



{"id":4819,"date":"2017-01-25T11:14:48","date_gmt":"2017-01-25T09:14:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4819"},"modified":"2017-01-25T11:18:49","modified_gmt":"2017-01-25T09:18:49","slug":"pollution","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4819","title":{"rendered":"Le ciel \u00e9toil\u00e9 en danger"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/Large23012017.jpg\" title=\"Large23012017.jpg\" alt=\"Large23012017.jpg\" \/><\/p>\n<p>L\u2019image de la Voie lact\u00e9e, notre galaxie, ne serait plus qu\u2019un lointain souvenir pour un tiers des habitants de la plan\u00e8te Terre. C\u2019est l\u2019une des conclusions de Fabio Falchi, chercheur pour l\u2019Institut italien de la pollution lumineuse, qui a publi\u00e9 au mois de juin dernier un <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.lightpollution.it\/worldatlas\/pages\/fig2.htm\">nouvel Atlas mondial de la pollution lumineuse<\/a> construit \u00e0 partir de mesures satellitaires. Dans les zones \u00e0 forte densit\u00e9 de population comme le Benelux, la Plaine du P\u00f4 en Italie, la c\u00f4te m\u00e9diterran\u00e9enne en France, Hong Kong, S\u00e3o Paulo, Singapour et m\u00eame Londres ou Paris, la luminosit\u00e9 mesur\u00e9e est jusqu\u2019\u00e0 dix fois sup\u00e9rieure \u00e0 la luminosit\u00e9 naturelle du ciel.<\/p>\n<p>M\u00eame dans les r\u00e9gions moins peupl\u00e9es, la pollution lumineuse ne se r\u00e9sume plus \u00e0 un halo jaune sur l\u2019horizon: elle est \u00e9galement perceptible au z\u00e9nith sous la forme d\u2019un voile de 50 \u00e0 100% plus lumineux que le ciel naturel. En cause, l\u2019urbanisation galopante certes, mais aussi des politiques d\u2019\u00e9clairage public syst\u00e9matiques et r\u00e9alis\u00e9es sans conscience des questions environnementales, souvent au nom de la s\u00e9curit\u00e9, y compris en zone rurale.<\/p>\n<p><strong>Menace sur la biodiversit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Chez l\u2019homme, l\u2019exposition \u00e0 la lumi\u00e8re artificielle pendant la nuit peut g\u00e9n\u00e9rer stress et troubles du sommeil, notamment en diminuant la production de la m\u00e9latonine, qui est l\u2019hormone du sommeil. Elle affecte \u00e9galement la densit\u00e9 osseuse et le syst\u00e8me immunitaire, favorise la prise de poids ainsi que la perte de force musculaire. Pour couronner le tout, elle acc\u00e9l\u00e8re le vieillissement.<\/p>\n<p>L\u2019impact majeur de cette pollution lumineuse s\u2019observe surtout sur la vie de centaine d\u2019animaux et sur toute la biodiversit\u00e9 de nos r\u00e9gions: \u00abAutour d\u2019un simple lampadaire, la zone d\u2019attraction pour les insectes peut atteindre jusqu\u2019\u00e0 700 m\u00e8tres de rayon, explique Arnaud Zufferey, repr\u00e9sentant en Suisse de l\u2019association Dark Sky, pionni\u00e8re sur le sujet de la pollution lumineuse, et professeur \u00e0 la HES-SO Valais-Wallis Haute Ecole d\u2019Ing\u00e9nierie. C\u2019est non seulement la distribution initiale des insectes qui s\u2019en trouve boulevers\u00e9e, concentrant par exemple les papillons de nuit hors des zones de pollinisation, mais \u00e9galement toute la cha\u00eene \u00e9cologique qui en d\u00e9pend, araign\u00e9es, h\u00e9rissons, chauves-souris, etc.\u00bb Pour certaines esp\u00e8ces, la pollution lumineuse est a contrario un facteur de \u2039fragmentation de l\u2019habitat\u203a, exactement comme une route ou une voie ferroviaire. Les animaux sont perturb\u00e9s par la lumi\u00e8re artificielle et pr\u00e9f\u00e8rent limiter leur zone de chasse pour \u00e9viter de traverser les zones \u00e9clair\u00e9es. On aboutit \u00e0 un morcellement de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me qui peut fragiliser certaines esp\u00e8ces en rendant leur acc\u00e8s \u00e0 la nourriture plus difficile.<\/p>\n<p>\u00abNombre d\u2019esp\u00e8ces animales sont fortement impact\u00e9es par les \u00e9clairages artificiels, car elles utilisent la lumi\u00e8re de la Lune et des \u00e9toiles pour s\u2019orienter, explique Romain Sordello, ing\u00e9nieur expert biodiversit\u00e9 et charg\u00e9 de projet au Museum national d\u2019Histoire naturelle de Paris. C\u2019est le cas des hiboux dont les gros yeux situ\u00e9s au fond de paraboles sont adapt\u00e9s pour exploiter la faible intensit\u00e9 des \u00e9clairages naturels, mais c\u2019est aussi le cas d\u2019un grand nombre d\u2019insectes.\u00bb Quant aux oiseaux migrateurs, ils voyagent de nuit pour \u00e9viter la chaleur et pour se cacher de leurs pr\u00e9dateurs. Pour se rep\u00e9rer, ils utilisent sans doute les cristaux de magn\u00e9tite pr\u00e9sents dans leur cerveau, mais se dirigent \u00e9galement en fonction du sens de rotation des \u00e9toiles et de la structure des constellations. M\u00eame probl\u00e8me avec les saumons<br \/>\net les anguilles, dont la migration vers la source du fleuve peut \u00eatre stopp\u00e9e par l\u2019\u00e9clairage d\u2019un pont ou des berges.<\/p>\n<p>Pour d\u2019autres esp\u00e8ces class\u00e9es en bas de la cha\u00eene alimentaire &#8212; et donc susceptibles d\u2019avoir de nombreux pr\u00e9dateurs &#8211;, l\u2019enjeu est plut\u00f4t de voir sans \u00eatre vu. Certains serpents, notamment les jeunes particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 la pr\u00e9dation, mais aussi les souris et les chauves-souris sortent pour se nourrir avant que la Lune monte. Des comportements qui peuvent \u00eatre gravement perturb\u00e9s par des \u00e9clairages publics ou priv\u00e9s inadapt\u00e9s. De la m\u00eame fa\u00e7on, les premiers pas des tortues marines risquent d\u2019\u00eatre d\u00e9sorient\u00e9s en cas d\u2019\u00e9clairage artificiel de la zone, car c\u2019est la lumi\u00e8re de la Lune se r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 la surface de la mer qui leur permet de rep\u00e9rer l\u2019eau et de s\u2019y r\u00e9fugier pour \u00e9chapper \u00e0 leurs pr\u00e9dateurs terrestres.<\/p>\n<p>Chez les arbres, \u00ables grandes \u00e9tapes du cycle biologique sont d\u00e9termin\u00e9es par le signal d\u2019alternance jour-nuit\u00bb, explique Romain Sordello. Temps de germination des graines, dur\u00e9e de croissance des jeunes plants, taille et dur\u00e9e de vie des feuilles, floraison et fructification: chaque \u00e9tape se trouvera modifi\u00e9e dans le cas d\u2019une exposition \u00e0 la lumi\u00e8re d\u00e9synchronis\u00e9e d\u2019avec les cycles circadiens et saisonniers. Ainsi un arbre expos\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re d\u2019un lampadaire alors que la dur\u00e9e du jour diminue ne percevra pas le changement de saison et ne perdra pas ses feuilles en automne &#8212; au risque d\u2019\u00eatre endommag\u00e9 par le gel.<\/p>\n<p><strong>Des \u00e9toiles moins visibles<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s les ann\u00e9es 1990, les astronomes sont les premiers \u00e0 lancer l\u2019alerte sur la pollution lumineuse qui compromet la capacit\u00e9 \u00e0 observer le ciel nocturne: \u00abEn ville, au-dessus de la zone \u00e9clair\u00e9e par les lampadaires, on peut observer environ une trentaine d\u2019\u00e9toiles, et puis les plan\u00e8tes comme V\u00e9nus ou Jupiter qui sont des objets tr\u00e8s brillants, explique Eric Piedno\u00ebl, directeur des r\u00e9seaux et de l\u2019animation au sein de l\u2019Association fran\u00e7aise d\u2019astronomie. Par contre, l\u2019observation du \u2039ciel profond\u203a repr\u00e9sent\u00e9 par les \u00e9toiles peu lumineuses, les galaxies, les n\u00e9buleuses, nous est impossible en raison de l\u2019omnipr\u00e9sence des \u00e9clairages artificiels. Et cette pollution lumineuse a un impact d\u2019autant plus important que l\u2019air est pollu\u00e9, en engendrant par un effet de r\u00e9verb\u00e9ration le fameux halo orang\u00e9 observable dans toutes les grandes villes. Celui-ci vient diminuer le contraste entre les objets c\u00e9lestes et le fond du ciel.\u00bb<\/p>\n<p>En 1991, Eric Piedno\u00ebl a cr\u00e9\u00e9 en France la \u00abNuit des \u00e9toiles\u00bb, un \u00e9v\u00e9nement destin\u00e9 \u00e0 redonner au grand public le go\u00fbt de l\u2019observation de la vo\u00fbte c\u00e9leste en d\u00e9veloppant \u00abl\u2019astronomie de trottoir\u00bb: \u00abDans les ann\u00e9es 1950, tout le monde \u00e9tait capable d\u2019observer et de nommer les constellations, car il n\u2019y avait pas de t\u00e9l\u00e9vision et l\u2019\u00e9clairage public n\u2019avait pas encore envahi les campagnes, analyse-t-il. Or, le spectacle des \u00e9toiles est un spectacle vertigineux qui nous parle de nous. Il nous am\u00e8ne \u00e0 nous demander d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient et o\u00f9 l\u2019on va. Il contribue peut-\u00eatre \u00e0 nous rendre plus humbles.\u00bb<\/p>\n<p>La bonne nouvelle, c\u2019est que la pollution lumineuse fait partie des pollutions r\u00e9versibles. En France, plusieurs arr\u00eat\u00e9s sont entr\u00e9s en vigueur d\u00e8s 2011, notamment gr\u00e2ce aux actions de plaidoyer de l\u2019Association nationale pour la protection du ciel et de l\u2019environnement nocturnes. Objectif: diminuer les nuisances lumineuses en obligeant \u00e0 l\u2019extinction la nuit des enseignes, des vitrines, des fa\u00e7ades et des bureaux. Quant \u00e0 la loi fran\u00e7aise \u00abpour la reconqu\u00eate de la biodiversit\u00e9, de la nature et des paysages\u00bb vot\u00e9e le 20 juillet 2016, elle int\u00e8gre d\u00e9sormais la reconnaissance des paysages nocturnes comme \u00abpatrimoine de la Nation\u00bb.<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 suisse, une norme sur la \u00abPr\u00e9vention des \u00e9missions inutiles de lumi\u00e8re \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur\u00bb a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e par la Soci\u00e9t\u00e9 des ing\u00e9nieurs et architectes &#8212; \u00e0 titre consultatif &#8212; le 1er mars 2013. \u00abUne premi\u00e8re \u00e9tape encourageante\u00bb, consid\u00e8re Arnaud Zufferey. Car en Suisse, les op\u00e9rateurs de l\u2019\u00e9clairage public sont \u00e9galement ceux qui distribuent l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Un conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats majeur qui explique sans doute la lenteur des progr\u00e8s dans la diminution de la pollution lumineuse\u2026 Et la marge de man\u0153uvre est importante: \u00abNous avons r\u00e9alis\u00e9 une \u00e9tude sur une douzaine de communes de 500 \u00e0 15000 habitants en Valais, ajoute Arnaud Zufferey. Il ressort que l\u2019\u00e9clairage public repr\u00e9sente<br \/>\nen moyenne 25% de la facture d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 publique.\u00bb<br \/>\n_______<br \/>\nENCADRES<\/p>\n<p><strong>Trois questions \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric Plazy<\/strong><\/p>\n<p>Directeur de la Manufacture Haute \u00e9cole des arts de la sc\u00e8ne depuis 2011, Fr\u00e9d\u00e9ric Plazy a aussi suivi une formation d\u2019astrophysicien. Sa fascination pour les \u00e9toiles l\u2019a men\u00e9 \u00e0 r\u00e9diger une th\u00e8se sur le sujet.<\/p>\n<p><strong>Quel lien entretenez-vous avec la nuit?<\/strong><br \/>\nJ\u2019ai toujours cultiv\u00e9 une relation forte avec la nuit. Elle m\u2019apaise et ne m\u2019a jamais angoiss\u00e9. En tant qu\u2019astrophysicien, je devais attendre que le ciel soit le plus noir possible pour faire mes observations. Le scruter et regarder les \u00e9toiles m\u2019a toujours attir\u00e9 et fascin\u00e9. Le ciel de nuit est un espace magique.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce qui a chang\u00e9 dans l\u2019observation des \u00e9toiles aujourd\u2019hui?<\/strong><br \/>\nJ\u2019ai toujours pratiqu\u00e9 l\u2019astrophysique observationnelle, qui s\u2019av\u00e8re extr\u00eamement technique, mais n\u2019ai jamais pratiqu\u00e9 l\u2019astronomie amateure. Aujourd\u2019hui l\u2019observation du ciel n\u2019est toutefois plus la m\u00eame: les outils et les techniques se sont d\u00e9velopp\u00e9s. Il nous est maintenant possible d\u2019\u00e9tudier les \u00e9toiles et d\u2019autres objets c\u00e9lestes visibles uniquement dans l\u2019h\u00e9misph\u00e8re sud, au Chili par exemple, depuis un observatoire en Allemagne!<\/p>\n<p><strong>Beaucoup d\u2019astronomes combattent la pollution lumineuse. Quel est son impact sur la recherche dans le domaine?<\/strong><br \/>\nDans l\u2019astronomie professionnelle, la pollution lumineuse n\u2019est pas le principal facteur qui perturbe une observation optimale, car le perfectionnement des techniques permet de d\u00e9passer cet obstacle. Et les observatoires utiles professionnellement sont install\u00e9s tr\u00e8s loin de la pollution, comme celui de l\u2019ESO (European Southern Observatory) sur le site de La Silla dans le d\u00e9sert d\u2019Atacama au Chili ou encore le Keck, situ\u00e9 \u00e0 Hawa\u00ef sur le mont Mauna Kea \u00e0 plus de 4000 m\u00e8tres d\u2019altitude! Le risque se situe plut\u00f4t au niveau de la pollution atmosph\u00e9rique. Pour les astronomes amateurs, l\u2019impact est par contre plus important: les t\u00e9lescopes usuels sont certes plus performants aujourd\u2019hui, mais les conditions d\u2019observation des objets c\u00e9lestes sont de plus en plus difficiles et les lieux qui le permettent se rar\u00e9fient.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Pour que les mouches \u00e0 feu continuent \u00e0 \u00e9clairer nos nuits\u2026<\/strong><\/p>\n<p>\u00abVous voulez voir des lucioles? Cherchez en lisi\u00e8re de for\u00eat des endroits ombrag\u00e9s et humides, abrit\u00e9s du vent, o\u00f9 poussent des herbes hautes sur lesquelles les femelles grimpent.\u00bb Etudiante en gestion de la nature \u00e0 l\u2019hepia, St\u00e9phanie Chouleur anime \u00e9galement des sorties familiales pour Pro Natura. L\u2019objectif? Informer le public sur la rar\u00e9faction des lucioles, ces petits insectes fortement impact\u00e9s par la pollution de nos \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n<p>En Suisse comme en Europe, quatre esp\u00e8ces sont pr\u00e9sentes parmi les 2\u2009000 qui existent sur la plan\u00e8te. La plupart vivent en Am\u00e9rique ou sous les tropiques: la luciole \u00e0 ailes courtes, le petit lampyre, le grand lampyre et la luciola italica, r\u00e9introduite en Suisse dans les ann\u00e9es 1930. Les nuits chaudes de juillet et ao\u00fbt, entre la tomb\u00e9e de la nuit et 4 heures du matin, sont les plus propices \u00e0 l\u2019observation des vers luisants, pour peu qu\u2019il n\u2019ait pas plu et qu\u2019il n\u2019y ait pas de vent.<\/p>\n<p>\u00abL\u2019appauvrissement du paysage avec la perte des bocages a engendr\u00e9 une diminution de la population des lucioles, aujourd\u2019hui amplifi\u00e9e par l\u2019usage des pesticides et par l\u2019omnipr\u00e9sence de l\u2019\u00e9clairage public, explique St\u00e9phanie Chouleur. Les femelles attir\u00e9es par la lumi\u00e8re grimpent sur les lampadaires et s\u2019exposent aux pr\u00e9dateurs. Surtout, les lumi\u00e8res artificielles viennent brouiller les signaux lumineux qu\u2019elles \u00e9mettent pour attirer les m\u00e2les. Nous perturbons leur conversation et cela a un impact majeur sur leur reproduction.\u00bb Que faire alors? \u00abSupprimer les lampadaires dans les zones non urbanis\u00e9es, propose St\u00e9phanie. C\u2019est un faux besoin qui a \u00e9t\u00e9 artificiellement cr\u00e9\u00e9. On s\u2019en passait tr\u00e8s bien il y a encore quelques ann\u00e9es.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: C\u00e9line Bilardo<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 12).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 H\u00e9misph\u00e8res au prix de CHF 45.- (d\u00e8s 45 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/revuehemispheres.com\" target=\"_blank\">revuehemispheres.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les impacts n\u00e9gatifs de l\u2019\u00e9clairage intensif sont d\u00e9sormais bien connus et affectent autant la biodiversit\u00e9 que l\u2019observation des \u00e9toiles. La lutte pour sauver la nuit s\u2019organise.<\/p>\n","protected":false},"author":20180,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4819","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4819","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20180"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4819"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4819\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4819"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4819"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4819"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}