



{"id":814,"date":"2001-08-06T00:00:00","date_gmt":"2001-08-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=814"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"analyse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=814","title":{"rendered":"Dotcom not dead"},"content":{"rendered":"<p>Les entreprenautes ont mauvaise presse. L&rsquo;effondrement du Nasdaq au printemps 2000 a transform\u00e9 les nouvelles technologies en autant de naufrages. Du moins dans les esprits.<\/p>\n<p>Car si bon nombre de startups ont effectivement fait faillite, la majorit\u00e9 d&rsquo;entre elles reste bien vivante. Elles ne doivent pas leur survie au hasard mais \u00e0 de nouvelles strat\u00e9gies et \u00e0 leur facult\u00e9 d&rsquo;adaptation.<\/p>\n<p>C\u2019est le commerce \u00e9lectronique qui a fait le plus grand nombre de victimes: selon les analyses de <a href=http:\/\/www.webmergers.com target=_blank class=std>Webmergers.com<\/a>, 46% des 555 dotcoms qui ont disparu depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e \u00e9taient actives dans l\u2019e-commerce. Les fournisseurs de contenu repr\u00e9sentent 27% des faillites et les pourvoyeurs d&rsquo;acc\u00e8s seulement 10%.<\/p>\n<p>Pas vraiment une surprise car c&rsquo;est justement le commerce en ligne qui avait g\u00e9n\u00e9r\u00e9 la plus grosse inflation de dotcoms. Au temps de l&rsquo;euphorie, on pensait qu&rsquo;il suffisait de mettre en vente sur le r\u00e9seau n&rsquo;importe quel presse-pur\u00e9e pour devenir riche.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est autrement plus cruelle. Value America en a fait l&rsquo;experience, rapporte le magazine am\u00e9ricain Newsweek. Le site voulait tout vendre, de la multiprise jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e8me hydratante. Tr\u00e8s vite, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 impossible de travailler avec autant de fournisseurs. Mais la technologie qui permet de g\u00e9rer en parall\u00e8le des millions de transactions a fait ses preuves. Une technologie que le distributeur traditionnel <a href=http:\/\/www.merisel.com target=_blank class=std>Merisel<\/a> a acquise pour 2,4 millions de dollars (4 millions de francs suisses).<\/p>\n<p>Comme Value Ameria, beaucoup de dotcoms ont d\u00fb migrer du commerce \u00e9lectronique vers la technologie, l\u2019infrastructure et les services. Elles ne s\u2019adressent plus au grand public mais \u00e0 une client\u00e8le d\u2019entreprises et d\u2019institutions.<\/p>\n<p>Pourtant, le commerce sur internet, \u00e7a peut marcher. A condition que le produit s&rsquo;y pr\u00eate. Les compagnies d\u2019aviation easyJet ou Ryanair effectuent d\u00e9j\u00e0 les deux tiers de leurs ventes par le r\u00e9seau. En revanche, pour l\u2019alimentaire, l&rsquo;interface inodore du Net n\u2019a rien d&rsquo;id\u00e9al. Ce dont atteste le r\u00e9cent naufrage de Webvan, cyber-\u00e9picerie am\u00e9ricaine haut de gamme.<\/p>\n<p>Et il y a bien s\u00fbr la success story du e-commerce: le site d&rsquo;ench\u00e8res en ligne eBay (lire <a href=http:\/\/largeur.com\/expArt.asp?artID=342>ici<\/a> l&rsquo;article de Largeur.com). N\u00e9 il y a six ans, eBay puise sa substance dans ce que le r\u00e9seau est le seul \u00e0 offrir: l&rsquo;interactivit\u00e9. La compagnie a tr\u00e8s vite \u00e9t\u00e9 rentable. Une exception dans le secteur. Comme elle fonctionne sans stock, sans personnel de vente ni inventaire, ses charges sont comprim\u00e9es \u00e0 un niveau extr\u00eamement bas. Ce qui garantit une rentabilit\u00e9 confortable. La direction escompte une croissance de 50% par an, qui doit aboutir \u00e0 un chiffre d\u2019affaires de 3 milliards de dollars (5 milliards de francs suisses) en 2003.<\/p>\n<p>Le Net est en passe de faire son deuil d&rsquo;un id\u00e9al: la gratuit\u00e9 pour l&rsquo;utilisateur. Nombre d\u2019entreprises comptaient sur les revenus publicitaires pour financer leurs activit\u00e9s. Mais les banni\u00e8res ne rapportent pas assez. Il faut donc que le consommateur paye pour que le site survive. La soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne de traduction en ligne Babylon.com demande depuis juin une contribution de 20 dollars en \u00e9change de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ses services durant deux ans. Et ceci m\u00eame si elle s\u2019attend \u00e0 perdre 90% de ses 11 millions d\u2019utilisateurs, mentionne la Neue Luzerner Zeitung.<\/p>\n<p>Beaucoup de survivants se sont d\u00e9faits du label dotcom qui n&rsquo;a aujourd&rsquo;hui plus rien de sexy. Et ils ont diversifi\u00e9 leurs sources de revenus. L\u2019entreprise <a href=http:\/\/www.internet.com target=_blank class=std>Internet.com<\/a> &#8211; une enseigne qui fut terriblement \u00abhot\u00bb &#8211; est par exemple devenu INT Media Group. Le broker <a href=http:\/\/www.etrade.com target=_blank class=std>E-Trade<\/a> s&rsquo;est transform\u00e9 en un centre de conseil financier avec l\u2019acquisition d\u2019autres soci\u00e9t\u00e9s. Enfin, <a href=http:\/\/www.britannica.com target=_blank class=std>Britannica.com<\/a> ne veut plus qu\u2019on l\u2019appelle \u00abportail de la connaissance\u00bb. Cette vieille dame de l\u2019encyclop\u00e9die a abandonn\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e de gagner de l&rsquo;argent gr\u00e2ce au Net et s\u2019est remise \u00e0 plancher sur une \u00e9dition imprim\u00e9e. <\/p>\n<p>Et puis, il y a les sites qui continuent \u00e0 prosp\u00e9rer gr\u00e2ce \u00e0 une bonne id\u00e9e. C&rsquo;est le cas du moteur de recherche am\u00e9ricain <a href=http:\/\/www.google.com class=std>Google<\/a>. N\u00e9 en 1998, ce d\u00e9butant a r\u00e9ussi \u00e0 doubler les v\u00e9t\u00e9rans <a href=http:\/\/www.altavista.com target=_blank>AltaVista<\/a>, <a href=http:\/\/www.lycos.com target=_blank class=std>Lycos<\/a> ou <a href=http:\/\/www.excite.com target=_blank class=std>Excite<\/a> gr\u00e2ce \u00e0 son logiciel f\u00fbt\u00e9. A contre-courant de la morosit\u00e9 ambiante, la soci\u00e9t\u00e9 installe des t\u00eates de pont en Europe et en Asie. Les revenus sont assur\u00e9s par une publicit\u00e9 discr\u00e8te qui exclut les banni\u00e8res. Et surtout par la vente de sa technologie sous licence. Le site Yahoo, lui-m\u00eame, a greff\u00e9 un moteur de recherche Google sur son annuaire.<\/p>\n<p>Les survivants du Net ont respect\u00e9 \u00e0 la lettre les pr\u00e9ceptes aust\u00e8res de l&rsquo;\u00e9conomie traditionnelle. Une technique sans faille et des d\u00e9penses minimales. Le voyagiste britannique <a href=http:\/\/www.lastminute.com target=_blank class=std>Lastminute.com<\/a> a mis au point un syst\u00e8me tr\u00e8s performant de r\u00e9servation. Parall\u00e8lement, le marketing \u00e9tait limit\u00e9 \u00e0 des annonces dans le m\u00e9tro et les taxis londoniens. Aujourd&rsquo;hui, Lastminute.com est toujours valide. <\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des mauvais \u00e9l\u00e8ves, le distributeur de v\u00eatements branch\u00e9s anglais Boo.com a englouti des millions d&rsquo;euros dans une promotion tapageuse alors que l&rsquo;interface ne fonctionnait pas (lire \u00e0 ce sujet <a href=http:\/\/largeur.com\/expArt.asp?artID=461 target=_blank class=std>l&rsquo;article<\/a> de Largeur.com). La morale est sauve: <a href=http:\/\/www.boo.com target=_blank class=std>Boo.com<\/a> a sombr\u00e9 corps et biens.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les faillites de startups sont tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9es. Au point qu\u2019on en oublie parfois les formidables r\u00e9ussites de la nouvelle \u00e9conomie. Les dotcoms sont bien vivantes. Et elles pr\u00e9parent leur revanche.<\/p>\n","protected":false},"author":20,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-814","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/814","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=814"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/814\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=814"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=814"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=814"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}