



{"id":4836,"date":"2017-02-22T18:40:29","date_gmt":"2017-02-22T16:40:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4836"},"modified":"2017-02-22T20:34:33","modified_gmt":"2017-02-22T18:34:33","slug":"portraits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4836","title":{"rendered":"Un rapport individualis\u00e9 \u00e0 la nuit"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"312\" border=\"0\" width=\"469\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/Largeur_22022017.jpg\" alt=\"Largeur_22022017.jpg\" title=\"Largeur_22022017.jpg\" \/><\/p>\n<p>La nuit est une exp\u00e9rience angoissante pour certains, synonyme de f\u00eate ou encore de travail pour d\u2019autres.<br \/>\nUn boulanger, un com\u00e9dien, un chanteur de m\u00e9tal, un psychanalyste et une sp\u00e9l\u00e9ologue nous livrent leur c\u00f4t\u00e9 obscur.<\/p>\n<p><strong>\u00abIl faut avoir de la sympathie pour la nuit\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Th\u00e9m\u00e9lis Diamantis, 55 ans, psychanalyste<\/em><\/p>\n<p>Deux nuits s\u2019offrent \u00e0 l\u2019individu. L\u2019une externe, c\u2019est le ph\u00e9nom\u00e8ne naturel, l\u2019autre interne ou intime: \u00abC\u2019est la partie sombre de notre psychisme, celle qui nous est famili\u00e8re et \u00e9trang\u00e8re en m\u00eame temps, explique Th\u00e9m\u00e9lis Diamantis, psychanalyste exer\u00e7ant depuis vingt-cinq ans dans un cabinet situ\u00e9 aux abords de la Cath\u00e9drale de Lausanne. Comme les animaux nocturnes \u00e9mergeant au cr\u00e9puscule, certaines repr\u00e9sentations inconscientes ont besoin d\u2019une obscurit\u00e9 analogue pour se manifester.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abSur le divan, souvent le patient ferme les yeux et se plonge dans son monde int\u00e9rieur.\u00bb Cette nuit devient alors un espace de travail, un moment privil\u00e9gi\u00e9 comme celui au cours duquel se produisent les r\u00eaves durant le sommeil. La parole y cherche son chemin et sa lumi\u00e8re propres. De jour, nos sens sont sollicit\u00e9s en permanence par le monde environnant. \u00abNotre regard se tourne constamment vers l\u2019ext\u00e9rieur. Or, il est n\u00e9cessaire de savoir \u00e9galement le diriger vers soi, vers cette nuit qui nous habite, l\u00e0 o\u00f9 surgissent les profondeurs.\u00bb<\/p>\n<p>La nuit pr\u00eate son rythme \u00e0 celui de l\u2019analyse: \u00abM\u00eame \u00e0 14 heures, si je suis avec un patient, la temporalit\u00e9 bascule. Les phrases peuvent rester en suspens&#8230; et ne pas se terminer. C\u2019est le temps de la pens\u00e9e, un temps plus long. D\u2019ailleurs, dans l\u2019Antiquit\u00e9, les Grecs associaient la sagesse au hibou. L\u2019oiseau qui s\u2019envole \u00e0 la tomb\u00e9e du jour.\u00bb La mode des nuits miniatures laisse le psychanalyste perplexe. \u00abLes heures de sommeil ne doivent pas \u00eatre envisag\u00e9es comme du temps perdu. Rappelons-nous d\u2019avoir de la sympathie pour la nuit. Il faut savoir s\u2019abandonner aux bras de Morph\u00e9e.\u00bb Pour ce Grec d\u2019origine, les heures d\u2019obscurit\u00e9 r\u00e9v\u00e8lent une lumi\u00e8re particuli\u00e8re. Elles font voir le monde diff\u00e9remment.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLe noir absolu est une exp\u00e9rience incroyable\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Gabriela Genoux, 48 ans, sp\u00e9l\u00e9ologue et pr\u00e9sidente de la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de sp\u00e9l\u00e9ologie<\/em><\/p>\n<p>\u00abL\u2019obscurit\u00e9 totale est la seule constante pr\u00e9sente dans toutes les grottes.\u00bb Gabriela Genoux arpente le patrimoine souterrain de la Suisse \u00e0 l\u2019Australie depuis pr\u00e8s de trente ans. Petite d\u00e9j\u00e0, cette Emmentaloise s\u2019interrogeait sur les indications \u00e0 l\u2019entr\u00e9e des gouffres lors de balades avec ses parents. Elle apprendra plus tard qu\u2019il s\u2019agit des coordonn\u00e9es pour les g\u00e9olocaliser sur une carte. La rencontre avec son mari, un passionn\u00e9, scellera son amour de la sp\u00e9l\u00e9ologie. Un monde myst\u00e9rieux synonyme de qui\u00e9tude: \u00abLorsque j\u2019\u00e9teins ma lampe frontale, j\u2019entre dans l\u2019obscurit\u00e9 totale et je me sens apais\u00e9e. Je m\u2019arrange toujours pour me retrouver seule un instant et savourer cette exp\u00e9rience incroyable. Celle du noir absolu.\u00bb Une sensation inexistante en surface, m\u00eame au c\u0153ur de la nuit la plus sombre.<\/p>\n<p>L\u2019exploration des sous-sols m\u00eale science, sport, technique et contemplation. Une activit\u00e9 hors du temps et hors de tout rep\u00e8re. \u00abNotre \u0153il met quelques minutes \u00e0 voir le noir total. Lors des initiations, les participants d\u00e9couvrent l\u2019obscurit\u00e9. Il est impossible de s\u2019y rep\u00e9rer et nous pouvons m\u00eame perdre l\u2019\u00e9quilibre.\u00bb Si plus rien ne s\u2019offre \u00e0 la lumi\u00e8re, le calme ne r\u00e8gne pas sous terre: \u00abLe silence absolu n\u2019existe pas. Les grottes sont creus\u00e9es par la force de l\u2019eau. Une puissance est toujours palpable au travers des failles o\u00f9 s\u2019immisce l\u2019air.\u00bb<\/p>\n<p>Aucune angoisse n\u2019alt\u00e8re la passion de la troglodyte: \u00abJe n\u2019ai jamais eu peur. Et en sp\u00e9l\u00e9o, nous ne sommes jamais seuls, c\u2019est la r\u00e8gle.\u00bb M\u00eame si le risque plane au-dessus des casques, elle n\u2019y pense pas. \u00abJe ressens une admiration pour ces structures mill\u00e9naires. Les grottes sont belles, m\u00eame avec de la glaise jusqu\u2019aux oreilles! Il y a toujours quelque chose \u00e0 contempler. Les parois se transforment au gr\u00e9 des ombres.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLes m\u00e9talleux sont tr\u00e8s chous\u00bb <\/strong><\/p>\n<p><em>Joshua Orsi, 26 ans, chanteur du groupe de m\u00e9tal Promethee<\/em><\/p>\n<p>\u00abJe dissocie le sommeil de la nuit. L\u2019un me plonge dans l\u2019angoisse, l\u2019autre est synonyme de partage et de f\u00eate.\u00bb Joshua Orsi chante dans un groupe de m\u00e9tal form\u00e9 il y a huit ans \u00e0 Gen\u00e8ve. Plus qu\u2019une passion, la musique est devenue un besoin: \u00abDormir me fait peur, car je souffre de terreurs nocturnes depuis l\u2019enfance. Alors une fois sur sc\u00e8ne, je l\u00e2che tout \u00e7a. Faire du bruit et hurler, c\u2019est th\u00e9rapeutique.\u00bb La composition des paroles sert \u00e9galement d\u2019exutoire aux pens\u00e9es qui l\u2019emp\u00eachent de fermer les yeux.<\/p>\n<p>Si l\u2019univers du m\u00e9tal rappelle les vampires et autres cr\u00e9atures nocturnes, la v\u00e9ritable nuit provient de l\u2019int\u00e9rieur: \u00abCette esth\u00e9tique dark traduit des \u00e9motions plus sombres que l\u2019on fait \u00e9merger au travers de notre art. C\u2019est faux de se repr\u00e9senter les m\u00e9talleux comme des gothiques satanistes. Ils sont tr\u00e8s chous.\u00bb A l\u2019image du regard noir de la Lady Lazarus tatou\u00e9e sur son avant-bras, cet Irlandais d\u2019origine s\u2019avoue m\u00e9lancolique. \u00abUne de nos chansons, intitul\u00e9e Vacant, parle de ce sentiment de d\u00e9tachement, d\u2019absence que je ressens.\u00bb Et lorsqu\u2019il veille tard, il tient \u00e0 s\u2019\u00e9veiller t\u00f4t. \u00abCe n\u2019est pas parce que je vis la nuit que je sacrifie le jour. Je ne veux pas louper la journ\u00e9e.\u00bb C\u2019est en tourn\u00e9e que le jeune homme se d\u00e9tache de ses craintes, quand la temporalit\u00e9 se tord: \u00abDans ces moments-l\u00e0, il n\u2019y a plus d\u2019heures, de dates, de lieux aussi d\u00e9finis qu\u2019au quotidien. Le temps institutionnel s\u2019estompe. J\u2019aime ce sentiment d\u2019\u00eatre hors du reste du monde.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abMa nuit, c\u2019est le son de la minuterie du four \u00e0 pain\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Fr\u00e9d\u00e9ric Roth, 48 ans,boulanger ind\u00e9pendant<\/em><\/p>\n<p>Seules quelques marches le s\u00e9parent de ses fours. Fr\u00e9d\u00e9ric Roth les descend du mercredi au dimanche aux alentours de deux heures du matin. Le travail de nuit, ce Bernois d\u2019origine n\u2019y pense plus: \u00abJ\u2019ai toujours voulu faire ce m\u00e9tier. A 5 ans, j\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 mon p\u00e8re de m\u2019accompagner voir l\u2019artisan d\u2019en bas faire son pain. J\u2019ai ador\u00e9 \u00e7a. A 16 ans, je me lan\u00e7ais dans un apprentissage de boulanger. Cette p\u00e9riode a \u00e9t\u00e9 la plus difficile, car on doit dormir l\u2019apr\u00e8s-midi alors qu\u2019on pr\u00e9f\u00e9rerait jouer avec les copains.\u00bb Maintenant, les nuits de sommeil de 13 heures \u00e0 17 heures sont sa norme, m\u00eame si le sentiment de vivre en d\u00e9calage ne s\u2019est pas estomp\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abUn de mes plaisirs, c\u2019est en \u00e9t\u00e9, lorsque j\u2019ouvre la porte du magasin \u00e0 ma vendeuse \u00e0 6h30. J\u2019admire le soleil sur le lac. C\u2019est magnifique. Une vraie r\u00e9compense apr\u00e8s la nuit. Quelquefois aussi, quand je prends l\u2019air pour fuir la chaleur de la cuisine, je croise quelques f\u00eatards. \u00c7a me fait toujours sourire de leur souhaiter une \u2039bonne nuit\u203a.\u00bb<\/p>\n<p>Durant ses jours de cong\u00e9, Fr\u00e9d\u00e9ric Roth se passionne pour les trains \u00e9lectriques miniatures. \u00ab\u00c7a me d\u00e9stresse. J\u2019en profite souvent le lundi dans mon local \u00e0 Gland apr\u00e8s une grasse matin\u00e9e. Mais d\u00e8s le mardi soir, il faut reprendre le rythme!\u00bb Lorsqu\u2019il pense \u00e0 la nuit, un son lui vient \u00e0 l\u2019esprit: celui de la minuterie de son four \u00e0 pain. \u00abM\u00eame si c\u2019est p\u00e9nible de temps \u00e0 autre, je me dis que c\u2019est la m\u00eame chose pour un chauffeur pris dans les bouchons. \u00c7a fait partie du m\u00e9tier.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLe tournage de nuit a quelque chose d\u2019apaisant\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Baptiste Gilli\u00e9ron,30 ans,com\u00e9dien<\/em><\/p>\n<p>Le com\u00e9dien Baptiste Gilli\u00e9ron c\u00f4toie souvent les salles de spectacle la nuit. \u00abAu th\u00e9\u00e2tre, la nuit m\u2019\u00e9voque la repr\u00e9sentation. La mont\u00e9e d\u2019un certain stress avec le coucher du soleil.\u00bb C\u00f4t\u00e9 cin\u00e9ma, l\u2019acteur consid\u00e8re que le tournage dans l\u2019obscurit\u00e9 a quelque chose d\u2019apaisant. \u00abLa temporalit\u00e9 diff\u00e8re de celle \u00e9prouv\u00e9e durant la journ\u00e9e. Comme si les heures n\u2019\u00e9taient pas habit\u00e9es. Je trouve cela tr\u00e8s agr\u00e9able.\u00bb La nuit est aussi une arme de d\u00e9sinhibition massive: \u00abElle symbolise le festif, une forme d\u2019excitation. Les gens se permettent plus de choses.\u00bb<\/p>\n<p>Outil esth\u00e9tique, l\u2019obscurit\u00e9 autorise \u00e0 tomber les masques et \u00e0 promouvoir les sensations. \u00abDans Restons ensemble vraiment ensemble de Vincent Brayer, une cr\u00e9ation bas\u00e9e sur nos carnets de r\u00eave, nous interpr\u00e9tions un tableau dans le noir. On se glissait sous les gradins pour toucher les chevilles des spectateurs, rigolions en courant partout. Nous voulions d\u00e9sorienter et effrayer un peu. Les gens criaient parfois.\u00bb Priv\u00e9e de la vue, la salle se focalise sur le son.<\/p>\n<p>Aux yeux de cet ancien \u00e9tudiant de la Manufacture Haute \u00e9cole des arts de la sc\u00e8ne, la nuit repr\u00e9sente aussi le privil\u00e8ge de la d\u00e9connexion. \u00abC\u2019est le moment de dormir, de passer dans le r\u00eave. Le moment o\u00f9 on l\u00e2che nos responsabilit\u00e9s au profit de l\u2019inconscient.\u00bb Un retour \u00e0 soi parfois perturb\u00e9 par la curiosit\u00e9 des animaux nocturnes. \u00abPour moi, le son qui symbolise la nuit c\u2019est aussi l\u2019anti-fouine qui siffle dans ma rue\u2026\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abOn se regarde moins soi-m\u00eame dans l\u2019obscurit\u00e9\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Karim El Alaili alias SpaceK, 30 ans, DJ <\/em><\/p>\n<p>\u00abJe suis \u2018jetlagu\u00e9\u2019 tous les week-ends.\u00bb Pour croiser Karim El Alaili samedi ou dimanche, il faut se coucher tard&#8230; Employ\u00e9 par une grande multinationale la semaine, le jeune homme se transforme le weekend venu en disc-jockey et fait danser les noctambules jusqu\u2019au petit matin. Une sorte de Dr. Jekyll et Mr. Hyde. \u00abIl faut r\u00e9ussir \u00e0 maintenir la balance entre les deux pour ne pas se perdre. C\u2019est une mani\u00e8re de rester dans la norme, de ne pas tomber dans les abus aussi.\u00bb D\u2019origine libanaise, Karim mixe depuis bient\u00f4t dix ans. Du D! Club \u00e0 Lausanne au Burning Man aux Etats-Unis, en passant par le festival Bal\u00e9lec \u00e0 l\u2019EPFL.<\/p>\n<p>\u00abMes cr\u00e9neaux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s sont le lever du jour et la tomb\u00e9e de la nuit. Deux moments o\u00f9 je peux sentir l\u2019ambiance et relancer les gens avec ma musique.\u00bb Influenc\u00e9s par la culture orientale, ses sets m\u00ealent la deep \u00e9lectronique \u00e0 des notes plus spirituelles, presque organiques. SpaceK fait voyager les corps. \u00abM\u00eame si je pense que la f\u00eate n\u2019est pas l\u2019apanage de la nuit, on se l\u00e2che davantage dans l\u2019obscurit\u00e9. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on se regarde moins soi-m\u00eame et que les gens s\u2019orientent du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00eatre.\u00bb<\/p>\n<p>Install\u00e9 depuis quelques ann\u00e9es \u00e0 Lausanne, SpaceK collabore avec le collectif Note Gourmande. \u00abJ\u2019ai diff\u00e9rents projets en cours et l\u2019envie de ramener un peu de nuit dans le jour. Je veux dire aux gens que la f\u00eate n\u2019est pas cantonn\u00e9e \u00e0 certaines heures de la journ\u00e9e.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 12).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 H\u00e9misph\u00e8res au prix de CHF 45.- (d\u00e8s 45 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/www.revuehemispheres.com\" target=\"_blank\">revuehemispheres.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment une sp\u00e9l\u00e9ologue, un com\u00e9dien ou un bolulanger exp\u00e9rimente la nuit? 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