



{"id":8026,"date":"2018-09-20T23:56:47","date_gmt":"2018-09-20T21:56:47","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=8026"},"modified":"2018-09-21T09:31:54","modified_gmt":"2018-09-21T07:31:54","slug":"transports-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=8026","title":{"rendered":"L\u2019av\u00e8nement de la voiture volante"},"content":{"rendered":"<p>Dans les films de science-fiction comme \u00abLe Cinqui\u00e8me \u00e9l\u00e9ment\u00bb ou \u00abBlade Runner\u00bb, les voitures volantes ont r\u00e9ussi \u00e0 voler la vedette aux acteurs. Bient\u00f4t, ce type de v\u00e9hicule pourrait m\u00eame coloniser le ciel. De nombreuses initiatives d\u2019entreprises et de gouvernements ont, en effet, vu le jour en 2018 en faveur des taxis volants. Pr\u00e9curseur, le Japon a convi\u00e9, fin ao\u00fbt dernier, 21 soci\u00e9t\u00e9s afin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9veloppement de tels engins dans l\u2019archipel durant la prochaine d\u00e9cennie. Uber figurait parmi les invit\u00e9s. Le g\u00e9ant californien travaille sur des projets de taxis volants, mi-drones, mi-h\u00e9licopt\u00e8res, dont les premiers tests sont pr\u00e9vus en 2020 et les vols commerciaux d\u00e8s 2023. Le constructeur a\u00e9ronautique europ\u00e9en Airbus a \u00e9galement r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019appel nippon, en tant que fer de lance dans le domaine.<\/p>\n<p><strong>53 secondes de vol et des promesses<\/strong><\/p>\n<p>Airbus, par l\u2019interm\u00e9diaire de sa filiale A3, a d\u00e9velopp\u00e9 Vahana, un concept d\u2019Adav (a\u00e9ronef \u00e0 d\u00e9collage et atterrissage verticaux). L\u2019engin mesure 6,2 m\u00e8tres d&rsquo;envergure pour 5,7 m\u00e8tres de long et 2,8 m\u00e8tres de haut. Son poids au d\u00e9collage est de 745 kg. En comparaison, un h\u00e9licopt\u00e8re civil de type Eurocopter EC120 mesure 9,60 m\u00e8tres de long, 3,40 de haut pour un poids d\u2019environ 1,7 tonne. Cet engin \u00e9lectrique a effectu\u00e9 son premier vol d\u2019essai en pilotage autonome en janvier 2018. Le tout premier prototype, baptis\u00e9 Alpha One, s\u2019est \u00e9lev\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 une hauteur de 5 m\u00e8tres \u00e0 Pendleton, dans l\u2019\u00e9tat am\u00e9ricain de l\u2019Oregon. Le vol a dur\u00e9 53 secondes. M\u00eame si le temps de vol semble court, la direction se f\u00e9licite d\u2019avoir concr\u00e9tis\u00e9 un projet d\u00e9marr\u00e9 deux ans auparavant. Pour l\u2019instant, ce prototype sera destin\u00e9 au d\u00e9placement d\u2019une personne, mais pourrait s\u2019\u00e9largir \u00e0 transporter plusieurs personnes, comme un taxi.<\/p>\n<p>Le constructeur britannique Rolls-Royce s\u2019est \u00e9galement joint \u00e0 la course aux engins volant. En juillet dernier, lors du salon a\u00e9ronautique de Farnborough (Angleterre), le motoriste anglais a pr\u00e9sent\u00e9 son RR eVTOL pour \u00abelectric vertical take-off and landing.\u00bb Cet engin hybride, sans pilote, pourrait accueillir cinq passagers et couvrir une distance de 800 kilom\u00e8tres. Le constructeur annonce une commercialisation au d\u00e9but des ann\u00e9es 2020.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-8028\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/ImageJour_200918.jpg\" alt=\"\" width=\"469\" height=\"312\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/ImageJour_200918.jpg 469w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/ImageJour_200918-300x200.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/ImageJour_200918-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 469px) 100vw, 469px\" \/><\/p>\n<p><strong>Une start-up parmi les plus grands<\/strong><\/p>\n<p>Outre les grands noms de l\u2019aviation ou du secteur automobile, des jeunes soci\u00e9t\u00e9s se lancent \u00e9galement dans la course aux engins volants. C\u2019est notamment le cas de la start-up allemande Lilium. Cr\u00e9\u00e9e en 2015, elle est issue de l\u2019initiative de quatre \u00e9tudiants de l\u2019Universit\u00e9 technique de Munich. Les fondateurs souhaitaient trouver une alternative \u00e0 la congestion urbaine et \u00e0 la pollution, tout en permettant aux gens de se d\u00e9placer librement. Ainsi, le jet se pr\u00e9sente avec 36 moteurs \u00e9lectriques de petite taille sur ses ailes. Des volets s\u2019ouvrent ou se referment sur ces moteurs en fonction du vol d\u00e9sir\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire en stationnaire lors du d\u00e9collage et de l\u2019atterrissage. Lors des d\u00e9placements, les volets sont positionn\u00e9s \u00e0 l\u2019horizontal. Ce syst\u00e8me permet d\u2019atteindre une vitesse de 300 km\/h contre 50 \u00e0 80 km\/h pour les drones de grande taille. Autonome, il pourra transporter jusqu\u2019\u00e0 cinq passagers. \u00abCela signifie que Lilium peut voler plus efficacement dans les m\u00e9galopoles, avec un temps de chargement des passagers moindres\u00bb, pr\u00e9cise Tara Harandi-Zadeh, porte-parole de la start-up. Ce taxi volant sera commercialis\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 2020.<\/p>\n<p>Que ce soit sous la forme d\u2019un taxi-volant ou d\u2019une structure monoplace futuriste, ces engins sont pr\u00e9sent\u00e9s comme une solution \u00e0 la congestion du r\u00e9seau routier. Pourtant, ils sont loin de faire l\u2019unanimit\u00e9 aupr\u00e8s des experts, comme l\u2019entrepreneur am\u00e9ricain Elon Musk. En d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, <a href=\"http:\/\/www.businessinsider.fr\/us\/elon-musk-explains-how-flying-cars-could-guillotine-pedestrian-2018-5\">lors d\u2019un \u00e9v\u00e9nement consacr\u00e9 \u00e0 sa soci\u00e9t\u00e9 The Boring Company<\/a>, ce dernier s\u2019est montr\u00e9 critique envers les voitures volantes en les jugeant dangereuses en cas de mauvais entretien et \u00abaussi bruyantes qu\u2019un ouragan\u00bb. Pour lui, la d\u00e9congestion du trafic r\u00e9side dans les projets de transports en commun.<\/p>\n<p><strong>Partage ton biplace!<\/strong><\/p>\n<p>Si certaines soci\u00e9t\u00e9s se lancent dans la construction d\u2019engins volants destin\u00e9s aux particuliers, d\u2019autres pr\u00e9f\u00e8rent d\u00e9mocratiser le vol en avion traditionnel, \u00e0 l\u2019instar de Wingly. Cr\u00e9\u00e9e en 2015, cette plateforme digitale fran\u00e7aise met en relation les pilotes et les passagers, dans le but de faciliter le \u00abco-avionnage\u00bb dans des appareils traditionnels. Pour les trois fondateurs Emeric de Waziers, Bertrand Joab-Cornu et Lars Klein, dont les deux premiers sont d\u2019anciens \u00e9tudiants de l\u2019Ecole polytechnique (L\u2019X), le but est d\u2019ouvrir le secteur de l\u2019aviation \u00e0 l\u2019\u00e9conomie collaborative. \u00abNotre objectif est avant tout de d\u00e9mocratiser le ciel \u00e0 tous, explique Emeric de Waziers. Si nous ne sommes pas des taxis-volants \u00e0 proprement parler, nous contribuons cependant \u00e0 l\u2019ouverture du march\u00e9 de l\u2019a\u00e9ronautique \u00e0 un plus grand public.\u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019instar de BlaBlaCar, la plateforme communautaire payante de covoiturage, Wingly propose des milliers de vols sur son interface, soit sous forme de balades, soit sous forme d\u2019excursions. Depuis sa cr\u00e9ation, plus de 11&rsquo;000 vols ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s, dont la moiti\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en l\u2019espace de sept mois seulement. \u00abNos march\u00e9s principaux sont l\u2019Allemagne et la France, suivis par le Royaume-Uni\u00bb, pr\u00e9cise Emeric de Waziers. Mais, en raison de la l\u00e9gislation europ\u00e9enne, les pilotes ont l\u2019interdiction de r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices. Les entr\u00e9es financi\u00e8res doivent uniquement couvrir les frais. Avec toutefois l\u2019espoir d\u2019un changement de lois gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019usage de plus en plus fr\u00e9quent de drones.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine en ligne\u00a0<a href=\"https:\/\/technologist.eu\/\" rel=\"noopener\">Technologist<\/a>, qui traite l\u2019actualit\u00e9 de la recherche et de l\u2019innovation en Europe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Engins pour particuliers et avions-taxis pourraient bien envahir le ciel. Uber comme Airbus s\u2019y int\u00e9ressent.<\/p>\n","protected":false},"author":20248,"featured_media":8028,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[1301],"class_list":["post-8026","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-technophile","tag-innovation","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8026","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20248"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8026"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8026\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8029,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8026\/revisions\/8029"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/8028"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8026"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8026"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8026"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}