme le symbole des abus de la psychiatrie d\u00e8s les ann\u00e9es 1950. Il a par ailleurs \u00e9t\u00e9 remis en question sur le plan th\u00e9rapeutique avec l\u2019arriv\u00e9e des premiers neuroleptiques dans ces m\u00eames ann\u00e9es\u00bb, indique Vincent Barras. Leurs effets secondaires ont alors \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s bien moindres et l\u2019ECT quelque peu d\u00e9laiss\u00e9e. Mais, tout au long de cette p\u00e9riode, certains psychiatres sont rest\u00e9s convaincus de l\u2019efficacit\u00e9 de la technique, y compris en Suisse, et ont continu\u00e9 \u00e0 la faire \u00e9voluer.<\/p>\n<p><strong>Retour des ECT<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est dans les ann\u00e9es 1950 que les trois principaux groupes de psychotropes (neuroleptiques, antid\u00e9presseurs et anxiolytiques) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts. Ils ont profond\u00e9ment modifi\u00e9 les traitements psychiatriques. Pour la premi\u00e8re fois, des m\u00e9dicaments efficaces venaient compl\u00e9ter les traitements psychoth\u00e9rapeutiques bas\u00e9s sur la parole. Depuis, peu d\u2019innovations th\u00e9rapeutiques majeures ont vu le jour en psychiatrie. C\u2019est dans ce contexte que les ECT int\u00e9ressent \u00e0 nouveau comme objet de recherche, puisque leur efficacit\u00e9 est, dans certaines situations cliniques, rest\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 celle des m\u00e9dicaments. Si elles n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement abandonn\u00e9es au Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne, depuis 2013, les ECT sont effectu\u00e9es dans une unit\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e, sous l\u2019impulsion du professeur Armin von Gunten et de Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Mall, responsable de l\u2019Unit\u00e9 ECT du D\u00e9partement de psychiatrie du CHUV. Ce dernier explique ainsi la m\u00e9thode: \u00abDeux \u00e9lectrodes sont plac\u00e9es sur le cr\u00e2ne du patient et une d\u00e9charge \u00e9lectrique stimulant certaines zones du cerveau est appliqu\u00e9e pour induire une crise \u00e9pileptique. C\u2019est le seul point commun avec les ann\u00e9es 1930.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019ECT est toujours effectu\u00e9e avec le consentement du patient et peut \u00eatre propos\u00e9e de fa\u00e7on pr\u00e9coce lorsqu\u2019une r\u00e9ponse rapide est n\u00e9cessaire. Le patient est d\u00e9sormais trait\u00e9 sous anesth\u00e9sie. La technicit\u00e9 a \u00e9galement \u00e9volu\u00e9, alors que \u00ables param\u00e8tres \u00e9lectriques utilis\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque pouvaient provoquer des effets secondaires importants. Aujourd\u2019hui, les protocoles ne sont plus les m\u00eames et ils sont adapt\u00e9s \u00e0 chaque patient.\u00bb Ces \u00e9volutions ont limit\u00e9 les effets secondaires, qui se r\u00e9sument principalement, selon le docteur Mall, \u00e0 des pertes de m\u00e9moire \u00e0 court terme, \u00abtotalement r\u00e9versibles\u00bb. L\u2019ECT fonctionne pour d\u2019autres pathologies psychiatriques comme la bipolarit\u00e9 ou la schizophr\u00e9nie.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9305\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/img_du_jour_15_05_2019.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/img_du_jour_15_05_2019.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/img_du_jour_15_05_2019-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/img_du_jour_15_05_2019-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Les neurones renouvel\u00e9s <\/strong><\/p>\n<p>Si les m\u00e9canismes d\u2019action de l\u2019ECT ne sont pas encore totalement compris, les neurosciences ont remarquablement progress\u00e9 pour cartographier pr\u00e9cis\u00e9ment le cerveau et attribuer \u00e0 chaque r\u00e9seau de neurones des r\u00f4les dans les fonctions cognitives, motrices et sensorielles et leurs maladies associ\u00e9es.<\/p>\n<p>Bogdan Draganski, neurologue et directeur du laboratoire de neuro-imagerie du CHUV, se veut rassurant: \u00abL\u2019ECT ne d\u00e9truit pas le cerveau, bien au contraire!\u00bb L\u2019hippocampe, structure c\u00e9r\u00e9brale reconnue pour \u00eatre impliqu\u00e9e dans la d\u00e9pression, perd des neurones pendant la phase d\u00e9pressive. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019imagerie c\u00e9r\u00e9brale, le chercheur a pu d\u00e9montrer que cette diminution de volume est att\u00e9nu\u00e9e: \u00abL\u2019ECT stimule la naissance de nouveaux neurones &#8211; la neurogen\u00e8se &#8211; selon un coefficient de dix!\u00bb<\/p>\n<p><strong>Droit au but<\/strong><\/p>\n<p>La stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde (SCP) a une cible neurobiologique plus pr\u00e9cise que l\u2019ECT. Elle consiste \u00e0 implanter une \u00e9lectrode au c\u0153ur des zones c\u00e9r\u00e9brales dysfonctionnelles pour moduler les voies neuronales par stimulation. La technique est efficace pour la maladie de Parkinson et les douleurs chroniques, mais elle pourrait \u00e9galement avoir des effets sur les dystonies, les troubles obsessionnels compulsifs, l\u2019\u00e9pilepsie, la d\u00e9pression, l\u2019addiction, les troubles du comportement alimentaire ou encore le syndrome de Gilles de la Tourette.<\/p>\n<p>Une liste impressionnante d\u2019applications possibles qui laisse \u00e0 penser que tout est traitable par la SCP. Jocelyne Bloch, neurochirurgienne au CHUV, acquiesce: \u00abLa technique semble marcher pour beaucoup de neuropathologies, mais seuls les effets sur les douleurs chroniques et les pathologies du mouvement qui comprennent la maladie de Parkinson, les tremblements et la dystonie sont actuellement reconnus, donc rembours\u00e9s par les assurances.\u00bb<\/p>\n<p>Les m\u00e9canismes cellulaires et mol\u00e9culaires restent incertains, mais le ciblage des voies neuronales est clairement au c\u0153ur de cette technique. Pour preuve, les neurochirurgiens doivent ajuster l\u2019emplacement des \u00e9lectrodes au millim\u00e8tre pr\u00e8s pendant ou apr\u00e8s l\u2019op\u00e9ration. \u00abLes \u00e9lectrodes de stimulation sont d\u00e9sormais directionnelles, elles permettent de modifier l\u2019orientation du champ \u00e9lectrique sans d\u00e9placer l\u2019\u00e9lectrode. \u00c0 l\u2019avenir, nous pourrons m\u00eame enregistrer l\u2019effet de la stimulation en temps r\u00e9el afin de personnaliser le traitement pour chaque patient\u00bb, pr\u00e9cise Jocelyne Bloch. Une technique en ad\u00e9quation avec les approches neuroscientifiques, dont les applications futures pourraient aller bien au-del\u00e0 des maladies du tremblement. Certains voient dans la SCP un moyen d\u2019augmenter les aptitudes humaines. De quoi, peut-\u00eatre, alimenter l\u2019imaginaire d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de cin\u00e9astes.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00c9lectroth\u00e9rapies futuristes<\/strong><\/p>\n<p>Afin de faire progresser les \u00e9lectroth\u00e9rapies qui traitent les maladies mentales et neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, il s\u2019agit de mieux comprendre quels types de neurones sont impliqu\u00e9s et dans quelles r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales ils se situent, pour pouvoir les moduler sp\u00e9cifiquement. Si l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour stimuler les voies neuronales \u00e0 titre exp\u00e9rimental permet de \u00abd\u00e9grossir\u00bb la question, elle n\u2019est pas l\u2019outil id\u00e9al en raison de son manque de sp\u00e9cificit\u00e9. En effet, les champs \u00e9lectriques \u00e9manant d\u2019une \u00e9lectrode d\u00e9pos\u00e9e dans un tissu c\u00e9r\u00e9bral contenant une grande vari\u00e9t\u00e9 cellulaire vont in\u00e9vitablement stimuler plusieurs types de cellules en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>Il existe n\u00e9anmoins des outils g\u00e9n\u00e9tiques destin\u00e9s \u00e0 la recherche qui permettent de manipuler artificiellement et de mani\u00e8re sp\u00e9cifique l\u2019activit\u00e9 des r\u00e9seaux de neurones en imitant l\u2019effet de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 par la lumi\u00e8re: l\u2019optog\u00e9n\u00e9tique. Gr\u00e2ce \u00e0 elle, le groupe de Christian L\u00fcscher, professeur en neurosciences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve, a identifi\u00e9 les voies neuronales impliqu\u00e9es dans l\u2019addiction \u00e0 la coca\u00efne. En soumettant ces voies neuronales \u00e0 des protocoles de stimulation lumineuse de type SCP, les chercheurs sont parvenus \u00e0 supprimer l\u2019addiction chez des souris de laboratoire. \u00abNous sommes m\u00eame all\u00e9s plus loin! Gr\u00e2ce aux r\u00e9sultats obtenus avec l\u2019optog\u00e9n\u00e9tique, nous avons pu mettre en place un protocole de SCP \u00e9lectrique en combinaison avec une substance pharmacologique faisant appel \u00e0 la plasticit\u00e9 neuronale pour contrer l\u2019addiction sur le long terme chez la souris\u00bb, ajoute Christian L\u00fcscher. Une \u00e9tude en phase pr\u00e9clinique sur le primate, \u00e9tape pr\u00e9c\u00e9dant les essais sur l\u2019humain, est en cours.<\/p>\n<p>L\u2019optog\u00e9n\u00e9tique est d\u00e9j\u00e0 test\u00e9e sur l\u2019homme dans un autre contexte. Le groupe de recherche de Botond Roska, de l\u2019Institut Friedrich Miescher, \u00e0 B\u00e2le, l\u2019utilise en effet pour soigner la r\u00e9tinite pigmentaire, une maladie rare pouvant mener \u00e0 la c\u00e9cit\u00e9. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019envoi de lumi\u00e8re \u00e0 travers l\u2019\u0153il, les chercheurs parviennent \u00e0 atteindre le syst\u00e8me nerveux central sans avoir recours \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ni \u00e0 une chirurgie invasive comme celle pratiqu\u00e9e pour la SCP. L\u2019\u00e9tude est actuellement en phase clinique.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans In Vivo magazine (no 17).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur\u00a0<a href=\"http:\/\/www.invivomagazine.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">invivomagazine.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9lectricit\u00e9 n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi pr\u00e9sente pour traiter les troubles du syst\u00e8me nerveux. Qu\u2019elles soient innovantes ou r\u00e9actualis\u00e9es, les techniques de stimulation c\u00e9r\u00e9brale sauvent des vies.<\/p>\n","protected":false},"author":20200,"featured_media":9305,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1299],"class_list":["post-9304","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-paru-dans-in-vivo","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9304","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20200"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9304"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9304\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9306,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9304\/revisions\/9306"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9305"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9304"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9304"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9304"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}