



{"id":7174,"date":"2018-02-13T23:27:20","date_gmt":"2018-02-13T22:27:20","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=7174"},"modified":"2018-02-15T17:52:41","modified_gmt":"2018-02-15T16:52:41","slug":"carriere-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=7174","title":{"rendered":"L\u2019American Dream des dipl\u00f4m\u00e9s suisses"},"content":{"rendered":"<p>Le comt\u00e9 de Santa Clara, au sud de San Francisco, et quelques communes adjacentes sont per\u00e7us comme le centre mondial des technologies de pointe. Plus connue sous le nom de Silicon Valley, cette r\u00e9gion, qui s\u2019\u00e9tend sur 70 km, h\u00e9berge entre autres les si\u00e8ges des g\u00e9ants de l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique que sont Facebook, Apple, Google, Hewlett-Packard, Intel ou encore Tesla. A cette liste impressionnante s\u2019ajoute l\u2019Universit\u00e9 de Stanford, r\u00e9guli\u00e8rement class\u00e9e parmi les meilleures du monde.<\/p>\n<p>Le tout forme un \u00e9cosyst\u00e8me tr\u00e8s dynamique. Selon le Global Startup Ecosystem Report, la Silicon Valley est le meilleur endroit au monde pour lancer une start-up. Certes, le capital-risque qui y est investi a l\u00e9g\u00e8rement diminu\u00e9 en 2016 par rapport \u00e0 2015, mais il reste proche de 10 milliards de dollars &#8211; \u00e0 titre de comparaison, les start-ups suisses ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de 900 millions de francs de capital-risque l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. La concentration de talents, l\u2019exp\u00e9rience entrepreneuriale et l\u2019acc\u00e8s direct \u00e0 un march\u00e9 immense sont autant d\u2019autres points positifs de la Silicon Valley.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de cette r\u00e9gion ne date pas d\u2019hier: la Federal Telegraph Company, un des pionniers dans le domaine de la communication \u00e0 distance, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1909 \u00e0 Palo Alto, le c\u0153ur de la Silicon Valley d\u2019aujourd\u2019hui. Le g\u00e9ant informatique Hewlett-Packard a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au m\u00eame endroit en 1939 et le premier circuit int\u00e9gr\u00e9 (puce) en silicium a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 en 1958, pas tr\u00e8s loin, \u00e0 Mountain View, l\u2019actuel si\u00e8ge de Google. C\u2019est cette invention qui inspirera d\u2019ailleurs dans les ann\u00e9es 1970 le surnom \u00abSilicon Valley\u00bb &#8211; le silicon, ou silicium, \u00e9tant le mat\u00e9riau de base des puces \u00e9lectroniques.<\/p>\n<p>D\u2019autres fers de lance en mati\u00e8re de technologies de l\u2019information ont suivi, tels que Yahoo ou eBay. Aujourd\u2019hui, ce sont les promesses de l\u2019intelligence artificielle qui dynamisent l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me californien. Parmi les talents qui fa\u00e7onnent les technologies de demain dans la Silicon Valley, les anciens \u00e9tudiants de l\u2019\u00c9cole Polytechnique F\u00e9d\u00e9rale de Lausanne (EPFL) se retrouvent en bonne position, qu\u2019ils soient entrepreneurs, investisseurs ou sp\u00e9cialistes chez l\u2019un des g\u00e9ants du web. Comment arrivent-ils \u00e0 se faire une place? De quelle mani\u00e8re per\u00e7oivent-ils la vie dans cette r\u00e9gion?<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-7180\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_13_fev-1.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_13_fev-1.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_13_fev-1-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/img_du_jour_13_fev-1-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>L\u2019innovation avant tout<\/strong><\/p>\n<p>San Jos\u00e9, le chef-lieu du comt\u00e9 de Santa Clara, est la ville des \u00c9tats-Unis qui d\u00e9tient le plus grand nombre de brevets pour 100&rsquo;000 habitants. Elle en compte 800, loin devant San Francisco, San Diego et Austin. \u00abJe suis arriv\u00e9 dans la Silicon Valley en 1997 apr\u00e8s avoir obtenu entre autres un doctorat au Swiss Plasma Center de l\u2019EPFL. Ici, tout le monde parlait de \u2018start-up\u2019 et de \u2018venture capital\u2019 \u2013 des termes alors presque inconnus en Suisse\u00bb, se souvient Christian Simm. A l\u2019\u00e9poque, il travaillait dans les bureaux du consulat g\u00e9n\u00e9ral de Suisse \u00e0 San Francisco en tant que repr\u00e9sentant du Secr\u00e9tariat d&rsquo;\u00c9tat \u00e0 la formation, \u00e0 la recherche et \u00e0 l&rsquo;innovation. Sa mission: mettre en relation les chercheurs et entrepreneurs helv\u00e9tiques avec l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me local.<\/p>\n<p>Six ans apr\u00e8s, il y a fond\u00e9 swissnex afin d\u2019approfondir ce mandat. Par le biais d\u2019\u00e9v\u00e9nements, de conf\u00e9rences et de collaborations, la plateforme densifie les \u00e9changes entre la Suisse et les acteurs de la Silicon Valley. \u00abL\u2019esprit entrepreneurial est vraiment valoris\u00e9 ici, ajoute-t-il. Lorsque vous avez une id\u00e9e, les gens vous disent \u2018essaie\u2019 et \u2018je connais quelqu\u2019un qui pourrait t\u2019aider\u2019.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019audace paie, estime Aymeric Sallin. Ce Fribourgeois de 44 ans est CEO de la soci\u00e9t\u00e9 de capital-risque NanoDimension, qui finance des entrepreneurs dans le domaine des nanotechnologies. \u00abLa soci\u00e9t\u00e9 Twist Biosciences est venue nous voir il y a quelques ann\u00e9es avec l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er une imprimante \u00e0 g\u00e8nes. Nous y avons cru. Aujourd\u2019hui, cette soci\u00e9t\u00e9 est devenue l\u2019un des piliers de la biologie synth\u00e9tique et elle devrait faire son entr\u00e9e au NASDAQ l\u2019ann\u00e9e prochaine. Il y a quelques semaines, Twist a d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019il est possible de stocker des donn\u00e9es dans les g\u00e8nes, en synth\u00e9tisant des concerts du Montreux Jazz Festival.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est cette audace qui a fait du Genevois Alexandre Gonthier un entrepreneur en s\u00e9rie. Au milieu des ann\u00e9es 1990, \u00e0 la fin de son master en Communications Systems \u00e0 l\u2019EPFL, il a effectu\u00e9 un stage dans une spin-off de l\u2019Universit\u00e9 de Stanford o\u00f9 il a notamment c\u00f4toy\u00e9 Martin Cooper, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019inventeur du t\u00e9l\u00e9phone mobile. Impressionn\u00e9 par l\u2019esprit d\u2019ouverture dans la Silicon Valley, il y est rest\u00e9 et a fond\u00e9 sa premi\u00e8re entreprise, une soci\u00e9t\u00e9 de conseil d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Internet.<\/p>\n<p>Mais la perc\u00e9e est survenue en 1997 avec la cr\u00e9ation d\u2019iPIN, un service de paiement en ligne. \u00abInternet \u00e9tait \u00e0 ses d\u00e9buts. Avec notre start-up, nous avons tent\u00e9 quelque chose de vraiment nouveau\u00bb, explique Alexandre Gonthier. Sa soci\u00e9t\u00e9 a lev\u00e9 plus de 40 millions de dollars de capital-risque et fait aujourd\u2019hui partie du g\u00e9ant num\u00e9rique Intel. Apr\u00e8s un passage \u00e0 Londres, o\u00f9 il a travaill\u00e9 dans deux fonds de capital-risque et a co-fond\u00e9 en parall\u00e8le deux autres soci\u00e9t\u00e9s dans le domaine du paiement, Alexandre Gonthier est retourn\u00e9 dans la Silicon Valley en 2012. Il est aujourd\u2019hui CEO de PayWith-MyBank. Comment le paysage entrepreneurial a-t-il chang\u00e9? \u00abComme les barri\u00e8res technologiques \u00e0 l\u2019entr\u00e9e ont baiss\u00e9, il y a plus de concurrence. Mais aussi beaucoup plus d\u2019argent. Avec les taux z\u00e9ro des banques centrales, le capital-risque pr\u00e9sente de plus en plus d\u2019int\u00e9r\u00eat pour les investisseurs priv\u00e9s et institutionnels. D\u2019autre part, l\u2019accompagnement des jeunes entrepreneurs s\u2019est structur\u00e9: dans les ann\u00e9es 1990, il n\u2019existait pas d\u2019incubateurs pour les aider.\u00bb<\/p>\n<p><strong>L\u2019effet du r\u00e9seau<\/strong><\/p>\n<p>La Silicon Valley est un endroit o\u00f9 des talents venant du monde entier se croisent. Quelque 40% des habitants de la r\u00e9gion sont n\u00e9s en dehors des \u00c9tats-Unis \u2013 la moyenne nationale \u00e9tant de 13,5% seulement. Tous les soirs, ils se c\u00f4toient lors d\u2019\u00e9v\u00e9nements culturels ou de conf\u00e9rences.<\/p>\n<p>M\u00eame lors d\u2019activit\u00e9s plus triviales, comme le sport ou des barbecues, il s\u2019agit de rester toujours ouvert, car on peut faire des rencontres \u00e0 tout moment, comme l\u2019explique Aymeric Sallin: \u00abUne fois, je me suis retrouv\u00e9 \u00e0 table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Steve Jobs. Se montrer ouvert est primordial, surtout au d\u00e9but. Ici, j\u2019ai rencontr\u00e9 mes amis les plus proches: nous avons eu en commun ce besoin de quitter nos pays d\u2019origine pour rejoindre cet eldorado de libert\u00e9 et de technologies. Cependant, il y a toujours deux faces \u00e0 une pi\u00e8ce: autant on peut s\u2019exprimer et croire en soi, autant la comp\u00e9tition est rude. Le point positif, c\u2019est que les gens vous \u00e9coutent quand vous avez de bonnes id\u00e9es.\u00bb Aymeric Sallin a commenc\u00e9 \u00e0 fr\u00e9quenter la Silicon Valley en 2006, lors de l\u2019ouverture d\u2019une antenne de sa soci\u00e9t\u00e9 de capital-risque alors bas\u00e9e \u00e0 Zurich. Les rencontres en dehors du travail ont souvent \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminantes dans la r\u00e9ussite de son entreprise.<\/p>\n<p>Alexandre Gonthier a fait la m\u00eame exp\u00e9rience: \u00abJ\u2019ai rencontr\u00e9 mon associ\u00e9 avec lequel j\u2019ai fond\u00e9 iPIN lors d\u2019une soir\u00e9e cocktail. Il avait les comp\u00e9tences en syst\u00e8mes de paiement, tandis que j\u2019avais le savoir-faire en lien avec Internet: nous \u00e9tions compl\u00e9mentaires.\u00bb Selon le Genevois, la sp\u00e9cificit\u00e9 de la Silicon Valley provient d\u2019un c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9norme march\u00e9 am\u00e9ricain f\u00e9ru d\u2019innovation et de l\u2019autre de la masse critique que l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me local a atteint: pratiquement tout le monde travaille dans le secteur des technologies. De plus, lorsque l\u2019on arrive de loin, on n\u2019a ni r\u00e9seau social ni professionnel, ce qui fait que les rencontres sont voulues.<\/p>\n<p>Ludek Cigler a profit\u00e9 de cet \u00e9cosyst\u00e8me pour trouver un nouveau travail. Apr\u00e8s son doctorat dans le domaine du software engineering, il a travaill\u00e9 chez Facebook pendant trois ans. Un repr\u00e9sentant du r\u00e9seau social \u00e9tait venu faire une pr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019EPFL en 2012 suite \u00e0 laquelle l\u2019informaticien d\u2019origine tch\u00e8que a postul\u00e9. Lorsqu\u2019il travaillait au si\u00e8ge de Facebook pr\u00e8s de Palo Alto, il s\u2019est vu proposer un poste par Pinterest, un r\u00e9seau social bas\u00e9 sur le partage de photos. Selon lui, les choses se font ainsi dans la Silicon Valley.<\/p>\n<p>Pour Christian Simm, la faillite d\u2019une entreprise ou le non-aboutissement d\u2019une initiative peuvent m\u00eame avoir des c\u00f4t\u00e9s positifs gr\u00e2ce au r\u00e9seau. Les \u00e9l\u00e9ments valables du projet initial peuvent ainsi \u00eatre repris par d&rsquo;autres. \u00abC\u2019est souvent la deuxi\u00e8me, voire la troisi\u00e8me mouture qui est la bonne.\u00bb Un exemple pour illustrer ce ph\u00e9nom\u00e8ne: l\u2019\u00e9clatement de l\u2019entreprise Fairchild Semiconductors en 1957, qui a donn\u00e9 naissance \u00e0 tout un arbre g\u00e9n\u00e9alogique de \u00abdescendants\u00bb, comme Intel. Dans la m\u00eame logique, Apple a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 par des anciens de Hewlett-Packard. Des anciens d\u2019Apple ont quant \u00e0 eux lanc\u00e9 la plateforme de vente en ligne eBay.<\/p>\n<p><strong>Mur d\u2019escalade \u00e0 Disneyland<\/strong><\/p>\n<p>Au cours des ann\u00e9es, les g\u00e9ants du num\u00e9rique comme Facebook, Google ou Apple se sont forg\u00e9s une image d\u2019entreprise o\u00f9 il fait bon travailler, avec son offre d\u2019aliments sains et gratuits, de cours de sport ou encore d\u2019espaces de d\u00e9tente. Ludek Cigler peut en t\u00e9moigner: chez Facebook, il a collabor\u00e9 sur le syst\u00e8me qui d\u00e9termine quelle publicit\u00e9 les internautes aper\u00e7oivent dans leur fil d\u2019actualit\u00e9. \u00abLes lieux de travail ressemblent \u00e0 une sorte de Disneyland: il y a des restaurants, des jeux vid\u00e9o et un grand mur d\u2019escalade, raconte-t-il. Il y a des gens partout.\u00bb Un autre aspect qui l\u2019a impressionn\u00e9 est l\u2019accessibilit\u00e9 des sup\u00e9rieurs. \u00abOn croise assez souvent Mark Zuckerberg. Il a son bureau au milieu des autres. De plus, la salle de r\u00e9union o\u00f9 il passe beaucoup de temps est enti\u00e8rement vitr\u00e9e. Il ferme les rideaux seulement lorsqu\u2019une s\u00e9ance doit rester secr\u00e8te.\u00bb<\/p>\n<p>Yohann Coppel, ing\u00e9nieur chez Google, confirme: \u00abIl peut m\u2019arriver de rester tard lors d\u2019un lancement de projet. Mais je ne peux pas dire que les sup\u00e9rieurs nous mettent trop de pression. Je n\u2019ai plus d\u00fb travailler le week-end depuis cinq ans.\u00bb Ce Fran\u00e7ais de 33 ans travaille notamment dans le domaine du r\u00e9f\u00e9rencement des r\u00e9sultats de recherche, l\u2019activit\u00e9 traditionnelle de la soci\u00e9t\u00e9. Il y a \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9 en 2008 suite \u00e0 un stage de 5 mois qu\u2019il avait commenc\u00e9 apr\u00e8s un master en informatique.<\/p>\n<p>En dehors du cadre professionnel, le climat favorable de la Californie incite les gens \u00e0 accomplir beaucoup d\u2019activit\u00e9s \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Le triathlon fait partie des sports les plus pratiqu\u00e9s dans la Silicon Valley, selon Yohann Coppel, qui en est lui-m\u00eame adepte. D\u2019autres se retrouvent au sein de cercles compos\u00e9s d\u2019anciens \u00e9tudiants de l\u2019EPFL. C\u2019est le cas de Wei Li. La jeune femme de 29 ans travaille \u00e0 San Jos\u00e9 pour l\u2019entreprise MapR Technologies \u2013 sp\u00e9cialis\u00e9e dans le traitement de grandes quantit\u00e9s de donn\u00e9es \u2013 dans le domaine du marketing num\u00e9rique. A l\u2019EPFL, elle a obtenu un master en Management of Technology &amp; Entrepreneurship en 2012 et compte plusieurs alumni parmi ses connaissances sur place. Seul b\u00e9mol qu\u2019elle rel\u00e8ve: les transports publics sont tr\u00e8s peu d\u00e9velopp\u00e9s dans la r\u00e9gion, au point que certaines grandes entreprises comme Google ou Facebook mettent \u00e0 disposition des navettes pour leurs employ\u00e9s. Par cons\u00e9quent, plus de 70% des personnes se rendent au travail en voiture \u2013 contre seulement 6% se d\u00e9pla\u00e7ant en transports publics et \u00e0 peine 2% \u00e0 v\u00e9lo.<\/p>\n<p>Les loyers sont \u00e9galement un sujet controvers\u00e9 depuis quelques ann\u00e9es. Entre 2011 et 2016, leur prix m\u00e9dian a augment\u00e9 de 25% pour atteindre 2&rsquo;700 dollars \u2013 1&rsquo;000 de plus que la moyenne nationale. Dorothea Beringer a travaill\u00e9 chez Hewlett-Packard de 1997 \u00e0 2002. Durant cette p\u00e9riode, elle vivait \u00e0 Palo Alto. Apr\u00e8s un passage en Europe, elle est revenue s\u2019installer \u00e0 l\u2019est de la Silicon Valley en 2004. Depuis, elle a assist\u00e9 \u00e0 une vraie explosion du loyer: \u00abTant que vous \u00eates c\u00e9libataire, les salaires vous permettent de vivre correctement. Mais cela devient plus difficile lorsque vous fondez une famille.\u00bb Mais selon Christian Simm, les acteurs technologiques sont en train de s\u2019emparer de ces th\u00e9matiques: \u00abJe pense qu\u2019il est tout \u00e0 fait possible qu\u2019Uber, Airbnb et les autres trouvent \u00e0 terme des solutions \u00e0 ces probl\u00e8mes qui nuisent \u00e0 la qualit\u00e9 de vie.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>5 conseils pour s\u2019installer dans la Silicon Valley\u00a0par Ludek Cigler, software engineer chez Pinterest<\/strong><\/p>\n<p>Commencez les proc\u00e9dures t\u00f4t: l\u2019obtention d\u2019un visa peut prendre quelques mois voire quelques ann\u00e9es en cas d\u2019\u00e9chec \u00e0 la loterie de visa H-1B (emplois demandant un dipl\u00f4me d\u2019enseignement sup\u00e9rieur).<\/p>\n<p>N\u2019ayez pas peur du changement: si votre premier travail ne vous pla\u00eet pas, il est facile d\u2019en trouver un autre. La dur\u00e9e moyenne des emplois dans la Silicon Valley est de 18 mois.<\/p>\n<p>Soyez flexibles concernant votre logement: vous allez probablement habiter dans un endroit plus petit et plus cher que ce que vous auriez imagin\u00e9.<\/p>\n<p>Profitez de ce que la r\u00e9gion a \u00e0 vous offrir. La baie de San Francisco est La Mecque de l\u2019innovation: il y a chaque jour des opportunit\u00e9s de r\u00e9seauter et de nouvelles choses \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p>Si vous travaillez dans le domaine de la programmation, lisez \u00abCracking the Coding Interview\u00bb de Gayle Laakmann McDowell. Ce livre permet de se pr\u00e9parer efficacement aux entretiens d\u2019embauche.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Alumnist (no 7).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup de talents r\u00eavent de s\u2019installer dans la Silicon Valley pour monter leur start-up ou travailler pour un g\u00e9ant du web. 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Portraits de Suisses qui ont franchi le pas.<\/p>\n","protected":false},"author":20177,"featured_media":7180,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-7174","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7174","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20177"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7174"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7174\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7181,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7174\/revisions\/7181"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7180"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7174"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7174"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7174"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}