



{"id":4858,"date":"2017-03-27T12:02:44","date_gmt":"2017-03-27T10:02:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4858"},"modified":"2017-03-27T17:24:12","modified_gmt":"2017-03-27T15:24:12","slug":"entreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4858","title":{"rendered":"Les PME m\u00e9connues du n\u00e9goce"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/Large03022016_01.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"469\" title=\"Large03022016_01.jpg\" alt=\"Large03022016_01.jpg\" \/><\/p>\n<p>Le n\u00e9goce de mati\u00e8res premi\u00e8res en Suisse ne se r\u00e9sume pas qu\u2019\u00e0 des multinationales avec des milliers d\u2019employ\u00e9s et des chiffres d\u2019affaires de plusieurs centaines de milliards. Il recouvre en r\u00e9alit\u00e9 une galaxie de PME actives notamment dans le caf\u00e9 et le cacao, le shipping ou la finance. Rien qu\u2019\u00e0 Gen\u00e8ve, pr\u00e8s de 200 entreprises travaillent dans le secteur. Selon l\u2019Office cantonal de la statistique et sur la base des soci\u00e9t\u00e9s identifi\u00e9es par la <a href=\"https:\/\/stsa.swiss\/\" target=\"_blank\">Swiss Trading and Shipping Association<\/a> (STSA), 90% occupent jusqu\u2019\u00e0 50 salari\u00e9s et 96% comptent moins de 250 employ\u00e9s, pour un nombre d\u2019emplois total \u00e0 Gen\u00e8ve compris entre 6&rsquo;000 et 8&rsquo;000 personnes (36&rsquo;000 pour la Suisse).<\/p>\n<p>Sur l\u2019ensemble du territoire, 93% (380 sur 405) des entreprises actives dans le n\u00e9goce de mati\u00e8res premi\u00e8res comptent moins de 300 employ\u00e9s et 82% moins de 100 collaborateurs. Reste qu\u2019au vu de la discr\u00e9tion qui r\u00e8gne dans ce domaine, les informations accessibles demeurent restreintes. On peut cependant dire qu\u2019une bonne partie de ces acteurs sont des soci\u00e9t\u00e9s familiales avec, bien souvent, des histoires passionnantes. \u00abCes entreprises ont un fort ancrage europ\u00e9en, souligne St\u00e9phane Graber, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la STSA. Presque 40% des mati\u00e8res premi\u00e8res n\u00e9goci\u00e9es proviennent ou sont destin\u00e9es \u00e0 l\u2019Europe.\u00bb Selon l&rsquo;association, les diff\u00e9rentes classes de mati\u00e8res premi\u00e8res (produits cultiv\u00e9s, \u00e9nergie et m\u00e9taux) sont repr\u00e9sent\u00e9es dans des proportions comparables.<\/p>\n<p><strong>Contr\u00f4le et s\u00e9lection du caf\u00e9 et du cacao<\/strong><\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Champel, la soci\u00e9t\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.wama.ch\/\" target=\"_blank\">Walter Matter<\/a> est active depuis 1920 dans le contr\u00f4le et la s\u00e9lection du caf\u00e9 &#8212; qu\u2019elle d\u00e9guste quotidiennement dans son laboratoire &#8212; et du cacao. A l\u2019origine, elle se nommait Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019importation de caf\u00e9 et de cacao d\u2019Ha\u00efti. En 1937, le capital est repris par Walter Matter. La soci\u00e9t\u00e9 prend son nom actuel six ans plus tard. Au fil des ans, l\u2019entreprise tisse des liens \u00e9troits et durables avec divers producteurs et exportateurs \u00e0 travers le monde.<\/p>\n<p>Au tournant du si\u00e8cle, un bureau de liaison est cr\u00e9\u00e9 au Havre afin de s\u2019occuper de la client\u00e8le industrielle fran\u00e7aise, puis un autre s\u2019ouvre au Vietnam dans le but de soutenir les affaires qui se d\u00e9veloppent en Asie. La soci\u00e9t\u00e9, qui met un point d\u2019honneur \u00e0 fournir \u00e0 sa client\u00e8le une tra\u00e7abilit\u00e9 totale de ses produits, est actuellement dirig\u00e9e par Nicolas Matter, repr\u00e9sentant de la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 la t\u00eate de l\u2019entreprise familiale. Elle compte une \u00e9quipe d\u2019une quinzaine de personnes, dont 8 sp\u00e9cialistes actifs dans le n\u00e9goce de caf\u00e9 et de cacao. A c\u00f4t\u00e9 de ses bureaux au Havre et au Vietnam, elle est aussi repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Santos, au Br\u00e9sil.<\/p>\n<p><strong>Gestion de navires en haute mer<\/strong><\/p>\n<p>Etablie \u00e0 Renens, la soci\u00e9t\u00e9 de navigation maritime <a href=\"http:\/\/www.suisat.com\/\" target=\"_blank\">Suisse-Atlantique<\/a> g\u00e8re depuis 75 ans des bateaux de haute mer, essentiellement des navires sous pavillon suisse et \u00e9trangers pour le commerce international. En 1941, la soci\u00e9t\u00e9 fra\u00eechement cr\u00e9\u00e9e par la famille Andr\u00e9 d\u00e9bute la gestion du navire panam\u00e9en s\/s St-Cergue, qui est alors utilis\u00e9 pour le transport de c\u00e9r\u00e9ales. Au fil des ans, l\u2019entreprise se concentre dans la gestion de navires de type transporteurs de marchandises s\u00e8ches et de containers. Depuis ses d\u00e9buts, elle a g\u00e9r\u00e9 88 bateaux, dont 65 ont \u00e9t\u00e9 construits par ses propres soins.<\/p>\n<p>Actuellement, elle g\u00e8re une quinzaine de bateaux pour le compte de diff\u00e9rents armateurs suisses et \u00e9trangers, soit la plus grande flotte de navires battant pavillon suisse. Forte d\u2019une trentaine de collaborateurs, son \u00e9quipe s&rsquo;occupe des aspects techniques et commerciaux, ainsi que des \u00e9quipages et des assurances. Parmi les affr\u00e9teurs figurant dans sa client\u00e8le, elle compte plusieurs g\u00e9ants du n\u00e9goce international comme <a href=\"http:\/\/cargillsuisse.ch\/fr\/\" target=\"_blank\">Cargill<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.bunge.com\/\" target=\"_blank\">Bunge<\/a> ou <a href=\"http:\/\/www.ldcom.com\/global\/en\/\" target=\"_blank\">Louis Dreyfus<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Financement du n\u00e9goce international<\/strong><\/p>\n<p>Pour sa part, l\u2019\u00e9tablissement <a href=\"http:\/\/www.arabbank.ch\/\" target=\"_blank\">Arab Bank Switzerland<\/a>, dont le si\u00e8ge se situe \u00e0 Gen\u00e8ve, se sp\u00e9cialise dans la gestion de fortune et dans le financement du n\u00e9goce international. \u00abDans ce second secteur, notre banque s\u2019adresse \u00e0 des majors ou de petites et moyennes entreprises traitant des flux plus d\u00e9limit\u00e9s g\u00e9ographiquement, note son directeur ex\u00e9cutif Patrick Culliford. Notre strat\u00e9gie est de financer les produits agricoles, les m\u00e9taux et, dans une moindre mesure, l\u2019\u00e9nergie.\u00bb<\/p>\n<p>Le r\u00f4le d\u2019une banque de n\u00e9goce consiste \u00e0 apporter des financements \u00e0 des n\u00e9gociants. Contrairement \u00e0 un financement \u00abcorporate\u00bb classique, qui se base sur le bilan de l\u2019emprunteur, la banque s\u2019int\u00e9resse davantage \u00e0 la transaction qu\u2019elle va financer, en prenant comme s\u00e9curit\u00e9 un gage sur la marchandise financ\u00e9e. C\u2019est la liquidation de cette derni\u00e8re, par la vente de la marchandise financ\u00e9e, qui permet le remboursement. A ce titre, les entreprises financ\u00e9es b\u00e9n\u00e9ficient ainsi d\u2019un fort effet de levier.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019existant depuis 1962 en Suisse, l\u2019Arab Bank, qui tient son nom du fait que sa client\u00e8le est traditionnellement originaire du Moyen-Orient, n\u2019a commenc\u00e9 le n\u00e9goce international qu\u2019en 2010 par le recrutement d\u2019\u00e9quipes provenant d\u2019autres institutions de la place. Avant cette date, l\u2019\u00e9tablissement ne menait qu\u2019une activit\u00e9 de banque priv\u00e9e. La croissance s\u2019est faite de mani\u00e8re organique et, aujourd\u2019hui, le financement de mati\u00e8res premi\u00e8res occupe un quart des effectifs de la banque et g\u00e9n\u00e8re des revenus \u00e0 parit\u00e9 avec la banque priv\u00e9e. L\u2019\u00e9tablissement emploie actuellement une centaine de collaborateurs en Suisse pour un produit brut de 58 millions de francs en 2015.<\/p>\n<p>\u00abLe secteur du n\u00e9goce a connu de nombreux changements ces derni\u00e8res ann\u00e9es, notamment de nature r\u00e9glementaire, souligne Patrick Culliford. En outre, on observe le retrait de certains op\u00e9rateurs financiers historiques. Cela cr\u00e9e certes des challenges pour les op\u00e9rateurs, mais \u00e9galement des opportunit\u00e9s pour de nouveaux acteurs.\u00bb Selon lui, le m\u00e9tier sera encore appel\u00e9 \u00e0 \u00e9voluer dans le sens d\u2019une transparence accrue de ses activit\u00e9s, mais la Suisse devrait rester une place attractive pour les diff\u00e9rents intervenants du m\u00e9tier.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rien qu\u2019\u00e0 Gen\u00e8ve, pr\u00e8s de 200 soci\u00e9t\u00e9s sont actives dans le shipping, la finance ou le commerce de mati\u00e8res premi\u00e8res. Plong\u00e9e dans ce monde discret.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4858","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4858","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4858"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4858\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4858"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4858"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4858"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}