



{"id":4882,"date":"2017-05-03T17:24:55","date_gmt":"2017-05-03T15:24:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4882"},"modified":"2017-09-14T10:32:23","modified_gmt":"2017-09-14T08:32:23","slug":"innovation-20","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4882","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9clairage public en transition"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/large03052017.jpg\" alt=\"large03052017.jpg\" title=\"large03052017.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Une ruelle sombre, un parc plong\u00e9 dans le noir: l\u2019obscurit\u00e9 en ville inqui\u00e8te. Ma\u00eetriser la nuit, la s\u00e9curiser constitue un enjeu majeur de l\u2019am\u00e9nagement urbain. Pourtant, \u00abil a largement \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 que la lumi\u00e8re n\u2019avait en fait pas d\u2019impact sur la s\u00e9curit\u00e9\u00bb, souligne Jean-Michel Deleuil, de l\u2019Institut des sciences appliqu\u00e9es de l\u2019Universit\u00e9 de Lyon. Ainsi, alors qu\u2019\u00e9clairer les routes diminue effectivement les risques d\u2019accidents, les lampadaires des zones pi\u00e9tonnes agissent plus sur les perceptions du danger que sur sa r\u00e9alit\u00e9. \u00abIl existe \u00e0 ce sujet un consensus parmi les sp\u00e9cialistes et les politiques, poursuit le g\u00e9ographe et urbaniste. Mais ceux-ci ne d\u00e9fendent pas cette position, car elle est peu admise dans l\u2019opinion publique.\u00bb<\/p>\n<p><strong>De la s\u00e9curit\u00e9 automobile au bien-\u00eatre des passants<\/strong><\/p>\n<p>Jusque dans les ann\u00e9es 1980, la question s\u00e9curitaire a domin\u00e9 les r\u00e9flexions et la pratique de l\u2019\u00e9clairage public dans les pays industrialis\u00e9s. La g\u00e9n\u00e9ralisation de l\u2019automobile d\u00e8s la moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle a r\u00e9duit l\u2019\u00e9clairage urbain \u00e0 la circulation routi\u00e8re et, de la sorte, \u00e0 des normes techniques. \u00abNotre \u00e9poque, avec ses interrogations au sujet de la nuit de la ville, trouve en fait plus de similitudes avec la fin du XIXe si\u00e8cle\u00bb, remarque Jean-Michel Deleuil. Des divergences d\u2019opinion opposaient alors ceux qui percevaient la lumi\u00e8re comme un obstacle \u00e0 la po\u00e9sie de la nuit et d\u2019autres qui d\u00e9fendaient des logiques polici\u00e8res et la n\u00e9cessit\u00e9 de bien voir partout: \u00abOn y retrouve une bonne partie des enjeux du d\u00e9bat actuel, qui avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9clips\u00e9s durant des d\u00e9cennies.\u00bb<\/p>\n<p>Lorsque la composante esth\u00e9tique de l\u2019\u00e9clairage public gagne en importance au cours de la d\u00e9cennie 1980, elle poursuit une vis\u00e9e de marketing urbain, au c\u0153ur duquel se trouve la mise en valeur du patrimoine. Les lumi\u00e8res-spectacles envahissent l\u2019espace public. Mais plus r\u00e9cemment, des notions telles que l\u2019ambiance nocturne ou le confort des usagers se sont \u00e9galement introduites dans les discussions: les interrogations sur l\u2019esth\u00e9tisme glissent alors vers l\u2019\u00e9thique. Une transition graduelle des discours et des pratiques a eu lieu: d\u2019outil de s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re, l\u2019\u00e9clairage public est devenu un support \u00e0 la qualit\u00e9 des nuits urbaines.<\/p>\n<p>Ce basculement progressif a donn\u00e9 lieu \u00e0 de nouvelles politiques, \u00e0 l\u2019instar de celles appliqu\u00e9es en villes de Gen\u00e8ve et Lausanne: selon le Plan Lumi\u00e8re de 2009 de la Cit\u00e9 de Calvin, l\u2019\u00e9clairage public doit autant valoriser l\u2019image de la ville qu\u2019en faciliter les usages. \u00abNotre volont\u00e9 est d\u2019accompagner le citoyen en fonction de ses pratiques de la nuit qui \u00e9voluent selon les heures, les jours de la semaine et les saisons, signale Florence Colace, coresponsable de l\u2019\u00e9clairage public \u00e0 Gen\u00e8ve. Nos projets touchent donc aussi des quartiers excentr\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Une optique que partage la Ville de Lausanne, dont le Plan Lumi\u00e8re 2014 pr\u00e9voit un \u00e9clairage public \u00e0 l\u2019\u00e9chelle humaine. \u00abL\u2019objectif est d\u2019offrir une meilleure lecture de la ville la nuit, explique Stephan Henninger, chef de la division de l\u2019\u00e9clairage public de la ville. Bien que le volet s\u00e9curitaire demeure important, nous avons la volont\u00e9 de cr\u00e9er des ambiances dans lesquelles les pi\u00e9tons se sentent bien.\u00bb Dans cette perspective, les nouvelles technologies comme le LED sont mobilis\u00e9es afin d\u2019adapter les tons de l\u2019\u00e9clairage selon le lieu: \u00abSur une rue pi\u00e9tonne ou une place publique par exemple, nous \u00e9vitons le blanc froid et favorisons des couleurs propices \u00e0 une atmosph\u00e8re chaleureuse.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des ordinateurs sur les lampadaires lausannois<\/strong><\/p>\n<p>Les innovations techniques permettent aussi de consid\u00e9rables \u00e9conomies d\u2019\u00e9nergie, en rendant notamment possible de r\u00e9guler la lumi\u00e8re selon les p\u00e9riodes de la nuit ou d\u2019allumer un lampadaire via un d\u00e9tecteur de mouvement. Elles r\u00e9pondent ainsi aux croissantes pr\u00e9occupations \u00e9cologiques des autorit\u00e9s publiques et peut-\u00eatre plus encore \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 prosa\u00efque de m\u00e9nager leur budget.<\/p>\n<p>La conjoncture actuelle est donc propice \u00e0 des collaborations entre les milieux de la recherche et les politiques, \u00e0 l\u2019image d\u2019un projet pilote dont l\u2019histoire a d\u00e9but\u00e9 il y a deux ans, lorsque la Ville de Lausanne a approch\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.novaccess.ch\/?locale=fr\" target=\"_blank\">Novaccess<\/a>, une spin-off d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019internet des objets et compos\u00e9e d\u2019une \u00e9quipe interdisciplinaire issue de la Haute Ecole d\u2019Ing\u00e9nierie et de Gestion du Canton de Vaud &#8212; HEIG-VD. \u00abOn nous a soumis une probl\u00e9matique particuli\u00e8re: la gestion centralis\u00e9e de l\u2019\u00e9clairage public\u00bb, r\u00e9sume Herv\u00e9 Dedieu, cofondateur de Novaccess et professeur en \u00e9lectronique \u00e0 la HEIG-VD.<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat? Des lampadaires intelligents qui peuvent \u00eatre pilot\u00e9s \u00e0 distance. Il est possible de r\u00e9gler leur luminosit\u00e9 et ils sont dot\u00e9s d\u2019un ordinateur puissant qui communique une multitude d\u2019informations \u00e0 la centrale. Une promesse de gains consid\u00e9rables en termes de temps et d\u2019\u00e9nergie. \u00abL\u2019inviolabilit\u00e9 de ces installations \u00e9tait par ailleurs une exigence \u00e9vidente: essayer d\u2019\u00e9teindre la ville est un sport s\u00e9duisant pour les hackers\u00bb, sourit l\u2019expert. Novaccess en a donc embauch\u00e9 un afin qu\u2019il mette \u00e0 l\u2019\u00e9preuve le syst\u00e8me et ses applications.<\/p>\n<p>Mais l\u2019ambition d\u2019Herv\u00e9 Dedieu et de son \u00e9quipe ne s\u2019arr\u00eate pas \u00e0 l\u2019\u00e9clairage public en tant que tel, qui constitue pour eux une porte d\u2019entr\u00e9e vers la smart city. \u00abLes lampadaires maillent la ville de fa\u00e7on extr\u00eamement r\u00e9guli\u00e8re. Ce r\u00e9seau intelligent peut \u00eatre mobilis\u00e9 pour bien d\u2019autres choses, comme g\u00e9rer les places de parking\u00bb, s\u2019enthousiasme-t-il.<\/p>\n<p><strong>Si tu bouges, je m\u2019allume<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est d\u2019ailleurs au sein d\u2019un programme d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la ville intelligente, <a href=\"http:\/\/www.mysmartcity.ch\/\" target=\"_blank\">mysmartcity.ch<\/a>, qu\u2019un autre type de lampadaire ultra-performant est test\u00e9 dans le Jura bernois. \u00abAvec le projet OpEc (Optimisation de l\u2019\u00e9clairage public), notre but \u00e9tait, d\u2019une part, d\u2019\u00e9conomiser de l\u2019\u00e9nergie et d\u2019autre part, d\u2019am\u00e9liorer la gestion des luminaires\u00bb, r\u00e9sume le professeur d\u2019informatique \u00e0 la HE-Arc Ing\u00e9nierie, Nabil Ouerhani, charg\u00e9 du volet concernant l\u2019\u00e9clairage public.<\/p>\n<p>Une rue de Saint-Imier a ainsi \u00e9t\u00e9 \u00e9quip\u00e9e d\u2019un prototype de lampadaire intelligent dont le fonctionnement repose sur un d\u00e9tecteur de mouvement et un capteur de luminosit\u00e9. Les informations sur l\u2019activit\u00e9 et l\u2019intensit\u00e9 de la lumi\u00e8re ambiante sont crois\u00e9es et d\u00e9terminent dans quelle proportion les capacit\u00e9s du luminaire doivent \u00eatre exploit\u00e9es: \u00abS\u2019il est minuit et qu\u2019il fait donc noir, mais qu\u2019aucune activit\u00e9 n\u2019est signal\u00e9e, l\u2019intensit\u00e9 lumineuse du lampadaire ne s\u2019\u00e9l\u00e8vera qu\u2019\u00e0 30%, explique Nabil Ouerhani. Au contraire, si des mouvements sont identifi\u00e9s, le pourcentage passera \u00e0 100%. Et si le soleil brille, agitation ou non, le lampadaire reste \u00e9teint.\u00bb Le sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9, m\u00eame s\u2019il n\u2019est pas fond\u00e9, est \u00e9galement pris en compte par le syst\u00e8me. Ainsi les changements brusques de lumi\u00e8re, sources potentielles d\u2019inqui\u00e9tude, sont \u00e9vit\u00e9s via un allumage de l\u2019\u00e9clairage progressif.<\/p>\n<p>Tout comme les innovations propos\u00e9es par Novaccess, le projet vise \u00e0 favoriser le transfert de technologies vers l\u2019industrie et permettre ainsi la r\u00e9duction drastique des co\u00fbts de l\u2019\u00e9clairage public. \u00abCes charges reviennent \u00e0 environ 100 millions par an au niveau national et notre projet est capable de g\u00e9n\u00e9rer de 50% \u00e0 60% d\u2019\u00e9conomie d\u2019\u00e9nergie. Imaginez ce que cela signifie s\u2019il est appliqu\u00e9 \u00e0 large \u00e9chelle\u00bb, s\u2019exclame l\u2019informaticien. Mais en Suisse, ce n\u2019est pas pour demain. Comme le fait remarquer Florence Colace de la Ville de Gen\u00e8ve, ces technologies co\u00fbtent cher et leur efficacit\u00e9 sur le long terme doit encore \u00eatre prouv\u00e9e. La prudence helv\u00e9tique pr\u00e9vaut.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TROIS QUESTIONS A<\/p>\n<p><strong>Laurent Essig, chef de projet HES-SO, exploite le potentiel de la nuit lors du Pal\u00e9o Festival de Nyon.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Parlez-nous de votre exp\u00e9rience dans le domaine de l\u2019\u00e9clairage public et artistique\u2026<\/strong><br \/>\nJ\u2019ai d\u00e9couvert l\u2019extraordinaire potentiel de cette forme d\u2019expression en 2000, lorsque j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 le festival Christmas Tree \u00e0 Gen\u00e8ve. Mais plus que de parler d\u2019\u00e9clairage, je pr\u00e9f\u00e8re employer le terme d\u2019illumination. L\u2019objectif est de souligner, de faire remarquer, voire de faire r\u00eaver. Ma perception de l\u2019\u00e9clairage se situe bien loin de sa dimension s\u00e9curitaire.<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates responsable de l\u2019espace HES-SO au Pal\u00e9o Festival depuis douze ans. Dans ce cadre, quelle place occupe l\u2019\u00e9clairage?<\/strong><br \/>\nLa lumi\u00e8re joue un r\u00f4le primordial dans toutes les sc\u00e9nographies. Comme le festival se d\u00e9roule tant de jour que de nuit, inclure une dimension diurne et nocturne est l\u2019exigence premi\u00e8re dans la cr\u00e9ation de nos projets. L\u2019obscurit\u00e9 constitue alors un r\u00e9v\u00e9lateur de facettes nouvelles de la mise en sc\u00e8ne. Dans cette perspective, nous choisissons express\u00e9ment des mat\u00e9riaux pour leurs capacit\u00e9s lumineuses, comme des draps utilis\u00e9s pour produire des ombres chinoises, des miroirs ou encore des surfaces translucides. La source lumineuse en elle-m\u00eame n\u2019est pas l\u2019essentiel. C\u2019est bien plus ce qu\u2019elle r\u00e9v\u00e8le en termes d\u2019ombre, de couleur, de volume ou de profondeur qui nous importe.<\/p>\n<p><strong>Quel \u00e9tait le r\u00f4le de la lumi\u00e8re durant l\u2019\u00e9dition 2016?<\/strong><br \/>\nL\u2019\u00e9t\u00e9 pass\u00e9, les structures en bois de la sc\u00e9nographie intitul\u00e9e \u00abRocking Chair\u00bb poss\u00e9daient des persiennes qui laissaient filtrer une lumi\u00e8re mauve. Les projecteurs \u00e9taient situ\u00e9s en dessous et derri\u00e8re la construction, ce qui offrait de la profondeur \u00e0 l\u2019architecture. La journ\u00e9e et la nuit poss\u00e9daient ainsi leur esth\u00e9tique propre.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRES<\/p>\n<p><strong>Quid des enseignes publicitaires?<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s le XVIIIe si\u00e8cle, l\u2019\u00e9clairage publicitaire est un moteur important d\u2019innovation. Convaincus par ses vertus promotionnelles, les marchands expriment tr\u00e8s t\u00f4t un int\u00e9r\u00eat pour une lumi\u00e8re qualitative.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, les enseignes et autres illuminations priv\u00e9es inondent l\u2019espace public, qui se trouve parfois pris en otage: \u00abLa tendance actuelle est \u00e0 la surench\u00e8re et nous en sommes tributaires, regrette Stephan Henninger, responsable lausannois de l\u2019\u00e9clairage public. Notre travail, qui vise au contraire \u00e0 mettre en place des lumi\u00e8res plus douces, s\u2019en trouve affect\u00e9.\u00bb M\u00eame si les grandes marques se montrent plut\u00f4t \u00e0 l\u2019\u00e9coute, les entreprises gagnent toutefois beaucoup en visibilit\u00e9 lorsqu\u2019elles conservent leur vitrine allum\u00e9e. Et comme les nouveaux mat\u00e9riaux consomment moins d\u2019\u00e9nergie, cette pratique est d\u2019autant plus rentable.<\/p>\n<p>Au niveau de la loi, peu d\u2019outils existent pour contraindre les commer\u00e7ants: \u00abAucune intervention des autorit\u00e9s de la Ville de Gen\u00e8ve n\u2019a jamais eu lieu sur cette question, note Daniel Amiet, coordinateur technique au sein du Service genevois de la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019espace public. La politique actuelle favorise plut\u00f4t la libert\u00e9 d\u2019entreprendre.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9volution de l\u2019\u00e9clairage public en neuf \u00e9tapes<\/strong><\/p>\n<p>Les premi\u00e8res tentatives d\u2019\u00e9clairer la nuit apparaissent en Europe au d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle dans le but de s\u00e9curiser les rues sombres. En Suisse, on parle d\u2019\u00e9clairage public d\u00e8s 1750. \u00c0 cette \u00e9poque, les r\u00e9verb\u00e8res \u00e0 l\u2019huile remplacent les torches et les lanternes \u00e0 bougies. Ils fonctionnent \u00e0 l\u2019aide d\u2019une m\u00e8che de coton plong\u00e9e dans de l\u2019huile que l\u2019on br\u00fble. L\u2019\u00e9clairage urbain gagne ainsi en intensit\u00e9, mais laisse une odeur forte dans les rues et d\u00e9gage de la fum\u00e9e.<\/p>\n<p>Au XIXe si\u00e8cle, le gaz remplace alors l\u2019huile. La lampe n\u2019est d\u2019ailleurs plus suspendue mais tient sur son cand\u00e9labre. L\u2019av\u00e8nement de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle ouvre la voie aux lanternes \u00e0 incandescence, au style d\u2019abord ornemental, puis sobre et fonctionnel. La lampe fluorescente se r\u00e9pand en Europe apr\u00e8s la fin de la Seconde Guerre mondiale. L\u2019esth\u00e9tique des lampadaires est davantage travaill\u00e9e d\u00e8s les ann\u00e9es 1990.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, les chercheurs con\u00e7oivent des lampadaires intelligents: munis de capteurs, ils se d\u00e9clenchent seulement lors du passage d\u2019une voiture ou d\u2019un pi\u00e9ton. Le lampadaire \u00abPhilips Light Blossom\u00bb &#8212; pas encore commercialis\u00e9 &#8212; produit m\u00eame de l\u2019\u00e9nergie photovolta\u00efque gr\u00e2ce \u00e0 ses p\u00e9tales (compos\u00e9s de panneaux solaires) et se transforme en \u00e9olienne lorsqu\u2019il y a du vent.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: C\u00e9line Bilardo<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 12).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 H\u00e9misph\u00e8res au prix de CHF 45.- (d\u00e8s 45 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/revuehemispheres.com\/\" target=\"_blank\">revuehemispheres.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des solutions innovantes d\u2019\u00e9clairage public \u00e9mergent pour r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations \u00e9cologiques et budg\u00e9taires actuelles.<\/p>\n","protected":false},"author":20198,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[1301],"class_list":["post-4882","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","tag-innovation","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4882","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20198"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4882"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4882\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6474,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4882\/revisions\/6474"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4882"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4882"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4882"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}