



{"id":6868,"date":"2017-12-07T23:45:54","date_gmt":"2017-12-07T22:45:54","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=6868"},"modified":"2017-12-07T12:30:55","modified_gmt":"2017-12-07T11:30:55","slug":"sante-33","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=6868","title":{"rendered":"Attention, perturbateurs sur la ligne"},"content":{"rendered":"<p>Omnipr\u00e9sents dans l\u2019environnement sous forme de micropolluants, les perturbateurs endocriniens, ces substances capables d\u2019interf\u00e9rer avec le syst\u00e8me hormonal de nombreuses esp\u00e8ces, se retrouvent aussi dans notre cha\u00eene alimentaire. De plus, ils se trouvent en nombre dans nos placards: de l\u2019armoire de la salle de bains au garde-manger, dans les contenants comme dans les contenus.<\/p>\n<p>L\u2019abondante diversit\u00e9 des substances d\u00e9fie la toxicologie et ses protocoles, si bien qu\u2019ils sont difficilement identifiables. \u00c9tat des lieux sur ces substances qui questionnent notre rapport aux produits issus de la chimie de synth\u00e8se industrielle.<\/p>\n<p><strong>Une voie de signalisation fragile<\/strong><\/p>\n<p>Un perturbateur endocrinien est \u00abune substance ou un m\u00e9lange exog\u00e8ne alt\u00e9rant les fonctions du syst\u00e8me endocrinien et induisant de ce fait des effets nocifs sur la sant\u00e9 d\u2019un organisme intact, de ses descendants ou au niveau de sous-populations enti\u00e8res\u00bb, selon une d\u00e9finition de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) publi\u00e9e en 2002. Pour bien comprendre le fonctionnement de ces perturbateurs, il faut donc conna\u00eetre notre syst\u00e8me endocrinien.<\/p>\n<p>Nos organes se doivent de bien communiquer pour fonctionner. Pour ce faire, ils disposent de deux grandes voies de transmission: le syst\u00e8me nerveux et le syst\u00e8me endocrinien. Le second est constitu\u00e9 d\u2019organes \u2013 les glandes endocrines \u2013 qui s\u00e9cr\u00e8tent des hormones dans le sang \u00e0 destination d\u2019organes distants. Ces glandes comprennent notamment l\u2019hypothalamus, les surr\u00e9nales, la thyro\u00efde, les ovaires et testicules.<\/p>\n<p>Mais le syst\u00e8me endocrinien ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0: des cellules r\u00e9parties dans certains de nos organes ont aussi des propri\u00e9t\u00e9s endocrines. C\u2019est le cas, entre autres, du pancr\u00e9as, de l\u2019estomac et du placenta. Pour compliquer le tout, nos deux voies de signalisation sont interconnect\u00e9es. Les possibilit\u00e9s de perturbation sont donc nombreuses, de m\u00eame que leurs effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res, car toutes nos fonctions vitales d\u00e9pendent du travail hormonal. Il r\u00e9gule notre d\u00e9veloppement, notre sexuation, notre comportement ou encore le fonctionnement du syst\u00e8me cardiovasculaire et digestif.<\/p>\n<p><strong>La preuve impossible<\/strong><\/p>\n<p>Pour les scientifiques, l\u2019identification des substances perturbatrices n\u2019est pas ais\u00e9e, ce qui rend d\u00e9licate l\u2019interdiction des produits mis en cause. Thierry Buclin, m\u00e9decin-chef de la Division de pharmacologie clinique du CHUV, indique qu\u2019environ 900 substances sont actuellement r\u00e9pertori\u00e9es comme perturbateurs endocriniens.<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9es \u00e0 la suite de d\u00e9sastres \u00e9cologiques. \u00abLeur d\u00e9couverte provient de l\u2019observation du changement de sexes d\u2019amphibiens, d\u2019alligators et de poissons aux \u00c9tats-Unis\u00bb, pr\u00e9cise Nathalie Ch\u00e8vre, \u00e9cotoxicologue \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL).<\/p>\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1990, des \u00e9tudes ont pu d\u00e9montrer que ces anomalies \u00e9taient dues \u00e0 des substances ayant une action \u0153strog\u00e9nique (l\u2019hormone sexuelle femelle). Elles induisent une f\u00e9minisation des m\u00e2les qui m\u00e8ne \u00e0 la st\u00e9rilit\u00e9. Mais pour la plupart de ces substances, aucun lien de cause \u00e0 effet n\u2019a pu \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 chez l\u2019homme. Les autorit\u00e9s concern\u00e9es ont alors reconnu que le ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tait potentiellement dangereux et ont fini par trancher pour une interdiction selon le principe de pr\u00e9caution.<\/p>\n<p><strong>Des effets \u00e0 d\u00e9montrer<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques sont plus parlantes: le spermogramme moyen dans la population masculine, une analyse qui renseigne sur la fertilit\u00e9, est en d\u00e9clin. \u00abIl a baiss\u00e9 d\u2019un tiers en cinquante ans\u00bb, indique Thierry Buclin. Ces donn\u00e9es ne se limitent pas \u00e0 la fertilit\u00e9: les cancers, l\u2019autisme, la pubert\u00e9 pr\u00e9coce, le diab\u00e8te ou encore l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 sont en augmentation.<\/p>\n<p>Pour ces pathologies, des hypoth\u00e8ses mettant en cause des perturbateurs endocriniens existent et les m\u00e9canismes correspondants sont largement confirm\u00e9s en laboratoire. Comme elles restent vierges de d\u00e9monstrations chez l\u2019homme, les interdictions tardent pourtant \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Pourquoi cette difficult\u00e9, alors que \u00abdans pareille situation, face \u00e0 un faisceau d\u2019arguments indirects, le principe de pr\u00e9caution devrait pr\u00e9valoir et faire r\u00e9glementer l\u2019utilisation d\u2019un produit\u00bb? Il est difficile de recueillir des preuves incontestables, explique Thierry Buclin, car l\u2019effet des perturbateurs endocriniens devrait \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 cliniquement, c\u2019est-\u00e0-dire par le biais d\u2019essais sur l\u2019homme. Or, il faudrait administrer une mol\u00e9cule potentiellement toxique pendant plusieurs ann\u00e9es, ce qui est \u00e9thiquement inacceptable.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-6869\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/img_du_jour_7_dec.jpg\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/img_du_jour_7_dec.jpg 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/img_du_jour_7_dec-300x199.jpg 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/img_du_jour_7_dec-272x182.jpg 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>La toxicologie d\u00e9fi\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>\u00abEn toxicologie classique, c\u2019est la dose qui fait le poison\u00bb, pr\u00e9cise Thierry Buclin. Un compos\u00e9 actif, comme un perturbateur endocrinien, se lie \u00e0 son r\u00e9cepteur cible selon une relation dose-r\u00e9ponse, ce qui signifie qu\u2019il faut atteindre une certaine concentration pour obtenir un effet d\u00e9celable.<\/p>\n<p>Nathalie Ch\u00e8vre mentionne que nous avons affaire \u00e0 des doses infinit\u00e9simales de millions de substances, celles connues, mais aussi leurs produits de d\u00e9gradation. Pris s\u00e9par\u00e9ment, les compos\u00e9s ne sont jamais assez abondants pour \u00eatre toxiques. \u00abMais c\u2019est sans compter que sur des millions de substances, il y en a forc\u00e9ment plusieurs qui vont agir sur la m\u00eame cible.\u00bb L\u2019experte ajoute qu\u2019en additionnant simplement leurs concentrations, le risque d\u2019atteindre des doses biologiquement actives existe. C\u2019est l\u2019effet cocktail.<\/p>\n<p>Alors, comment aborder la question des m\u00e9langes? De nouvelles techniques d\u2019analyse semblent prometteuses, comme celle de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise WatchFrog. Plut\u00f4t que de chercher \u00e0 mettre le doigt sur la toxicit\u00e9 d\u2019une substance donn\u00e9e, la soci\u00e9t\u00e9 a d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me utilisant des larves de batraciens pour d\u00e9terminer si une solution a le pouvoir de modifier le syst\u00e8me hormonal.<\/p>\n<p>\u00abNotre proc\u00e9d\u00e9 utilise le syst\u00e8me endocrinien des larves comme senseur, ces derni\u00e8res portent un marqueur g\u00e9n\u00e9tique qui r\u00e9v\u00e8le une perturbation par une \u00e9mission de fluorescence\u00bb, pr\u00e9cise Gregory Lemkine, directeur de WatchFrog. Le proc\u00e9d\u00e9 est actuellement test\u00e9 par le Service des eaux de Lausanne.<\/p>\n<p><strong>Non \u00e0 la substitution, oui au pragmatisme<\/strong><\/p>\n<p>Lorsqu\u2019une substance est reconnue comme nocive, elle est substitu\u00e9e dans les proc\u00e9d\u00e9s de fabrication industriels. Ce fut le cas des biph\u00e9nyles chlor\u00e9s (PCB), utilis\u00e9s comme isolants \u00e9lectriques: lorsque leurs effets n\u00e9fastes pour la reproduction ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts, ils ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par les polybromodiph\u00e9nyl\u00e9thers (PBDE), qui se sont av\u00e9r\u00e9s tout aussi nocifs et qui ont \u00e9t\u00e9 substitu\u00e9s par des organophosphates, \u00e0 leur tour reconnus pour leurs effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res sur le d\u00e9veloppement neuronal.<\/p>\n<p>Nathalie Ch\u00e8vre s\u2019indigne: \u00abLa substitution n\u2019a aucun r\u00f4le \u00e0 jouer dans la lutte contre les perturbateurs.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Un enjeu sanitaire<\/strong><\/p>\n<p>Du point de vue de la sant\u00e9 publique, il est bien difficile de dire si les observations actuelles ne sont que la pointe d\u2019un iceberg redoutable ou si leur port\u00e9e est destin\u00e9e \u00e0 rester limit\u00e9e. En l\u2019absence de consensus et de preuves formelles sur ces substances, Thierry Buclin sugg\u00e8re que la mani\u00e8re d\u2019avancer la plus pragmatique est de s\u2019attaquer d\u2019abord aux sources les plus significatives de polluants.<\/p>\n<p>Alors, avant que nos r\u00e9seaux de communication interne soient totalement perturb\u00e9s, nos organes de communication externe peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour informer: le risque actuel provient des substances que nous ing\u00e9rons, respirons ou appliquons sur notre peau.<\/p>\n<p>Comme les perturbateurs agissent sur le long terme, les populations les plus \u00e0 risque sont les femmes enceintes, les f\u0153tus et les enfants, qui devraient \u00e9viter les principales sources de toxines que sont les plastiques, les insecticides, les vernis et les laques \u00e0 bois, les m\u00e9dicaments de confort, et particuli\u00e8rement les cosm\u00e9tiques.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>PRODUITS CONTENANT LE PLUS DE PERTURBATEURS ENDOCRINIENS<\/p>\n<p><strong>Les plastiques<\/strong><br \/>\nLes plastiques contiennent plusieurs additifs r\u00e9pertori\u00e9s comme perturbateurs endocriniens. Les phtalates sont ajout\u00e9s au polychlorure de vinyle (PVC) pour augmenter la souplesse des objets. Les alkyph\u00e9nols comme le Bisph\u00e9nol A les rendent transparents. Ils contiennent \u00e9galement des retardateurs de flamme: PCB, PPDE et organophosphates. La plupart de ces compos\u00e9s sont d\u00e9l\u00e9t\u00e8res pour la reproduction humaine, canc\u00e9rig\u00e8nes et peuvent causer des troubles du comportement. Ils ne se lient pas aux polym\u00e8res des plastiques et se d\u00e9tachent au simple contact. Biberon, jouets, tuyaux, emballages, bouteilles en PET en contiennent.<\/p>\n<p><strong>Les pesticides<\/strong><br \/>\nSuivant la mise \u00e0 jour de la d\u00e9finition europ\u00e9enne sur les perturbateurs endocriniens, les insecticides sont d\u00e9sormais point\u00e9s du doigt. Le glyphosate, pr\u00e9sent dans l\u2019herbicide Roundup de la soci\u00e9t\u00e9 Monsanto, serait canc\u00e9rig\u00e8ne. Les pyr\u00e9thrino\u00efdes, qui repr\u00e9sentent 30% des insecticides dans le monde, induiraient une pubert\u00e9 pr\u00e9coce. De plus, l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais vient de publier une liste d\u2019environ 1\u2019500 produits susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens.<\/p>\n<p><strong>Les cosm\u00e9tiques<\/strong><br \/>\nNotre salle de bains rec\u00e8le 400 \u00e0 500 substances chimiques. Les cosm\u00e9tiques en font partie et contiennent un joli cocktail de perturbateurs reconnus. Par exemple, les parab\u00e8nes poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s antibact\u00e9rienne et antimycosique: ils sont utilis\u00e9s comme conservateurs dans les shampoings, cr\u00e8mes, mousses et dentifrices. Ils sont reconnus pour provoquer une baisse de la fertilit\u00e9 masculine et favoriser la croissance de certaines tumeurs. Les filtres UV pr\u00e9sents dans les cr\u00e8mes ou les baumes sont \u00e9galement dangereux pour la reproduction humaine. Les phtalates (voir plastiques) sont omnipr\u00e9sents dans les parfums.<\/p>\n<p><strong>Les m\u00e9dicaments<\/strong><br \/>\nLes principes actifs de certains m\u00e9dicaments ont \u00e9videmment \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s dans le but de perturber le syst\u00e8me hormonal \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques. C\u2019est notamment le cas de la pilule contraceptive et de son composant principal, l\u2019ethinyl-estradiol. Son action est dix fois plus puissante que les \u0153strog\u00e8nes f\u00e9minins et il se d\u00e9grade plus lentement. Il s\u2019accumule donc dans l\u2019environnement jusqu\u2019\u00e0 finir dans nos assiettes. La plupart des m\u00e9dicaments contiennent \u00e9galement des parab\u00e8nes pour leur conservation.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>\u00abFAIRE PEUR NE SERT A RIEN\u00bb<\/p>\n<p>Pour Nathalie Ch\u00e8vre, \u00e9cotoxicologue \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, on doit mieux expliquer les enjeux li\u00e9s \u00e0 une exposition r\u00e9p\u00e9t\u00e9e \u00e0 des substances probl\u00e9matiques.<\/p>\n<p><strong>O\u00f9 en est la l\u00e9gislation concernant les perturbateurs endocriniens?<\/strong><\/p>\n<p>Il existe un r\u00e9el enjeu de d\u00e9finition, pour l\u2019industrie comme pour la protection des citoyens. L\u2019Europe a accept\u00e9 le 4 juillet dernier une d\u00e9finition qui ne concerne que les substances chimiques identifi\u00e9es comme perturbateurs endocriniens. Le texte indique qu\u2019un lien de causalit\u00e9 \u00e9vident chez l\u2019homme doit exister pour pouvoir parler de perturbateurs endocriniens. Les ONG d\u00e9crient cette d\u00e9finition, car ce lien est infaisable pour la plupart des substances. Il faudrait y inscrire la notion de perturbateur potentiel pour augmenter son efficacit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les plus gros pollueurs?<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00eatre humain, dans sa vie de tous les jours, est le plus grand pollueur des eaux, pas l\u2019agriculture. Par exemple, sur le plan des m\u00e9dicaments pr\u00e9sents dans le lac L\u00e9man, le plus important actuellement connu est la metformine, un antidiab\u00e9tique issu de la consommation humaine. Apr\u00e8s le marathon de Lausanne, un pic d\u2019anti-inflammatoires est clairement mesurable dans les eaux de la station d\u2019\u00e9puration.<\/p>\n<p><strong>Comment sensibiliser la population?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un probl\u00e8me \u00e9pineux. Il faut rendre les gens critiques, mais leur faire peur ne sert \u00e0 rien! La peur rend parano\u00efaque ou fataliste et dans les deux cas les gens ne font rien de concret. Le grand public n\u2019a pas de notion de dose, c\u2019est certainement l\u00e0 que nous pouvons les informer. C\u2019est la r\u00e9p\u00e9tition des expositions et l\u2019addition des substances qui jouent un r\u00f4le critique. Il faut donc se m\u00e9fier des gestes r\u00e9p\u00e9titifs: mieux vaut \u00e9viter le soleil que de se tartiner tout l\u2019\u00e9t\u00e9 avec de la cr\u00e8me solaire.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans In Vivo Magazine (n\u00b013).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/www.invivomagazine.com\/\">invivomagazine.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les perturbateurs endocriniens sont aujourd\u2019hui accus\u00e9s de nombreux maux, m\u00eame si les preuves restent difficiles \u00e0 \u00e9tablir.<\/p>\n","protected":false},"author":20200,"featured_media":6869,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1299],"class_list":["post-6868","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-latitude","tag-paru-dans-in-vivo","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6868","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20200"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6868"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6868\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6873,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6868\/revisions\/6873"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/6869"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6868"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6868"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6868"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}