



{"id":4895,"date":"2017-05-23T17:33:58","date_gmt":"2017-05-23T15:33:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4895"},"modified":"2017-05-29T10:37:50","modified_gmt":"2017-05-29T08:37:50","slug":"recherche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4895","title":{"rendered":"Une nouvelle r\u00e9volution g\u00e9n\u00e9tique"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/img_du_jour_23_mai.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"img_du_jour_23_mai.jpg\" alt=\"img_du_jour_23_mai.jpg\" \/><\/p>\n<p>Il y a deux ans, des scientifiques chinois ont d\u00e9clench\u00e9 un vent de controverse \u00e0 l\u2019annonce de la toute premi\u00e8re modification du patrimoine g\u00e9n\u00e9tique d\u2019un embryon humain. Effectu\u00e9e sur un g\u00e8ne sp\u00e9cifique chez plusieurs dizaines d\u2019embryons non viables issus d\u2019une clinique de fertilit\u00e9, cette proc\u00e9dure visait \u00e0 d\u00e9velopper un traitement contre la b\u00eata-thalass\u00e9mie, une maladie du sang. Mais l\u2019exp\u00e9rience n\u2019a pas tard\u00e9 \u00e0 montrer d\u2019importants d\u00e9fauts: elle n\u2019a abouti que sur quatre embryons, tandis que de nombreux g\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 alt\u00e9r\u00e9s chez les autres, avec des effets potentiellement nocifs.<\/p>\n<p>Cette recherche a \u00e9t\u00e9 rendue possible par CRISPR-Cas9, un jeu de mol\u00e9cules capable de modifier pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019ADN de cellules vivantes, cr\u00e9\u00e9 en 2012 par la Fran\u00e7aise Emmanuelle Charpentier et l\u2019Am\u00e9ricaine Jennifer Doudna. L\u2019utilisation de cet outil, moins co\u00fbteuse que les pr\u00e9c\u00e9dentes techniques d\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique, est \u00e9galement bien plus rapide, plus facile et plus souple, dans la mesure o\u00f9 elles peuvent alt\u00e9rer l\u2019ADN humain, mais \u00e9galement celui de diverses esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales. De nombreux biologistes et chercheurs en m\u00e9decine l\u2019ont ainsi adopt\u00e9, avec la promesse de rapides progr\u00e8s dans les domaines des cultures, de l\u2019\u00e9levage et de la sant\u00e9.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cet engouement, les experts peinent \u00e0 d\u00e9m\u00ealer les implications \u00e9thiques de CRISPR, et les gouvernements \u00e0 en r\u00e9glementer l\u2019utilisation. Certains scientifiques appellent \u00e0 la prudence quant \u00e0 l\u2019emploi de CRISPR dans de nouveaux domaines, alors que d\u2019autres encouragent son application rapide, souligne Fran\u00e7ois Hirsch, responsable du comit\u00e9 d\u2019\u00e9thique de l\u2019<a href=\"https:\/\/www.inserm.fr\/\" target=\"_blank\">Institut national de la sant\u00e9 et de la recherche m\u00e9dicale de Paris<\/a>. \u00abCette technologie est merveilleuse, mais nous devons d\u2019abord nous interroger sur son impact potentiel.\u00bb<\/p>\n<p>La modification du g\u00e9nome n\u2019a rien de r\u00e9cent, pas plus que la controverse qui l\u2019entoure. Des scientifiques fabriquent des organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s (OGM) depuis les ann\u00e9es 1970, important des g\u00e8nes d\u2019autres esp\u00e8ces pour conf\u00e9rer \u00e0 des plantes ou animaux de nouvelles caract\u00e9ristiques. Cette manipulation de la nature inqui\u00e8te le grand public, notamment en raison des risques sanitaires et des impacts environnementaux potentiels.<\/p>\n<p><strong>Ma\u00eetriser les cons\u00e9quences<\/strong><\/p>\n<p>En th\u00e9orie, l\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique est moins probl\u00e9matique que les pr\u00e9c\u00e9dentes techniques de modification g\u00e9n\u00e9tique, car elle est plus pr\u00e9cise. Elle vise \u00e0 transformer uniquement quelques paires de bases de l\u2019ADN. Ce niveau d\u2019alt\u00e9ration est comparable \u00e0 celui des mutations naturelles, un seul g\u00e8ne pouvant contenir un million de paires de bases.<\/p>\n<p>Pourtant, la technique n\u2019est pas exempte de d\u00e9fauts: bien souvent, elle n\u2019op\u00e8re pas le changement d\u2019ADN vis\u00e9 dans toutes les cellules, ou encore modifie des parties non cibl\u00e9es du g\u00e9nome, ce qui peut provoquer des cancers. De plus, sa facilit\u00e9 d\u2019utilisation ouvre la voie aux abus. James Clapper, ancien directeur du renseignement am\u00e9ricain, qualifie d\u2019ailleurs l\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique d\u2019arme de destruction massive.<\/p>\n<p>L\u2019application la plus controvers\u00e9e de cette technique est sans doute la modification de la lign\u00e9e germinale, c\u2019est-\u00e0-dire du g\u00e9nome des ovules, des spermatozo\u00efdes ou des embryons, que l\u2019\u00e9quipe chinoise a d\u00e9clar\u00e9 avoir r\u00e9ussie en 2015. Ce proc\u00e9d\u00e9 pourrait permettre des avanc\u00e9es consid\u00e9rables dans le traitement de maladies h\u00e9r\u00e9ditaires comme la mucoviscidose, la dr\u00e9panocytose et la maladie de Huntington, mais \u00e9galement am\u00e9liorer les capacit\u00e9s humaines, comme la tol\u00e9rance alimentaire, l\u2019esp\u00e9rance de vie et les aptitudes mentales. Toutefois, les modifications se r\u00e9percuteront sur l\u2019ensemble des cellules de l\u2019organisme des descendants et seront donc transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, transformant le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique humain.<\/p>\n<p>Un autre emploi sujet \u00e0 controverse est le for\u00e7age g\u00e9n\u00e9tique: l\u2019alt\u00e9ration du g\u00e9nome d\u2019un organisme de telle mani\u00e8re que les modifications se r\u00e9pandent rapidement \u00e0 travers une population enti\u00e8re. En g\u00e9n\u00e9ral, la probabilit\u00e9 qu\u2019une mutation dans le g\u00e9nome d\u2019un individu soit transmise \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante n\u2019est que de 50%, limitant la propagation \u00e0 d\u2019autres membres de l\u2019esp\u00e8ce. Avec le for\u00e7age g\u00e9n\u00e9tique, en revanche, cette probabilit\u00e9 avoisine les 100%.<\/p>\n<p>Selon Fran\u00e7ois Hirsch, les impacts de cette m\u00e9thode pourraient \u00eatre consid\u00e9rables. Ainsi, une modification affectant la reproduction pourrait exterminer des populations enti\u00e8res de moustiques porteurs du paludisme. Il insiste toutefois sur le caract\u00e8re irr\u00e9versible du for\u00e7age g\u00e9n\u00e9tique, ainsi que sur ses potentielles cons\u00e9quences n\u00e9fastes. Par exemple, certains poissons se nourrissent des larves de moustiques, tandis que les moustiques femelles pollinisent les plantes.<\/p>\n<p><strong>VIH et cancer du poumon<\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les risques, les techniques d\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique enthousiasment les chercheurs. Leur principe de base est identique: un jeu de mol\u00e9cules se lie \u00e0 une paire de bases de l\u2019ADN d\u2019une cellule afin d\u2019isoler le g\u00e8ne cibl\u00e9; un deuxi\u00e8me jeu de mol\u00e9cules &#8212; une enzyme appel\u00e9e nucl\u00e9ase &#8212; agit comme une paire de ciseaux et coupe la s\u00e9quence g\u00e9n\u00e9tique; enfin, les m\u00e9canismes internes de la cellule reconstituent l\u2019ADN, soit en supprimant la s\u00e9quence, soit en y ins\u00e9rant la s\u00e9quence souhait\u00e9e par les chercheurs.<\/p>\n<p>Toutefois, l\u2019utilisation des deux premi\u00e8res techniques d\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique &#8212; les nucl\u00e9ases \u00e0 doigt de zinc (ZFN) et les nucl\u00e9ases effectrices de type activateur de transcription (TALEN) &#8212; \u00e9tait complexe et pouvait co\u00fbter plusieurs milliers de dollars. L\u2019outil CRISPR (\u00abCourtes r\u00e9p\u00e9titions palindromiques group\u00e9es et r\u00e9guli\u00e8rement espac\u00e9es\u00bb), lui, co\u00fbte \u00e0 peine 30 dollars. Exploitant un m\u00e9canisme de d\u00e9fense employ\u00e9 par certaines bact\u00e9ries contre les virus, il met en jeu la nucl\u00e9ase Cas9 et un morceau d\u2019\u00abARN guide\u00bb, et permet d\u2019effectuer plusieurs modifications simultan\u00e9ment.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode CRISPR fait l\u2019objet d\u2019un nombre croissant d\u2019articles, de demandes de brevet et d\u2019op\u00e9rations de financement. Elle a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s de biotechnologies, dont <a href=\"http:\/\/www.crisprtx.com\/\" target=\"_blank\">Crispr Therapeutics of Basel<\/a>, qui a r\u00e9colt\u00e9 pr\u00e8s de 90 millions de dollars de financement en capital-risque. \u00abQualifier CRISPR de r\u00e9volution serait un euph\u00e9misme\u00bb, observe Fran\u00e7ois Hirsch. Bruce Whitelaw, biotechnologiste \u00e0 l\u2019<a href=\"http:\/\/www.roslin.ed.ac.uk\/\" target=\"_blank\">Institut Roslin d\u2019Edimbourg<\/a>, partage ce point de vue: \u00abCRISPR suscite l\u2019enthousiasme du monde entier, \u00e0 juste titre. Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, cette technologie r\u00e9volutionnaire devrait s\u2019\u00e9tendre \u00e0 l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce aux ZFN, Bruce Whitelaw et ses coll\u00e8gues ont pu implanter chez une dizaine de cochons un g\u00e8ne pr\u00e9sent chez les phacoch\u00e8res favorisant la r\u00e9sistance \u00e0 la peste porcine africaine, une maladie mortelle qui a gagn\u00e9 l\u2019Europe de l\u2019Est. L\u2019\u00e9quipe esp\u00e8re pouvoir tester leur r\u00e9sistance au cours de cette ann\u00e9e. En parall\u00e8le, elle utilise CRISPR pour cr\u00e9er des cochons r\u00e9sistants \u00e0 un virus qui provoque des probl\u00e8mes reproductifs et respiratoires. Dans ce deuxi\u00e8me cas, l\u2019approche ne consiste pas \u00e0 modifier la r\u00e9action immunitaire, mais \u00e0 emp\u00eacher directement les virus de se lier aux cellules.<\/p>\n<p>Les chercheurs font des progr\u00e8s dans l\u2019\u00e9dition du g\u00e9nome humain non h\u00e9r\u00e9ditaire, comme pour les cellules somatiques, qui composent le sang, la peau, les os, les organes internes et la majorit\u00e9 du corps. Dans le cadre d\u2019un essai clinique men\u00e9 aux Etats-Unis en 2014, des scientifiques sont parvenus, gr\u00e2ce aux ZFN, \u00e0 modifier le g\u00e9nome de cellules immunitaires dans le sang de personnes atteintes du VIH pour faire en sorte que ces cellules n\u2019aient plus de r\u00e9cepteurs cibl\u00e9s par le virus. Les premiers essais cliniques du syst\u00e8me CRISPR ont, quant \u00e0 eux, \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s en octobre dernier par une \u00e9quipe chinoise, qui a d\u00e9sactiv\u00e9 un g\u00e8ne dans les cellules immunitaires d\u2019un patient afin de combattre un cancer du poumon.<\/p>\n<p><strong>Quelles r\u00e8gles adopter?<\/strong><\/p>\n<p>Selon Fran\u00e7ois Hirsch, le succ\u00e8s commercial de l\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique d\u00e9pendra de la capacit\u00e9 des chercheurs \u00e0 convaincre le grand public. Il estime que le manque de communication de la part des universitaires comme des entreprises est l\u2019une des causes majeures de l\u2019opposition g\u00e9n\u00e9rale aux OGM. D\u2019apr\u00e8s lui, les scientifiques devraient \u00e9galement trouver une d\u00e9nomination nouvelle pour les organismes cr\u00e9\u00e9s par ce proc\u00e9d\u00e9. \u00abDans le monde, les OGM sont associ\u00e9s \u00e0 de la mauvaise science et per\u00e7us comme une menace pour l\u2019humanit\u00e9\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Vytenis Andriukaitis, commissaire europ\u00e9en charg\u00e9 de la sant\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, partage cet avis. En novembre dernier, il a \u00e9crit aux ministres europ\u00e9ens de l\u2019Agriculture que des d\u00e9bats publics \u00e9clair\u00e9s sur les nouvelles technologies \u00e9taient n\u00e9cessaires pour \u00abrenforcer la confiance de la population \u00e0 propos de l\u2019innocuit\u00e9 des biotechnologies modernes\u00bb.<\/p>\n<p>En fin de compte, l\u2019UE devra d\u00e9cider si les organismes g\u00e9n\u00e9tiquement \u00e9dit\u00e9s devront \u00eatre soumis aux m\u00eames r\u00e8gles que les OGM traditionnels, une question d\u2019autant plus complexe que leurs modifications sont impossibles \u00e0 distinguer des mutations naturelles. Une possibilit\u00e9 serait de consid\u00e9rer ces \u00e9ditions comme \u00e9tant fondamentalement naturelles. Ainsi, le D\u00e9partement de l\u2019agriculture des Etats-Unis a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas l\u00e9gif\u00e9rer sur plusieurs plantes g\u00e9n\u00e9tiquement \u00e9dit\u00e9es, dont un champignon modifi\u00e9 par CRISPR pour r\u00e9sister au brunissement, qui a re\u00e7u le feu vert en avril 2016 (m\u00eame si l\u2019administration sortante d\u2019Obama a r\u00e9dig\u00e9 de nouvelles r\u00e8gles imposant l\u2019examen de chaque animal g\u00e9n\u00e9tiquement \u00e9dit\u00e9). Une autre approche serait le suivi de chaque organisme cr\u00e9\u00e9, de mani\u00e8re \u00e0 ce que son \u00e9dition soit connue malgr\u00e9 l\u2019absence de signes dans son g\u00e9nome.<\/p>\n<p>Bruce Whitelaw est convaincu de l\u2019innocuit\u00e9 de l\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique pour am\u00e9liorer la sant\u00e9 des animaux. Il affirme que les modifications involontaires sont un \u00abprobl\u00e8me marginal et en baisse\u00bb. En outre, \u00e0 l\u2019instar des \u00e9ditions intentionnelles, elles se produisent moins souvent que les mutations naturelles. Il insiste \u00e9galement sur la diff\u00e9rence entre engendrer des animaux en meilleure sant\u00e9 et cr\u00e9er des animaux plus gros (pour le b\u00e9tail) ou plus petits (pour les cochons vendus comme animaux domestiques). \u00abCes \u00e9ditions-l\u00e0 ne sont pas justifi\u00e9es. En revanche, il est utile de rendre les animaux r\u00e9sistants aux maladies.\u00bb<\/p>\n<p>Mais si modifier le g\u00e9nome animal est une chose, modifier le g\u00e9nome humain en est une autre, et \u00e0 plus forte raison dans les cellules de la lign\u00e9e germinale. Pour la majorit\u00e9 des scientifiques, leur \u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9e cliniquement, du moins pour l\u2019instant. En revanche, les points de vue divergent sur la recherche dans ce domaine.<\/p>\n<p>Des d\u00e9saccords sont en effet apparus lors d\u2019une r\u00e9union organis\u00e9e par plusieurs acad\u00e9mies nationales \u00e0 Washington en d\u00e9cembre 2015, lorsque Hille Haker, de l\u2019<a href=\"http:\/\/www.luc.edu\/\" target=\"_blank\">Universit\u00e9 Loyola de Chicago<\/a>, a appel\u00e9 \u00e0 un moratoire de deux ans sur la recherche, le temps de demander \u00e0 l\u2019ONU de faire interdire l\u2019\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 but reproductif. Les organisateurs ont approuv\u00e9 le gel des applications cliniques de l\u2019\u00e9dition des lign\u00e9es germinales jusqu\u2019\u00e0 ce que la technologie soit s\u00fbre et largement approuv\u00e9e par le public, mais estim\u00e9 que la recherche fondamentale devait continuer.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Hirsch esp\u00e8re sensibiliser davantage les chercheurs. Selon lui, s\u2019ils s\u2019int\u00e9ressent plus \u00e0 l\u2019\u00e9thique qu\u2019auparavant, certains demeurent trop isol\u00e9s dans leur laboratoire. \u00abLe d\u00e9bat \u00e9thique ne doit pas se limiter aux \u00e9thiciens, philosophes et sociologues, mais inclure les g\u00e9n\u00e9ticiens.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 12).<\/p>\n<p>Pour souscrire un abonnement \u00e0 Technologist au prix de CHF 45.- (42 euros) pour 8 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/www.technologist.eu\/print-magazine\/subscribe\/\" target=\"_blank\">technologist.eu<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00ab\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique\u00bb, cette technique qui modifie l\u2019ADN de mani\u00e8re cibl\u00e9e, est porteuse de nombreuses promesses: cr\u00e9ation de nouveaux m\u00e9dicaments, \u00e9levages en meilleure sant\u00e9 et cultures plus r\u00e9sistantes. Mais le proc\u00e9d\u00e9, risqu\u00e9, soul\u00e8ve d\u2019importantes interrogations \u00e9thiques.<\/p>\n","protected":false},"author":20182,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-4895","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4895","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20182"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4895"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4895\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4895"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4895"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4895"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}