



{"id":7020,"date":"2018-03-08T23:55:29","date_gmt":"2018-03-08T22:55:29","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=7020"},"modified":"2018-08-23T23:29:20","modified_gmt":"2018-08-23T21:29:20","slug":"entreprenariat-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=7020","title":{"rendered":"Ces id\u00e9es de business qui fonctionnent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger"},"content":{"rendered":"<p>\u00abLes bons artistes copient, mais les grands artistes volent\u00bb, disait Steve Jobs dans une interview pour \u00abTriumph of the Nerds\u00bb un documentaire consacr\u00e9 au d\u00e9veloppement de l\u2019ordinateur personnel. Pour autant, est-ce que s\u2019inspirer d\u2019une id\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tranger est toujours une m\u00e9thode valable? \u00abC\u2019est une strat\u00e9gie qui fait ses preuves, Google, Amazon, Facebook, Apple mais aussi Coop, Rolex, UBS ne sont pas les premiers arriv\u00e9s sur leur secteur et pour autant, ils sont leaders sur leur march\u00e9, analyse Maxime Pallain, cofondateur et directeur suisse de la plateforme d&rsquo;investissement en ligne Raizers. Ils se sont tous inspir\u00e9s d\u2019autres, \u00e0 un moment donn\u00e9, mais ils ont aussi innov\u00e9 pour les d\u00e9passer. Je rencontre tr\u00e8s souvent des entrepreneurs qui me disent que \u00ableur concept n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 fait\u00bb, mais quasiment \u00e0 chaque fois on peut trouver des contre-exemples. Il ne faut jamais imaginer que vous \u00eates la premi\u00e8re personne sur 7 milliards \u00e0 avoir eu telle ou telle id\u00e9e. A moins d\u2019\u00eatre un ing\u00e9nieur pointu sur une niche tr\u00e8s pr\u00e9cise, Il vaut mieux prendre ce qui fonctionne ailleurs et le refaire \u2018en mieux\u2019 si possible, ou au moins en aussi bien. Un des plus gros risques concerne les diff\u00e9rences culturelles, car nous ne sommes ni aux Etats-Unis ni en Chine.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-7006\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Large08012018.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Large08012018.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Large08012018-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Large08012018-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>_______<\/strong><br \/>\n<strong> MARKETING<\/strong><\/p>\n<p><strong>Uber pour les annonceurs<\/strong><br \/>\nAfficher des publicit\u00e9s sur votre v\u00e9hicule priv\u00e9, en \u00e9change d\u2019une r\u00e9mun\u00e9ration qui peut atteindre 500 dollars par mois: c\u2019est le business model de l\u2019am\u00e9ricain Wrapify ou de l\u2019indon\u00e9sienne Sticar. Mais contrairement aux pr\u00e9c\u00e9dentes offres de ce type, ces start-ups proposent aussi un suivi en temps r\u00e9el via une application. Les annonceurs peuvent ainsi suivre l\u2019itin\u00e9raire de chaque voiture, le kilom\u00e9trage, tandis que les conducteurs de v\u00e9hicule re\u00e7oivent en temps r\u00e9el la somme g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par leurs d\u00e9placements.<\/p>\n<p><em>Maxime Pallain, cofondateur et directeur suisse de la plateforme d&rsquo;investissement en ligne Raizers:\u00a0<\/em>\u00abAux Etats-Unis, cela fonctionne parce qu\u2019ils ont une culture de la consommation et donc de la pub tr\u00e8s diff\u00e9rente. La premi\u00e8re chose que je ferais, c\u2019est d\u2019aller r\u00e9aliser des sondages dans la rue, pour v\u00e9rifier si le public suisse est pr\u00eat \u00e0 faire voiture sandwich. Ensuite, je demanderais aux annonceurs potentiels ce qu\u2019ils pensent d\u2019un tel projet. Des questions d&rsquo;images sont en jeu: imaginez qu\u2019une de ces voitures provoque un accident couvert par les m\u00e9dias. Cela peut faire nuire \u00e0 la marque? Il y a donc une vraie \u00e9tude de march\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser pour un tel projet, du c\u00f4t\u00e9 des annonceurs, des propri\u00e9taires de voitures et des personnes vis\u00e9es par ce service sur leur perception.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Publicit\u00e9s g\u00e9olocalis\u00e9es pour petits commer\u00e7ants<\/strong><br \/>\nAux Etats-Unis, la soci\u00e9t\u00e9 Rainlocal propose un int\u00e9ressant syst\u00e8me de placements de publicit\u00e9s g\u00e9olocalis\u00e9es pour les petits commerces de quartier. L\u2019id\u00e9e consiste \u00e0 placer des annonces sur des milliers d\u2019applications et de sites que les gens utilisent dans leur vie de tous les jours, lorsque ces derniers se trouvent \u00e0 proximit\u00e9 du commerce en question.<\/p>\n<p><em>Raphael H Cohen, directeur acad\u00e9mique de la sp\u00e9cialisation en Entrepreneurial Leadership du eMBA de l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve:<\/em> \u00abIl est certain que la g\u00e9olocalisation de beaucoup de prestations va jouer un r\u00f4le de plus en plus important dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Il faut relever cependant que sa mise en \u0153uvre peut se r\u00e9v\u00e9ler plus compliqu\u00e9e pour un petit commerce. Le service de placement de ces publicit\u00e9s doit trouver suffisamment de commer\u00e7ants pr\u00eats \u00e0 jouer le jeu, ce qui repr\u00e9sente un gros effort commercial. Par cons\u00e9quent, afin de maximiser ses chances de r\u00e9ussite, il faut disposer de moyens financiers et \u00e9conomiques suffisants pour se lancer.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des agences de conseil en crowdfunding<\/strong><br \/>\nEn France, des soci\u00e9t\u00e9s comme Naoxica ou Happy Crowdfunding se sont lanc\u00e9es dans le conseil en crowdfunding. Leur travail consiste \u00e0 aider la client\u00e8le \u00e0 cr\u00e9er une communaut\u00e9 de contributeurs afin de maximiser la r\u00e9ussite d\u2019un projet, notamment \u00e0 travers du webmarketing, mais aussi des actions et des campagnes sur le terrain. Ceci sans n\u00e9gliger l\u2019entretien des relations avec les financeurs, qui sont autant de clients, prescripteurs ou partenaires potentiels.<\/p>\n<p><em>Raphael H Cohen:<\/em> \u00abLa viabilit\u00e9 de ce type de projet d\u00e9pendra avant tout de l\u2019\u00e9volution de la mode du crowdfunding. Pour un entrepreneur qui souhaiterait se lancer en Suisse, o\u00f9 le volume de crowdfunding reste encore assez modeste, il faut bien soigner sa pr\u00e9sentation en ligne afin de s\u00e9duire des internautes de plus en plus sollicit\u00e9s. Pour se d\u00e9marquer et bien construire son offre, je recommande en outre l\u2019appui de professionnels du marketing. Une telle sp\u00e9cialisation pourrait \u00e9galement \u00eatre lanc\u00e9e directement par une agence de communication.\u00bb<\/p>\n<p><strong>R\u00e9compenser les influenceurs<\/strong><br \/>\nBas\u00e9e \u00e0 New York et Dublin, la soci\u00e9t\u00e9 Popdeem a choisi de r\u00e9compenser les influenceurs et les consommateurs qui promeuvent l&rsquo;image d&rsquo;une marque sur les r\u00e9seaux sociaux par le biais d\u2019offres sp\u00e9ciales ou de coupons de r\u00e9ductions. Le but \u00e9tant de g\u00e9n\u00e9rer un maximum de bouche \u00e0 oreille, tout en pouvant mesurer concr\u00e8tement les retomb\u00e9es aussi bien sur Facebook, que sur Twitter ou Instagram.<\/p>\n<p><em>Raphael H Cohen:<\/em> \u00abPour que l\u2019avis d\u2019un client reste convainquant, ce dernier doit recommander une prestation de la mani\u00e8re la plus authentique possible. Pour que le syst\u00e8me fonctionne, il faut donc que la r\u00e9mun\u00e9ration du prescripteur reste secr\u00e8te. Et bien s\u00fbr, comme pour beaucoup d\u2019activit\u00e9s sur internet, un des plus grands d\u00e9fis consiste \u00e0 cr\u00e9er la visibilit\u00e9 requise pour atteindre une taille critique suffisante: la meilleure des id\u00e9es peut capoter si elle ne dispose pas des moyens d\u2019atteindre suffisamment de clients.\u00bb<\/p>\n<p><strong>_______<\/strong><br \/>\n<strong>TRAVAILLEURS IND\u00c9PENDANTS<\/strong><\/p>\n<p><strong>Airbnb pour les travailleurs ind\u00e9pendants<\/strong><br \/>\nTravailler depuis la maison a ses avantages, mais n&rsquo;offre pas toujours pas la m\u00eame productivit\u00e9. Les espaces de coworking sont une alternative, mais qui peut s&rsquo;av\u00e9rer couteuse. La plateforme su\u00e9doise Hoffice a d\u00e9velopp\u00e9 une plateforme de r\u00e9servation qui connecte les travailleurs ind\u00e9pendants entre eux. On peut ainsi r\u00e9server une place chez un autre freelance proposant son appartement pour une journ\u00e9e de travail ou quelques heures.<\/p>\n<p><em>Michel de Marsano, collaborateur scientifique \u00e0 la Facult\u00e9 des hautes \u00e9tudes commerciales de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne et Business developer:<\/em> \u00abOn voit que la demande de bureaux ind\u00e9pendants est en augmentation. C&rsquo;est donc une bonne id\u00e9e pour compl\u00e9ter l&rsquo;offre en la mati\u00e8re. D&rsquo;autant plus que les espaces de coworking ne conviennent pas \u00e0 tout le monde. Cela peut \u00e9galement cr\u00e9er des synergies ou des liens plus forts que dans les structures existantes, ou encore permettre \u00e0 un freelance de rentabiliser du mat\u00e9riel co\u00fbteux, comme une imprimante 3D.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Une plateforme de services pour freelancers<\/strong><br \/>\nLa start-up am\u00e9ricaine AND CO a con\u00e7u une plateforme destin\u00e9e \u00e0 am\u00e9liorer la productivit\u00e9 des travailleurs ind\u00e9pendants. Gr\u00e2ce \u00e0 des technologies intelligentes et le suivi d\u2019experts, l\u2019entreprise s\u2019occupe notamment de la facturation, du suivi des d\u00e9penses ou de la gestion d\u2019\u00e9crits administratifs. Le site promet \u00e0 ses utilisateurs une meilleure compr\u00e9hension de leurs objectifs et une analyse de l\u2019impact de leurs mandats.<\/p>\n<p><em>Joseph Ayuso, coach business au sein de l\u2019association Fri Up: <\/em>\u00abLa gestion de l\u2019envoi de factures et leur suivi peut \u00eatre une offre int\u00e9ressante pour un ind\u00e9pendant. \u00abCela d\u00e9pend toutefois du prix et de de la mani\u00e8re dont le suivi est communiqu\u00e9 et respectivement pris en charge par l\u2019entreprise qui fournit le service. Je dirais donc \u00abpourquoi pas\u00bb, mais cela d\u00e9pend du prix en comparaison avec les fiduciaires, de l\u2019offre d\u00e9taill\u00e9e et de l\u2019exp\u00e9rience client.\u00bb<\/p>\n<p><strong>_______<\/strong><br \/>\n<strong>SENIORS<\/strong><\/p>\n<p><strong>Plateforme de rencontre pour seniors<\/strong><br \/>\nUne personne de plus de 65 ans sur trois se sent seule, selon Pro Senectute. Pour pallier l\u2019isolement, une start-up am\u00e9ricaine a d\u00e9velopp\u00e9 une application qui met en relation les personnes \u00e2g\u00e9es qui vivent proches l\u2019une de l\u2019autre. Stitch n\u2019est pas r\u00e9serv\u00e9e aux seuls seniors souhaitant trouver l\u2019amour. On peut aussi participer aux activit\u00e9s du groupe local \u2013 telles que des d\u00e9gustations de vin \u2013, organiser des voyages ou simplement parler au t\u00e9l\u00e9phone. L\u2019app propose \u00e9galement un abonnement payant ainsi qu\u2019un service d\u2019assistance par t\u00e9l\u00e9phone, un d\u00e9tail qui fait la diff\u00e9rence aupr\u00e8s des a\u00een\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Mauro Cherubini, professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des hautes \u00e9tudes commerciales de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne:<\/em> \u00abCette solution r\u00e9pond \u00e0 un r\u00e9el besoin de soci\u00e9t\u00e9, car beaucoup de personnes \u00e2g\u00e9es souffrent de solitude. L\u2019innovation principale r\u00e9side dans le fait d\u2019allier plateforme de rencontres amoureuses et organisation d\u2019activit\u00e9s, alors que la plupart des sites de ce genre sont bas\u00e9s sur le sexe. Le succ\u00e8s d\u2019une telle solution ne va pourtant pas de soi: une grande partie des seniors n\u2019est pas encore familiaris\u00e9e avec les nouvelles technologies et ne les per\u00e7oit pas d\u2019un bon \u0153il.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Une app pour suivre \u00e0 distance son proche \u00e2g\u00e9<\/strong><br \/>\nSurveiller le bien-\u00eatre des personnes \u00e2g\u00e9es dans leur propre maison et leur permettre de vivre de fa\u00e7on ind\u00e9pendante plus longtemps. C\u2019est ce qui vise la soci\u00e9t\u00e9 australienne Curo. Des senseurs sont plac\u00e9s dans les logements des clients. Ils collectent des informations telles que leur fa\u00e7on de se d\u00e9placer, l\u2019heure \u00e0 laquelle ils prennent leurs m\u00e9dicaments et s\u2019alimentent ou encore la qualit\u00e9 de leur sommeil. Les donn\u00e9es sont ensuite analys\u00e9es puis transmises aux personnes concern\u00e9es (famille, personnel soignant ou assurance) via une application pour smartphone. Celle-ci envoie des alertes lorsqu\u2019un client tombe ou interrompt sa routine.<\/p>\n<p><em>Mauro Cherubini:<\/em> \u00abPour qu\u2019elle puisse toucher le plus de monde, il faudrait pouvoir personnaliser le traitement technologique. Cela requiert sans doute davantage de gestion des utilisateurs et est plus compliqu\u00e9 \u00e0 mettre en place. Il faut aussi \u00e9viter de tomber dans un \u00e9cueil du type \u2018big brother\u2019 avec ce type de projet.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Syst\u00e8me de mise en relation a\u00een\u00e9s et personnel qualifi\u00e9<\/strong><br \/>\nLa start-up britannique Cera assure des soins \u00e0 domicile aux personnes vuln\u00e9rables. Les seniors \u2013 ou leur famille \u2013 qui n\u00e9cessitent du soutien s\u2019inscrivent \u00e0 un service en ligne. Ils indiquent leurs besoins particuliers et acc\u00e8dent ensuite \u00e0 une liste de prestataires de soins en ad\u00e9quation \u00e0 leurs attentes. Il est possible de r\u00e9server des soins urgents comme des soins \u00e0 long terme. La plateforme, accessible sur tous les dispositifs intelligents, permet \u00e9galement aux membres de la famille de recevoir des nouvelles et d\u2019envoyer des messages au personnel soignant. Cera a r\u00e9cemment lanc\u00e9 un service en partenariat avec Uber ainsi qu\u2019un assistant bas\u00e9 sur l\u2019intelligence artificielle. Le syst\u00e8me a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour r\u00e9pondre \u00e0 n\u2019importe quelle question que les patients ou les prestataires de soins pourraient avoir, via la plateforme ou par SMS.<\/p>\n<p><em>Mauro Cherubini:<\/em> \u00abCette proposition me semble claire et simple \u00e0 mettre en \u0153uvre. Elle est en outre applicable \u00e0 une multitude de situations. Elle n\u00e9cessite par contre une acceptation par le patient de son statut de \u2018personne ayant besoin d\u2019aide\u2019. Dans ce contexte, il peut se r\u00e9v\u00e9ler difficile de communiquer avec des solutions technologiques.\u00bb<\/p>\n<p><strong>_______<\/strong><br \/>\n<strong>BUSINESS-TO-BUSINESS<\/strong><\/p>\n<p><strong>Stations-services mobiles<\/strong><br \/>\nApr\u00e8s les fleurs, les courses et les repas, c\u2019est au tour du carburant d\u2019entrer dans l\u2019\u00e8re de la livraison \u00e0 domicile ou sur le lieu de travail. La start-up fran\u00e7aise Pomp, cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Paris en 2015, se d\u00e9place directement aupr\u00e8s des v\u00e9hicules de particuliers, mais surtout d\u2019entreprises, pour les ravitailler \u00e0 l\u2019aide de mini camions-citernes. Le service, effectu\u00e9 par des pompistes certifi\u00e9s, peut \u00eatre command\u00e9 simplement via une app. L\u2019entreprise s\u2019approvisionne en gros, ce qui lui permet de facturer un prix au litre qui correspond \u00e0 la moyenne de celui des stations-services de la zone o\u00f9 se trouve le client.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier, coach en cr\u00e9ation d\u2019entreprise au sein de l\u2019association de soutien aux start-ups Genilem:<\/em> \u00abC\u2019est un projet innovant et tr\u00e8s int\u00e9ressant, particuli\u00e8rement pour les flottes de v\u00e9hicules d\u2019entreprises. Il me semble pertinent pour la Suisse, qui compte un nombre \u00e9lev\u00e9 de v\u00e9hicules de fonction. Reproduire le mod\u00e8le en Suisse risque toutefois de soulever des questions de s\u00e9curit\u00e9 et d\u2019autorisations, en raison de la nature dangereuse du carburant. Je pense notamment au transport dans des zones telles que les vieilles-villes.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Organiser des voyages d\u2019affaires via une plateforme d\u00e9di\u00e9e<\/strong><br \/>\nEn Angleterre, la soci\u00e9t\u00e9 Roomex se pr\u00e9sente comme l\u2019une des plateformes leader dans le domaine de la r\u00e9servation d\u2019h\u00f4tels pour des voyages d\u2019affaires. Elle revendique un acc\u00e8s s\u00e9curis\u00e9 \u00e0 plus de 650&rsquo;000 \u00e9tablissements h\u00f4teliers dans les principales destinations d\u2019affaires du monde. Une sp\u00e9cialisation qui permet d\u2019engranger des \u00e9conomies cons\u00e9quentes (de l\u2019ordre de 20%) sur les r\u00e9servations d\u2019h\u00f4tels, gr\u00e2ce notamment aux taux pr\u00e9f\u00e9rentiels obtenus.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abPour les grosses entreprises ayant un budget important, il s\u2019agit sans doute d\u2019une bonne alternative au recrutement d\u2019une personne d\u00e9di\u00e9e \u00e0 cette activit\u00e9. Par ailleurs, cela permet de rendre le salari\u00e9 davantage acteur de son voyage et de se projeter dans l\u2019h\u00f4tel dans lequel il souhaite aller en fonction de ses propres besoins.\u00bb Selon l\u2019expert, il n\u2019y a pas de raisons qu\u2019une telle offre n\u2019int\u00e9resse pas les entreprises helv\u00e9tiques. A condition, toutefois, de ne pas n\u00e9gliger la notion de service, \u00abtr\u00e8s importante dans ce petit pays qui privil\u00e9gie la qualit\u00e9 \u00e0 la stricte \u00e9conomie financi\u00e8re\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Une plateforme de privatisation de lieux \u00e0 la demande<\/strong><br \/>\nEn France, la soci\u00e9t\u00e9 Privateaser propose de rechercher, s\u00e9lectionner et r\u00e9server des bars, des salles ou des restaurants dans le cadre d\u2019\u00e9v\u00e9nements d\u2019entreprise, d\u2019anniversaires, d\u2019afterworks, de mariages ou de lancements de produits. Une offre qui semble avoir trouv\u00e9 sa client\u00e8le: \u00e0 ce jour, plus de 600&rsquo;000 particuliers et 2&rsquo;800 entreprises ont recouru \u00e0 ce service.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abLa privatisation est un excellent moyen de satisfaire des clients exigeants. Mais attention, en Suisse, il n\u2019est pas tr\u00e8s fr\u00e9quent de privatiser un lieu entier pour le plaisir d\u2019un seul client ou d\u2019une organisation. On peut se heurter \u00e0 une probl\u00e9matique purement culturelle.\u00bb D\u00e8s lors, il pourrait \u00eatre int\u00e9ressant de se contenter d\u2019une salle dans un lieu public sp\u00e9cialement pr\u00e9vue \u00e0 cet effet. Et ne pas oublier de veiller \u00e0 la gestion du nettoyage, de la s\u00e9curit\u00e9 et des assurances.<\/p>\n<p><strong>Un service de livraison pour commerces de proximit\u00e9<\/strong><br \/>\nBon nombre de commerces de proximit\u00e9 sont trop petits pour poss\u00e9der leur propre service de livraison. C\u2019est la lacune que veut combler la start-up fran\u00e7aise MoneyTime. Cette derni\u00e8re permet, via une application d\u00e9di\u00e9e, de rendre les commerces d\u2019une ville accessibles au plus grand nombre, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une librairie ayant une s\u00e9lection de livres introuvables ou d\u2019une boulangerie situ\u00e9e dans un autre quartier, mais qui r\u00e9alise les meilleurs croissants.<\/p>\n<p><em>Cyril D\u00e9l\u00e9aval, coach en cr\u00e9ation d\u2019entreprise au sein de l\u2019association de soutien aux start-ups Genilem:<\/em> \u00abIl existe un v\u00e9ritable enjeu en mati\u00e8re de logistique et cela peut vite devenir un incroyable casse-t\u00eate. L\u2019externalisation d\u2019une fonction aussi importante est incontestablement une belle id\u00e9e. Il faut cependant veiller \u00e0 ce que la technologie reste suffisamment facile d\u2019utilisation pour le commer\u00e7ant. On doit aussi se montrer capable de former ce dernier et changer les mentalit\u00e9s, notamment en ce qui concerne les bienfaits d\u2019une strat\u00e9gie multicanaux.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Une plateforme d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la location de mat\u00e9riel agricole<\/strong><br \/>\nLa soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise Wefarmup propose une plateforme de location originale, consacr\u00e9e au mat\u00e9riel agricole. Cela peut concerner un tracteur, des outils de manutention, un semoir ou m\u00eame un pulv\u00e9risateur. La recherche, la r\u00e9servation et le paiement de l\u2019outil d\u00e9sir\u00e9 se fait directement en ligne. Le propri\u00e9taire re\u00e7oit une notification par email et peut alors accepter ou refuser la demande de location.<\/p>\n<p><em>Cyril D\u00e9l\u00e9aval:<\/em> \u00abComme pour toutes les activit\u00e9s n\u00e9cessitant des investissements de d\u00e9part importants, la location est souvent une bonne alternative. Surtout dans le monde agricole, o\u00f9 il n\u2019est pas rare de mutualiser les moyens pour mener \u00e0 bien des gros travaux.\u00bb L\u2019expert rel\u00e8ve cependant qu\u2019il existe des cas o\u00f9 l\u2019endettement peut \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique. A noter aussi l\u2019importance de veiller \u00e0 la disponibilit\u00e9 du mat\u00e9riel: les besoins peuvent \u00eatre les m\u00eames et en m\u00eame temps pour les agriculteurs (par exemple dans le cas d\u2019une moissonneuse).<\/p>\n<p><strong>Un service de poids-lourds \u00e0 la demande<\/strong><br \/>\nLa soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine Convoy s\u2019est inspir\u00e9 du mod\u00e8le Uber pour le transposer \u00e0 celui des poids-lourds. Elle affirme avoir r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9velopper l\u2019un des plus grands r\u00e9seaux de camions fiables au monde. Avec, en prime, un suivi GPS en temps r\u00e9el sur tous les envois permettant d\u2019apporter diverses am\u00e9liorations \u00e0 la cha\u00eene d\u2019approvisionnement de la client\u00e8le.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abC\u2019est une id\u00e9e qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre explor\u00e9e en Suisse, d\u2019autant qu\u2019une grande partie du transport s\u2019y fait aujourd\u2019hui par le train. Un \u00e9l\u00e9ment reste cependant incontournable: dans un march\u00e9 d\u2019excellence comme le march\u00e9 suisse, il est imp\u00e9ratif de fournir une qualit\u00e9 irr\u00e9prochable en mati\u00e8re de logistique, notamment en ce qui concerne les rapports de confiance, mais aussi de respect des d\u00e9lais et des standards internationaux (\u00e0 l\u2019image de ce que r\u00e9alisent des soci\u00e9t\u00e9s comme DHL, Fedex, DPD ou la Poste).\u00bb<\/p>\n<p><strong>_______<\/strong><br \/>\n<strong>BUSINESS-TO-CONSUMER<\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u00e9neigement et ramassage de feuilles \u00e0 la demande<\/strong><br \/>\nC\u2019est en 2014 que l\u2019entreprise am\u00e9ricaine Plowz &amp; Mowz a lanc\u00e9 son service de d\u00e9neigement \u00e0 la demande, via une app, dans l\u2019Etat de New York. Elle a depuis lev\u00e9 des fonds, s\u00e9duit les m\u00e9dias nationaux et \u00e9tendu ses activit\u00e9s \u00e0 la tonte de pelouse et au ramassage de feuilles. Cette expansion se traduit \u00e9galement sur le plan g\u00e9ographique, par une pr\u00e9sence dans une dizaine d\u2019Etats du pays. Plowz &amp; Mowz collabore avec un r\u00e9seau de jardiniers professionnels. La prise de rendez-vous, le devis et le paiement passent par son application. Et, petit plus, le client re\u00e7oit une photo de son jardin une fois le travail effectu\u00e9.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> En Suisse, o\u00f9 la m\u00e9t\u00e9o hivernale est plus cl\u00e9mente qu\u2019aux Etats-Unis, c\u2019est davantage sur le jardinage que sur le d\u00e9neigement qu\u2019il faudrait miser. Une initiative de ce type pourra trouver son public. \u00abSurtout si elle permet aux propri\u00e9taires de jardins d\u2019\u00e9viter le travail au noir, encore tr\u00e8s r\u00e9pandu pour ces services, et d\u2019engager facilement des personnes assur\u00e9es et d\u00e9clar\u00e9es. La demande existe, et cette dimension sociale pourrait jouer un r\u00f4le porteur.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Pompes fun\u00e8bres en ligne<\/strong><br \/>\nEn France, la start-up AdVitam propose de faciliter l\u2019organisation d\u2019obs\u00e8ques gr\u00e2ce \u00e0 un service de pompes fun\u00e8bres en ligne. La jeune entreprise met l\u2019accent sur la libert\u00e9 de choix, sans la pression d\u2019un vendeur, et la transparence des prix. Sur la base de souhaits formul\u00e9s via le site ou par t\u00e9l\u00e9phone, elle s\u2019occupe de toutes les d\u00e9marches administratives et de la c\u00e9r\u00e9monie. Autre innovation: elle se charge de la fermeture des comptes et abonnements du d\u00e9funt, notamment sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abTout ce qui touche aux comptes sur les r\u00e9seaux sociaux apr\u00e8s un d\u00e9c\u00e8s me semble particuli\u00e8rement pertinent.\u00bb Aux Etats-Unis, il existe des services pour continuer \u00e0 faire vivre les profils des d\u00e9funts. Dans la m\u00eame veine, l\u2019entreprise Quiring Monuments, \u00e0 Seattle, propose m\u00eame des pierres tombales munies d\u2019un code QR, qui donne acc\u00e8s \u00e0 une biographie de la personne d\u00e9c\u00e9d\u00e9e. \u00abEn Suisse, il existe ind\u00e9niablement un march\u00e9 autour du deuil et des obs\u00e8ques dans lequel les start-ups peuvent trouver leur place.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Planification financi\u00e8re pour la G\u00e9n\u00e9ration Y<\/strong><br \/>\nTout le monde, quel que soit son revenu, devrait avoir acc\u00e8s \u00e0 du conseil de qualit\u00e9 pour savoir comment g\u00e9rer son argent. C\u2019est sur la base de cette conviction que l\u2019Am\u00e9ricaine Ramona Ortega a cr\u00e9\u00e9 sa start-up Mi Dinero Mi Futuro. Il s\u2019agit d\u2019une plateforme en ligne de conseil et de planification financi\u00e8re pour les Mill\u00e9niaux, la g\u00e9n\u00e9ration n\u00e9e entre 1980 et 2000, connue aussi en fran\u00e7ais sous l\u2019appellation \u00abG\u00e9n\u00e9ration Y\u00bb. La jeune pousse fintech comporte \u00e9galement une dimension sociale: elle cible sp\u00e9cifiquement les communaut\u00e9s moins favoris\u00e9e issues de l\u2019immigration d\u2019Am\u00e9rique latine.\u00a0Une id\u00e9e dont on pourrait s\u2019inspirer en Suisse?<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abOui \u00e0 200%. C\u2019est un concept int\u00e9ressant car il vise un public n\u00e9glig\u00e9 par les banques. Il faut toutefois \u00eatre conscient que le Millenial suisse est longtemps pris en charge par sa famille. En cela, il ne ressemble pas beaucoup \u00e0 celui d\u2019Am\u00e9rique latine ou des Etats-Unis. Ses pr\u00e9occupations ne sont pas les m\u00eames.\u00bb Reste donc \u00e0 inventer le business model qui correspond aux sp\u00e9cificit\u00e9s locales.<\/p>\n<p><strong>Conciergerie pour femmes enceintes<\/strong><br \/>\nL\u2019entreprise am\u00e9ricaine Bed Rest Concierge, bas\u00e9e \u00e0 Dallas, propose des services en lien avec la grossesse et l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un enfant: cr\u00e9ation et envoi de liste de naissance et de faire-part, organisation de baby-shower, installation de la chambre du b\u00e9b\u00e9, achat des accessoires et v\u00eatements n\u00e9cessaires. Pr\u00e9sente dans tout le pays, la soci\u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 2011 continue de suivre les familles lorsque les enfants grandissent, par exemple en s\u00e9curisant le logement, en organisant une solution de garde ou en assurant la livraison de couches ou un service de lessive \u00e9cologique.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abM\u00eame si l\u2019offre dans le cr\u00e9neau de la conciergerie est d\u00e9j\u00e0 plut\u00f4t d\u00e9velopp\u00e9e en Suisse, il y a de la place pour davantage de monde, surtout pour des services sur-mesure qui s\u2019adaptent aux besoins d\u2019une client\u00e8le tr\u00e8s ais\u00e9e et d\u2019expatri\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p><strong>App de livraison de m\u00e9dicaments<\/strong><br \/>\nLes applications de livraison de m\u00e9dicaments s\u2019imposent dans de nombreux pays. C\u2019est le cas de RemedioCerto au Br\u00e9sil, qui cible le march\u00e9 des contraceptifs, de NowRx et Zipdrug aux Etats-Unis, ou encore de Pharma Express en France. Par rapport aux services de livraison des pharmacies traditionnelles, ces apps se distinguent par leur facilit\u00e9 d\u2019utilisation et de paiement, mais aussi par la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre livr\u00e9 rapidement \u00e0 tout moment. En France, la start-up Pharma Express assure une livraison en moins d\u2019une heure de jour comme de nuit. Elle a par ailleurs d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me d\u2019ordonnance num\u00e9rique et conclu un partenariat avec SOS M\u00e9decins.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abCes \u00e9volutions vont dans le bon sens. Pour la Suisse, il s\u2019agit d\u2019une id\u00e9e int\u00e9ressante dans la mesure o\u00f9 la tendance est au d\u00e9veloppement de consultations m\u00e9dicales \u00e0 distance.\u00bb Mettre en place une activit\u00e9 de ce type soul\u00e8ve toutefois des questions juridiques et de r\u00e9glementations.<\/p>\n<p><strong>_______<\/strong><br \/>\n<strong>ECONOMIE COLLABORATIVE<\/strong><\/p>\n<p><strong>Expositions d\u2019art \u00e0 domicile<\/strong><br \/>\nEn France, la start-up \u00abLes Expos \u00e0 la Maison\u00bb met en relation des artistes qui souhaitent montrer leurs \u0153uvres et des particuliers qui veulent organiser une soir\u00e9e ou un \u00e9v\u00e9nement original chez eux. Ces expositions ne sont pas r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 un public ais\u00e9 ou aux propri\u00e9taires de grands appartements et peuvent se d\u00e9ployer \u00e0 partir de 30 m2. Le service est gratuit pour l\u2019artiste et pour l\u2019h\u00f4te. L\u2019entreprise se finance en pr\u00e9levant un pourcentage des ventes. Pr\u00e9sente en Belgique et en France, la start-up Artzup a lanc\u00e9 un concept similaire fin 2016. Une diff\u00e9rence toutefois: le client paie l\u2019artiste pour l\u2019exposition, un montant g\u00e9n\u00e9ralement compris entre 200 et 600 euros. Artzup empoche une commission sur cette somme, ainsi que sur les ventes. Elle propose \u00e9galement une offre pour les entreprises.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abCe concept est int\u00e9ressant mais de nombreux artistes proc\u00e8dent d\u00e9j\u00e0 ainsi pour se faire conna\u00eetre. Aujourd\u2019hui, cela se fait sans formalisation, gr\u00e2ce au bouche-\u00e0-oreille. La question est de savoir s\u2019il y a de la place pour un interm\u00e9diaire.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Location d\u2019espaces de stockage entre particuliers<\/strong><br \/>\nLogements plus exigus que par le pass\u00e9, d\u00e9m\u00e9nagements plus fr\u00e9quents, nouvelles constellations familiales\u2026 Les Suisses ne savent plus o\u00f9 ranger leurs affaires. Cette tendance a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019essor du self-stockage \u00e0 bas prix (des box d\u2019entreposage \u00e0 partir de 1 m2), qui s\u2019est envol\u00e9 depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Avec l\u2019av\u00e8nement de l\u2019\u00e9conomie collaborative, un nouveau concept se d\u00e9veloppe \u00e0 l\u2019\u00e9tranger dans ce cr\u00e9neau: la location d\u2019espace de stockage entre particuliers. En Australie, la start-up Spacer se d\u00e9crit comme l\u2019Airbnb de l\u2019entreposage. Fond\u00e9e en 2015, elle compte d\u00e9j\u00e0 pr\u00e8s de 20 employ\u00e9s et son site regroupe 20&rsquo;000 personnes qui mettent des espaces \u00e0 disposition, pour des prix en moyenne 50% moins chers que les solutions traditionnelles.<\/p>\n<p><em>Pascal Bourgier:<\/em> \u00abUn tel projet pourrait \u00eatre int\u00e9ressant en Suisse. Il y a certainement une demande. En revanche, le d\u00e9fi consistera \u00e0 trouver des offreurs. Les Suisses risquent de se montrer r\u00e9ticents \u00e0 h\u00e9berger les archives et les armoires de quelqu\u2019un d\u2019autre pour gagner quelques dizaines de francs.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Un Airbnb pour les piscines<\/strong><br \/>\nLe mod\u00e8le Airbnb continue d\u2019inspirer les entrepreneurs. En France, la start-up Swimmy, fond\u00e9e en juillet 2016, a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019appliquer le concept au domaine de la baignade. Sur sa plateforme en ligne, des propri\u00e9taires de piscine tout le pays proposent aux particuliers de venir se plonger dans leur bassin contre r\u00e9mun\u00e9ration, \u00e0 l\u2019heure ou \u00e0 la demi-journ\u00e9e. Mais aussi, selon les offres, de profiter du jardin, du barbecue ou encore d\u2019un terrain de p\u00e9tanque.\u00a0L\u2019id\u00e9e est simple, la proposition s\u00e9duisante. A-t-elle un potentiel en Suisse?<\/p>\n<p>Pascal Bourgier: \u00abJ\u2019ai certains doutes en raison de diff\u00e9rences culturelles entre la France et la Suisse. La Suisse est un pays de lacs. Et de nombreuses communes disposent d\u2019une piscine publique. De plus, je crains que les propri\u00e9taires de piscines ne soient pr\u00eats \u00e0 la partager. Dans le pays de Calvin, il y a un petit c\u00f4t\u00e9 \u2018Vivons heureux, vivons cach\u00e9s\u2019 qui correspond moins \u00e0 ce type de projets.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Plateforme de livraison collaborative<\/strong><br \/>\nLa start-up fran\u00e7aise You2You a cr\u00e9\u00e9 un service de livraison collaborative en septembre 2015. Il fait se rencontrer deux groupes: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, des commer\u00e7ants et des entreprises qui cherchent \u00e0 faire livrer leurs produits \u00e0 leurs clients. De l\u2019autre, des particuliers qui veulent arrondir leurs fins de mois ou rentabiliser leurs trajets quotidiens. Concr\u00e8tement, le commer\u00e7ant cr\u00e9e une demande de livraison en ligne et la soumet \u00e0 la communaut\u00e9 des livreurs du site, qui regroupe plus de 35&rsquo;000 personnes. Toujours via la plateforme, un livreur int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 accepte la demande, vient r\u00e9cup\u00e9rer le colis et l\u2019am\u00e8ne \u00e0 bon port. Il gagne en moyenne six euros par livraison. Le service est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent dans cinq grandes villes et compte plus d\u2019un millier de commer\u00e7ants utilisateurs.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;avis de Pascal Bourgier:<\/em> \u00abIl s\u2019agit d\u2019une proposition innovante. Mais je vois aussi une probl\u00e9matique d\u2019offre pour \u00e9tendre le mod\u00e8le \u00e0 la Suisse. Qui seront les livreurs? Gagner quelques francs par-ci par-l\u00e0 risque de ne pas \u00eatre suffisamment incitatif.\u00bb<\/p>\n<p><strong>_______<\/strong><br \/>\n<strong>RESSOURCES HUMAINES<\/strong><\/p>\n<p><strong>Des sondages instantan\u00e9s pour motiver les employ\u00e9s<\/strong><br \/>\nGr\u00e2ce \u00e0 une application permettant aux entreprises d\u2019effectuer des sondages ou d\u2019obtenir des feedbacks instantan\u00e9s de leurs collaborateurs, la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise Zest a mis sur pied un outil int\u00e9ressant pour les responsables des ressources humaines. Capable de sonder l\u2019humeur et de recueillir les id\u00e9es les plus innovantes, le syst\u00e8me vise \u00e0 booster l\u2019engagement du personnel, mais aussi \u00e0 pr\u00e9parer les entretiens d\u2019\u00e9valuation annuels ou de s\u2019assurer que les employ\u00e9s comprennent les valeurs de l\u2019entreprise.<\/p>\n<p><em>Raphael H Cohen:\u00a0<\/em>\u00abLes outils aidant les cadres \u00e0 \u00eatre plus en phase avec les attentes de leurs collaborateurs sont promis \u00e0 un bel avenir, \u00e9tant entendu que les relations de travail reposant sur l\u2019autorit\u00e9 du chef sont manifestement condamn\u00e9es. Reste \u00e0 faire en sorte qu\u2019un tel outil ne r\u00e9v\u00e8le pas de mani\u00e8re trop cruelle les carences de leadership des cadres.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Recruter des experts gr\u00e2ce \u00e0 des d\u00e9fis en ligne<\/strong><br \/>\nBas\u00e9e \u00e0 Bangalore, en Inde, HackerEarth propose des solutions innovantes et ludiques en mati\u00e8re de recrutement et d\u2019entra\u00eenement du personnel par le biais de d\u00e9fis en ligne. La start-up, qui compte parmi ses clients des groupes informatiques comme Adobe ou Symantec, a notamment mis sur pied une plateforme de programmation comp\u00e9titive incluant plus d\u2019une trentaine de langages de programmation.<\/p>\n<p><em>Raphael H Cohen:<\/em> \u00abC\u2019est une id\u00e9e est int\u00e9ressante, d\u2019autant que les projets EdTech (l\u2019\u00e9ducation qui a recours aux solutions technologiques, ndlr) ont actuellement le vent en poupe. Proposer de relever des d\u00e9fis en ligne pour former les collaborateurs est un bon moyen de combiner EdTech et jeu pour enseigner ce qui doit l\u2019\u00eatre. La Suisse dispose de tr\u00e8s bons atouts pour se positionner sur ce march\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des r\u00e9compenses pour am\u00e9liorer la productivit\u00e9<\/strong><br \/>\nEtablie \u00e0 Londres, la soci\u00e9t\u00e9 Perkbox propose une plateforme originale de r\u00e9compense des collaborateurs par le biais de coupons de r\u00e9ductions et autres offres sp\u00e9ciales. Cela concerne aussi bien le domaine du wellness (offres d\u2019abonnement pour des salles de gym, repas sains, smoothies) que des invitations \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements ou \u00e0 des conf\u00e9rences diverses.<\/p>\n<p><em>Cyril D\u00e9l\u00e9aval:<\/em> \u00abL\u2019incitation financi\u00e8re telle que pens\u00e9e pour d\u2019autres pays doit \u00eatre cibl\u00e9e au mieux pour r\u00e9pondre aux besoins sp\u00e9cifiques des salari\u00e9s en Suisse, o\u00f9 le travail partiel est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9, ce qui montre que les salaires sont en principe suffisants pour vivre. Davantage que des b\u00e9n\u00e9fices financiers, je vois d\u2019un bon \u0153il toutes les mesures permettant d\u2019am\u00e9liorer concr\u00e8tement le bien-\u00eatre au travail, une pr\u00e9occupation tr\u00e8s forte du salari\u00e9 en Suisse. C\u2019est le cas, notamment, de ce qui rel\u00e8ve de la sant\u00e9 des employ\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/largeur.com\/?p=6992\">Cliquez ici pour lire la premi\u00e8re partie de ce dossier<\/a><\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Collaboration: Sophie Gaitzsch, Blandine Guignier, Robert Gloy, Julien Calligaro, Alexia Nichele, Marisol Hofmann et William T\u00fcrler<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout succ\u00e8s entrepreneurial repose avant tout sur une bonne id\u00e9e. Voici une s\u00e9lection de concepts inspirants qui ont fait leurs preuves \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.  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