



{"id":4874,"date":"2017-04-20T15:10:58","date_gmt":"2017-04-20T13:10:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4874"},"modified":"2017-04-20T16:03:39","modified_gmt":"2017-04-20T14:03:39","slug":"art","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4874","title":{"rendered":"La culture sous la lune"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/large20042017.jpg\" alt=\"large20042017.jpg\" title=\"large20042017.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Le h\u00e9ros de la <a href=\"http:\/\/quefaire.paris.fr\/nuitblanche\" target=\"_blank\">Nuit blanche parisienne<\/a> de 2016, organis\u00e9e le 1er octobre dernier, s\u2019appelle Poliphile. Selon le directeur du Palais de Tokyo, Jean de Loisy, qui a con\u00e7u cette quinzi\u00e8me \u00e9dition de la manifestation nocturne parisienne, Poliphile est un personnage en qu\u00eate de beaut\u00e9 et de v\u00e9rit\u00e9, qui arpente la ville, de ses origines m\u00e9di\u00e9vales jusqu\u2019\u00e0 ses marges contemporaines, le territoire du Grand Paris, \u00e0 l\u2019instar du parcours de la Nuit blanche qui s\u2019est \u00e9gren\u00e9 le long de la Seine en direction de la p\u00e9riph\u00e9rie. Command\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9crivain Yannick Haenel, un r\u00e9cit sous forme de feuilleton introduisait quelques jours avant l\u2019\u00e9v\u00e9nement cet itin\u00e9raire romanesque ponctu\u00e9 d\u2019installations et d\u2019interventions artistiques dans des lieux souvent inhabituels voire insolites pour de l\u2019art contemporain, comme des \u00e9glises, des morgues, des tunnels, ou encore des carrefours encombr\u00e9s de voitures le reste de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Au travers de ce conte habit\u00e9 par un h\u00e9ros \u00e9pris d\u2019urbanit\u00e9 auquel le public \u00e9tait pri\u00e9 de s\u2019identifier, Jean de Loisy poursuivait l\u2019objectif d\u2019enchanter la ville \u00e0 l\u2019origine de cette manifestation \u00e0 grand succ\u00e8s. En 2002, Christophe Girard, maire adjoint charg\u00e9 de la culture, proposait \u00e0 Bertrand Delano\u00eb, maire de Paris, d\u2019inventer un parcours artistique nocturne qui rende l\u2019art accessible \u00e0 tous, mette en valeur l\u2019espace urbain par la cr\u00e9ation moderne et cr\u00e9e un moment de convivialit\u00e9. Pl\u00e9biscit\u00e9e par le grand public, cette recette, export\u00e9e \u00e0 Rome d\u00e8s 2006, attirait 2 millions de visiteurs en 2015.<\/p>\n<p>Nuit blanche est la t\u00eate de proue de ces \u00e9v\u00e9nements culturels nocturnes \u00e0 succ\u00e8s qui se sont multipli\u00e9s lors des derni\u00e8res d\u00e9cennies. A Lausanne, le Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e organise la <a href=\"http:\/\/www.nuitdesimages.org\/\" target=\"_blank\">Nuit des images<\/a> chaque ann\u00e9e depuis 2011 dans ses jardins. En 2015, la manifestation compos\u00e9e notamment de projections et d\u2019une foire des \u00e9diteurs ind\u00e9pendants battait son record de fr\u00e9quentation en accueillant 11&rsquo;000 spectateurs. En une seule nuit, le mus\u00e9e de la photographie attirait ainsi pr\u00e8s du quart de ses visiteurs annuels. Ev\u00e9nements d\u2019ampleur internationale, la F\u00eate de la musique ou la Nuit des mus\u00e9es r\u00e9unissent \u00e9galement des milliers de visiteurs dans de nombreuses villes.<\/p>\n<p><strong>Ev\u00e9nementialisation de la culture<\/strong><\/p>\n<p>Ces \u00e9v\u00e9nements semblent parvenir \u00e0 d\u00e9jouer les obstacles li\u00e9s \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la culture, en particulier ceux qui se dressent dans les mus\u00e9es d\u2019art, que les ouvertures nocturnes, les formules tarifaires attrayantes ou la communication grand public n\u2019ont pas permis de faire tomber. \u00abCes innovations sont m\u00e9ritoires, mais elles s\u2019attaquent aux barri\u00e8res les plus superficielles. Les obstacles principaux sont d\u2019ordre symbolique, psychosocial et cognitif. Certaines personnes ne vont pas au mus\u00e9e parce qu\u2019elles s\u2019y sentent indignes, qu\u2019elles craignent que leurs faits et gestes de visiteurs non habitu\u00e9s les trahissent\u00bb, \u00e9num\u00e8re Mathieu Menghini, historien et praticien de l\u2019action culturelle \u00e0 la Haute \u00e9cole de travail social Gen\u00e8ve &#8212; HETS-GE.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la sp\u00e9cificit\u00e9 de chacune de ces manifestations ponctuelles, un tel succ\u00e8s public s\u2019explique par leur caract\u00e8re \u00e0 la fois exceptionnel et rituel qui les rapproche des f\u00eates populaires d\u2019antan. Cette dimension hors du commun est renforc\u00e9e par l\u2019imaginaire nocturne, empreint de magie, de f\u00eate et de transgression qui les accompagne. \u00abLa ville d\u00e9voilerait la nuit, aux citadins qui le d\u00e9sirent, ses coulisses, et s\u2019offrirait d\u2019une nouvelle mani\u00e8re. La nuit autoriserait un autre rythme que celui du quotidien diurne, ainsi qu\u2019une meilleure disposition des participants\u00bb, notait ainsi l\u2019anthropologue de la ville Emmanuelle Lallement dans son article \u00abEv\u00e9nements en ville, \u00e9v\u00e9nements de ville\u00bb, publi\u00e9 en 2007 par la revue <em>Communication &amp; organisation<\/em>.<\/p>\n<p>Des voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent pourtant pour critiquer ces nuits culturelles. En 2004, lors d\u2019une conf\u00e9rence \u00e0 la Fondation Ricard \u00e0 Paris, le critique et commissaire d\u2019exposition fran\u00e7ais Nicolas Bourriaud d\u00e9non\u00e7ait l\u2019\u00ab\u00e9v\u00e9nementialisation\u00bb de la culture. \u00abL\u2019argent d\u00e9pens\u00e9 pour ces manifestations artistiques pourrait servir \u00e0 un mus\u00e9e: les \u0153uvres y seraient tout aussi visibles. Dans ces manifestations, les \u0153uvres sont mises en sc\u00e8ne d\u2019une certaine mani\u00e8re, sous le signe de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, avec une pr\u00e9sence renforc\u00e9e des m\u00e9dias: c\u2019est une autre approche de l\u2019art. Tout est fait pour que l\u2019art entre chez les gens, via les m\u00e9dias et qu\u2019il devienne un \u00e9v\u00e9nement public. L\u2019art n\u2019est plus consid\u00e9r\u00e9 comme un sujet d\u2019\u00e9tude, de savoir et de d\u00e9lectation destin\u00e9 \u00e0 d\u2019autres artistes et \u00e0 quelques amateurs.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Retour sur investissement<\/strong><\/p>\n<p>Ces \u00e9v\u00e9nements dispendieux &#8212; Nuit blanche a ainsi co\u00fbt\u00e9 1,2 million d\u2019euros en 2015 &#8212; repr\u00e9sentent une nouvelle concurrence en termes d\u2019acc\u00e8s aux subventions pour les institutions culturelles, au moment o\u00f9 les budgets publics se r\u00e9duisent, et o\u00f9 les sponsors priv\u00e9s se tournent davantage vers des manifestations \u00e0 retour d\u2019image imm\u00e9diat comme le sport ou les festivals. Encore \u00e9pargn\u00e9e par rapport \u00e0 ses voisins fran\u00e7ais ou italiens, o\u00f9 des lieux d\u2019art ont ferm\u00e9 leurs portes faute de subventions, la Suisse poss\u00e8de aussi des mus\u00e9es pr\u00e9caires. En 2014, le <a href=\"http:\/\/www.kunstmuseumolten.ch\/\" target=\"_blank\">Kunstmuseum d\u2019Olten<\/a>, une institution centenaire, a ainsi annul\u00e9 et repouss\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019expositions en raison des coupes drastiques impos\u00e9es par la Ville.<\/p>\n<p>Or, trop souvent consid\u00e9r\u00e9e sous l\u2019angle unique de la d\u00e9pense, la culture rapporte \u00e9galement. Les pouvoirs publics per\u00e7oivent aujourd\u2019hui mieux cette r\u00e9alit\u00e9 longtemps occult\u00e9e gr\u00e2ce aux nombreuses recherches et \u00e9tudes qui ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es dans ce domaine. \u00abL\u2019\u00e9conomiste fran\u00e7ais Laurent Davezies d\u00e9finit que les flux financiers irriguant un territoire ne sont constitu\u00e9s que de 20% par les activit\u00e9s d\u2019exportation. Les quatre cinqui\u00e8mes restant sont g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l\u2019imp\u00f4t sur les personnes physiques. Or la culture participe de l\u2019attractivit\u00e9 d\u2019un territoire et donc de son d\u00e9veloppement d\u00e9mographique. Si, en plus, elle a un impact sur le d\u00e9veloppement touristique, les communes saisissent l\u2019importance \u00e9conomique de ce secteur\u00bb, explique Nicolas Babey, professeur \u00e0 la Haute \u00e9cole de gestion Arc.<\/p>\n<p>La construction d\u2019infrastructures culturelles de prestige cherchant \u00e0 r\u00e9pliquer le fameux \u00abeffet Bilbao\u00bb et l\u2019organisation d\u2019\u00e9v\u00e9nements culturels t\u00e9moignent de cette reconnaissance de la part des communes des b\u00e9n\u00e9fices qu\u2019elles peuvent tirer de la culture. Pour Mathieu Menghini, cette prise en compte de l\u2019impact \u00e9conomique de la culture comporte pourtant ses effets pervers: \u00abEn France, remarquait l\u2019historien Olivier Neveux, la gauche socialiste soutenait il y a 50 ans que la culture n\u2019\u00e9tait pas une marchandise. Vingt ans plus tard, son discours fl\u00e9chissait quelque peu: la culture n\u2019\u00e9tait pas une marchandise comme les autres. Aujourd\u2019hui, nouvelle antienne: elle est une marchandise qui rapporte. Dans ce contexte, on prend le risque de ne plus envisager l\u2019art du point de vue esth\u00e9tique, du point de vue de l\u2019interrogation de notre pr\u00e9sence au monde mais sous l\u2019angle unique du retour sur investissement.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Rapport du public \u00e0 l\u2019art transform\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Au c\u0153ur de cette logique, les nuits culturelles s\u2019apparentent souvent \u00e0 une consommation effr\u00e9n\u00e9e. \u00abA <a href=\"http:\/\/www.lanuitdesmusees.ch\/\" target=\"_blank\">la Nuit des mus\u00e9es de Lausanne<\/a>, j\u2019ai observ\u00e9 une atmosph\u00e8re de f\u00eate, de jubilation, mais aussi une &lsquo;qualit\u00e9&rsquo; de visite parfois modeste, parce que les gens sont dans l\u2019enjeu de voir cinq, sept mus\u00e9es en une soir\u00e9e\u00bb, poursuit le professeur \u00e0 la HETS-GE. Ce qui lui fait dire que pour un public non initi\u00e9, la Nuit des mus\u00e9es pourrait induire que le <em>zapping<\/em> est le mode ordinaire d\u2019appropriation des \u0153uvres d\u2019art. La fr\u00e9quentation hors norme et le programme pl\u00e9thorique vouent la visite \u00e0 une exp\u00e9rience superficielle alors que \u00ables mus\u00e9es sont le plus utiles aux citoyens en \u00e9tant des \u00e9coles de l\u2019attention\u00bb.<\/p>\n<p>Critiqu\u00e9 pour ses dimensions marketing et m\u00e9diatiques ou pour son culte de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, l\u2019\u00e9v\u00e9nementiel culturel s\u2019est pourtant largement ancr\u00e9. A tel point qu\u2019une ville comme Amsterdam, submerg\u00e9e par les touristes, a pris la d\u00e9cision de r\u00e9duire le nombre de festivals qui s\u2019organisent sur son territoire. Mais force est de constater que ces manifestations ont transform\u00e9 le rapport du public \u00e0 l\u2019art. Une attitude plus d\u00e9contract\u00e9e remplace la d\u00e9f\u00e9rence silencieuse caract\u00e9ristique d\u2019une visite au mus\u00e9e.<\/p>\n<p>Certains philosophes majeurs de notre \u00e9poque comme Alain Badiou et Jacques Ranci\u00e8re invoquent m\u00eame la valeur politique de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Rompant le flux inexorable de l\u2019histoire, l\u2019\u00e9v\u00e9nement, par sa nature exceptionnelle, constitue le point d\u2019\u00e9mergence de ce qu\u2019ils consid\u00e8rent comme la v\u00e9ritable d\u00e9mocratie. Ils opposent la vigueur et l\u2019impact d\u2019\u00e9v\u00e9nements comme les rassemblements sur la place Tahrir ou Nuit Debout \u00e0 Paris \u00e0 l\u2019apathie de nos syst\u00e8mes de d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative. Sous le vernis spectaculaire et festif se cacherait la nature proprement r\u00e9volutionnaire de l\u2019\u00e9v\u00e9nement qui cr\u00e9e les conditions de l\u2019exp\u00e9rience collective et du jaillissement de l\u2019impr\u00e9vu dans nos soci\u00e9t\u00e9s hyper-individualistes et hautement norm\u00e9es.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRE<\/p>\n<p><strong>Des nuits kal\u00e9idoscopiques<\/strong><\/p>\n<p>De la Nuit de la Saint-Barth\u00e9l\u00e9my \u00e0 la Nuit de Cristal, l\u2019histoire compte sa dose d\u2019effrois nocturnes. Dans nos soci\u00e9t\u00e9s pacifi\u00e9es et s\u00e9cularis\u00e9es, le besoin de recr\u00e9er des rites collectifs festifs passe par la conqu\u00eate de la nuit, temps magique, suspendu et hors commerce, propice au r\u00eave et \u00e0 la divagation. Outre les nuits culturelles, de nombreuses manifestations nocturnes populaires se sont d\u00e9velopp\u00e9es au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Petit floril\u00e8ge de ces \u00e9v\u00e9nements fun, loufoques ou au go\u00fbt de terroir.<\/p>\n<p><strong>La Nuit de la glisse<\/strong><br \/>\nPremier festival consacr\u00e9 aux films de sports extr\u00eames comme le windsurf, la chute libre, le surf, le ski, etc. Cr\u00e9\u00e9 par le Fran\u00e7ais Thierry Bessas, en 1979, la Nuit de la glisse collabore avec de nombreuses salles de cin\u00e9ma dans plusieurs pays en proposant un film in\u00e9dit chaque ann\u00e9e.<br \/>\n<em>Lieu: multiple<\/em><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.chillon.ch\/fr\/P14694\/nuit-de-l-epouvante\" target=\"_blank\">La Nuit de l\u2019\u00e9pouvante<\/a><\/strong><br \/>\nL\u2019\u00e9v\u00e9nement s\u2019inspire de l\u2019aura du Ch\u00e2teau de Chillon, qui avait influenc\u00e9 Lord Byron, pour cr\u00e9er une soir\u00e9e ancr\u00e9e dans l\u2019imaginaire fantastique.<br \/>\n<em>Lieu: Ch\u00e2teau de Chillon (VD)<\/em><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/nuitduboutefas.ch\/\" target=\"_blank\">La Nuit du boutefas<\/a><\/strong><br \/>\nOrganis\u00e9e par l\u2019association Slow Food, la manifestation propose de go\u00fbter cinq boutefas et d\u2019\u00e9lire la plus onctueuse de ces saucisses trapues, reines du patrimoine gastronomique vaudois.<br \/>\n<em>Lieu: Auberge de l\u2019Abbaye de Montheron (VD)<\/em><\/p>\n<p><strong>La Nuit de l\u2019excellence<\/strong><br \/>\nUn \u00e9v\u00e9nement multiple, lors duquel peuvent aussi bien \u00eatre r\u00e9compens\u00e9s des basketteurs s\u00e9n\u00e9galais, des PME valaisannes actives dans le d\u00e9veloppement durable, que des \u00e9tudiants afro-antillais.<br \/>\n<em>Lieux: multiples<\/em><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.ville-ge.ch\/lanuitdelascience\/\" target=\"_blank\">La Nuit de la science<\/a><\/strong><br \/>\nLe public genevois est invit\u00e9 \u00e0 d\u00e9couvrir de mani\u00e8re ludique certaines recherches et applications scientifiques \u00e0 l\u2019initiative du Mus\u00e9e d\u2019histoire des sciences.<br \/>\n<em>Lieu: Gen\u00e8ve<\/em><br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 12).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 H\u00e9misph\u00e8res au prix de CHF 45.- (d\u00e8s 45 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/revuehemispheres.com\/\" target=\"_blank\">revuehemispheres.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors des trente derni\u00e8res ann\u00e9es, les pouvoirs publics ont imagin\u00e9 un nombre croissant d\u2019\u00e9v\u00e9nements culturels nocturnes urbains. Ces nouvelles saturnales sont critiqu\u00e9es par certains professionnels de la culture comme une d\u00e9rive de l\u2019art vers le simple divertissement.<\/p>\n","protected":false},"author":19343,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-4874","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4874","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19343"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4874"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4874\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4874"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4874"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4874"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}