



{"id":6755,"date":"2017-11-08T23:45:14","date_gmt":"2017-11-08T22:45:14","guid":{"rendered":"https:\/\/largeur.com\/?p=6755"},"modified":"2017-11-07T17:17:06","modified_gmt":"2017-11-07T16:17:06","slug":"tendance-16","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=6755","title":{"rendered":"Vins romands: David, Goliath et la biodynamie"},"content":{"rendered":"<p>\u00abNous faisons des choix qui n\u2019engagent que nous, nous n\u2019ob\u00e9issons pas au diktat d\u2019une structure \u00e9conomique.\u00bb Gilles Wannaz exploite une surface de vignes de 4,5 hectares \u00e0 Chenaux (VD) depuis 30 ans. Pour le viticulteur, \u00eatre \u00e0 la t\u00eate d\u2019une structure de taille modeste ne constitue pas du tout un inconv\u00e9nient. Le rapport avec la client\u00e8le s\u2019en trouve privil\u00e9gi\u00e9. Les \u00e9changes, nombreux, font que les amateurs de cr\u00fbs s\u2019int\u00e9ressent au domaine et y reviennent. D\u2019autant plus que l\u2019exploitant vaudois s\u2019est converti il y a quinze ans maintenant \u00e0 la biodynamie (lire ci-dessous). Une approche sensible, qui suit les besoins de la plante et les rythmes du vivant, peu envisageable avec une surface de vignes plus cons\u00e9quente.<\/p>\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, on trouve sur le march\u00e9 du vin suisse de grandes structures, avec des moyens financiers sans comparaison. La cave Provins, \u00e0 Sion, encave les raisins de plus de 800 hectares de vignes \u00e0 travers tout le Valais, dont 250 hectares en propre, le solde \u00e9tant travaill\u00e9 par les soci\u00e9taires. Son chiffre d\u2019affaires pour l\u2019exercice 2015-2016 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 56,73 millions de francs, avec 1,27 million de francs de b\u00e9n\u00e9fices. Historiquement, l\u2019entreprise est n\u00e9e d\u2019un regroupement de plusieurs vignerons menac\u00e9s par la crise \u00e9conomique des ann\u00e9es 1930. La production de la f\u00e9d\u00e9ration des caves coop\u00e9ratives du Valais repr\u00e9sente aujourd\u2019hui pr\u00e8s de 20% de celle du Valais et 10% de celle de la Suisse. \u00abNous exportons une petite partie de notre production\u00bb, d\u00e9taille Rapha\u00ebl Garcia, directeur g\u00e9n\u00e9ral de Provins. Mais la part la plus importante \u2013 environ 45% \u2013 est destin\u00e9e \u00e0 la grande distribution. Viennent ensuite la gastronomie et la client\u00e8le priv\u00e9e, \u00e0 parts \u00e9gales.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Se diversifier pour se maintenir<\/strong><\/p>\n<p>Bien que l\u2019entreprise soit cons\u00e9quente en moyens financiers et en forces de travail (elle compte pr\u00e8s de 80 collaborateurs), sa production n\u2019en est pas moins tributaire des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques. \u00abC\u2019est un d\u00e9fi \u00e0 relever chaque ann\u00e9e. M\u00eame si les r\u00e9coltes sont mauvaises, il faut \u00e9viter \u00e0 tout prix la rupture d\u2019un produit. Et puis la concurrence \u00e9trang\u00e8re s\u00e9vit fortement\u00bb, poursuit le CEO. Gr\u00e2ce aux efforts men\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es par l\u2019organisme Swiss Wine Promotion notamment, le vin suisse b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une meilleure r\u00e9putation dans les restaurants du pays.<\/p>\n<p>Pour l\u2019entreprise valaisanne, le march\u00e9 al\u00e9manique repr\u00e9sente encore un \u00abpotentiel \u00e9norme\u00bb. Pour le conqu\u00e9rir, Provins mise sur l\u2019\u00e9v\u00e9nementiel. \u00abNous sommes par exemple sponsors de la ligue nationale de hockey. Et nous participons aux principales foires professionnelles et grand public, comme l\u2019OFFA \u00e0 Saint-Gall, la Basler Wine Messe ou Expovina. Nous venons d\u2019ailleurs de remporter une grande m\u00e9daille d\u2019or au concours international de d\u00e9gustation de vins de Zurich! Peu \u00e0 peu, nous nous faisons conna\u00eetre dans cette partie du pays aussi.\u00bb<\/p>\n<p>A Dardagny (GE), Sophie Dugerdil a repris l\u2019exploitation familiale de neuf hectares \u2013 \u00abune taille moyenne pour le canton de Gen\u00e8ve\u00bb -, en 2004. Dans ce village o\u00f9 les caveaux se succ\u00e8dent sur la rue principale, elle travaille avec un employ\u00e9 fixe, son p\u00e8re qui aide ponctuellement, ainsi que six temporaires qui aident lors des vendanges en automne et des effeuilles au printemps. Sophie Dugerdil vend 80% de sa production aux restaurants (\u00e0 90% sur le canton) et le reste \u00e0 des particuliers. \u00abL\u2019avantage, c\u2019est que les sommeliers se connaissent bien entre eux. Ils parlent de nous et on se fait conna\u00eetre comme \u00e7a. Mais pour une petite structure, la difficult\u00e9 consiste \u00e0 organiser son temps parmi toutes nos t\u00e2ches: travail \u00e0 la vigne, \u00e9levage des vins en cave, vente directe, travail administratif et d\u00e9marchage. Une plus grande exploitation poss\u00e8de plus de ressources pour se faire conna\u00eetre et d\u00e9velopper son marketing.\u00bb Sophie Dugerdil est membre du comit\u00e9 de l\u2019association genevoise des vignerons-encaveurs ind\u00e9pendants. \u00abC\u2019est une source d\u2019\u00e9changes, de soutien et d\u2019entraide. Mais libre \u00e0 chacun de faire le pas ou non.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-6756\" src=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Large_08_11_2017.png\" alt=\"\" width=\"468\" height=\"311\" srcset=\"https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Large_08_11_2017.png 468w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Large_08_11_2017-300x199.png 300w, https:\/\/largeur.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Large_08_11_2017-272x182.png 272w\" sizes=\"auto, (max-width: 468px) 100vw, 468px\" \/><\/p>\n<p><strong>Boom de la biodynamie<\/strong><\/p>\n<p>Quelle que soit la taille de l\u2019exploitation viticole, une r\u00e9ponse revient unanimement: pour rester dans la course, il faut anticiper les attentes du consommateur. Gilles Wannaz a fait le pari au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 de se lancer dans un mode de production \u2013 la biodynamie \u2013 qui correspond mieux \u00e0 ses valeurs. Un esprit visionnaire, qui touche maintenant un public toujours plus large. \u00abDepuis cinq ans, le cr\u00e9neau conna\u00eet un int\u00e9r\u00eat galopant. Je pense que la conviction des valeurs pratiqu\u00e9es constitue un facteur de durabilit\u00e9. De plus, en passant \u00e0 la biodynamie, on est entr\u00e9 dans un autre r\u00e9seau, de gens qui demandent ce type de produits.\u00bb La client\u00e8le vient aujourd\u2019hui avec une demande qualitative, elle s\u2019interroge sur des questions de sant\u00e9, cherche \u00e0 comprendre ce qu\u2019elle consomme, d\u00e9taille le vigneron. Et de pr\u00e9ciser que le public s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 la biodynamie est en moyenne plus jeune.<\/p>\n<p>\u00abDans nos formations, sur une quarantaine de personnes, nous avons maintenant une moiti\u00e9 de vignerons, le reste \u00e9tant des agriculteurs, mara\u00eechers et jardiniers, explique Barbara Schneider, secr\u00e9taire de l\u2019Association Romande de Biodynamie. L\u2019essor constat\u00e9 ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es est ind\u00e9niable.\u00bb Pendant vingt ans, Gilles Wannaz a pratiqu\u00e9 une viticulture traditionnelle. Mais la conversion au d\u00e9but du mill\u00e9naire n\u2019a pas provoqu\u00e9 un \u00e9norme chamboulement en termes d\u2019\u00e9quipements et d\u2019organisation. \u00abOn revient \u00e0 plus de simplicit\u00e9. Il y a aussi toute une r\u00e9flexion sur la m\u00e9canisation \u00e0 mener, le but \u00e9tant de rendre la vigne plus ind\u00e9pendante. Au final, le bilan global du travail \u00e0 effectuer est \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Une conversion \u00e9vidente?<\/strong><\/p>\n<p>Sophie Dugerdil s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la biodynamie, sans pour autant vouloir s\u2019y convertir dans l\u2019imm\u00e9diat. Elle a entam\u00e9 une d\u00e9marche \u00abbio\u00bb il y a quelques ann\u00e9es, et pense progresser \u00e9tape par \u00e9tape. \u00abJ\u2019ai renonc\u00e9 \u00e0 l\u2019utilisation de tout produit de synth\u00e8se. Je suis maintenant engag\u00e9e dans un processus de labellisation bio, afin d\u2019\u00eatre plus claire vis-\u00e0-vis de mes clients.\u00bb Cette premi\u00e8re reconversion vers une viticulture biologique constitue d\u00e9j\u00e0 \u00e0 ses yeux une \u00e9tape importante. La biodynamie lui semble une d\u00e9marche \u00ab\u00e9norme\u00bb, en termes de travail administratif, mais aussi d\u2019entretien. \u00abLes interventions sur la plante sont cons\u00e9quentes. Avec une d\u00e9marche traditionnelle, la vigne peut tenir de 15 \u00e0 30 jours sans que l\u2019on n\u2019y touche. Quand on fait dans le bio, il faut l\u2019entretenir chaque semaine.\u00bb<\/p>\n<p>Provins ne mise pas sur la biodynamie, mais pr\u00e8s de 400 hectares exploit\u00e9s par l\u2019entreprise valaisanne r\u00e9pondent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 une logique de culture int\u00e9gr\u00e9e, \u00e0 savoir avec une utilisation minimale de produits de synth\u00e8se. De plus une partie des vignes est en conversion \u00abbio\u00bb, un processus qui prend au moins trois ans. \u00abAu d\u00e9but, le public n\u2019\u00e9tait pas pr\u00eat. Maintenant, il r\u00e9clame du vin biologique\u00bb, remarque Rapha\u00ebl Garcia, le directeur g\u00e9n\u00e9ral. Nous restons tr\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9coute du consommateur. Nous nous devons de nous adapter, et m\u00eame d\u2019anticiper les attentes de notre client\u00e8le pour \u00eatre pr\u00eats au bon moment.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Biodynamie certifi\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019organisme Demeter certifie les produits issus de l\u2019agriculture biodynamique. \u00abSeul ce label donne la garantie au consommateur que le vin est effectivement biodynamique, pr\u00e9vient Aline Haldemann, active au sein de la division Marketing de Demeter Suisse. Malheureusement, certains vignerons utilisent ce terme sans \u00eatre certifi\u00e9s par notre organisme. C\u2019est en fait ill\u00e9gal et cela cause du tort \u00e0 toutes les d\u00e9marches qualitatives entreprises par les vignerons Demeter.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abNous travaillons pour que la biodynamie ne soit plus consid\u00e9r\u00e9e comme mystique, explique Barbara Schneider. Cette vision de l\u2019agriculture r\u00e9pond \u00e0 l\u2019objectif d\u2019\u00e9viter les pollutions dues aux pesticides et aux intrants chimiques.\u00bb Et \u00e0 ralentir la cadence. \u00abDans les ann\u00e9es 1980, on se trouvait au pic d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s industrialis\u00e9e, l\u2019homme au summum de sa ma\u00eetrise technique, raconte Gilles Wannaz. L\u2019enjeu \u00e9conomique d\u2019alors pouvait engendrer un engagement tr\u00e8s stressant pour le producteur. Maintenant, on recherche une certaine harmonie avec la nature. On sort de ce paradigme de la vitesse, de la rapidit\u00e9, pour retrouver une certaine qualit\u00e9.\u00a0La conversion \u00e0 la biodynamie est une intuition de l\u2019homme pour trouver des r\u00e9ponses \u00e0 des questions \u00e9conomiques et d\u2019\u00e9conomie sociale. En adaptant son outil, on retrouve du plaisir, de l\u2019\u00e9nergie et de l\u2019enthousiasme.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Cycles de la lune, bouse s\u00e9ch\u00e9e, la biodynamie c\u2019est quoi?<\/strong><\/p>\n<p>Imagin\u00e9e par l\u2019anthroposophe autrichien Rudolf Steiner en 1924 d\u00e9j\u00e0, la biodynamie constitue une m\u00e9thode de culture qui consid\u00e8re la plante dans sa globalit\u00e9 et vise \u00e0 respecter son rythme naturel. L\u2019agriculture biologique d\u00e9coule de la m\u00e9thode biodynamique. Celle-ci postule notamment la suppression des engrais synth\u00e9tiques et pesticides chimiques.<\/p>\n<p>Mais la biodynamie va encore plus loin: elle prodigue notamment l\u2019utilisation de deux substances \u00abessentielles\u00bb\u00a0que sont la bouse de corne et la silice de corne. La premi\u00e8re pr\u00e9paration est constitu\u00e9e de bouse de vache que l\u2019on place dans une corne de bovid\u00e9 et que l\u2019on met en terre de l\u2019automne au printemps. Cent grammes de cette pr\u00e9paration, dilu\u00e9e dans 30 litres d\u2019eau, suffisent pour un hectare. Inodore ou s\u2019approchant de l\u2019odeur de terre de for\u00eat, la mixture permet un meilleur d\u00e9veloppement racinaire. \u00abLa silice de corne quant \u00e0 elle, stimule la partie a\u00e9rienne d\u2019une plante, correspondant \u00e0 la dimension c\u00e9leste\u00bb, commente Barbara Schneider. Il s\u2019agit de quartz finement broy\u00e9 puis mis en terre, pendant l\u2019\u00e9t\u00e9. Dilu\u00e9e et pulv\u00e9ris\u00e9e \u00e0 dose hom\u00e9opathique sur les hauts de la plante, la substance permet une meilleure conservation des fruits.<\/p>\n<p>La biodynamie est une approche globale, qui observe et respecte au mieux les rythmes du vivant. Le cycle lunaire et la prise en compte des mar\u00e9es ont \u00e9galement leur importance pour la gestion des cultures et la pr\u00e9vention des maladies dans les cultures. Le r\u00e9sultat de tous ces soins? La qualit\u00e9 gustative et nutritive des produits s\u2019en trouve largement rehauss\u00e9e, estime Barbara Schneider, d\u2019o\u00f9 son int\u00e9r\u00eat pour la viticulture.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Production en hausse<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 108 millions de litres de vin ont \u00e9t\u00e9 produits en Suisse l\u2019an pass\u00e9, selon les statistiques de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture (OFAG) publi\u00e9es ce printemps. La production en Suisse romande et italienne ont \u00e9t\u00e9 en nette hausse (+32% par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente) et en recul en Suisse al\u00e9manique (-6,1%). Cette hausse s\u2019explique par un hiver doux avec peu de neige, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un temps frais et humide en avril. L\u2019abondance des pr\u00e9cipitations estivales a favoris\u00e9 une importante infestation par le mildiou, mais le temps sec et les temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es de l\u2019automne ont permis d\u2019\u00e9viter les d\u00e9g\u00e2ts redout\u00e9s. L\u2019organe de labellisation Demeter, qui certifie les produits issus de l\u2019agriculture biodynamie, n\u2019est cependant pas en mesure de quantifier la production de ce type de vin. Elle communique par contre que 45 vignobles pratiquent la biodynamie aujourd\u2019hui, contre 4 en 1997.<\/p>\n<p>Quelque 185 millions de litres de vins, mousseux, doux, de liqueur, et de mo\u00fbt de raisin ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9s en 2016, un peu moins que l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, indique l\u2019OFAG. Comme par le pass\u00e9, l\u2019Italie arrive en t\u00eate des pays exportant leurs vins en Suisse (73,6 millions de litres), suivie par la France (38,6 millions de litres) et l\u2019Espagne (31,6 millions de litres).<\/p>\n<p>Les exportations sont relativement modestes et accusent un nouveau recul, soit une baisse de 104\u2019700 litres (\u20137,85%) par rapport aux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Le volume total de vins export\u00e9s en 2016 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 1,23 million de litres, un chiffre qui inclut les vins \u00e9trangers r\u00e9export\u00e9s. Au niveau de l\u2019export et dans la mesure o\u00f9 ils constituent des march\u00e9s de niche, la destination la plus int\u00e9ressante reste le Royaume-Uni, suivi des pays frontaliers pour le vin haut-de-gamme, ainsi qu\u2019Hong Kong et la c\u00f4te Est des Etats-Unis, estime le directeur g\u00e9n\u00e9ral de Provins Rapha\u00ebl Garcia.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Suisse, le march\u00e9 du vin se partage entre grands groupes et petites exploitations familiales. 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