



{"id":735,"date":"2001-05-14T00:00:00","date_gmt":"2001-05-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=735"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"london","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=735","title":{"rendered":"Partir \u00e0 Londres pour d\u00e9couvrir Tracey Emin"},"content":{"rendered":"<p>J\u2019ai connu <a href=http:\/\/www.artcyclopedia.com\/artists\/emin_tracey.html target=_blank class=std>Tracey Emin<\/a> sur les murs de la Tate Modern, lors d\u2019une visite en solitaire. Au rayon \u00abart int\u00e9rieur\u00bb de la grande usine de Bankside, il est \u00e9crit qu\u2019\u00e0 37 ans, elle est l\u2019artiste britannique la plus \u00aben vue\u00bb depuis David Hockney. <\/p>\n<p><center><IFRAME SRC=\"http:\/\/ad.ch.doubleclick.net\/adi\/banner.ch\/;ad=734734;sz=200x100;ord=[timestamp]?\" width=\"200\" height=\"100\" frameborder=\"no\" border=\"0\" MARGINWIDTH=\"0\" MARGINHEIGHT=\"0\" SCROLLING=\"no\"><br \/>\n<SCRIPT language=\"JavaScript1.1\" SRC=\"http:\/\/ad.ch.doubleclick.net\/adj\/banner.ch\/;ad=734734;abr=!ie;sz=200x100;ord=[timestamp]?\"><br \/>\n<\/SCRIPT><br \/>\n<NOSCRIPT><br \/>\n<A HREF=\"http:\/\/ad.ch.doubleclick.net\/jump\/banner.ch\/;ad=734734;abr=!ie4;abr=!ie5;sz=200x100;ord=[timestamp]?\"><IMG SRC=\"http:\/\/ad.ch.doubleclick.net\/ad\/banner.ch\/;ad=734734;abr=!ie4;abr=!ie5;sz=200x100;ord=[timestamp]?\" border=0 width=\"200\" height=\"100\"><\/A><br \/>\n<\/NOSCRIPT><br \/>\n<\/IFRAME><\/center><\/p>\n<p>A la Tate du moins, elle se fait voir. \u00abCurriculum vitae\u00bb, l\u2019une de ses vid\u00e9os expos\u00e9es, raconte la vie de Tracey sous forme de journal intime. Une voix, la sienne, \u00e9gr\u00e8ne ses fausses amours, ses tentatives de suicide, la mort de sa grand-m\u00e8re. Les images balaient son appartement londonien sens dessus dessous, ses magazines, ses clopes, son quotidien.<\/p>\n<p>La voix s\u2019arr\u00eate sur le corps de la jeune femme, nue, recroquevill\u00e9e dans la position du f\u0153tus. Et sa m\u00e8re, sur le canap\u00e9, indiff\u00e9rente, qui regarde la t\u00e9l\u00e9. C\u2019est la cruaut\u00e9 d\u2019Emin, sa vie qu\u2019elle livre \u00e0 tout le monde, comme \u00e7a, parce qu\u2019elle sait que d\u2019autres se reconna\u00eetront dans sa souffrance, dans ses joies et dans ses amours.<\/p>\n<p>Tracey Emin m\u2019a plu. Qu\u2019elle soit devenue un pop star en Angleterre, qu\u2019elle pose en Vivienne Westwood dans Vogue, qu\u2019elle fasse voir sa silhouette glam rock dans toutes les soir\u00e9es branch\u00e9es et sur tous les tablo\u00efds ne me choque pas. C\u2019est un peu comme Pipilotti Rist, leur corps appartient \u00e0 leur \u0153uvre et l\u2019exhibitionnisme fait partie du jeu artistique. L\u2019art contemporain peut avoir ses vedettes, \u00e0 condition qu\u2019il y ait un peu de consistance sous la chair.<\/p>\n<p>Au \u00abWhite Cube 2\u00bb o\u00f9 Tracey Emin vient d\u2019inaugurer sa premi\u00e8re exposition personnelle depuis quatre ans, elle ne m\u2019a pas d\u00e9\u00e7ue. Tout est montr\u00e9 ici pour secouer les bien-pensants. Mais le discours de l\u2019\u00e9corch\u00e9e vive contraste avec un emballage bien sage. Tracey Emin choisi par exemple la technique du patchwork pour coudre un texte cruel sur la mort d\u2019un enfant et la douleur de sa m\u00e8re, pour tisser ses relations conflictuelles avec la religion ou pour surpiquer un po\u00e8me sur l\u2019orgasme.<\/p>\n<p>Elle construit un Concorde aux ailes cass\u00e9es en papier m\u00e2ch\u00e9. Dessine des nus sur du papier buvard avec les ratures et les taches d\u2019encre des \u00e9coliers. Exprime la douleur physique avec un bouteille d\u2019Evian retourn\u00e9e \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un goutte-\u00e0-goutte. Au moyen des petits points de sa grand-m\u00e8re, Tracey est capable de broder le mot FUCK avec la patience d\u2019une dentelli\u00e8re.<\/p>\n<p>Le petit espace d\u2019exposition en retrait d\u2019Old Street ne d\u00e9semplit pas: des ados en bas de laine rouges et casquettes, des p\u00e8res avec b\u00e9b\u00e9s ventraux, un groupe de Japonais interdits, des trentenaires avec l\u2019air de ceux que rien n\u2019\u00e9tonne. Un public patient qui fait la queue devant une cabine de projection vid\u00e9o de Tracey Emin comme devant les WC publics un soir de concert. Une pop star, je vous dis. Les critiques sont \u00e9logieuses et la police des m\u0153urs de Scotland Yard n\u2019a pas encore trouv\u00e9 mati\u00e8re \u00e0 scandale. C\u2019est que sous la jupe, Tracey a aussi une \u00e2me.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\n\u00abYou Forgot to Kiss My Soul\u00bb, Tracey Emin, White Cube 2, 48 Hoxton Square, N1, jusqu\u2019au 26 mai.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;-<br \/>\nEn plus:<br \/>\n\u00abBill Viola: Five Angels for the Millennium and Other New Works\u00bb. Le vid\u00e9aste am\u00e9ricain a choisi Londres pour pr\u00e9senter son nouveau travail sur les passions humaines. Encyclop\u00e9dique et bouleversant.<br \/>\nGalerie Anthony d\u2019Offay, 9,23 et 24 Dering Street, jusqu\u2019au 21 juillet. Les \u0153uvres ant\u00e9rieures de Bill Viola sont visibles sur le site du <a href=http:\/\/www.sfmoma.org\/espace\/viola\/dhtml\/content\/fr_menu_dhtml.html target=_blank class=std>Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de San Francisco<\/a><\/p>\n<p>La Grande-Bretagne fait de 2001 une <a href=http:\/\/www.japan2001.org.uk target=_blank class=std>ann\u00e9e japonaise<\/a> qui commence ce mois avec l\u2019invasion de designers, cr\u00e9ateurs de mode, plasticiens, dessinateurs de mangas et musiciens \u00e0 tous les \u00e9tages du grand magasin Selfridge\u2019s, sur Oxford Street. M\u00eame si c\u2019est du racolage, c\u2019est instructif, amusant et bien fait.<\/p>\n<p>&#8212;&#8211;<br \/>\nEt toujours&#8230;<\/p>\n<p>\u00abCl\u00e9op\u00e2tre d\u2019Egypte. De l\u2019histoire au mythe\u00bb, British Museum, Londres, jusqu\u2019au 26 ao\u00fbt (www.thebritishmuseum.ac.uk)<\/p>\n<p><a href=http:\/\/www.feltmountain.com target=_blank class=std>Goldfrapp<\/a> en concert. Le nouveau duo \u00e9lectronique \u00e0 la mode descend de son Cervin imaginaire pour un concert \u00e0 l\u2019Union Chapel, N1, Compton Terrace. Le jeudi 17 mai est sold out. Concert suppl\u00e9mentaire le 18 mai. R\u00e9servations: + 44 20 7403 3331 ou sur <a href=http:\/\/www.broadband.co.uk\/wayahead\/cgi-bin\/event.pl?ArtistName=GOLDFRAPP&#038;PromoterCode=372&#038;Max=11&#038;ShowStatus=2&#038;Template=sjm target=_blank class=std>GigsandTours.com<\/a>.<\/p>\n<p>\u00abBridget Jones\u2019s Diary\u00bb, un film de Sharon Maguire, avec Ren\u00e9e Zellweger dans le r\u00f4le de la \u00abc\u00e9libattante\u00bb londonienne, Hugh Grant dans celui de son pr\u00e9tendant, d\u2019apr\u00e8s les romans d\u2019Helen Fielding. Pas un cin\u00e9ma qui n\u2019ait pas sa copie.<\/p>\n<p>\u00abMy Fair Lady\u00bb revient dans une spectacle musical \u00e9crit par Alan Jay. Avec Martine McCutcheon dans le r\u00f4le d\u2019Audrey Hepburn. A d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 au Drury Lane Theatre Royal pour des repr\u00e9sentations jusqu\u2019au 21 juillet.<br \/>\nR\u00e9servations: + 44 207 494 5454.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;artiste britannique la plus hype s&rsquo;expose dans sa capitale. Une raison parmi beaucoup d&rsquo;autres de s&rsquo;y rendre ce printemps. <\/p>\n","protected":false},"author":8492,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-735","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/735","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/8492"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=735"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/735\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=735"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=735"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=735"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}