



{"id":4829,"date":"2017-02-07T10:41:22","date_gmt":"2017-02-07T08:41:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4829"},"modified":"2017-02-08T17:45:28","modified_gmt":"2017-02-08T15:45:28","slug":"entreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4829","title":{"rendered":"Ras-le-bol d&rsquo;\u00eatre chef"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/large07022017.jpg\" alt=\"large07022017.jpg\" title=\"large07022017.jpg\" width=\"469\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai re\u00e7u comme mission de prendre la responsabilit\u00e9 d\u2019une petite \u00e9quipe de d\u00e9veloppeurs, raconte C\u00e9dric*, 42 ans, ing\u00e9nieur dans une entreprise de technologies informatiques \u00e0 Gen\u00e8ve. C\u2019\u00e9tait l\u2019occasion d\u2019une importante promotion pour moi. Mais en effectuant les entretiens d\u2019embauche, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que je n\u2019avais pas envie de prendre en charge les t\u00e2ches manag\u00e9riales. J\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 rester \u00e0 mon poste et que mon entreprise engage un responsable d\u2019\u00e9quipe \u00e0 ma place.\u00bb<\/p>\n<p>Refuser ou quitter un poste \u00e0 responsabilit\u00e9s pour occuper des fonctions subalternes, rompre le cours classique d\u2019une carri\u00e8re cens\u00e9e monter en fl\u00e8che, le ph\u00e9nom\u00e8ne prend de l\u2019ampleur chez les cadres. Au point de devenir un fait social et de porter un nom: le downshifting, une forme de ralentissement qui passe par la r\u00e9trogradation professionnelle.<\/p>\n<p>D\u00e9c\u00e9l\u00e9rer, travailler moins ou diff\u00e9remment pour se pr\u00e9server et s\u2019\u00e9panouir dans sa vie personnelle, les salari\u00e9s expliquent ces choix par diverses raisons. Pour Alain Pichon, docteur en sociologie et auteur de l\u2019ouvrage <em>Les cadres \u00e0 l\u2019\u00e9preuve<\/em>, la crise \u00e9conomique \u00e9trique les entreprises. \u00abElles deviennent tr\u00e8s exigeantes avec leurs managers et leur donnent de moins en moins de moyens pour atteindre leurs objectifs. Sous pression, tiraill\u00e9s par le stress et la fatigue d\u2019horaires interminables, les cadres travaillent souvent en solitaire, dans des conditions d\u00e9grad\u00e9es qui ne font plus r\u00eaver\u00bb. Indiff\u00e9rents \u00e0 une hausse de salaire ou au prestige d\u2019une promotion synonyme d\u2019imp\u00e9ratifs professionnels plus importants, certains salari\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent pr\u00e9server leur tranquillit\u00e9 et refusent, voire abandonnent leurs responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Devoir s\u2019\u00e9loigner de son domaine de comp\u00e9tence pour se consacrer \u00e0 des activit\u00e9s manag\u00e9riales explique aussi le manque de motivations de certains responsables. \u00abLongtemps, les cadres \u00e9taient, de fait, des managers, note Alain Pichon. Aujourd\u2019hui, il faut arr\u00eater cet amalgame: un expert n\u2019a pas forc\u00e9ment l\u2019envie et les capacit\u00e9s de commander.\u00bb Dou\u00e9 dans son domaine de comp\u00e9tences, un sp\u00e9cialiste peut consid\u00e9rer le management comme une perte de temps contreproductive dans l\u2019exercice de son m\u00e9tier. Directeur financier, Eric* a subi la fonction de cadre pendant des ann\u00e9es. \u00abPour le compte d\u2019une grande soci\u00e9t\u00e9, je travaillais souvent 14h par jour. Les t\u00e2ches administratives et de management m\u2019ennuyaient profond\u00e9ment et m\u2019\u00e9loignaient de l\u2019essence de ma profession. Me mettre \u00e0 mon compte m\u2019a permis de r\u00e9utiliser mes comp\u00e9tences, sans passer l\u2019essentiel de mon temps \u00e0 contr\u00f4ler ou \u00e0 \u00eatre contr\u00f4l\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Du temps pour soi<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e9server sa vie personnelle, garder du temps pour soi et sa famille, restent les motifs essentiels de ceux qui optent pour une \u00abcarri\u00e8re plus relax\u00bb. Adeptes du travailler moins pour vivre bien, \u00ables jeunes g\u00e9n\u00e9rations fuient la soci\u00e9t\u00e9 du devoir et ne croient plus en l\u2019\u00e9conomie pour r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins d\u2019\u00e9panouissement, souligne le sociologue. Ils placent leurs priorit\u00e9s dans d\u2019autres sph\u00e8res que celle du travail.\u00bb A la t\u00eate du bureau SD Ing\u00e9nierie Jura \u00e0 Del\u00e9mont, Norbert Goffinet comprend ce changement soci\u00e9tal. \u00abPour me succ\u00e9der dans quelques mois, trois de mes collaborateurs se diviseront mon poste de directeur. Aucun ne voulait reprendre dans sa totalit\u00e9 une fonction aussi contraignante.\u00bb<\/p>\n<p>Vivre intens\u00e9ment, changer de milieu professionnel sans forc\u00e9ment viser une promotion, alterner les fonctions avec et sans responsabilit\u00e9s, la g\u00e9n\u00e9ration Y et les mill\u00e9niaux, ne planifient plus leur carri\u00e8re. Pour Bernard Briguet, directeur romand de l\u2019Association suisse des cadres (ASC), \u00ables jeunes saisissent les opportunit\u00e9s lorsqu\u2019elles se pr\u00e9sentent, utilisent leurs comp\u00e9tences pour naviguer d\u2019un univers professionnel \u00e0 un autre et surtout, cherchent \u00e0 se faire plaisir\u00bb. Cette vision novatrice du monde du travail n\u2019implique pas une perte de responsabilisation ou un manque d\u2019int\u00e9r\u00eat pour son job. \u00abBien au contraire! L\u2019investissement professionnel reste, mais n\u2019a plus l\u2019exclusivit\u00e9. Il c\u00e8de la place \u00e0 des engagements dans d\u2019autres sph\u00e8res qui peuvent \u00eatre la famille, les loisirs ou l\u2019associatif\u00bb, analyse Roseline Cisier, psychologue et responsable du Centre de Bilan Gen\u00e8ve (CEBIG).<\/p>\n<p>Contamin\u00e9s par les vell\u00e9it\u00e9s des plus jeunes, les cadres s\u00e9niors s\u2019interrogent et d\u00e9veloppent aussi un sens critique face au travail. A la t\u00eate d\u2019un cabinet de consultance romand sp\u00e9cialis\u00e9 en transition professionnelle, Jacques Bussy conna\u00eet bien le ph\u00e9nom\u00e8ne. \u00abUn senior qui doit changer d\u2019emploi apr\u00e8s 50 ans veut mettre en valeur ses comp\u00e9tences et ne visent plus forc\u00e9ment les responsabilit\u00e9s manag\u00e9riales. Lever le pied et travailler diff\u00e9remment font souvent partie de ses crit\u00e8res de reclassement.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Danger de surqualification<\/strong><\/p>\n<p>Reste \u00e0 faire accepter son choix de d\u00e9c\u00e9l\u00e9rer ou de ne pas progresser. \u00abFace \u00e0 un recruteur ou un employeur, il faut rester prudent dans ses propos, conseille Christian von der Weid, chasseur de t\u00eates et fondateur du cabinet-conseil \u00e9ponyme bas\u00e9 \u00e0 Lausanne. Dans mon milieu, une personne de 30-45 ans qui ne cherche pas \u00e0 \u00e9voluer suscite des interrogations et de s\u00e9rieux doutes. Le but de l\u2019entreprise reste de faire progresser les collaborateurs talentueux.\u00bb<\/p>\n<p>Bien que les id\u00e9es novatrices du downshift se fraient une place dans les esprits et le discours, dans les faits, le monde du travail reste majoritairement bas\u00e9 sur l\u2019ascension professionnelle. Difficile alors de faire comprendre qu\u2019on ne veut pas manager ou challenger. \u00abPour ne pas risquer de perdre leur poste, la plupart des cadres masquent la v\u00e9rit\u00e9, analyse le sociologue Alain Pichon. Plut\u00f4t que de refuser une promotion, ils diront qu\u2019ils ne sont pas pr\u00eats pour assumer de telles responsabilit\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Autre souci sur le sentier \u00e9pineux de la d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration professionnelle: la surqualification est mal per\u00e7ue et fait peur. Jacques Bussy, directeur du cabinet Oasys Consultants, rappelle volontiers \u00abqu\u2019un bon manager devrait s\u2019entourer de gens plus comp\u00e9tents que lui. Mais, dans les faits, l\u2019id\u00e9e d\u2019engager une personne surqualifi\u00e9e pour un poste passe mal.\u00bb Peur d\u2019\u00eatre d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 par le nouveau venu, crainte de le voir s\u2019ennuyer dans des fonctions inf\u00e9rieures \u00e0 ses capacit\u00e9s, le recruteur prend rarement le risque d\u2019engager une personne surqualifi\u00e9e. \u00abJe me suis servi de mon r\u00e9seau pour trouver un emploi inf\u00e9rieur \u00e0 mon niveau de qualification, explique Bertrand* (lire encadr\u00e9 ci-dessous). Seuls les gens qui me connaissaient pouvaient comprendre et valider ce choix.\u00bb<\/p>\n<p>Reste qu\u2019il va bien falloir s\u2019adapter aux nouvelles tendances et accepter qu\u2019une carri\u00e8re ne soit pas forc\u00e9ment ascendante, mais ponctu\u00e9e de changements. Pour Alain Pichon, \u00abun grand manager peut d\u00e9cider d\u2019\u00e9lever des ch\u00e8vres: ce n\u2019est pas une d\u00e9ch\u00e9ance, mais le courage de faire un choix diff\u00e9rent!\u00bb Un choix risqu\u00e9, souvent plus simples pour ceux qui disposent d\u2019une certaine aisance financi\u00e8re et du soutien de leurs proches.<\/p>\n<p>*Pr\u00e9nom d\u2019emprunt. Identit\u00e9 connue de la r\u00e9daction.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>L\u00e2cher une multinationale pour une PME<\/strong><br \/>\n<em>Marine Chavanis, responsable des ventes chez Gin Kiteboarding, La Neuveville (BE)<\/em><\/p>\n<p>Marketing manager dans une multinationale de 60\u2019000 collaborateurs, Marine Chavanis jonglait entre d\u2019incessants voyages professionnels, de lourdes responsabilit\u00e9s administratives et sa vie personnelle. La naissance de son fils, en 2014, lui donne l\u2019impulsion d\u2019envisager sa carri\u00e8re diff\u00e9remment. \u00abAvec un enfant, garder le m\u00eame rythme devenait impossible. Comme je refusais de compromettre ma vie de famille, il fallait que j\u2019exerce ma profession autrement.\u00bb Peu ouverte \u00e0 ses vell\u00e9it\u00e9s de changement, son entreprise la licencie.<\/p>\n<p>Passionn\u00e9e de sports de glisse, la Genevoise active son r\u00e9seau et contacte Gin Kiteboarding, le fabricant helv\u00e9tique de voiles, planches et accessoires de kite surf. \u00abJe n\u2019avais jamais travaill\u00e9 pour une PME. Passer d\u2019une multinationale \u00e0 une entreprise de moins de dix salari\u00e9s, l\u2019exp\u00e9rience m\u2019a tout de suite tent\u00e9e. Lorsqu\u2019on m\u2019a pr\u00e9sent\u00e9 le poste de responsable des ventes, j\u2019ai su que \u00e7a me conviendrait.\u00bb<\/p>\n<p>Travail \u00e0 domicile, contact direct avec ses clients, implication dans tous les projets de l\u2019entreprise et retour permanent de sa hi\u00e9rarchie sur son activit\u00e9, Marine est ravie de son choix, malgr\u00e9 la baisse de salaire. \u00abAvant, je n\u2019avais aucune visibilit\u00e9 sur l\u2019impact de mon travail et je vivais dans un stress permanent. Je passais l\u2019essentiel de mon temps en r\u00e9union et d\u00e9pensais mon \u00e9nergie \u00e0 r\u00e9diger des rapports de reporting qui me paraissaient inutiles. Aujourd\u2019hui, je suis dans l\u2019ultra concret et je comprends tous les jours le sens de ce que je fais. J\u2019assume mon choix et ne le per\u00e7ois pas comme une r\u00e9gression dans ma carri\u00e8re. Bien au contraire: je m\u2019\u00e9clate!\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abEtre surqualifi\u00e9 pour un job fait peur au recruteur\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Bertrand, cadre dans l\u2019assurance<\/em><\/p>\n<p>Chef d\u2019agence, coordinateur de vente, responsable d\u2019un secteur, Bertrand*, la cinquantaine, a gravi les \u00e9chelons chez l\u2019assureur suisse qui l\u2019embauchait. Cette suite logique de succ\u00e8s devait naturellement se couronner par un poste \u00e0 hautes responsabilit\u00e9s. \u00abEn 2015, lorsque mon directeur m\u2019a propos\u00e9 une place strat\u00e9gique de manager au niveau suisse, j\u2019ai h\u00e9sit\u00e9. A ce niveau de hi\u00e9rarchie, je ne me sentais pas assez bilingue pour \u00eatre \u00e0 l\u2019aise c\u00f4t\u00e9 al\u00e9manique. Mais, comme on ne refuse pas une promotion dans mon milieu, j\u2019ai accept\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>S\u2019en suit un changement de vie radical, rythm\u00e9 par des d\u00e9placements permanents et un \u00e9loignement familial difficile \u00e0 supporter. \u00abEn plus du d\u00e9s\u00e9quilibre de ma vie priv\u00e9e, je me sentais mal et compl\u00e8tement d\u00e9bord\u00e9 dans mes nouvelles fonctions. Ce job ne me plaisait pas et le costume \u00e9tait trop grand pour moi!\u00bb Apr\u00e8s trois mois et un s\u00e9rieux probl\u00e8me de sant\u00e9, Bertrand fait part de ses doutes \u00e0 sa hi\u00e9rarchie. \u00abJ\u2019avais ouvert la boite de Pandore: on m\u2019a fait comprendre qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019autre opportunit\u00e9 pour moi! L\u2019entreprise a financ\u00e9 mon reclassement et nous avons mis un terme \u00e0 mon contrat. J\u2019avais compris une chose: je n\u2019\u00e9tais pas carri\u00e9riste au point de tout sacrifier.\u00bb<\/p>\n<p>Volontairement, Bertrand d\u00e9cide de r\u00e9trograder de poste et postule comme chef d\u2019agence. \u00abAux entretiens, je sentais bien les doutes et la craintes suscit\u00e9s pas mon dossier. Mes comp\u00e9tences et mon exp\u00e9rience faisaient peur aux recruteurs qui ne comprenaient pas ma d\u00e9marche. Ils pensaient que j\u2019allais m\u2019ennuyer en ayant moins de responsabilit\u00e9s, voire faire de l\u2019ombre aux cadres en place.\u00bb Apr\u00e8s plusieurs refus, Bertrand d\u00e9cide de d\u00e9valuer son CV. \u00abJ\u2019y ai fait dispara\u00eetre tout ce qui me surqualifiait pour le poste vis\u00e9 et \u00e7a a fonctionn\u00e9. Aujourd\u2019hui, je travaille au contact des clients, dans une entreprise qui a compris et respecte mon choix. Postuler en dessous de son niveau de comp\u00e9tence reste une chose surprenante pour un recruteur!\u00bb<\/p>\n<p>*Pr\u00e9nom d\u2019emprunt. Identit\u00e9 connue de la r\u00e9daction.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Tous chefs, une autre approche des responsabilit\u00e9s <\/strong><br \/>\n<em>Christophe Barman, co-fondateur et dirigeant de Loyco SA, Gen\u00e8ve<\/em><\/p>\n<p>Christophe Barman est clair sur la vision du management chez Loyco SA, soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e en externalisation et conseil administratif pour les entreprises. \u00abLe mod\u00e8le traditionnel, bas\u00e9 sur une hi\u00e9rarchie pyramidale et un contr\u00f4le autoritaire top-down, est obsol\u00e8te, chronophage et infantilisant pour celui qui le subit. Les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations n\u2019en veulent plus! Chez Loyco, nous mettons en place un r\u00e9gime holocratique, bas\u00e9 sur la gouvernance et l\u2019intelligence collective: le management est horizontal, chacun prend part aux d\u00e9cisions et a une responsabilit\u00e9 individuelle sur les projets dont il s\u2019occupe. Si je porte encore le titre de directeur g\u00e9n\u00e9ral dans cette organisation, c\u2019est par rapport aux attentes ext\u00e9rieures, tr\u00e8s \u00e0 cheval sur la terminologie des postes. Mais globalement, je ne dirige d\u00e9j\u00e0 plus l\u2019entreprise au sens traditionnel du terme.\u00bb<\/p>\n<p>Centr\u00e9 sur l\u2019humain, ses besoins et son plaisir, l\u2019organisation participative de Loyco pr\u00f4ne un cadre de travail bas\u00e9 sur la confiance et lib\u00e9r\u00e9 des contraintes. Les horaires sont flexibles, l\u2019entraide, le travail \u00e0 domicile ou \u00e0 temps partiel, favoris\u00e9s. Dans cet environnement o\u00f9 les grades restent volontairement flottants et flous, \u00abun collaborateur peut se voir attribuer des r\u00f4les et en perdre, ind\u00e9pendamment d\u2019une position hi\u00e9rarchique qui n\u2019existe plus\u00bb.<\/p>\n<p>R\u00e9trograder perd donc tout son sens dans ce type d\u2019organisation. \u00abEssentiel, l\u2019\u00e9panouissement personnel de nos collaborateurs passe par la possibilit\u00e9 de travailler \u00e0 leur rythme, avec un niveau de responsabilit\u00e9 adapt\u00e9 \u00e0 leurs attentes, n\u2019est pas per\u00e7u comme contreproductif.\u00bb Serait-ce la fin de l\u2019entreprise et du management? \u00abJe dirais plut\u00f4t un entrepreneuriat responsable, avec une autre approche, voisine du mod\u00e8le associatif, plus flexible, agile et adaptable. Et surtout qui respecte l\u2019humain.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour privil\u00e9gier leur qualit\u00e9 de vie, de plus en plus de cadres refusent un avancement ou l\u00e2chent un job \u00e0 responsabilit\u00e9s. Un choix pas toujours facile \u00e0 faire accepter par son employeur. <\/p>\n","protected":false},"author":20152,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4829","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4829","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20152"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4829"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4829\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}