



{"id":7851,"date":"2018-08-06T23:43:39","date_gmt":"2018-08-06T21:43:39","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=7851"},"modified":"2018-08-10T09:35:42","modified_gmt":"2018-08-10T07:35:42","slug":"voyage-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=7851","title":{"rendered":"Istanbul, version insolite et branch\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>On dit d\u2019Istanbul qu\u2019une vie ne suffirait pas pour en d\u00e9couvrir toutes les richesses. C\u2019est s\u00fbrement vrai: cette fourmili\u00e8re \u2013 qui compterait entre 12 et 14 millions d\u2019habitants, les sources divergent \u2013 est un carrefour de civilisations, le lieu o\u00f9 l\u2019Europe et l\u2019Asie se rencontrent et o\u00f9 plusieurs si\u00e8cles d\u2019histoire et de culture se m\u00e9langent. Situ\u00e9e \u00e0 moins de quatre heures de vol de nombreux pays europ\u00e9ens, asiatiques et moyen-orientaux, la cit\u00e9 turque est depuis quelques ann\u00e9es prise d\u2019assaut par les adeptes de s\u00e9jours de quatre ou cinq jours.<\/p>\n<p>Celui qui se rend \u00e0 Istanbul pour la premi\u00e8re fois ne doit pas faire l\u2019impasse sur un certain nombre d\u2019incontournables. Des lieux touristiques, certes, mais qui appartiennent au patrimoine de l\u2019humanit\u00e9. Comme Sainte-Sophie, cette \u00e9glise situ\u00e9e dans le quartier de Sultanahmet qui fut construite au IVe si\u00e8cle par l\u2019empereur Constantin. D\u2019abord lieu de culte pour les chr\u00e9tiens, elle est convertie en mosqu\u00e9e en 1453, lorsque le sultan Mehmet le Conqu\u00e9rant s\u2019empare de Constantinople. Quelque 500 ans plus tard, en 1935, le pr\u00e9sident Atat\u00fcrk d\u00e9cide d\u2019en faire un mus\u00e9e pour que tout le monde puisse en profiter.<\/p>\n<p>Non loin de l\u00e0 se trouve un autre must, la Mosqu\u00e9e bleue, en r\u00e9f\u00e9rence aux couleurs des mosa\u00efques de ses vo\u00fbtes et murs int\u00e9rieurs. Le palais de Topkapi, \u00e0 proximit\u00e9 lui aussi, cultive le faste de l\u2019Empire ottoman. Constitu\u00e9 de plusieurs b\u00e2timents, le complexe a servi de r\u00e9sidence au sultan pendant pr\u00e8s de 400 ans. Il y logeait ses femmes et y conservait ses tr\u00e9sors joailliers. Enfin, toujours dans le quartier, le Grand Bazaar reste un passage oblig\u00e9 pour boire un caf\u00e9 turc, humer les \u00e9pices ou marchander un tapis.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-7854\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/img_du_jour_08.08.2018.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/img_du_jour_08.08.2018.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/img_du_jour_08.08.2018-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/img_du_jour_08.08.2018-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00c9picentre de la cr\u00e9ation<\/strong><\/p>\n<p>Une fois que le visiteur aura vu ces incontournables, il pourra se d\u00e9dier \u00e0 la d\u00e9couverte de la ville comme la vivent ses habitants \u00e2g\u00e9s de 20 \u00e0 40 ans. A l\u2019instar de Londres, Barcelone ou Berlin, Istanbul cultive sa r\u00e9putation d\u2019\u00e9picentre cr\u00e9atif et festif. Art, mode ou design: parmi les talents \u00e9mergents de la sc\u00e8ne internationale se trouvent un nombre croissant de Turcs, comme l\u2019artiste contemporain Taner Ceylan, les stylistes Umit Benan et Bora Aksu ou le duo de designers Autoban.<\/p>\n<p>Si la cr\u00e9ation se sent si bien ici, c\u2019est en partie parce que le pays conna\u00eet depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es une embellie \u00e9conomique. Avec une croissance avoisinant les 10% en 2010 et 2011, le pays a m\u00eame rejoint le peloton de t\u00eate des nations \u00e9mergentes. Cet accroissement des richesses, dans un pays comme la Turquie culturellement port\u00e9 sur l\u2019ornementation, s\u2019affiche clairement. Dans les rues, les voitures de luxe pullulent et les femmes stambouliotes portent les derni\u00e8res collections des marques de mode les plus ch\u00e8res du march\u00e9, tout en arborant un sourire ourl\u00e9 plus vrai que nature, bien souvent assorti d\u2019un nez standardis\u00e9. \u00c0 Istanbul, les codes de l\u2019art de vivre international ont depuis longtemps \u00e9t\u00e9 assimil\u00e9s par la jeunesse dor\u00e9e, qui n\u2019a peut-\u00eatre jamais aussi bien port\u00e9 son nom qu\u2019ici&#8230;<\/p>\n<p><strong>Belles nanties sur fond rose<\/strong><\/p>\n<p>Plusieurs fois par an depuis 1988, Domenico Filipponi, conseiller artistique pour UniCredit \u00e0 Milan, se rend \u00e0 Istanbul pour rencontrer des collectionneurs et les conseiller dans leurs acquisitions. La jeunesse dor\u00e9e stambouliote, il la c\u00f4toie r\u00e9guli\u00e8rement au House Cafe dans le district \u00fcber chic d\u2019Ortak\u00f6y. Une adresse avec terrasse sur le Bosphore qu\u2019il recommande vivement pour boire un verre, profiter de la vue sur la ville tout en observant les belles nanties. \u00abEt pour comprendre pourquoi la Corne d\u2019Or (l\u2019estuaire qui se jette dans le Bosphore, ndlr) se nomme ainsi, il faut se rendre \u00e0 la tomb\u00e9e du jour sur le toit de l\u2019h\u00f4tel Pierre Loti.\u00bb Sur le fond rose du coucher de soleil, les lignes des ponts et les silhouettes des mosqu\u00e9es alentour se dessinent. A couper le souffle.<\/p>\n<p>Mais le quartier que pr\u00e9f\u00e8re Domenico Filipponi reste Beyoglu. Le c\u0153ur culturel d\u2019Istanbul, l\u00e0 o\u00f9 se trouvent les meilleures galeries (Arter, Rodeo, Galerist, \u00d6ktem &amp; Aykut et, dans le quartier voisin de Besiktas, Rampa), mus\u00e9es et espaces d\u2019art (comme Istanbul Modern et SALT). Mais dans le coin, il n\u2019y a pas que de la nourriture pour les yeux et l\u2019esprit. \u00abIl faut \u00e0 tout prix go\u00fbter aux fantastiques b\u00f6reks sucr\u00e9s d\u2019\u00d6zen B\u00f6rek\u00e7isi\u00bb, ajoute notre interlocuteur. Et plus tard, une fois l\u2019estomac remis d\u2019aplomb, se diriger vers le toit de l\u2019h\u00f4tel Mama Shelter et son bar, une adresse cool et d\u00e9contract\u00e9e pour commencer la soir\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Poisson et raki toute la nuit<\/strong><\/p>\n<p>Stambouliote depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, Metin Ilktekin \u2013 n\u00e9 et grandi \u00e0 Zurich de parents turc et hollandais \u2013 partage avec les hipsters du monde entier un habitus de classe. Il conna\u00eet la ville comme sa poche. Hormis Beyoglu, il recommande le quartier Moda, sur la rive asiatique, \u00abpour son ambiance boh\u00e8me et relax qui attire de nombreux musiciens et artistes\u00bb et conseille \u2013 c\u00f4t\u00e9 europ\u00e9en \u2013 de se promener \u00e0 Arnavutkoy, un quartier \u00abassez cher mais authentique\u00bb fait de maisons en bois.<\/p>\n<p>Autre conseil du trentenaire: aux \u00abinf\u00e2mes\u00bb clubs pour nouveaux riches (Reina ou Lucca) situ\u00e9s entre Ortak\u00f6y et Bebek sur les rives du Bosphore, pr\u00e9f\u00e9rer ceux de Beyoglu. \u00abC\u2019est l\u00e0 que le soir venu se retrouvent les cool kids. Pour moi, Minimuzikhol est le meilleur club \u00e9lectro de la ville. Fr\u00e9quent\u00e9 par les artistes turcs \u00e9mergents, les excentriques et les \u00absocialites\u00bb du monde entier, l\u2019ambiance y est \u2039berlinoise\u203a.\u00bb<\/p>\n<p>Concerts, festival, clubbing&#8230; Istanbul divertit g\u00e9n\u00e9reusement ses h\u00f4tes et citoyens. Mais pour \u00eatre vraiment raccord avec les habitudes locales, il faut s\u2019asseoir \u00e0 la table d\u2019un des nombreux Meyhanes de la ville, l\u2019\u00e9quivalent d\u2019une taverne. \u00abOn se retrouve entre amis et toute la nuit on boit du raki et on mange du poisson, explique Metin Ilktekin. Tous lesStambouliotes aiment passer leurs soir\u00e9es ainsi.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Au petit matin<\/strong><br \/>\nLe Kafe Ara, \u00e0 Beyoglu. Pas d\u2019endroit mieux que celui-ci pour d\u00e9vorer un petit d\u00e9jeuner turc. Ce caf\u00e9-restaurant appartient au photojournaliste d\u2019origine arm\u00e9nienne Ara Guler. Mondialement connu, l\u2019octog\u00e9naire est surnomm\u00e9 \u00abl\u2019\u0153il d\u2019Istanbul\u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 le premier correspondant du \u00abTime\u00bb au Proche-Orient lorsque le c\u00e9l\u00e8bre magazine a ouvert un bureau en Turquie en 1958.<\/p>\n<p><strong>Le soir venu<\/strong><br \/>\nAlancha, \u00e0 Be\u00b8sikta\u00b8s, un restaurant de gastronomie turque contemporaine. La carte n\u2019est pas donn\u00e9e, mais le menu \u00abAnatolie\u00bb, une d\u00e9gustation de diff\u00e9rents mets aux saveurs d\u2019Asie mineure, vaut le d\u00e9tour!<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.alancha.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.alancha.com<\/a><\/p>\n<p><strong>Encore un peu plus tard<\/strong><br \/>\nDans un autre genre, Sur Balik dans le quartier d\u2019Arnavutkoy. Un hommage aux produits de la mer et \u00e0 la cuisine stambouliote d\u2019origine, soit d\u2019avant les ann\u00e9es 1970 et le d\u00e9versement des influences d\u2019Anatolie dans la gastronomie de la ville.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.surbalik.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.surbalik.com<\/a><\/p>\n<p><strong>Le lendemain d\u2019hier<\/strong><br \/>\nPour se remettre de la nuit festive, prendre un bateau \u2013 par exemple depuis les embarcad\u00e8res de Kabata\u00b8Kadikoy ou Bostanci \u2013 et voguer jusqu\u2019aux \u00eeles des Princes o\u00f9 les voitures sont interdites et o\u00f9 l\u2019on se d\u00e9place \u00e0 dos d\u2019\u00e2ne. Lorsque les temp\u00e9ratures le permettent, on peut m\u00eame se baigner et se pr\u00e9lasser sur les diff\u00e9rentes plages. Et s\u2019il ne faut choisir qu\u2019une des cinq \u00eeles, Metin Ilktekin recommande Heybeliada, la plus petite mais aussi la plus charmante.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Swissquote (no 35).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La m\u00e9tropole bicontinentale fait partie des destinations \u00e0 la mode. Mais elle a bien plus \u00e0 offrir au visiteur qu\u2019une aventure d\u2019un week-end. Bienvenue dans la ville monde.<\/p>\n","protected":false},"author":19092,"featured_media":7854,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-7851","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7851","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7851"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7851\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7857,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7851\/revisions\/7857"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7854"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}