



{"id":4840,"date":"2017-03-01T09:53:36","date_gmt":"2017-03-01T07:53:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4840"},"modified":"2017-03-01T16:28:18","modified_gmt":"2017-03-01T14:28:18","slug":"durabilite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4840","title":{"rendered":"Le march\u00e9 florissant des aliments p\u00e9rim\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/large01032017.jpg\" border=\"0\" height=\"312\" width=\"469\" title=\"large01032017.jpg\" alt=\"large01032017.jpg\" \/><\/p>\n<p>Le chef \u00e9toil\u00e9 italien Massimo Bottura, dont le restaurant de Mod\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 sacr\u00e9 meilleure table du monde en mai dernier, n\u2019aime pas jeter. Goutte d\u2019eau dans l\u2019oc\u00e9an du gaspillage alimentaire, son association <a href=\"http:\/\/www.foodforsoul.it\/\" target=\"_blank\">Food for Soul<\/a> r\u00e9cup\u00e8re des tonnes de nourriture p\u00e9rim\u00e9e ou invendue lors de grands \u00e9v\u00e9nements. En 2015 \u00e0 l\u2019exposition universelle de Milan, aux Jeux Olympiques de Rio l\u2019\u00e9t\u00e9 pass\u00e9, ses restaurants \u00e9ph\u00e9m\u00e8res proposent une cuisine \u00e0 base de restes. Une mani\u00e8re de satisfaire les papilles, tout en faisant le plaidoyer du gaspiller moins en consommant durable et responsable.<\/p>\n<p>En Suisse, un tiers des aliments finit \u00e0 la poubelle, soit plus de 2 millions de tonnes de nourriture par an! Pour lutter contre ce probl\u00e8me de soci\u00e9t\u00e9, \u00abla Belgique, la France et d\u2019autres pays ont l\u00e9gif\u00e9r\u00e9 et adopt\u00e9 des lois interdisant aux grandes surfaces de jeter de la nourriture ou de rendre leurs invendus impropres \u00e0 la consommation\u00bb, note Pierrette Rey, porte-parole du <a href=\"http:\/\/www.wwf.ch\/fr\/\" target=\"_blank\">WWF<\/a>. En achetant trop de nourriture et en jetant les restes de repas copieux, \u00ables m\u00e9nages sont responsables de 45% de ce g\u00e2chis et se d\u00e9barrassent tr\u00e8s facilement de produits qui restent consommables, m\u00eame apr\u00e8s leur date limite de vente\u00bb, souligne Laura Robinson, porte-parole de l\u2019organisation de lutte contre le gaspillage <a href=\"http:\/\/foodwaste.ch\/\" target=\"_blank\">Foodwaste.ch<\/a>.<\/p>\n<p>Gouvernance, d\u00e9veloppement respectueux de l\u2019environnement, \u00e9conomie circulaire o\u00f9 les r\u00e9sidus d\u2019un secteur peuvent \u00eatre recycl\u00e9s et servir \u00e0 produire pour d\u2019autres branches, ces approches durables donnent une valeur aux aliments d\u00e9class\u00e9s qui int\u00e9ressent de nouveaux acteurs.<\/p>\n<p><strong>Caritatif, associatif, voire lucratif<\/strong><\/p>\n<p>Classiquement, la seconde vie des invendus commence dans le caritatif, o\u00f9 de nombreuses associations r\u00e9cup\u00e8rent les surplus de l\u2019agroalimentaire et de la grande distribution pour les redonner aux populations d\u00e9munies. Parmi d\u2019autres, <a href=\"http:\/\/schweizertafel.ch\/fr\/\" target=\"_blank\">Table Suisse<\/a> collecte annuellement 4&rsquo;000 tonnes d\u2019aliments destin\u00e9s \u00e0 des foyers sociaux, des centres pour requ\u00e9rants d\u2019asile et des points de partage. \u00abDepuis 15 ans, notre objectif n\u2019a aucune vis\u00e9e commerciale, explique Baptiste Marnier, responsable de l\u2019organisation pour Vaud-Neuch\u00e2tel. Si les surplus sont indispensables \u00e0 l\u2019action sociale, nous sommes loin d\u2019absorber la totalit\u00e9 des produits condamn\u00e9s \u00e0 \u00eatre jet\u00e9s. L\u2019arriv\u00e9e de nouveaux acteurs dans la lutte contre le gaspillage n\u2019est pas une concurrence pour nous. Au contraire, ils peuvent contribuer \u00e0 r\u00e9duire le g\u00e2chis.\u00bb<\/p>\n<p>Certains de ces nouveaux acteurs n\u2019ont pas de but lucratif. A Neuch\u00e2tel, l\u2019association <a href=\"https:\/\/associationaed.ch\/\" target=\"_blank\">Alternative \u00e9tudiante durable<\/a> (AED) fait du non-gaspillage un style de vie. \u00abDeux fois par semaines depuis 2013, nous collectons localement des aliments pour les redistribuer au sein de l\u2019universit\u00e9. Au d\u00e9part, notre d\u00e9marche attirait surtout des \u00e9tudiants; aujourd\u2019hui, un public beaucoup plus large vient se servir en invendus\u00bb, souligne Cl\u00e9mentine K\u00fcnzler, membre fondateur et secr\u00e9taire de l\u2019AED. Ce n\u2019est pas uniquement la gratuit\u00e9 qui attire ces consommateurs. Pour certains, consommer des invendus rel\u00e8ve de l\u2019acte militant et ils sont pr\u00eats \u00e0 payer ces produits. Une multitude de projets \u00e0 vis\u00e9e commerciale et durable se glissent dans cette niche de la r\u00e9utilisation des denr\u00e9es, du recyclage et de la revente de surplus.<\/p>\n<p><strong>Promouvoir l\u2019\u00e9conomie circulaire et durable<\/strong><\/p>\n<p>Rayon supermarch\u00e9, l\u2019enseigne danoise WeFood vend uniquement des produits p\u00e9rim\u00e9s et mal emball\u00e9s. Apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 les obstacles administratifs, ce magasin de Copenhague propose ses denr\u00e9es avec des rabais de 30 \u00e0 50% par rapport aux autres supermarch\u00e9s. En France, l\u2019application <a href=\"http:\/\/www.optimiam.com\/index.html\" target=\"_blank\">OptiMiam<\/a> g\u00e9olocalise les invendus des commer\u00e7ants partenaires et les propose en promotion. Un peu partout, mais plus encore dans les pays riches grands pourvoyeurs de d\u00e9chets, les produits d\u00e9class\u00e9s servent, se recyclent, finissent sur les tables de restaurants alternatifs ou sur les \u00e9tals de march\u00e9s parall\u00e8les aux r\u00e9seaux commerciaux classiques. Certains producteurs \u00e9coulent aussi leurs denr\u00e9es hors normes par le biais de la vente directe. Pour ces start-up de l\u2019\u00e9conomie circulaire, les produits p\u00e9rim\u00e9s deviennent les moteurs d\u2019un march\u00e9 en pleine expansion.<\/p>\n<p>En Suisse aussi, plusieurs entreprises se d\u00e9veloppent dans ce secteur. Ainsi le <a href=\"http:\/\/www.aess-bar.ch\/\" target=\"_blank\">\u00c4ss-Bar<\/a> commercialise les invendus de boulangerie \u00e0 moiti\u00e9 prix. \u00abApr\u00e8s trois ans d\u2019exercice, le succ\u00e8s des magasins al\u00e9maniques montre que le concept est \u00e9conomiquement viable\u00bb, se r\u00e9jouit Xavier Ballansat, directeur de l\u2019enseigne fribourgeoise, premier magasin romand de la cha\u00eene (voir encadr\u00e9 ci-dessous). Mais dans ces start-up d\u2019un nouveau genre, le succ\u00e8s n\u2019est pas toujours au rendez-vous. Ainsi, le Buffet Dreieck, qui \u00e9laborait ses plats \u00e0 partir de surplus, vient de fermer ses portes \u00e0 Zurich. \u00abNous n\u2019avons pas r\u00e9ussi \u00e0 atteindre l\u2019\u00e9quilibre \u00e9conomique et notre local n\u2019\u00e9tait pas adapt\u00e9 \u00e0 nos besoins\u00bb, constate Rosemarie Schaub, responsable du restaurant. Sortir des circuits d\u2019approvisionnement classique et cuisiner des produits hors normes prenait plus de temps et demandait davantage d\u2019investissements humains et mat\u00e9riels. \u00abEn proposant des menus \u00e0 prix tr\u00e8s bas, pour atteindre la rentabilit\u00e9, il aurait fallu limiter les d\u00e9penses salariales ou faire appel \u00e0 des emplois subventionn\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>En parall\u00e8le \u00e0 ces projets, la grande distribution veut aussi tirer son \u00e9pingle du jeu et se positionne dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Depuis 2013, avec sa marque <a href=\"http:\/\/www.coop.ch\/fr\/labels\/uenique.html\" target=\"_blank\">\u00dcnique<\/a>, la Coop vend des fruits et l\u00e9gumes mal calibr\u00e9s ou consid\u00e9r\u00e9s comme laids, dans bon nombre de ses magasins. En 2014, l\u2019enseigne a ainsi commercialis\u00e9 plus de 180 tonnes de carottes et 36 tonnes de poires invendables en rayon.<\/p>\n<p><strong>93% des Suisses int\u00e9ress\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Le comportement d\u2019achat des consommateurs contribue aussi \u00e0 la surproduction et au gaspillage. En prenant l\u2019exemple de la boulangerie: \u00abAutrefois, un boulanger avait une client\u00e8le d\u2019habitu\u00e9s et pouvait \u00e9valuer la demande et ajuster sa production, estime Xavier Ballansat. Aujourd\u2019hui, le comportement de consommation est beaucoup plus volatile: les gens appr\u00e9cient l\u2019achalandage vari\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la fermeture et ach\u00e8tent de mani\u00e8re plus spontan\u00e9e, l\u00e0 o\u00f9 ils se trouvent.\u00bb Difficile alors d\u2019\u00e9valuer et de pr\u00e9voir sa production sans gaspiller.<\/p>\n<p>Paradoxe de cette soci\u00e9t\u00e9 consum\u00e9riste, o\u00f9 la surproduction est aussi incit\u00e9e par le prix bas de l\u2019alimentation, les consommateurs sont loin d\u2019\u00eatre rebut\u00e9s par les invendus et les produits pass\u00e9s de date. D\u2019apr\u00e8s une analyse de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019environnement, comme le rappelle Barbara Pfenniger, responsable alimentation \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration romande des consommateurs, \u00abpour lutter contre le gaspillage, 93% des consommateurs suisses se disent pr\u00eats \u00e0 consommer des produits d\u00e9class\u00e9s, \u00e0 condition d\u2019\u00eatre bien inform\u00e9s sur leur qualit\u00e9\u00bb. Partant de ce constat, le potentiel \u00e9conomique des surplus alimentaires et du recyclage des denr\u00e9es s\u2019annoncent prometteurs, mais parfois critiquables. Il ne faudrait pas maintenir des niveaux de production \u00e9lev\u00e9s pour r\u00e9pondre au comportement ultra-consum\u00e9riste des consommateurs, ou en esp\u00e9rant \u00e9couler les surplus sur les march\u00e9s \u00e9mergents des invendus. Si ces nouveaux mod\u00e8les d\u2019affaires r\u00e9pondent \u00e0 des changements soci\u00e9taux et sont utiles, le recul du gaspillage alimentaire et une production en ad\u00e9quation avec la demande restent les objectifs.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRES<\/p>\n<p><strong>Miser sur le frais de la veille<\/strong><\/p>\n<p><em>En commercialisant les invendus de la boulangerie, l\u2019enseigne fribourgeoise \u00c4ss-Bar se veut durable et int\u00e8gre l\u2019\u00e9conomie circulaire.<\/em><\/p>\n<p>Lanc\u00e9 par quatre Zurichois en 2013, le concept du \u00c4ss-Bar lutte contre le gaspillage alimentaire en proposant \u00e0 la revente des denr\u00e9es issues des invendus de la boulangerie. Depuis avril dernier, Xavier Ballansat dirige l\u2019entreprise \u00c4ss-Bar Romandie. Apr\u00e8s l\u2019ouverture de l\u2019enseigne fribourgeoise en juillet, il esp\u00e8re d\u00e9velopper la franchise en Suisse romande. \u00abDans notre magasin, comme l\u2019explique notre slogan &lsquo;frais de la veille&rsquo;, nous revendons du pain, des viennoiseries, p\u00e2tisseries et sandwichs \u00e0 moiti\u00e9 prix, le lendemain de leur fabrication. Ces produits sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s avec un v\u00e9hicule r\u00e9frig\u00e9r\u00e9 chez 12 partenaires boulanger fribourgeois et vaudois.\u00bb<\/p>\n<p>Pour assurer sa viabilit\u00e9 sur le long terme, le concept \u00c4ss-Bar r\u00e9pond aux crit\u00e8res \u00e9conomiques d\u2019une entreprise. \u00abNotre activit\u00e9 se veut financi\u00e8rement autosuffisante. Contrairement aux initiatives caritatives, notre mod\u00e8le ne repose pas sur les dons, les subventions ou le travail b\u00e9n\u00e9vole. Notre action ne concurrence pas le travail des associations qui redistribuent gratuitement de la nourriture.\u00bb Cette diff\u00e9rence d\u2019objectif se constate au niveau de la client\u00e8le. Si le caritatif s\u2019adresse plut\u00f4t \u00e0 des personnes dans le besoin, les consommateurs qui poussent la porte du \u00c4ss-Bar ach\u00e8tent majoritairement des invendus par principe. \u00abNos clients ont souvent une conscience \u00e9cologique et cherchent \u00e0 moins gaspiller. Ils surveillent les produits qu\u2019ils consomment, nous questionnent sur nos objectifs de durabilit\u00e9 et adh\u00e8rent \u00e0 notre concept par conviction. D\u2019autres clients viennent pour le prix et certains ne se rendent m\u00eame pas compte qu\u2019ils consomment des produits de la veille!\u00bb<\/p>\n<p>A Fribourg, le \u00c4ss-Bar &#8212; jeu de mot sur le terme germanique \u00abessbar\u00bb qui signifie mangeable &#8212; emploie six personnes \u00e0 temps partiel. \u00abPour nos partenaires, ce service est gagnant-gagnant et apporte un plus \u00e0 leur activit\u00e9. En contrepartie de leurs denr\u00e9es, nous les d\u00e9barrassons gratuitement de leurs stocks, leurs offrons une visibilit\u00e9 suppl\u00e9mentaire pour leurs produits et un int\u00e9ressement \u00e0 notre chiffre d\u2019affaires.\u00bb R\u00e9cent, le concept se base sur la confiance et semble fonctionner \u00e0 Fribourg o\u00f9 et la demande exc\u00e8de l\u2019offre. Sous peu, \u00c4ss-Bar pourrait m\u00eame faire appel \u00e0 de nouveaux partenaires.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Deuxi\u00e8me vie pour les fruits<\/strong><\/p>\n<p><em>Le recyclage des surplus alimentaires fleurit dans les associations. Certaines n\u2019excluent pas une r\u00e9orientation commerciale.<\/em><\/p>\n<p>Fruits en trop ou fruits pas beaux, l\u2019association fribourgeoise <a href=\"http:\/\/frutile.weebly.com\/\" target=\"_blank\">Fr\u00fctile<\/a> milite contre le gaspillage alimentaire. Son cr\u00e9neau: recycler ces denr\u00e9es p\u00e9rissables condamn\u00e9es en les transformant en confitures. \u00abDes magasins locaux nous donnent des fruits invendus ou non conformes \u00e0 la vente, mais parfaits pour faire de la confiture, explique Karin Mader, pr\u00e9sidente de cette association \u00e0 but non lucratif. Comme nous sommes toutes b\u00e9n\u00e9voles, les marges g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la vente de nos produits servent \u00e0 financer nos campagnes de sensibilisation, ou sont revers\u00e9es \u00e0 des organisations caritatives.\u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019avenir, la pr\u00e9sidente de Fr\u00fctile n\u2019exclut pas de glisser vers le mod\u00e8le de l\u2019entreprise. \u00abNous sommes d\u00e9j\u00e0 inscrits au registre du commerce pour pouvoir vendre nos produits. Avoir une approche plus commerciale donnerait une autre dimension \u00e0 notre projet: il faudrait produire davantage et trouver de nouveaux points de vente pour devenir un business viable et salarier des employ\u00e9s.\u00bb Parmi d\u2019autres options, cette possibilit\u00e9 ferait glisser l\u2019association dans le giron prometteur des start-up de l\u2019\u00e9conomie circulaire. \u00abCe qui est important, c\u2019est de r\u00e9utiliser des ressources existantes plut\u00f4t que d\u2019en employer toujours de nouvelles et cela ind\u00e9pendamment du mod\u00e8le d\u2019affaires. Pour notre action militante, ce n\u2019est pas d\u00e9terminant, si une organisation engag\u00e9e dans l\u2019\u00e9conomie circulaire est \u00e0 but lucratif ou non lucratif.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les surplus alimentaires int\u00e9ressent des entreprises, qui se sp\u00e9cialisent dans la commercialisation des invendus. Une mani\u00e8re, parfois controvers\u00e9e, de lutter contre le gaspillage.<\/p>\n","protected":false},"author":20152,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4840","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20152"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4840"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4840\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}