



{"id":7188,"date":"2018-02-15T23:22:05","date_gmt":"2018-02-15T22:22:05","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=7188"},"modified":"2018-02-22T00:08:04","modified_gmt":"2018-02-21T23:08:04","slug":"sante-41","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=7188","title":{"rendered":"Comment le corps humain r\u00e9siste \u00e0 des situations extr\u00eames"},"content":{"rendered":"<p>Le corps humain est dot\u00e9 de nombreux m\u00e9canismes qui lui permettent de survivre dans des situations extraordinaires, comme la canicule ou l\u2019altitude. D\u00e9couvrez comment il se comporte, ce qui lui nuit et de quelle fa\u00e7on il peut se prot\u00e9ger.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-7192\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_15_fev.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_15_fev.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_15_fev-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_15_fev-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>La profondeur: l\u2019impact de la pression sur les gaz<\/strong><\/p>\n<p>Sous l\u2019eau, les vaisseaux sanguins se resserrent et le rythme cardiaque se ralentit. Cela permet notamment de retenir sa respiration plus longtemps. Mais une plong\u00e9e a des effets diff\u00e9rents sur le corps si elle est effectu\u00e9e avec ou sans bouteille. Sans \u00e9quipement, au-del\u00e0 de 30 m de profondeur, les poumons risquent de s\u2019\u00e9craser. En plongeant toujours plus bas, la pression augmente de 1 bar tous les 10 m\u00e8tres. Cette pression impacte notamment le volume de gaz dans les poumons, les oreilles, la bouche, le nez et le front. C\u2019est pour cette raison que le volume des poumons se r\u00e9duit \u00e0 un quart de sa taille habituelle \u00e0 30 m de profondeur. Avec une bouteille, la pression peut \u00eatre r\u00e9\u00e9quilibr\u00e9e pendant la plong\u00e9e: une pression de 4 bar est ainsi neutralis\u00e9e par l\u2019inhalation de l\u2019air correspondant \u00e0 la m\u00eame valeur, ce qui permet \u00e0 l\u2019homme de descendre plus bas.<\/p>\n<p>L\u2019air comprim\u00e9 dans une bouteille de plong\u00e9e est compos\u00e9 d\u2019oxyg\u00e8ne et d\u2019azote. Dans des profondeurs d\u00e9passant les 50\u2005m, l\u2019azote peut provoquer un \u00e9tat d\u2019ivresse. \u00abComme une personne ivre, le plongeur va avoir du mal \u00e0 se contr\u00f4ler et peut se mettre en danger facilement\u00bb, dit Rodrigue Pignel, m\u00e9decin-chef du centre hyperbare des HUG. Autre risque: en remontant trop vite, l\u2019azote peut cr\u00e9er des bulles dans les vaisseaux sanguins qui risquent de couper la circulation. \u00abL\u2019effet est le m\u00eame que lorsque vous ouvrez une bouteille de liquide gazeuse sous pression.\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le froid: entre tremblements et resserrements<\/strong><\/p>\n<p>Le corps humain n\u2019est pas adapt\u00e9 aux temp\u00e9ratures basses. Ainsi, il a plus de mal \u00e0 se r\u00e9chauffer qu\u2019\u00e0 se refroidir. C\u2019est la raison pour laquelle il poss\u00e8de dix fois plus de r\u00e9cepteurs pour le froid que pour la chaleur sur la peau. Par cons\u00e9quent, la sensation du froid est transmise au cerveau bien plus rapidement. Comment le corps r\u00e9siste-t-il? Les vaisseaux dans les bras et les jambes se resserrent pour que le sang chaud reste au centre. C\u2019est pourquoi la peau devient blanche et m\u00eame violette quand l\u2019exposition \u00e0 des temp\u00e9ratures tr\u00e8s basses perdure. En plus de la contraction des vaisseaux et des organes, les muscles se mettent \u00e0 trembler, ce qui entra\u00eene la production de chaleur.<\/p>\n<p>La sensation de froid est notamment d\u00e9termin\u00e9e par la constitution. Les enfants et les personnes de petite taille ont une plus grande superficie par rapport au volume corporel que les personnes de grande taille. Ils se refroidissent donc plus rapidement. La consommation d\u2019alcool augmente aussi la sensibilit\u00e9 au froid, puisqu\u2019il provoque une dilatation des vaisseaux (qui, quant \u00e0 elle, fait d\u00e9gager de la chaleur).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019altitude: gare \u00e0 la perte de liquide<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019air contient toujours 21\u2005% d\u2019oxyg\u00e8ne. En revanche, en altitude, la disponibilit\u00e9 de ce gaz pour notre corps diminue \u00e0 cause de la baisse de la pression barom\u00e9trique qui entra\u00eene celle de la pression partielle en oxyg\u00e8ne. \u00c0 partir de 2\u2019500\u2005m, le corps commence \u00e0 sentir cette diminution. Gr\u00e2ce aux augmentations de la fr\u00e9quence respiratoire et du d\u00e9bit cardiaque, il arrive \u00e0 capter et faire circuler plus d\u2019oxyg\u00e8ne vers les tissus. Ainsi, le pouls au repos en altitude augmente sa fr\u00e9quence de 10 \u00e0 20\u2005%. Une deuxi\u00e8me strat\u00e9gie d\u2019adaptation \u00e0 l\u2019altitude consiste \u00e0 am\u00e9liorer la distribution de l\u2019oxyg\u00e8ne aux organes plus importants (cerveau, c\u0153ur) via une dilatation des art\u00e8res qui les irriguent. Une autre strat\u00e9gie est l\u2019augmentation du nombre de globules rouges. Mais celle-ci n\u2019est pas visible dans la moelle osseuse avant deux \u00e0 trois semaines de s\u00e9jour en altitude.<\/p>\n<p>Le trouble le plus courant en altitude est le mal aigu des montagnes. Il se traduit par des maux de t\u00eate, de l\u2019inapp\u00e9tence, des naus\u00e9es, des vomissements ou de l\u2019insomnie et serait caus\u00e9 en partie par une arriv\u00e9e trop importante de sang vers le cerveau (mais les causes exactes sont encore mal connues). Des maladies plus graves \u2013 et qui peuvent m\u00eame entra\u00eener la mort \u2013 sont les \u0153d\u00e8mes c\u00e9r\u00e9braux et pulmonaires. La mesure la plus s\u00fbre pour traiter l\u2019une de ces maladies graves est la descente imm\u00e9diate.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La pollution: le danger des particules fines<\/strong><\/p>\n<p>Selon l\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9, il y a plus de personnes dans le monde qui meurent \u00e0 cause de la pollution qu\u2019en raison de l\u2019eau contamin\u00e9e et du paludisme. La quantit\u00e9 de poussi\u00e8re (particules fines) dans l\u2019air est influenc\u00e9e par de multiples facteurs, comme la combustion de gazole, de charbon, de bois et d\u2019autres mati\u00e8res. La pollution est ainsi principalement caus\u00e9e par la circulation, l\u2019industrie, les chemin\u00e9es, mais aussi par l\u2019agriculture et l\u2019\u00e9levage industriel. Les habitants des villes sont clairement les plus expos\u00e9s: les poumons d\u2019une personne ayant v\u00e9cue toute sa vie dans une grande ville sont comparables \u00e0 ceux d\u2019une personne ayant fum\u00e9 toute sa vie. Les particules fines se d\u00e9finissent par un diam\u00e8tre de moins de 0,01 millim\u00e8tres, soit 10 microm\u00e8tres. \u00c0 cette taille-l\u00e0, les particules peuvent entrer dans les voies respiratoires. \u00c0 partir d\u2019une taille de 2,5 microm\u00e8tres, elles contaminent les alv\u00e9oles pulmonaires et en dessous de 1 microm\u00e8tre, elles s\u2019attaquent m\u00eame au sang.<\/p>\n<p>Comment le corps essaie-t-il de r\u00e9sister? D\u00e8s que la poussi\u00e8re entre dans les bronches, les voies respiratoires sup\u00e9rieures se resserrent. Pour une personne en bonne sant\u00e9, c\u2019est supportable, mais pour les personnes asthmatiques il y a le risque de souffrir d\u2019essoufflement. Lorsque les particules contaminent les alv\u00e9oles pulmonaires, le corps va se d\u00e9fendre comme s\u2019il avait \u00e0 faire \u00e0 une bact\u00e9rie. Cette r\u00e9action entra\u00eene un endommagement du tissu pulmonaire et \u2013 dans le pire des cas \u2013 un cancer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La chaleur: l\u2019importance de la sueur<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s que les temp\u00e9ratures ext\u00e9rieures d\u00e9passent les 30\u00b0C, le corps d\u00e9clenche des m\u00e9canismes de d\u00e9fense pour maintenir sa temp\u00e9rature \u00e0 37\u00b0C. Premi\u00e8rement, l\u2019organisme am\u00e8ne plus de sang dans les mains et les pieds, ce qui permet de dissiper la chaleur. Mais le m\u00e9canisme le plus efficace reste la transpiration. La peau poss\u00e8de deux \u00e0 trois millions de glandes sudoripares qui assurent jusqu\u2019\u00e0 90\u2005% du processus de refroidissement du corps. L\u2019\u00e9vaporation de la sueur sur la peau enl\u00e8ve au corps de l\u2019\u00e9nergie calorique, ce qui l\u2019aide \u00e0 se refroidir. En revanche, lorsque la chaleur est accompagn\u00e9e d\u2019une humidit\u00e9 de l\u2019air \u00e9lev\u00e9e, le processus d\u2019\u00e9vaporation est perturb\u00e9 et se montre moins efficace.<\/p>\n<p>La chaleur dans le corps provoque une distension des vaisseaux (vasodilatation), ce qui stimule entre autres les syst\u00e8mes cardio-vasculaires, respiratoires et neurologiques. Les cons\u00e9quences? Crampes, naus\u00e9es, pertes de connaissance et convulsions. \u00abLa temp\u00e9rature centrale maximale est de 41\u00b0C, explique Mette Berger, coordinatrice du Centre romand des grands br\u00fbl\u00e9s au CHUV. Au-del\u00e0 de cette limite, on risque une destruction c\u00e9r\u00e9brale: l\u2019hyperthermie est une urgence m\u00e9dicale.\u00bb Les personnes hyperthermes sont refroidies d\u2019abord avec des compresses ou des perfusions froides puis avec des rin\u00e7ages \u00e0 l\u2019eau froide de l\u2019estomac ou de la vessie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le manque d&rsquo;affection: des effets sur le d\u00e9veloppement des nourrissons<\/strong><\/p>\n<p>La l\u00e9gende veut qu&rsquo;au XIIIe si\u00e8cle, l\u2019empereur germanique Fr\u00e9d\u00e9ric II isola des nourrissons dans une pi\u00e8ce. En les emp\u00eachant d\u2019entendre toute parole, il souhaitait d\u00e9couvrir l\u2019origine des langues. Mais l\u2019exp\u00e9rience fut tragique: tous sont morts sans avoir dit un mot. \u00abDifficile de savoir si le d\u00e9nouement de cette exp\u00e9rience rapport\u00e9e est d\u00fb \u00e0 une carence affective, \u00e0 un handicap mental ou encore \u00e0 la d\u00e9nutrition\u00bb, dit Seth Pollak. Le professeur de psychologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Wisconsin, aux Etats-Unis, est cependant cat\u00e9gorique: \u00abLes enfants aspirent fortement \u00e0 \u00e9changer avec les adultes. Lorsqu\u2019ils ont peur par exemple, ils cherchent du r\u00e9confort aupr\u00e8s d\u2019eux. Gr\u00e2ce aux interactions sociales, les nourrissons savent comment se comporter (ce qu\u2019il faut manger ou non par exemple) et ainsi survire dans un environnement qui leur semble d\u00e9concertant.\u00bb<\/p>\n<p>La plupart des \u00e9tudes men\u00e9es sur les effets des carences affectives ont cibl\u00e9 les enfants en institutions de soins ou en orphelinat. Celles de Seth Pollak ont montr\u00e9 qu\u2019une privation sociale pr\u00e9coce favorise l\u2019apparition de probl\u00e8mes r\u00e9gulateurs persistants du syst\u00e8me de r\u00e9action au stress. \u00ab\u2005Cela se traduit par une extr\u00eame anxi\u00e9t\u00e9 et des difficult\u00e9s \u00e0 r\u00e9duire ce stress\u00bb, explique Seth Pollak. Autres cons\u00e9quences: la difficult\u00e9 \u00e0 assimiler des informations et \u00e0 \u00eatre attentif, ainsi que la d\u00e9gradation de la condition physique. \u00abDe plus, les lobes sup\u00e9rieur et post\u00e9rieur du cervelet des enfants victimes de n\u00e9gligence sont plus petits que la moyenne. Ces r\u00e9gions agissent comme le \u2018concierge\u2019 du cerveau: ils redirigent les informations vers d\u2019autres parties du cerveau pour un traitement ult\u00e9rieur.\u00bb<\/p>\n<p>Seth Pollak regrette le nombre limit\u00e9 d\u2019\u00e9tudes s\u2019int\u00e9ressant au manque d\u2019affection. \u00abIl s\u2019agit d\u2019un sujet difficile \u00e0 \u00e9tudier, car ces situations se d\u00e9roulent dans un contexte priv\u00e9 et sont difficiles \u00e0 prouver.\u00bb Par cons\u00e9quent, davantage de recherches sont effectu\u00e9es aupr\u00e8s de singes. Lors de l\u2019une d\u2019entre elles, deux groupes de signes ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9s de leur m\u00e8re \u00e0 la naissance. Les premiers ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s seuls dans une cage, les autres avec des chiens. \u00abIl s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que les primates \u00e9lev\u00e9s avec les canid\u00e9s pr\u00e9sentaient un caract\u00e8re social plus normal que ceux ayant grandi seuls, explique Seth Pollak. \u00c0 l\u2019\u00e2ge adulte, ceux-ci \u00e9taient craintifs et agressifs envers leurs cong\u00e9n\u00e8res. Cette exp\u00e9rience montre bien que les interactions sociales sont indispensables \u00e0 un bon d\u00e9veloppement et que la barri\u00e8re de l\u2019esp\u00e8ce n\u2019est pas d\u00e9terminante.\u00bb Le chercheur fait l\u2019analogie avec l\u2019\u00eatre humain: \u00abLes enfants qui ne re\u00e7oivent pas assez d\u2019attention de leurs parents se tournent souvent vers d\u2019autres proches.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Collaboration: Julien Calligaro<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans In Vivo magazine (no 13).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur\u00a0<a href=\"http:\/\/www.invivomagazine.com\/\">invivomagazine.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaleur massive, froid polaire ou pollution de particules fines: que se passe-t-il dans le corps humain lorsqu&rsquo;il est confront\u00e9 \u00e0 ces situations p\u00e9rilleuses? Revue en d\u00e9tail des moyens de d\u00e9fense d\u00e9ploy\u00e9s par notre organisme pour y r\u00e9pondre.<\/p>\n","protected":false},"author":20177,"featured_media":7192,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1299],"class_list":["post-7188","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-paru-dans-in-vivo","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20177"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7188"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7188\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7221,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7188\/revisions\/7221"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7192"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}