



{"id":4898,"date":"2017-05-29T16:38:10","date_gmt":"2017-05-29T14:38:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4898"},"modified":"2017-05-29T16:39:11","modified_gmt":"2017-05-29T14:39:11","slug":"histoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4898","title":{"rendered":"La nuit, de la peur \u00e0 la fascination"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/062017\/img_du_jour_29052017.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"img_du_jour_29052017.jpg\" alt=\"img_du_jour_29052017.jpg\" \/><\/p>\n<p>La nuit a toujours nourri l\u2019imaginaire des po\u00e8tes, des \u00e9crivains, des philosophes, des cin\u00e9astes et des musiciens\u2026 Mais en quoi consiste ce temps, qui transporte l\u2019esprit vagabond, laisse une place aux r\u00eaves et aux fantasmes, mais aussi aux cauchemars? La nuit se limiterait-elle \u00e0 la p\u00e9riode entre le cr\u00e9puscule et l\u2019aube? Elle reste difficile \u00e0 d\u00e9finir pour les chercheurs, tant elle est v\u00e9cue diff\u00e9remment d\u2019un individu et d\u2019une culture \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>\u00abLes nuits sont plurielles, observe l\u2019ethnologue et ethnolinguiste Aurore Monod Becquelin, directrice de recherche \u00e9m\u00e9rite au Centre national de recherche scientifique (CNRS). Un paysan ne vit pas la m\u00eame nuit qu\u2019une infirmi\u00e8re ou qu\u2019un migrant.\u00bb Comprendre les pratiques et les repr\u00e9sentations de la nuit, d\u00e9couvrir que \u00abtous les chats n\u2019y sont pas gris\u00bb, et qu\u2019elle compte des sp\u00e9cificit\u00e9s qui lui sont propres: tel a \u00e9t\u00e9 le travail de cette chercheuse et de son coll\u00e8gue Jacques Galinier, deux pionniers en Europe de la recherche en anthropologie de la nuit. \u00abLa nuit ne faisait pas encore l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes approfondies en anthropologie il y a dix ans, dit Jacques Galinier. On pensait qu\u2019elle \u00e9tait synonyme d\u2019un monde en creux, assoupi. Or, c\u2019est tout le contraire.\u00bb<\/p>\n<p>La perception de la nuit et son \u00e9volution dans le monde occidental se comprennent \u00e0 travers leur histoire: elle a d\u2019abord hant\u00e9 l\u2019homme, puis l\u2019a fascin\u00e9. Jusqu\u2019au XVIIe si\u00e8cle, la nuit inspire surtout de la n\u00e9gativit\u00e9, renforc\u00e9e par les \u00c9critures et la religion: elle est dangereuse, peupl\u00e9e de d\u00e9mons, de sorci\u00e8res, de loups-garous, de monstres et de malfrats. \u00abSous l\u2019Ancien R\u00e9gime, en Europe, la nuit dicte le confinement, dit Alain Cabantous, historien et auteur de l\u2019ouvrage <em>Histoire de la nuit, XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles<\/em>. La fermeture des portes de la ville &#8212; dont l\u2019heure est d\u00e9termin\u00e9e par les autorit\u00e9s &#8212; repr\u00e9sente alors le d\u00e9but de la nuit. Les habitants ne doivent plus sortir de chez eux sous peine d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des suspects.\u00bb La nuit est envisag\u00e9e comme un temps de repos, un temps suspendu durant lequel toute activit\u00e9 doit cesser. Les d\u00e9ambulations sont interdites. Les r\u00e9glementations urbaines sont strictes. Et les pratiques judiciaires chargent la nuit d\u2019une valeur criminog\u00e8ne: \u00ab\u00c0 l\u2019\u00e9poque, elle est une circonstance aggravante de tout acte d\u00e9lictueux, appuie Marco Cicchini, historien et ma\u00eetre-assistant en histoire moderne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. Les crimes commis de nuit sont plus s\u00e9v\u00e8rement punis.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le contr\u00f4le de la nuit par les autorit\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Quels sont les facteurs qui ont amen\u00e9 l\u2019homme \u00e0 jouir des heures sombres? Dans un premier temps, les autorit\u00e9s se sont saisies de la nuit dans le but d\u2019effrayer. Leur objectif \u00e9tait de l\u2019instrumentaliser pour mieux la contr\u00f4ler. Mais au XVIIIe si\u00e8cle, elles s\u2019emparent des premi\u00e8res techniques d\u2019\u00e9clairage pour illuminer l\u2019obscurit\u00e9, se faire voir et contr\u00f4ler davantage les habitants des villes.<\/p>\n<p>Le XVIIIe si\u00e8cle marque un premier changement dans l\u2019exp\u00e9rience de la nuit. L\u2019av\u00e8nement de l\u2019\u00e9clairage public &#8212; il s\u2019agit alors de lanternes \u00e0 la bougie et de torches &#8212; suit la volont\u00e9 des hommes de l\u2019ordre de faire de la nuit le prolongement du jour, pour mieux la surveiller. Mais aussi celle de certains habitants qui d\u00e9sirent mieux en profiter. \u00abL\u2019Europe fait alors face \u00e0 une population grandissante, explique Alain Cabantous. De nouveaux besoins \u00e9conomiques et culturels \u00e9mergent et viennent grignoter le temps de la nuit, du repos. Ces heures tardives sont investies pour travailler plus longtemps, mais aussi pour se divertir.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est durant ce si\u00e8cle que se joue une tension inaugurale, rappelle Marco Cicchini. La perception de la nuit change. Un mouvement de d\u00e9senchantement de cet espace-temps s\u2019op\u00e8re dans les mentalit\u00e9s avec la mont\u00e9e du rationalisme empirique des Lumi\u00e8res.\u00bb On ne croit plus na\u00efvement le discours des hommes de l\u2019ordre, on l\u2019analyse, on se montre critique. \u00abLes citadins sont alors confront\u00e9s \u00e0 un double imaginaire de la nuit. Il y a le discours moralisateur contre la vie nocturne et les cours princi\u00e8res qui vivent et valorisent la nuit.\u00bb Louis XIV et les autres cours europ\u00e9ennes font de la nuit un moment privil\u00e9gi\u00e9 pour la f\u00eate: f\u00e9eries nocturnes, illumination des jardins, cort\u00e8ges et feux d\u2019artifice sont organis\u00e9s. Les \u00e9lites affirment ainsi leur pouvoir et leur prestige social. Par mim\u00e9tisme culturel, les comportements des aristocrates sont ensuite adopt\u00e9s dans les autres couches de la soci\u00e9t\u00e9 et en milieu urbain.<\/p>\n<p>Pour Marco Cicchini, les \u00e9volutions techniques accompagnent ce changement de mentalit\u00e9s. Mais elles ne l\u2019enclenchent pas: la volont\u00e9 de voir dans la nuit na\u00eet d\u2019abord des nouveaux besoins et mani\u00e8res de vivre de la population et de son int\u00e9r\u00eat croissant pour la vie nocturne.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9mergence d\u2019activit\u00e9s nocturnes<\/strong><\/p>\n<p>Cabarets, th\u00e9\u00e2tres, salles de concert, mais aussi caf\u00e9s et soci\u00e9t\u00e9s de lecture naissent en ville au XVIIIe si\u00e8cle. La nuit devient un temps social, qui laisse davantage de place aux loisirs culturels. Les gens se d\u00e9placent et se retrouvent apr\u00e8s le coucher du soleil pour profiter des manifestations et activit\u00e9s nocturnes nouvelles: les autorit\u00e9s se voient contraintes de repenser les r\u00e9glementations urbaines &#8212; devenues trop rigides &#8212; pour faciliter les d\u00e9ambulations nocturnes des habitants des p\u00e9riph\u00e9ries. Les portes s\u2019ouvrent la nuit.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience de la nuit se fait de plus en plus intense. L\u2019exemple de Gen\u00e8ve est embl\u00e9matique dans ce ph\u00e9nom\u00e8ne de domestication, indique Marco Cicchini. L\u2019ouverture du premier th\u00e9\u00e2tre permanent a lieu en 1782. La mobilit\u00e9 nocturne y est ensuite facilit\u00e9e, comme \u00e0 Paris ou \u00e0 Londres, et les m\u00eames changements de mentalit\u00e9s s\u2019op\u00e8rent dans un contexte a priori moins favorable qu\u2019ailleurs: la Cit\u00e9 cultive l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 calviniste et r\u00e9publicaine.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle que les choses changent, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019invention de la lampe d\u2019Argand, puis de l\u2019\u00e9clairage au gaz d\u00e8s le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, observe le professeur de litt\u00e9rature Alain Montandon dans son ouvrage <em>Promenades nocturnes<\/em>. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une v\u00e9ritable r\u00e9volution qui modifie la perception de l\u2019espace de la ville et donne de nouvelles formes au noctambulisme.\u00bb<\/p>\n<p>La nuit urbaine prend un nouveau virage entre la fin du XVIIIe si\u00e8cle et le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle: au spectateur nocturne succ\u00e8de le fl\u00e2neur noctambule, nouveau t\u00e9moin des dynamiques de la ville le soir venu. Nombreux sont les po\u00e8tes et \u00e9crivains \u00e0 parler du caract\u00e8re enchanteur de cette nuit dans leurs \u0153uvres et \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler ses merveilles cach\u00e9es\u2026 \u00c0 l\u2019image de Charles Baudelaire, qui \u00e9crit dans son Cr\u00e9puscule du Soir (<em>Le Spleen de Paris<\/em>): \u00ab\u00d4 nuit! \u00f4 rafra\u00eechissantes t\u00e9n\u00e8bres! Vous \u00eates pour moi le signal d\u2019une f\u00eate int\u00e9rieure, vous \u00eates la d\u00e9livrance d\u2019une angoisse! Dans la solitude des plaines, dans les labyrinthes pierreux d\u2019une capitale, scintillement des \u00e9toiles, explosion des lanternes, vous \u00eates le feu d\u2019artifice de la d\u00e9esse Libert\u00e9!\u00bb De terrifiante \u00e0 fascinante, la nuit est ainsi devenue lib\u00e9ratrice. Et ce mouvement de conqu\u00eate nocturne n\u2019a fait que s\u2019amplifier jusqu\u2019\u00e0 nos jours, o\u00f9 l\u2019enjeu consiste d\u00e9sormais \u00e0 prot\u00e9ger les derni\u00e8res heures de ce temps suspendu.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRES<\/p>\n<p><strong>Minuit, l\u2019heure du crime?<\/strong><\/p>\n<p>En librairie, il est facile de rep\u00e9rer les polars. Leurs couvertures sombres \u00e9voquent de funestes ambiances nocturnes. Des repr\u00e9sentations qui laissent \u00e0 penser que davantage de meurtres, viols, agressions physiques ou vols sont commis la nuit. Les statistiques \u00e9tayent-elles la pr\u00e9dominance des violences nocturnes sur celles perp\u00e9tr\u00e9es en journ\u00e9e? Minuit est-il vraiment l\u2019heure du crime?<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse de Pierre Margot, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne et \u00e9minent sp\u00e9cialiste en sciences forensiques: \u00abL\u2019un des r\u00e9sultats qui semble universel est que la violence nocturne, crimes passionnels mis \u00e0 part, touche plut\u00f4t des personnes jeunes entre 16 et 25 ans. Cette tranche d\u2019\u00e2ge sort davantage la nuit, se met dans des situations d\u00e9licates et se trouve par cons\u00e9quent plus souvent confront\u00e9e \u00e0 diverses formes de criminalit\u00e9. Ce qui est \u00e9galement int\u00e9ressant, ce sont les travaux men\u00e9s sur les crimes de masse tels que les cambriolages. Ces derniers montrent, dans les classifications polici\u00e8res, de grandes r\u00e9gularit\u00e9s en fonction des groupes criminels. Certains favorisent le jour, d\u2019autres le soir ou la nuit. Nous observons dans ce cadre que l\u2019obscurit\u00e9 est un \u00e9l\u00e9ment important, car, lors du passage \u00e0 l\u2019heure d\u2019hiver, des vagues de cambriolages dans les maisons ont lieu entre 17 heures et 22 heures.\u00bb<\/p>\n<p>Si, jusqu\u2019ici, en criminologie, la question du \u00abquand\u00bb retenait moins l\u2019attention que celle du \u00abqui\u00bb, du \u00abo\u00f9\u00bb et du \u00abavec quelle arme?\u00bb, elle devient un param\u00e8tre prioritaire avec l\u2019arriv\u00e9e des analyses pr\u00e9dictives. Des algorithmes devraient prochainement \u00eatre en mesure de d\u00e9terminer l\u2019heure et l\u2019endroit des crimes. Pour l\u2019heure, en l\u2019absence de statistiques se r\u00e9f\u00e9rant explicitement \u00e0 l\u2019horaire des d\u00e9lits, il est difficile, impossible m\u00eame, d\u2019affirmer que la violence est nettement plus importante la nuit et que minuit est bien l\u2019heure du crime. Seuls les viols, les d\u00e9lits de la route et les incendies volontaires sont rep\u00e9r\u00e9s comme sensiblement plus fr\u00e9quents.<\/p>\n<p>La nuit para\u00eet donc dot\u00e9e d\u2019une r\u00e9putation de dangerosit\u00e9 en partie usurp\u00e9e. Une explication est n\u00e9anmoins avanc\u00e9e par les anthropologues: la crainte de l\u2019obscurit\u00e9 est pr\u00e9sente dans toutes les cultures et serait l\u2019h\u00e9ritage de la peur ancestrale de pr\u00e9dateurs invisibles. Elle est aussi install\u00e9e en nous biologiquement et r\u00e9gul\u00e9e dans le cerveau par l\u2019amygdale. Les personnes dont l\u2019amygdale ne fonctionne plus cessent d\u2019avoir peur de la nuit. Or, selon une \u00e9tude r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par la Conf\u00e9rence des commandants des polices cantonales en mars 2016, plus de huit personnes sur dix (85,3%) d\u00e9clarent se sentir en s\u00e9curit\u00e9 lorsqu\u2019elles sont seules dans la rue, m\u00eame la nuit. Les Suisses souffriraient-ils d\u2019un dysfonctionnement de l\u2019amygdale ou sont-ils des privil\u00e9gi\u00e9s au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un riche \u00e9clairage public qui, lui aussi, contribue \u00e0 la diminution de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9?<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>La privation de sommeil, pire des tortures<\/strong><\/p>\n<p><em>La nuit perp\u00e9tuelle ou l\u2019\u00e9blouissement repr\u00e9sentent deux formes de supplice appr\u00e9ci\u00e9es pour d\u00e9stabiliser les prisonniers. Petite analyse.<\/em><\/p>\n<p>Longtemps, les prisonniers ont croupi dans une nuit perp\u00e9tuelle, abandonn\u00e9s dans le noir. Avec l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, l\u2019obscurit\u00e9 des oubliettes, des cachots ou des puits a progressivement laiss\u00e9 place \u00e0 une nouvelle forme de torture: la suppression de la nuit et du sommeil. Expos\u00e9s \u00e0 des lumi\u00e8res constantes, aveuglantes ou stroboscopiques, les d\u00e9tenus subissent des jours sans fin. La police de Staline fut la premi\u00e8re \u00e0 utiliser cette technique en routine, dans les ann\u00e9es 1930.<\/p>\n<p>Torture par la permanence de la nuit ou du jour, ces formes de maltraitance qualifi\u00e9es de \u00abblanches\u00bb ou m\u00eame de \u00abpropres\u00bb ne laissent pas de traces physiques apparentes, mais visent \u00e0 disloquer psychologiquement leurs victimes.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019opacit\u00e9 qui planait sur les tortures perp\u00e9tr\u00e9es \u00e0 Guantanamo, ce \u00abtrou noir juridique\u00bb, selon les organisations de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme, se dissipe. La privation de sommeil prolong\u00e9e figure en premi\u00e8re ligne des programmes d\u2019\u00abinterrogatoires renforc\u00e9s\u00bb de la CIA pour des prisonniers extrajudiciaires. Un des endroits de d\u00e9tention a d\u2019ailleurs pour nom de code \u00abCamp Bright Lights\u00bb. Les recherches montrent qu\u2019en peu de temps, un \u00eatre humain priv\u00e9 de sommeil d\u00e9veloppe des psychoses et, apr\u00e8s quelques semaines, des dommages neurologiques irr\u00e9versibles. Soumis \u00e0 ce traitement, des rats meurent au bout de deux \u00e0 trois semaines.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: Genevi\u00e8ve Grimm-Gobat<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 12).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 H\u00e9misph\u00e8res au prix de CHF 45.- (d\u00e8s 45 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/revuehemispheres.com\/\" target=\"_blank\">revuehemispheres.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que l\u2019obscurit\u00e9 l\u2019effrayait, l\u2019homme s\u2019est petit \u00e0 petit appropri\u00e9 la nuit pour devenir un animal nocturne. Retour sur une \u00e9volution sociale et culturelle.<\/p>\n","protected":false},"author":20158,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4898","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4898","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20158"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4898"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4898\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4898"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4898"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4898"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}