



{"id":4809,"date":"2017-01-05T17:19:12","date_gmt":"2017-01-05T15:19:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4809"},"modified":"2017-01-06T11:47:03","modified_gmt":"2017-01-06T09:47:03","slug":"nutrition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4809","title":{"rendered":"Les promesses de l\u2019alimentation intelligente"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/Large04012017.jpg\" border=\"0\" width=\"468\" height=\"311\" title=\"Large04012017.jpg\" alt=\"Large04012017.jpg\" \/><\/p>\n<p>Dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales, l\u2019alimentation est devenue une religion. \u00abDis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es\u00bb tient plus du dogme que du simple adage. Au restaurant comme au supermarch\u00e9, chacun \u00e9pilogue sur ses habitudes alimentaires. Les adeptes de la d\u00e9tox c\u00f4toient ceux du r\u00e9gime alcalin, les v\u00e9ganes ceux qui font la guerre au gluten, aux glucides ou aux produits laitiers. Il y a aussi les \u00abclean eaters\u00bb, de nouveaux militants qui vont jusqu\u2019\u00e0 bannir de leurs assiettes presque tous les aliments et additifs industriels, y compris les plus sains.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat port\u00e9 \u00e0 la dimension nutritionnelle et \u00e9thique de l\u2019alimentation constitue une \u00e9volution positive. Malheureusement, de nombreux r\u00e9gimes ne reposent sur aucun fondement scientifique, ce qui aboutit \u00e0 une situation paradoxale: \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 800 millions d\u2019individus souffrent de sous-nutrition, d\u2019autres se privent alors qu\u2019ils ne manquent de rien.<\/p>\n<p>Prenons l\u2019exemple du fameux r\u00e9gime \u00absans gluten\u00bb. Dans les magasins, les produits sans gluten ont envahi les rayons. Pourtant, \u00e9viter cette prot\u00e9ine complexe pr\u00e9sente dans le bl\u00e9, l\u2019orge, le seigle et l\u2019avoine n\u2019est m\u00e9dicalement recommand\u00e9 qu\u2019aux patients atteints de la maladie c\u0153liaque, une affection auto-immune de la paroi intestinale. Il ne devrait donc pas y avoir plus de personnes suivant ce r\u00e9gime que de personnes diagnostiqu\u00e9es c\u0153liaques.<\/p>\n<p><strong>Myst\u00e9rieux engouement<\/strong><\/p>\n<p>Or, une \u00e9quipe de gastro-ent\u00e9rologues dirig\u00e9e par Hyun-seok Kim \u00e0 la Rutgers New Jersey Medical School a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 en septembre dans la revue JAMA Internal Medicine que 1,69% des Am\u00e9ricains mangent sans gluten alors que seulement 0,58% de la population est c\u0153liaque. Autrement dit, environ deux tiers des adeptes de ce r\u00e9gime n\u2019en ont pas besoin. \u00abCela semble confirmer que le sans gluten ne doit pas sa popularit\u00e9 croissante \u00e0 une hausse du nombre de cas, conclut Ian Johnson, chercheur nutritionniste \u00e0 l\u2019Institute of Food Research (Royaume-Uni). Cet engouement reste myst\u00e9rieux. Il a en tout cas permis aux personnes c\u0153liaques de trouver plus de produits sans gluten dans le commerce.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abL\u2019industrie alimentaire s\u2019aligne sur les derni\u00e8res tendances, positives comme n\u00e9gatives, explique Sophie Medlin, professeure en nutrition et di\u00e9t\u00e9tique au King\u2019s College de Londres. La diabolisation du gluten a entra\u00een\u00e9 un boom du march\u00e9. Les produits sans gluten sont d\u00e9sormais plus disponibles et plus vari\u00e9s, un net progr\u00e8s pour les personnes souffrant d\u2019une r\u00e9elle intol\u00e9rance. Et il en va de m\u00eame pour l\u2019industrie laiti\u00e8re et l\u2019intol\u00e9rance au lactose.\u00bb<\/p>\n<p>Il y a toutefois deux ombres au tableau. Rejeter le gluten lorsque cela n\u2019est pas n\u00e9cessaire prive l\u2019organisme de nutriments essentiels comme le calcium, le fer, les fibres et certaines vitamines B, selon Weight Watchers, l\u2019entreprise internationale sp\u00e9cialiste de la perte de poids. Et la mode anti-gluten dessert aussi les personnes c\u0153liaques, car leur maladie n\u2019est plus prise au s\u00e9rieux, ajoute Sophie Medlin.<\/p>\n<p>\u00abInternet n\u2019a rien arrang\u00e9 en fournissant une plateforme \u00e0 des personnes non qualifi\u00e9es qui n\u2019auraient sinon jamais pu sortir un livre ou passer \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, d\u00e9plore la sp\u00e9cialiste. C\u2019est ainsi que les compl\u00e9ments alimentaires et les pilules minceur ont envahi le march\u00e9, \u00e0 grand renfort de campagnes publicitaires pour convaincre les consommateurs qu\u2019ils ont trouv\u00e9 la solution miracle \u00e0 leurs probl\u00e8mes de sant\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Soupe au chou et pal\u00e9olithique<\/strong><\/p>\n<p>Pourquoi voulons-nous \u00e0 tout prix suivre les tendances alimentaires? L\u2019adage \u00abDis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es\u00bb est enracin\u00e9 dans notre soci\u00e9t\u00e9. Formul\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en France en 1826, cet aphorisme devient en allemand \u00abDer Mensch ist, was er i\u00dft\u00bb (L\u2019homme est ce qu\u2019il mange) en 1863. Ce n\u2019est que soixante ans plus tard qu\u2019appara\u00eet la version anglaise \u00abWe are what we eat\u00bb. \u00abLes r\u00e9gimes tendance n\u2019ont rien d\u2019une nouveaut\u00e9, rappelle Sophie Medlin: de 1960 \u00e0 2000, la soupe au chou, les pilules minceur, le r\u00e9gime Scarsdale et le r\u00e9gime Atkins se sont impos\u00e9s successivement. Aujourd\u2019hui, le r\u00e9gime pal\u00e9olithique, le clean eating, la d\u00e9tox et le r\u00e9gime alcalin remportent les faveurs.\u00bb<\/p>\n<p>Convaincre quelqu\u2019un que son r\u00e9gime est irrationnel et sans fondement av\u00e9r\u00e9 constitue un d\u00e9fi de taille. Sophie Medlin est aussi praticienne. Elle constate que ses patients ont \u00e0 c\u0153ur \u00e0 la fois de pr\u00e9server leurs habitudes alimentaires et d\u2019inciter d\u2019autres personnes \u00e0 les adopter. \u00abCertains associent la nutrition \u00e0 la religion et \u00e0 la politique, et il existe effectivement des similitudes, reconna\u00eet-elle. Je m\u2019efforce d\u2019expliquer qu\u2019elle rel\u00e8ve de la science et non d\u2019une quelconque opinion.\u00bb<\/p>\n<p>Les id\u00e9es arr\u00eat\u00e9es sur l\u2019alimentation et la tendance de tout un chacun \u00e0 s\u2019estimer expert en la mati\u00e8re d\u00e9coule du fait que la nourriture concerne tout le monde. Avec internet, les th\u00e9ories les plus saugrenues peuvent \u00eatre diffus\u00e9es instantan\u00e9ment aupr\u00e8s d\u2019un public parfois na\u00eff, notamment via les r\u00e9seaux sociaux comme Facebook, Instagram et Snapchat. \u00abLe plus souvent, les internautes ne cherchent qu\u2019\u00e0 s\u2019entraider, constate la sp\u00e9cialiste. Ils se disent \u2018je suis mince, je peux aider les autres \u00e0 mincir\u2019 ou \u2018j\u2019ai de l\u2019\u00e9nergie \u00e0 revendre, je peux leur donner des astuces\u2019. Malheureusement, lorsque les gens re\u00e7oivent trop d\u2019avis di\u00e9t\u00e9tiques, ils finissent par douter aussi des conseils scientifiquement prouv\u00e9s.\u00bb<br \/>\n<strong><br \/>\nDavantage de r\u00e9glementation<\/strong><\/p>\n<p>Quantifier l\u2019impact de ces croyances n\u2019est pas ais\u00e9. Difficile en effet de recenser le nombre d\u2019informations erron\u00e9es sur les cha\u00eenes YouTube d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la nourriture. L\u2019Autorit\u00e9 europ\u00e9enne de s\u00e9curit\u00e9 des aliments a toutefois relev\u00e9 le d\u00e9fi et men\u00e9 une enqu\u00eate sur les promesses de sant\u00e9 des \u00e9tiquettes et publicit\u00e9s alimentaires. En juillet 2016, Hans Verhagen et Henk van Loveren, du National Institute for Public Health and the Environment (Bilthoven, Pays-Bas) en ont analys\u00e9 les r\u00e9sultats dans la revue Trends in Food Science &amp; Technology. Leur recherche montre que seuls 250 produits sur 3000 (8,3%) respectent les caract\u00e9ristiques annonc\u00e9es, par exemple contenir une quantit\u00e9 r\u00e9duite de calories, de graisses satur\u00e9es, de sel ou de sucre, ou encore fournir des vitamines et des fibres.<\/p>\n<p>\u00abBeaucoup d\u2019assertions sur la sant\u00e9 et la nutrition ne sont pas prouv\u00e9es scientifiquement, indique Francesco Stellacci, directeur de l\u2019Integrative Food and Nutrition Centre (CNU) de l\u2019Ecole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Lausanne en Suisse. Elles proviennent des consommateurs, d\u2019organisations, d\u2019Internet, d\u2019entreprises alimentaires et il n\u2019existe pas de v\u00e9ritable autorit\u00e9 pour les contredire.\u00bb Francesco Stellacci estime qu\u2019il faudrait plus de centres de recherche en nutrition dans le monde pour \u00e9tablir un consensus au niveau international. Sophie Medlin insiste sur l\u2019importance de la lutte contre la d\u00e9sinformation sur internet: \u00abIl faut cr\u00e9er une instance r\u00e9glementaire pour invalider les messages ind\u00e9sirables. Mais cela risque d\u2019\u00eatre tr\u00e8s difficile. A titre de comparaison, on n\u2019a toujours pas trouv\u00e9 de moyen pour emp\u00eacher les mineurs de consulter des sites pornographiques.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Crise alimentaire<\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9gimes alimentaires irrationnels \u2013 et le gaspillage \u00e9hont\u00e9 de nourriture en Occident \u2013 doivent toutefois cesser. Une crise alimentaire se profile, \u00e0 laquelle seule la science peut rem\u00e9dier. Selon l\u2019ONU, la population mondiale devrait passer de 7,5 \u00e0 9,7 milliards de personnes d\u2019ici \u00e0 2050. Une catastrophe potentielle qui n\u00e9cessite un changement radical des comportements alimentaires. \u00abNous sommes \u00e0 un carrefour. Comment nourrir toutes ces bouches? s\u2019interroge Francesco Stellaci. Quelque 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation. Alors pourquoi jette-t-on encore chaque ann\u00e9e 25 \u00e0 30% de la production alimentaire totale, de quoi nourrir 1,2 milliard de personnes?\u00bb<\/p>\n<p>Une partie de la solution se trouve dans le d\u00e9ploiement de dispositifs technologiques et scientifiques: nouveaux modes d\u2019agriculture (cultures urbaines verticales dans des immeubles, par exemple), viande et lait \u00e0 base de prot\u00e9ine artificielle, nouvelles souches de culture, etc. Encore faut-il que les consommateurs fassent preuve de bon sens et acceptent de manger ces produits.<\/p>\n<p>Le CNU encourage la recherche dans des domaines tels que l\u2019intelligence artificielle, la r\u00e9alit\u00e9 augment\u00e9e ou le s\u00e9quen\u00e7age g\u00e9n\u00e9tique des bact\u00e9ries de notre estomac et de nos intestins (microbiote intestinal). Des lunettes de r\u00e9alit\u00e9 augment\u00e9e pourraient permettre de v\u00e9rifier avant de commencer un repas si les produits de telle ou telle entreprise sont v\u00e9ritablement sains. Ce type de technologie a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 test\u00e9 par des patients diab\u00e9tiques qui voyaient s\u2019afficher sur leurs Google Glass la teneur en glucose des aliments. Autre possibilit\u00e9: d\u00e9velopper des algorithmes d\u2019apprentissage automatique capables de pr\u00e9dire, \u00e0 partir d\u2019images satellites multispectrales, l\u2019\u00e9tat et le rendement des cultures.<\/p>\n<p>Francesco Stellaci indique que la recherche sur le microbiote vient r\u00e9guli\u00e8rement confirmer l\u2019adage \u00abDis-moi ce que tu manges\u00bb: \u00abDe nombreux r\u00e9sultats ont montr\u00e9 un lien entre les bact\u00e9ries de notre appareil digestif et la d\u00e9pression, le d\u00e9ficit d\u2019attention ou m\u00eame la maladie d\u2019Alzheimer.\u00bb Il souligne l\u2019importance de mener des \u00e9tudes sur des sujets humains plut\u00f4t que sur des animaux. \u00abLa Commission europ\u00e9enne devrait investir davantage dans la recherche. Ce domaine est fondamental pour notre avenir.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Viande artificielle<br \/>\n<\/strong><br \/>\nLe changement climatique repr\u00e9sente un autre param\u00e8tre. Il est n\u00e9cessaire de d\u00e9velopper des cultures compatibles avec un sol plus sec et des temp\u00e9ratures plus \u00e9lev\u00e9es, mais le directeur du CNU n\u2019encourage pas dans l\u2019imm\u00e9diat l\u2019utilisation d\u2019organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s qui inqui\u00e9teraient les consommateurs. Il sugg\u00e8re plut\u00f4t de recourir \u00e0 des organismes g\u00e9n\u00e9tiquement s\u00e9lectionn\u00e9s, qui combinent croisement g\u00e9n\u00e9tique traditionnel et informatique. Selon lui, l\u2019analyse des m\u00e9gadonn\u00e9es des g\u00e9nomes des esp\u00e8ces du monde entier permettra de s\u00e9lectionner des plantes adapt\u00e9es au climat.<\/p>\n<p>En outre, l\u2019industrie du b\u00e9tail sera concurrenc\u00e9e par le d\u00e9veloppement de viandes artificielles plus durables, comme les steaks \u00e0 base de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales. A l\u2019Universit\u00e9 de Wageningue (Pays-Bas), Harry Wichers et ses coll\u00e8gues d\u00e9veloppent des substituts de viande \u00e0 base de prot\u00e9ine de pois chiche. Aux Etats-Unis, les entreprises de la branche travaillent sur des steaks hach\u00e9s sans viande et du \u00ablait de vache\u00bb sans lait de vache. Francesco Stellacci s\u2019en r\u00e9jouit: \u00abIl faut chercher activement des prot\u00e9ines alternatives pour nourrir cette population croissante. Mais nous devrions aussi envisager de consommer moins de viande, animale comme artificielle.\u00bb<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes estiment que si tout le monde se contentait d\u2019aliments \u00e0 base de l\u00e9gumes, il serait possible de nourrir 10 milliards d\u2019individus. Mais quels l\u00e9gumes? Combien en faudra-t-il pour cr\u00e9er des prot\u00e9ines animales artificielles? \u00abPersonne ne le sait, et nous devons nous pencher sur la question\u00bb, r\u00e9pond Francesco Stellacci. Il y a une chose qu\u2019aucune saveur artificielle ni analyse d\u2019apprentissage automatique ne pourra changer: \u00abLa nutrition est la base de tout. Elle conditionne notre d\u00e9veloppement d\u00e8s l\u2019enfance. Ce que nous mangeons et l\u2019\u00e9nergie que cela nous apporte d\u00e9terminent notre qualit\u00e9 de vie.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 11).<\/p>\n<p>Pour souscrire un abonnement \u00e0 Technologist au prix de CHF 45.- (42 euros) pour 8 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.technologist.eu\/print-magazine\/subscribe\/\">technologist.eu<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les r\u00e9gimes \u00e0 la mode, souvent irrationnels, s\u00e9duisent davantage que les avanc\u00e9es de la science alimentaire. Mais pour parvenir \u00e0 nourrir pr\u00e8s de 10 milliards de personnes \u00e0 l\u2019horizon 2050, les habitudes devront radicalement changer.<\/p>\n","protected":false},"author":20184,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4809","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4809","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20184"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4809"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4809\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4809"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4809"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4809"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}