



{"id":8787,"date":"2019-02-27T23:53:27","date_gmt":"2019-02-27T22:53:27","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=8787"},"modified":"2020-03-03T09:49:53","modified_gmt":"2020-03-03T08:49:53","slug":"entrepreunariat-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=8787","title":{"rendered":"Des concepts in\u00e9dits pour cr\u00e9er son entreprise"},"content":{"rendered":"<p>Une version de cet article r\u00e9alis\u00e9 par LargeNetwork est parue dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pme.ch\/entreprises\/2019\/01\/09\/50-idees-business-lancer-2019\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PME Magazine<\/a>.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>\u00abRien ne se perd, rien ne se cr\u00e9e: tout se transforme\u00bb, disait le chimiste fran\u00e7ais Antoine Lavoisier. Une formule que l\u2019on peut aussi appliquer au monde de l\u2019entreprenariat. Utiliser le mod\u00e8le d\u2019une entreprise existant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger permet de disposer de certaines donn\u00e9es essentielles avant se lancer: concurrence, client\u00e8le ou encore juste prix des produits ou des services propos\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00c9tats-Unis, France, Allemagne, Cor\u00e9e du Sud ou Japon: notre s\u00e9lection d\u2019exemples in\u00e9dits provient des quatre coins du globe. Pour autant, il faut ensuite r\u00e9ussir \u00e0 adapter le concept aux sp\u00e9cificit\u00e9s du march\u00e9 local. On peut aussi imaginer s\u2019allier avec une entreprise \u00e9trang\u00e8re pour d\u00e9cliner son mod\u00e8le en terre helv\u00e9tique.<\/p>\n<p>L\u2019an dernier, plus de 40&rsquo;000 entreprises ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s en Suisse, un nouveau record! Peut-\u00eatre que cette ann\u00e9e, ce sera \u00e0 votre tour? Top d\u00e9part!<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-8791\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/ImageJour_260219_2.jpg\" alt=\"\" width=\"469\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/ImageJour_260219_2.jpg 469w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/ImageJour_260219_2-300x199.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 469px) 100vw, 469px\" \/><\/p>\n<p><strong>Un syst\u00e8me d&rsquo;irrigation intelligent<\/strong><br \/>\nL\u2019agriculture utilise pr\u00e8s de 70% des eaux tir\u00e9es de la nappe phr\u00e9atique et des rivi\u00e8res. Pour diminuer son impact, la start-up italienne Bluetentacles d\u00e9veloppe un syst\u00e8me qui permet d\u2019arroser les cultures uniquement quand c&rsquo;est n\u00e9cessaire. La solution d\u00e9velopp\u00e9e par l\u2019entreprise vise \u00e0 relier les \u00e9quipements existants \u00e0 une intelligence artificielle en ligne, qui analyse en permanence les donn\u00e9es climatiques et l\u2019humidit\u00e9 du sol.<br \/>\n<em>Caroline Coquerel, start-up coach chez Innosuisse et \u00e0 la Fondation Genevoise pour l&rsquo;Innovation Technologique:<\/em> \u00abCe projet rapproche des tendances fortes, en Suisse\u00a0aussi: notre pr\u00e9occupation pour une ressource de plus en plus critique, dans notre pays et nos recherches pour en utiliser moins et mieux gr\u00e2ce aux nouvelles technologies. De plus en plus de start-ups apparaissent en Suisse autour de l\u2019AgriTech et la FoodTech. Un tel projet trouvera donc sur notre territoire, \u00e0 la fois concurrence, partenaires et march\u00e9 en forte \u00e9volution.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Repas gratuit (servi avec un peu de pub)<\/strong><br \/>\nBas\u00e9e \u00e0 New-York, Lunchspread a lanc\u00e9 un service in\u00e9dit de promotion des restaurants: des groupes d\u2019employ\u00e9s peuvent passer une commande de d\u00e9gustation gratuite, en s\u2019engageant \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 un sondage. La livraison est accompagn\u00e9e d\u2019une pr\u00e9sentation du restaurant.<\/p>\n<p><em>Rapha\u00ebl Conz, responsable de la politique de soutien aux entreprises dans le Canton de Vaud:<\/em> \u00abCe mod\u00e8le d\u2019affaires &#8211; pouvoir d\u00e9finir son profil et recevoir des offres personnalis\u00e9es \u2013 est int\u00e9ressant alors que chez Tripadvisor, le client doit aller chercher sur le site, par rapport \u00e0 des crit\u00e8res d\u2019\u00e9valuation d\u00e9finis. Oui, pourquoi ne pas pousser une offre pour que les restaurants locaux puissent s\u2019adresser \u00e0 un public cible local. Les deux sont gagnants: pour le consommateur, c\u2019est un syst\u00e8me bas\u00e9 sur son propre int\u00e9r\u00eat, \u00e0 partir de son profil, et pour le petit restaurateur, c\u2019est du marketing direct \u00e0 moindre co\u00fbt. Mais cette solution devrait s\u2019\u00e9largir et ne pas concerner que la zone g\u00e9ographique o\u00f9 l\u2019on a son bureau, o\u00f9 l\u2019on prend sa pause de midi. Car les employ\u00e9s sont de plus en plus nomades, ils se d\u00e9placent de ville en ville.\u00a0 \u00c0 mon sens, c\u2019est plus souvent ailleurs que son lieu de travail que l\u2019on a besoin de conna\u00eetre des offres de restauration sympas. Cette plateforme devrait donc tenir compte du nomadisme des employ\u00e9s urbains.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Cr\u00e9ations de vid\u00e9os localis\u00e9es<\/strong><br \/>\n\u00c0 l\u2019heure des r\u00e9seaux sociaux, la communication vid\u00e9o gagne toujours en importance, y compris pour les petites et moyenne entreprises. La plateforme am\u00e9ricaine Smartshoot surfe sur cette tendance via une plateforme qui permet de trouver dans le monde entier un vid\u00e9aste ou un photographe professionnel en quelques clics, et ainsi commander des contenus in\u00e9dits \u00e0 un prix attractif.<\/p>\n<p><em>Caroline Coquerel:<\/em> \u00abDans d\u2019autres domaines, des projets se d\u00e9veloppent avec des mod\u00e8les similaires, associant plateforme globale et mise en valeur d&rsquo;acteurs locaux, comme Batmaid (professionnels de m\u00e9nage), Buildigo (artisans), MagicTomato (produits locaux livr\u00e9s le jour m\u00eame). Ces exemples montrent l\u2019utilit\u00e9 de ces plateformes globales pour, au contraire, valoriser des m\u00e9tiers et des activit\u00e9s de proximit\u00e9. C\u00f4t\u00e9 offre vid\u00e9o ou photo, deux tendances parall\u00e8les se d\u00e9veloppent: des projets, tels celui-ci, pour trouver des professionnels qualifi\u00e9s, ou des outils ergonomiques pour faire soi-m\u00eame des vid\u00e9os et des contenus de haute qualit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Transactions agroalimentaires simplifi\u00e9es<\/strong><br \/>\nFond\u00e9e par deux anciens fermiers, la start-up australienne AgriDigital d\u00e9veloppe une offre simplifiant les transactions tout au long de la cha\u00eene de production et de vente de produits agroalimentaires. Utilisant la technologie blockchain, elle permet notamment d\u2019\u00e9liminer les \u00e9tapes fastidieuses et r\u00e9p\u00e9titives li\u00e9es \u00e0 la r\u00e9daction et l&rsquo;envoi de contrats.<\/p>\n<p><em>Caroline Coquerel:<\/em> \u00abCe projet s\u2019inscrit dans la tendance des start-ups pour la FoodTech et l\u2019AgriTech. Ce projet australien semble orient\u00e9 vers un type sp\u00e9cifique d\u2019agriculteurs (en termes de surfaces, de produits et d\u2019un certain volume de production). Pour l\u2019adapter sur notre territoire, il serait important de bien \u00e9tudier l\u2019ad\u00e9quation entre les publics cibles de cet outil et la structuration de notre monde agricole, \u00e0 travers une \u00e9tude de march\u00e9 et des partenaires connaissant tr\u00e8s bien le domaine.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Transmission d\u2019entreprise cibl\u00e9e<br \/>\n<\/strong>La plateforme fran\u00e7aise Ouipharma met en relation pharmaciens et repreneurs potentiels. Connaissant un fort engouement, le service pr\u00e9voit de s\u2019\u00e9tendre \u00e0 d\u2019autres domaines d\u2019activit\u00e9s, comme les cabinets m\u00e9dicaux ou les restaurants. La publication d\u2019une annonce fait l\u2019objet d\u2019un abonnement d\u2019un montant variable.<\/p>\n<p><em>Rapha\u00ebl Conz: <\/em>\u00abIl y a beaucoup plus d\u2019ind\u00e9pendants en France, alors que la grande majorit\u00e9 des pharmacies en Suisse sont g\u00e9r\u00e9es par de grands groupes. Pour ce type d\u2019id\u00e9e, nous n\u2019avons pas la masse critique de pharmacies ind\u00e9pendantes. En outre, le march\u00e9 est relativement satur\u00e9: \u00e0 chaque coin de rue, une pharmacie. Dans le m\u00eame genre en Suisse, businessbroker.ch ou remicom.com sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans la transmission d\u2019entreprises et dans l\u2019achat\/vente de commerces. Certains groupes proposent \u00e9galement des solutions de reprise. Oui, pour un outil de ce type int\u00e9gr\u00e9 sur une plateforme existante. Mais pas un business \u00e0 part et g\u00e9n\u00e9raliste.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Optimisation d\u2019espaces de travail<br \/>\n<\/strong>Des salles de r\u00e9union qui restent vides ou des bureaux inutilis\u00e9s: la start-up fran\u00e7aise Jooxter veut r\u00e9soudre ces probl\u00e8mes via une offre qui combine plateforme web et objets connect\u00e9s. Un service qui se veut aussi utile pour pr\u00e9parer une r\u00e9organisation des locaux qui soit bien accept\u00e9e par les collaborateurs.<\/p>\n<p><em>Caroline Coquerel: <\/em>\u00abL\u2019optimisation de l\u2019utilisation des espaces et l\u2019am\u00e9lioration de la rentabilit\u00e9 des surfaces sont des sujets d\u2019actualit\u00e9. Un tel projet trouvera ainsi en Suisse un march\u00e9 en tr\u00e8s forte \u00e9volution. Les d\u00e9fis concernent notamment des aspects comme la culture d\u2019entreprise, la modification des modes de travail, le r\u00e9agencement des espaces n\u00e9cessitant investissements et capacit\u00e9 d\u2019amortissement, ou encore la s\u00e9curit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s aux locaux des grandes entreprises.\u00bb<\/p>\n<p><strong>R\u00e9paration express de cyber-attaques<\/strong><br \/>\nL\u2019an dernier, un tiers des PME suisses ont \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019une attaque informatique, selon une \u00e9tude de l\u2019institut GFS-Zurich. Un ph\u00e9nom\u00e8ne qui se constate \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, et qui touche souvent le site internet. Au Royaume-Uni, SharkGate propose un service qui garantit la r\u00e9paration gratuite en une heure d\u2019un site web, en \u00e9change d\u2019une souscription ult\u00e9rieure \u00e0 une protection informatique.<\/p>\n<p><em>Caroline Coquerel: <\/em>\u00abSharkgate associe une approche tr\u00e8s int\u00e9ressante et diverses facettes de notre \u00e9cosyst\u00e8me: intelligence collective et collaboration au niveau global, nouvelles technologies et intelligence artificielle, analogie avec le mode de d\u00e9fense immunitaire humain et innovation du mod\u00e8le d\u2019affaire. En Suisse et chez Fongit, un tel projet trouverait certainement des collaborations et des technologies qui seraient utiles \u00e0 cette activit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Machine learning simplifi\u00e9<\/strong><br \/>\nL\u2019utilisation croissante de l\u2019intelligence artificielle dans le monde \u00e9conomique entra\u00eene une p\u00e9nurie des talents. Pour y r\u00e9pondre, l\u2019entreprise sud-cor\u00e9enne Xbrain mise sur une solution cl\u00e9 en main qui permet aux n\u00e9ophytes d\u2019acc\u00e9der aux avantages de l\u2019analyse automatis\u00e9e de donn\u00e9es. Baptis\u00e9e Daria, la plateforme cloud est adaptable \u00e0 diff\u00e9rents secteurs industriels.<\/p>\n<p><em>Caroline Coquerel: <\/em>\u00abVu la difficult\u00e9 \u00e0 trouver des profils experts dans ces domaines, et vu la forte demande croissante, ce type d\u2019outil pourrait trouver son public dans un pays orient\u00e9 hautes technologies tel que le n\u00f4tre. Il est tout \u00e0 fait en ligne avec l\u2019apparition de ces nouveaux outils et applications, permettant \u00e0 des publics non experts de s\u2019approprier des sujets parfois per\u00e7us comme complexes.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Optimisation de la gestion d&rsquo;ouvriers<\/strong><br \/>\nLe secteur de la construction profite aussi d\u2019innovations issues du domaine num\u00e9rique. Exemple avec la start-up fran\u00e7aise Site2Site. Elle a d\u00e9velopp\u00e9 une application qui permet de simplifier la gestion d&rsquo;un chantier: lien entre bureau et site, horaires du personnel, analyse de l&rsquo;avancement des travaux.<\/p>\n<p><em>Rapha\u00ebl Conz:<\/em> \u00abLe march\u00e9 suisse de la construction est bien d\u00e9velopp\u00e9, riche de nombreuses entreprises. Cette application pourrait tout-\u00e0-fait int\u00e9resser ces soci\u00e9t\u00e9s. \u00c0 priori, la client\u00e8le suisse pourrait pr\u00e9f\u00e9rer une application de ce type plut\u00f4t qu\u2019un investissement dans un outil informatique sur mesure.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Recommandation de prestataires<\/strong><br \/>\nComment trouver le meilleur partenaire au niveau local ou international. C\u2019est en partant de cette question qu\u2019est n\u00e9e la start-up fran\u00e7aise Prestashare. \u00c0 la base un simple fichier excel, elle est devenue aujourd\u2019hui une plateforme qui compte plus de 1200 soci\u00e9t\u00e9s r\u00e9f\u00e9renc\u00e9es.<\/p>\n<p><em>Rapha\u00ebl Conz: <\/em>\u00abC\u2019est un concept bien int\u00e9ressant, car on est dans la recommandation de prestataires de service, sur le mod\u00e8le de TripAdvisor mais en BtoB. En revanche, y-a-t-il une masse critique suffisante en Suisse? Chez nous, les entreprises\u00a0 fonctionnent\u00a0 avant tout\u00a0 au bouche-\u00e0-oreille. En effet, avec notre mentalit\u00e9, la taille restreinte de notre population et de nos march\u00e9s, les soci\u00e9t\u00e9s se parlent entre elles et se recommandent essentiellement encore par bouche \u00e0 oreille. Je miserais donc plus sur une plateforme de ce genre pour un mod\u00e8le BtoC.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Publicit\u00e9 embarqu\u00e9e et connect\u00e9e<\/strong><br \/>\nLa publicit\u00e9 se d\u00e9cline sur tous les supports, et m\u00eame sur les bouteilles d\u2019eau. La start-up fran\u00e7aise Ads on Board vise \u00e0 connecter annonceurs et utilisateurs de taxis, de VTC et de shuttles. Pour ce faire, la soci\u00e9t\u00e9 distribue des bouteilles sigl\u00e9es de QR-codes ou d\u2019une publicit\u00e9.<\/p>\n<p><em>Frank Gerritzen, Business Angel: <\/em>\u00abOn voit bien de la publicit\u00e9 sur le dos des t\u00e9l\u00e9si\u00e8ges, les pyl\u00f4nes de t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique et les si\u00e8ges d\u2019avions, pourquoi pas sur les bouteilles d\u2019eau? Il est important d\u2019\u00eatre vu le plus souvent et longtemps possible. Par contre le support n\u2019est pas particuli\u00e8rement haut de gamme, donc ne se pr\u00eate pas \u00e0 des produits ou service de luxe. Et s\u2019il faut scanner le QR-code pour voir ce dont il s\u2019agit, peu se donneront la peine \u00e0 mon avis, et encore moins le public vis\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Carte de fid\u00e9lit\u00e9 sur tablette<\/strong><br \/>\nFini les nombreuses cartes de fid\u00e9lit\u00e9 qui s\u2019accumulent dans les tiroirs ou les portemonnaies! C\u2019est l\u2019id\u00e9e de Spoqa, une start-up sud-cor\u00e9enne qui installe des tablettes dans les magasins, les restaurants ou les caf\u00e9s. Les supports tactiles permettent ainsi aux clients d\u2019entrer leur num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone et gagner des points de fid\u00e9lit\u00e9 sans avoir \u00e0 installer d\u2019application mobile ou d\u2019avoir une carte de fid\u00e9lit\u00e9. L\u2019entreprise revendique plus de 12 millions d\u2019utilisateurs en Cor\u00e9e du Sud et 10&rsquo;000 partenaires.<\/p>\n<p><em>Frank Gerritzen: <\/em>\u00abL\u2019id\u00e9e est s\u00e9duisante pour faciliter la vie des clients et, pour le commer\u00e7ant, les fid\u00e9liser. Le diable se cache dans le d\u00e9tail cependant: la complexit\u00e9 sera d\u2019arriver \u00e0 son but avec le moins de manipulation et de temps possibles. Regardez Twint, l\u2019app de paiement des banques suisses, qui a du mal \u00e0 d\u00e9coller. Il est beaucoup plus facile de sortir une carte de cr\u00e9dit que d\u2019ouvrir l\u2019app de Twint, mettre en marche le bluetooth, approuver le paiement (relativement long). Dans ce genre de services, le client doit gagner quelque chose d\u2019autre que des points, en l\u2019occurrence du temps ou de l\u2019argent.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Pop-up store express<\/strong><br \/>\nMode, mobilier ou objets design: le concept de magasin \u00e9ph\u00e9m\u00e8re a connu un fort succ\u00e8s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, en misant sur la surprise et le divertissement des consommateurs. La start-up Storefront vise \u00e0 faciliter la location et la mise \u00e0 disposition d\u2019espaces pouvant accueillir ce type de boutiques.<\/p>\n<p><em>Rapha\u00ebl Conz: <\/em>\u00abC\u2019est un concept judicieux pour certains produits adapt\u00e9s \u00e0 ce type de ventes. Mais je crains que la taille du march\u00e9 suisse ne pas suffisante, sauf \u00e0 Zurich et Gen\u00e8ve. En revanche, Storefront pourrait rajouter ces deux villes ainsi que d\u2019autres (Lausanne, Berne, Lugano\u2026) \u00e0 son catalogue international. Le pop-up met en relation dans des zones urbaines bien cibl\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des courses en 1 minute<\/strong><br \/>\nLa start-up fran\u00e7aise Jow a d\u00e9velopp\u00e9 une application qui propose des menus hebdomadaires sur-mesure, avec des recettes pr\u00e9sent\u00e9es sous forme de vid\u00e9o. Lanc\u00e9 en avril 2018, ce service permet \u00e9galement de convertir automatiquement les recettes en liste d\u2019achats sur la boutique en ligne d\u2019un partenaire, en l\u2019occurrence Monoprix. La livraison est inclue. L\u2019application est gratuite, la start-up pr\u00e9levant une commission sur les paniers d\u2019achats g\u00e9n\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Frank Gerritzen: <\/em>\u00abDans la m\u00eame veine que Hello Fresh, la livraison en moins. C\u2019est une tendance int\u00e9ressante et bien cibl\u00e9e: les consommateurs veulent cuisiner des produits sains, qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 transform\u00e9s, mais ne veulent pas perdre des heures dans les magasins. Je pense qu\u2019il y\u00a0 a un avenir pour ce genre d\u2019app, encore faut-il garder \u00e0 l\u2019esprit qu\u2019il n\u2019y a aucune propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle \u00e0 d\u00e9fendre et que nos Migros et Coop auront vite fait de copier l\u2019id\u00e9e\u2026 d\u00e8s qu\u2019elle aura du succ\u00e8s!\u00bb<\/p>\n<p><strong>Caf\u00e9s \u00e0 lapins<br \/>\n<\/strong>Apr\u00e8s les bars \u00e0 chats, voici la variante avec des lapins! De Tokyo \u00e0 Hong-Kong, les \u00abBunny Caf\u00e9s\u00bb cartonnent en Asie. Selon les formules, il est possible de les c\u00e2liner, de jouer avec eux, de les nourrir ou encore de se prendre en photo avec eux. Toutefois, certains \u00e9tablissements ont dress\u00e9 une liste de r\u00e8gles \u00e0 l\u2019entr\u00e9e. Ainsi, il est interdit de tirer les oreilles des animaux. Mais cette tendance ne s\u2019arr\u00eate pas aux lapins ou aux chats. En effet, le Japon a aussi vu l\u2019ouverture d\u2019un caf\u00e9 chouette et d\u2019un caf\u00e9 reptile.<\/p>\n<p><em>Frank Gerritzen:<\/em> \u00abIl est toujours tr\u00e8s difficile de se prononcer sur des grandes (ou petites en l\u2019occurrence) tendances de soci\u00e9t\u00e9. Le Japon met \u00e0 disposition des animaux \u00e0 caresser dans des \u00e9tablissements publics car les gens ne veulent pas de compagnons \u00e0 quatre pattes chez eux. Ce qui n\u2019est pas le cas en Suisse. L\u2019effet d\u2019annonce pass\u00e9, je doute fort de l\u2019enthousiasme que suscitera ce genre d\u2019initiative\u2026et la r\u00e9ticence des consommateurs \u00e0 entrer dans des \u00e9tablissements qui sentent l\u2019animal.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Impressions 3D pour industriels<\/strong><br \/>\nGr\u00e2ce \u00e0 son \u00e9quipement de pointe, TheFabLab permet aux industriels d&rsquo;imprimer rapidement et \u00e0 meilleur prix des prototypes de leurs nouveaux produits.\u00a0La structure italienne propose des designers afin qu\u2019ils accompagnent les demandes des clients, contrairement \u00e0 l\u2019offre traditionnel, o\u00f9 les proc\u00e9d\u00e9s sont davantage artisanaux. La start-up propose \u00e9galement des formations dans le domaine de la fabrication num\u00e9rique, de l\u2019internet des objets et de la robotique.<\/p>\n<p><em>Frank Gerritzen: <\/em>\u00abL\u2019impression 3D a un bel avenir. Et toutes les PME ne pourront pas s\u2019offrir des imprimantes de haute performance. Donc en soi c\u2019est une belle tentative mais qui est soumise \u00e0 une rude concurrence car rien n\u2019emp\u00eache \u00e0 un concurrent de faire la m\u00eame chose, moins cher, plus vite\u2026c\u2019est \u00e0 celui qui occupera le march\u00e9 le plus vite. La soci\u00e9t\u00e9 a besoin de capitaux importants pour se d\u00e9ployer vite, et faire un marketing agressif.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Campagne de pub en vitrine<\/strong><br \/>\nL\u2019entreprise Message in a Window propose d\u2019organiser des campagnes de communication cibl\u00e9es dans les vitrines de commerces fran\u00e7ais. Disposant d\u2019un r\u00e9seau de 40&rsquo;000 enseignes, soit plus de 100&rsquo;000 vitrines, la start-up se targue d\u2019un fort effet commercial de sa d\u00e9marche. Certains produits mis en promotion sont par la suite propos\u00e9s \u00e0 la vente par les commer\u00e7ants annonceurs. Des capteurs permettent de calculer l&rsquo;audience des campagnes.<\/p>\n<p><em>Cyril D\u00e9l\u00e9aval, coach en en d\u00e9veloppement d\u2019entreprises chez Genilem:<\/em><strong> \u00ab<\/strong>C\u2019est une id\u00e9e int\u00e9ressante, car elle surfe sur un march\u00e9 des m\u00e9dias et des annonceurs en pleine mutation! La l\u00e9gislation suisse sur l\u2019affichage va d\u2019ailleurs bient\u00f4t changer. Ce sera un point \u00e0 v\u00e9rifier. Le d\u00e9fi consistera \u00e0 capter suffisamment l\u2019attention des passants, car l\u2019\u00eatre humain d\u00e9veloppe toujours plus de filtres face \u00e0 la publicit\u00e9. Il faut donc savoir s\u2019adapter dans la dur\u00e9e. La composante digitale offre l\u2019avantage de pouvoir tester l\u2019id\u00e9e de mani\u00e8re assez directe.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Cr\u00e9ation de podcasts B2B<\/strong><br \/>\nLes productions de contenus sous forme de podcasts\u00a0se multiplient. La soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine Sweet Fish Media d\u00e9montre qu\u2019un podcast peut \u00e9galement s\u2019utiliser comme un outil de promotion aupr\u00e8s de clients potentiels. L\u2019entreprise promet gain de temps et efficacit\u00e9 en cr\u00e9ant des podcasts sur-mesure.<\/p>\n<p><em>Frank Gerritzen: <\/em>\u00abAmortir la production d&rsquo;un podcast sur un tr\u00e8s petit nombre de clients reste une gageure, il faudrait au moins attaquer le march\u00e9 europ\u00e9en. Ceci dit, une approche par une autre forme de media est int\u00e9ressante. Il est important de conna\u00eetre le canal de communication pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de ses clients et sa capacit\u00e9 \u00e0 prendre le temps d\u2019\u00e9couter. La densit\u00e9 d\u2019information sur un canal tel que l\u2019\u00e9coute n\u2019est pas du tout la m\u00eame que par l\u2019\u00e9crit, et le temps est ce qu\u2019il manque \u00e0 tout le monde\u2026\u00bb<\/p>\n<p><strong>Smoke shop de luxe<\/strong><br \/>\nAvec le d\u00e9veloppement du march\u00e9 l\u00e9gal du cannabis, la compagnie LazyDaze Co. a voulu r\u00e9inventer la traditionnelle boutique enfum\u00e9e, en s\u2019inspirant du design de l\u2019enseigne am\u00e9ricaine d\u2019habillement Urban Outfitters et de la qualit\u00e9 de services des magasins comme Macy\u2019s.\u00a0La soci\u00e9t\u00e9 vend non seulement de la marijuana l\u00e9gale, des accessoires ou produits d\u00e9riv\u00e9s li\u00e9s au chanvre, mais \u00e9galement des objets d\u00e9coratifs et des v\u00eatements. La soci\u00e9t\u00e9 dispose \u00e9galement d\u2019un espace r\u00e9serv\u00e9 pour d\u00e9guster des caf\u00e9s ou des th\u00e9s au chanvre, tout en ayant la possibilit\u00e9 de fumer. LazyDaze Co. s\u2019est d\u00e9ploy\u00e9 dans plusieurs villes du Texas, mais aussi en Caroline du Nord, dans l\u2019Ohio, au Colorado et Nevada, ainsi qu\u2019en Australie.<\/p>\n<p><em>Frank Gerritzen: <\/em>\u00abNous avons \u00e0 faire ici \u00e0 une chaine de commerces sp\u00e9cialis\u00e9s, dont le succ\u00e8s d\u00e9pend de la popularit\u00e9 du produit, de la taille du march\u00e9, de la localisation des \u00e9choppes et de beaucoup, beaucoup de marketing. En soi il n\u2019y a rien qui emp\u00eache une telle d\u2019initiative de r\u00e9ussir, si ce n\u2019est la taille du march\u00e9 suisse et la popularit\u00e9 de cannabis\u2026effet de mode? Souvenez-vous il y a 25 ans, il y avait d\u2019innombrables magasins qui vendaient des t\u00e9l\u00e9phones portables. Mobilezone est le seul \u00e0 avoir vraiment r\u00e9ussi\u2026\u00bb<\/p>\n<p><strong>Brosses \u00e0 dents biod\u00e9gradables<\/strong><br \/>\nLes Suisses consomment plus de 20 millions de brosses \u00e0 dents par an. Soit autant, ou presque, de morceaux de plastique qui atterrissent \u00e0 la poubelle. Des entreprises s&rsquo;attaquent \u00e0 cette accumulation de d\u00e9chets en fabriquant des brosses \u00e0 dents biod\u00e9gradables en bambou, un mat\u00e9riau solide et souple \u00e0 la fois. La marque fran\u00e7aise Smiloh se distingue par ses produits graphiques, color\u00e9es au chalumeau, et aux poils infus\u00e9s au charbon v\u00e9g\u00e9tal \u00e0 l&rsquo;action blanchissante. Elle les \u00e9coule au prix de 7,50 euros, essentiellement en France, notamment chez Monoprix, et dans quelques enseignes bio en Suisse. A quand des fabricants suisses, alors que le pays figure parmi les leaders du march\u00e9 bucco-dentaire avec des entreprises comme Trisa et Curaden?<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier, coach en cr\u00e9ation de start-up chez Genilem:<\/em> \u00abDans un pays sensible \u00e0 la qualit\u00e9 de vie et \u00e0 l&rsquo;environnement, ce genre de produit a de bonnes chance de succ\u00e8s. Les mat\u00e9riaux naturels sont en vogue et les consommateurs helv\u00e9tiques sont capables d&rsquo;absorber les surco\u00fbts. Les barri\u00e8res d&rsquo;entr\u00e9e me semblent cependant importantes pour une start-up. Elle devrait faire face \u00e0 la concurrence internationale et lancer beaucoup de d\u00e9marches pour mettre en place un r\u00e9seau de distribution, notamment dans le secteur morcel\u00e9 des pharmacies. Une marque existante aura l&rsquo;avantage d&rsquo;un r\u00e9seau \u00e9tabli.\u00bb<\/p>\n<p><strong>T\u00e9l\u00e9conseil pour enfants malades<\/strong><br \/>\nBeaucoup de parents consultent des forums sur Internet lorsque leur enfant tombe malade. Pourtant, les conseils qui s\u2019y trouvent sont souvent anxiog\u00e8nes et peu adapt\u00e9s \u00e0 des situations sp\u00e9cifiques. C\u2019est pour cette raison que l\u2019entrepreneuse fran\u00e7aise Fanny Renoux a fond\u00e9 DoudouCare. Ce site web permet aux parents de poser des questions par SMS ou e-mail. En l\u2019espace de 24 heures, ils re\u00e7oivent une r\u00e9ponse \u00e9crite personnalis\u00e9e. Le site collabore avec une trentaine de sp\u00e9cialistes: infirmi\u00e8res pu\u00e9ricultrices, psychologues infantiles ou encore ost\u00e9opathes. Le service est payant \u2013 une consultation co\u00fbte 5,90 euros. Des formules pr\u00e9f\u00e9rentielles existent \u00e9galement comme par exemple un pack de 10 questions valable pendant un mois pour 50 euros.<\/p>\n<p><em>Markus Binggeli, coach au service Affaires au sein de la plateforme d\u2019innovation Platinn:<\/em> \u00abLe mod\u00e8le d\u2019affaires me semble solide, car chaque \u00e9change sur DoudouCare entre les usagers et les sp\u00e9cialistes m\u00e9dicaux est mon\u00e9taris\u00e9. Les Suisses consultent facilement Google lorsqu\u2019ils veulent avoir plus d\u2019informations sur une maladie. Un service professionnel et fiable en ligne peut donc tout \u00e0 fait trouver une client\u00e8le sur le march\u00e9 helv\u00e9tique. Il est toutefois primordial de mettre en avant la transparence dans le but de cr\u00e9er un climat de confiance: qui sont les sp\u00e9cialistes qui me donnent les conseils? Quelles ont \u00e9t\u00e9 les exp\u00e9riences des autres clients?\u00bb<\/p>\n<p><strong>Un accompagnement pour les petits voyageurs<\/strong><br \/>\nLes parents qui ne peuvent pas accompagner leurs enfants lors des voyages en bus, en train ou en avion, souhaitent les voir bien accompagn\u00e9s. Pour trouver une personne accompagnatrice, ils peuvent utiliser le service fran\u00e7ais Kidygo (disponible en tant que site web et application mobile).\u00a0 Le service s\u2019appuie sur un r\u00e9seau de plus de 40&rsquo;000 accompagnateurs certifi\u00e9s. En g\u00e9n\u00e9ral, il s\u2019agit de personnes avec des exp\u00e9riences dans le baby-sitting ou des professionnels de l\u2019encadrement d\u2019enfants. Les parents entrent le trajet de leur(s) enfant(s) dans le moteur de recherche du site et voient s\u2019afficher le nom des accompagnateurs potentiels qui souhaitent effectuer ce m\u00eame trajet. Ensuite, les parents prennent en charge le titre de transport de la personne accompagnatrice. Kidygo per\u00e7oit une commission sur cette transaction. La start-up fait \u00e9galement payer 49 euros \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e son certificat donnant le droit d&rsquo;accompagner des enfants.<\/p>\n<p><em>Markus Binggeli:<\/em> \u00abKidygo propose un mod\u00e8le d\u2019affaires bas\u00e9 sur deux axes, ce qui repr\u00e9sente une force. Face \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de potentiels concurrents sur le march\u00e9, la start-up pourrait r\u00e9sister plus facilement. En revanche, ce service manque un peu de transparence. En tant\u00a0que parent, on a envie de savoir davantage sur les crit\u00e8res d\u2019obtention du certificat d\u2019accompagnateur. J\u2019ai aussi des doutes sur la faisabilit\u00e9 du service en Suisse. En comparaison \u00e0 la France, les trajets ici sont plus courts. Il est plus facile pour les parents de faire des allers-retours, m\u00eame si les enfants veulent rendre visite aux grands-parents install\u00e9s dans un autre canton.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Wedding planer en ligne<\/strong><br \/>\nUn mariage est souvent un marathon organisationnel. Entre le choix du lieu de la c\u00e9r\u00e9monie, des v\u00eatements et du menu, de nombreux prestataires doivent \u00eatre contact\u00e9s. La start-up berlinoise Foreverly veut rendre cette t\u00e2che plus facile. Elle a cr\u00e9\u00e9 une plateforme en ligne o\u00f9 les futurs mari\u00e9s peuvent entrer en contact avec plus de 4&rsquo;500 prestataires. Le service gratuit existe aussi sous forme d\u2019application mobile qui comprend par exemple une \u00abto do\u00bb liste et un planning pour le budget. De plus, Foreverly publie un magazine en ligne qui traite des sujets autour du th\u00e8me du mariage. La start-up se finance gr\u00e2ce aux espaces publicitaires sur son site qu\u2019elle vend aux prestataires. Elle revendique plus de 70&rsquo;000 visiteurs par mois.<\/p>\n<p><em>Pico Lantini, directeur de la plateforme d\u2019innovation Platinn:<\/em> \u00abC&rsquo;est un service qui illustre le potentiel que rec\u00e8lent les offres int\u00e9gr\u00e9es de services autour d&rsquo;un moment particulier de la vie. Au-del\u00e0 de la mise en pr\u00e9sence d&rsquo;annonceurs, strat\u00e9gie de valorisation d\u00e9j\u00e0 bien connue depuis deux d\u00e9cennies, je pense que ce type de plateforme peut apporter des donn\u00e9es tr\u00e8s pertinentes \u00e0 des prestataires de services \u00e0 long terme \u2013 comme par exemple des assureurs. Ceux-ci peuvent y trouver un v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat car ils raisonnent en \u2018lifetime value\u2019 des contacts ainsi \u00e9tablis, donc dans une perspective \u00e0 long terme, et pourraient financer toute ou une partie de la plateforme. En plus, on compte chaque ann\u00e9e environ 40&rsquo;000 mariages en Suisse&#8230; ce qui fait un bon volume de contacts!\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le r\u00e9seau social de la garde d\u2019enfants<\/strong><br \/>\nFaire garder son enfant pour quelques heures est souvent un casse-t\u00eate pour les parents. Trois entrepreneuses berlinoises ont trouv\u00e9 une solution en lan\u00e7ant l\u2019application mobile \u00abSitEinander\u00bb, cette ann\u00e9e. Avec cette application, les parents peuvent se construire un r\u00e9seau entre eux pour organiser les gardes d\u2019enfants. Pour assurer l\u2019\u00e9quilibre entre les parents, chaque garde effectu\u00e9e permet d\u2019accumuler des \u00abpoints\u00bb. Ces derniers servent ensuite de bons pour pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une garde. La start-up vient de terminer une campagne de crowdfunding qui doit permettre \u00e0 SitEinander de se faire conna\u00eetre dans toute l\u2019Allemagne (en ce moment, l\u2019application est notamment utilis\u00e9e \u00e0 Berlin). Le service est gratuit \u2013 \u00e0 terme, la start-up proposera des abonnements payants premium afin de se financer.<\/p>\n<p><em>Markus Binggeli:<\/em> \u00abEn Suisse, de nombreux voisins et familles s\u2019organisent via des plateformes comme Facebook ou WhatsApp pour diff\u00e9rents types d\u2019activit\u00e9. L\u2019avantage de SitEinander est que toutes les interactions concernant la garde des enfants sont centralis\u00e9es. En revanche, le march\u00e9 risque d\u2019\u00eatre trop petit en Suisse pour une telle application. Pour avoir un mod\u00e8le d\u2019affaires solide, beaucoup de parents doivent choisir ce syst\u00e8me au d\u00e9triment des autres canaux de communication gratuits, comme WhatsApp.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Limiter l\u2019isolement des seniors<\/strong><br \/>\nEn France, une personne sur quatre est \u00e2g\u00e9e de plus de 60 ans. Justine Arnoux, une ancienne infirmi\u00e8re, a remarqu\u00e9 que beaucoup de seniors \u00e9taient tr\u00e8s seuls au quotidien. Cette exp\u00e9rience l\u2019a pouss\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er il y a deux ans MyDonger. Cette plateforme num\u00e9rique met en relation les personnes \u00e2g\u00e9es avec des \u00abdongers\u00bb souhaitant passer du temps avec elles. Ces moments de partage comportent des sorties, des aides (par exemple faire les courses), ou des visites au domicile de la personne \u00e2g\u00e9e. Le service est payant: la retrait\u00e9e paye le ou la donger selon un tarif horaire convenu \u00e0 l\u2019avance par les deux parties. MyDonger per\u00e7oit une commission de 1,50 euro sur chaque transaction. Pour l\u2019instant, le service compte plus de 500 dongers.<\/p>\n<p><em>Patrick Albert, coach au sein de la plateforme d\u2018innovation Platinn:<\/em> \u00abEn Suisse, le pourcentage de seniors dans la population est comparable. La \u00absilver economy\u00bb, l\u2019\u00e9conomie bas\u00e9e sur les besoins des personnes \u00e2g\u00e9es, est un march\u00e9 prometteur. D\u2019autant plus que le vieillissement de nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales va se poursuivre. La plateforme MyDonger s\u2019adresse \u00e0 mes yeux \u00e0 une population certes \u00e2g\u00e9es, mais plut\u00f4t connect\u00e9e, qu\u2019on trouve davantage dans les grandes villes. Pour faire b\u00e9n\u00e9ficier aussi les seniors moins connect\u00e9s, il faudrait \u00e0 mon avis combiner un tel service \u00e0 des structures de b\u00e9n\u00e9volat d\u00e9j\u00e0 existants. Ce type de collaboration nuancerait le c\u00f4t\u00e9 un peu trop mon\u00e9taire de MyDonger. Car ce que les personnes \u00e2g\u00e9es cherchent, ce sont aussi des relations sociales\u00a0\u00e0 long terme. Concernant le mod\u00e8le d\u2019affaires, il faut un socle tr\u00e8s important de participants pour d\u00e9gager des b\u00e9n\u00e9fices.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/largeur.com\/?p=8778\">Cliquez ici pour lire la premi\u00e8re partie du dossier<\/a><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Collaboration: Tiago Pires, Carole Extermann, Florence Duarte, Peggy Frey, Sylvain Menetrey, Thomas Pfefferl\u00e9, St\u00e9phanie de Roguin et Robert Gloy<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous souhaitez cr\u00e9er une nouvelle entreprise ou compl\u00e9ter une offre existante? 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