



{"id":4790,"date":"2016-12-06T10:59:48","date_gmt":"2016-12-06T08:59:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4790"},"modified":"2016-12-06T13:10:02","modified_gmt":"2016-12-06T11:10:02","slug":"tourisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4790","title":{"rendered":"L\u2019h\u00f4tellerie trois \u00e9toiles sous pression"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/112016\/IDJ06122016.jpg\" border=\"0\" height=\"315\" width=\"468\" title=\"IDJ06122016.jpg\" alt=\"IDJ06122016.jpg\" \/><\/p>\n<p>Une dizaine de chambres propres et confortables, un couple souriant de propri\u00e9taires \u00e0 la r\u00e9ception, des vacanciers satisfaits qui reviennent d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e\u2026 L\u2019image du petit h\u00f4tel trois \u00e9toiles tel qu\u2019on le conna\u00eet depuis des d\u00e9cennies ne sera-t-elle bient\u00f4t plus qu\u2019un lointain souvenir? Au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, un cinqui\u00e8me des h\u00f4tels de Suisse a disparu, selon l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique. Une \u00e9rosion qui touche particuli\u00e8rement les \u00e9tablissements de milieu de gamme. Les chiffres de l\u2019organisation Hotelleriesuisse montrent que le nombre d\u2019h\u00f4tels classifi\u00e9s \u00abtrois \u00e9toiles\u00bb est pass\u00e9 de 1007 \u00e0 903 entre 2007 et 2015, alors que celui des quatre et cinq \u00e9toiles a progress\u00e9 durant cette p\u00e9riode. \u00abIl y a vingt ou trente ans, on pouvait encore faire vivre une famille avec une petite structure, commente Pierre-Andr\u00e9 Michoud, vice-pr\u00e9sident d\u2019Hotelleriesuisse et propri\u00e9taire d\u2019un h\u00f4tel trois \u00e9toiles \u00e0 Yverdon-les-Bains. Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus le cas.\u00bb<\/p>\n<p>Les \u00e9tablissements de milieu de gamme sont tr\u00e8s nombreux. Ils forment \u00e0 eux seuls plus de la moiti\u00e9 du parc h\u00f4telier suisse. \u00abAvec des services qui s\u2019adressent \u00e0 tout le monde et \u00e0 personne en particulier, ils peinent \u00e0 se d\u00e9marquer\u00bb, r\u00e9sume Roland Schegg, professeur \u00e0 la Haute \u00e9cole de gestion et tourisme, \u00e0 Sierre. Pendant des d\u00e9cennies, ils ont pu compter sur des clients fid\u00e8les qui logeaient au m\u00eame endroit pendant toute la dur\u00e9e de leurs vacances, surtout dans les r\u00e9gions de montagne. Mais les habitudes de voyages ont chang\u00e9. A la faveur de l\u2019explosion des vols low-cost, le nombre de destinations facilement accessibles a connu une importante croissance, et la dur\u00e9e des s\u00e9jours a recul\u00e9. Autre \u00e9volution: les voyageurs n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 prendre des d\u00e9cisions \u00e0 court terme, par exemple en fonction de la m\u00e9t\u00e9o ou de l\u2019enneigement. La situation est d\u2019autant plus compliqu\u00e9e que le secteur dans son ensemble a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es par la mauvaise conjoncture en Europe et la baisse du nombre de touristes des pays voisins.<\/p>\n<p><strong>Airbnb et pression sur les prix<\/strong><\/p>\n<p>Pierre-Andr\u00e9 Michoud avance une autre explication des difficult\u00e9s de l\u2019h\u00f4tellerie milieu de gamme. \u00abEn Suisse, o\u00f9 les co\u00fbts pour faire fonctionner un \u00e9tablissement sont \u00e9lev\u00e9s, les trois \u00e9toiles souffrent d\u2019un probl\u00e8me d\u2019acceptation de leurs prix. Certains clients peinent \u00e0 comprendre les tarifs pratiqu\u00e9s, surtout par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.\u00bb Une probl\u00e9matique encore accentu\u00e9e par le franc fort et l\u2019apparition de nouvelles offres concurrentes. \u00abEn saison creuse ou en p\u00e9riode de week-end sans grosse manifestation, de plus en plus d\u2019h\u00f4tels de luxe font des propositions de prix qui rejoignent celles des trois \u00e9toiles\u00bb, poursuit Pierre-Andr\u00e9 Michoud. Dans les villes, les trois \u00e9toiles sont aussi confront\u00e9s \u00e0 l\u2019expansion de grands groupes internationaux sur leur terrain &#8212; par exemple Accor avec Ibis Styles &#8211;, des cha\u00eenes qui parviennent souvent \u00e0 offrir une meilleure qualit\u00e9 pour le m\u00eame montant.<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement d\u2019Airbnb impose une pression suppl\u00e9mentaire. Depuis 2014, le nombre d\u2019objets lou\u00e9s par la plateforme a plus que tripl\u00e9 en Suisse pour atteindre 18&rsquo;494, selon une \u00e9tude de la Haute \u00e9cole de Tourisme. Elle repr\u00e9sente d\u00e9sormais 19% de l\u2019offre de lits dans le pays, avec des prix comp\u00e9titifs. \u00abAirbnb s\u00e9duit la g\u00e9n\u00e9ration des \u2018mill\u00e9niaux\u2019 qui n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 d\u00e9laisser l\u2019h\u00f4tellerie traditionnelle, note le professeur Roland Schegg. L\u2019offre est riche et bien pr\u00e9sent\u00e9e que le client compare \u00e0 un produit h\u00f4telier souvent moins sexy: de nombreux h\u00f4tels trois \u00e9toiles ont \u00e9t\u00e9 construits il y a 40 ou 50 ans et ne correspondent plus \u00e0 l\u2019air du temps.\u00bb<\/p>\n<p>Avec une rentabilit\u00e9 en baisse, beaucoup d\u2019\u00e9tablissements n\u2019ont plus les ressources financi\u00e8res pour se moderniser. \u00abCertains ont trop attendu pour investir et se retrouvent aujourd\u2019hui pris \u00e0 la gorge, commente Pierre-Andr\u00e9 Michoud. Un h\u00f4tel devient vite obsol\u00e8te et les banques rechignent \u00e0 aider un outil qui n\u2019est plus rentable. Et quand un \u00e9tablissement n\u2019est plus \u00e0 la page, cela se sait. Du coup, certains patrons baissent les prix, ce qui entra\u00eene un recul suppl\u00e9mentaire de leurs rendements. C\u2019est une spirale n\u00e9gative.\u00bb Dans ce contexte, les h\u00f4teliers qui arrivent \u00e0 la retraite rencontrent souvent des probl\u00e8mes de succession. \u00abM\u00eame dans les stations qui marchent bien, comme Zermatt, la g\u00e9n\u00e9ration suivante ne veut plus relever le d\u00e9fi, constate Roland Schegg. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont fait beaucoup de mal. La baisse du nombre d\u2019\u00e9tablissements va certainement se poursuivre. La question aujourd\u2019hui est plut\u00f4t de savoir \u00e0 quelle vitesse.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des pistes prometteuses<\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces perspectives peu encourageantes, les sp\u00e9cialistes estiment qu\u2019il reste des niches \u00e0 explorer. \u00abUne majorit\u00e9 d\u2019h\u00f4tels en Suisse cible les couples et les familles traditionnelles, indique Roland Schegg. Tr\u00e8s peu d\u2019offres s\u2019adressent aux couples homosexuels, aux familles monoparentales ou \u00e0 celles qui voyage \u00e0 trois g\u00e9n\u00e9rations (enfants, parents, grands-parents). Il existe des opportunit\u00e9s dans ces cr\u00e9neaux.\u00bb Une autre piste consiste \u00e0 trouver des mod\u00e8les de coop\u00e9ration: un accord avec un spa ou un fitness des environs pour proposer de nouvelles prestations, une entente avec les \u00e9tablissements voisins pour rationaliser l\u2019offre ou encore la cr\u00e9ation d\u2019une direction commune \u00e0 plusieurs h\u00f4tels pour am\u00e9liorer la gestion des co\u00fbts.<\/p>\n<p>Une nouvelle association fond\u00e9e en octobre 2015, Best 3 Star Hotels, estime m\u00eame que l\u2019appellation \u00abtrois \u00e9toiles\u00bb repr\u00e9sente un atout marketing. Elle regroupe 17 \u00e9tablissements en Suisse al\u00e9manique et au Tessin. \u00abAu sein de la cat\u00e9gorie \u2018trois \u00e9toiles\u2019, les diff\u00e9rences de qualit\u00e9 sont \u00e9normes, indique Fiorenzo F\u00e4ssler, directeur de l\u2019organisation. Notre id\u00e9e \u00e9tait de cr\u00e9er une sorte de \u2018Champions League\u2019 du segment. Nos membres offrent des prestations qui correspondent aux standards \u2018quatre \u00e9toiles\u2019, ce qui permet de surprendre les h\u00f4tes et d\u2019obtenir une belle visibilit\u00e9 parmi les \u2018trois \u00e9toiles\u2019.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TEMOIGNAGES<\/p>\n<p><strong>\u00abIl faut trouver de nouveaux cr\u00e9neaux porteurs\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Aux Diablerets, Patrick Grob\u00e9ty se d\u00e9m\u00e8ne pour remplir son \u00e9tablissement. Face au recul du nombre de touristes, il mise sur l\u2019accueil de groupes pour des s\u00e9minaires et des formations.<\/em><\/p>\n<p>Depuis 16 ans, Patrick Grob\u00e9ty dirige l\u2019h\u00f4tel Les Sources, un grand chalet de 48 chambres situ\u00e9 aux Diablerets, avec sa femme Rita. L\u2019\u00e9tablissement trois \u00e9toiles, construit par son p\u00e8re au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 et dont il est propri\u00e9taire, vit des heures difficiles. \u00abA la montagne, nous nous trouvons dans un cr\u00e9neau \u2018pur tourisme\u2019. Nous n\u2019avons pas la base de client\u00e8le d\u2019affaires des villes. Avec le franc fort et la mauvaise conjoncture en Europe, le march\u00e9 est tr\u00e8s dur. Les Alpes vaudoises sont particuli\u00e8rement touch\u00e9es par la baisse des nuit\u00e9es. Pour la premi\u00e8re fois l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, nous n\u2019\u00e9tions pas complets \u00e0 Nouvel An. Nous sommes tributaires de la m\u00e9t\u00e9o, et les r\u00e9servations interviennent de plus en plus tard. Les familles qui passent sept jours de vacances aux Diablerets, c\u2019est quasiment fini.\u00bb<\/p>\n<p>Avec la fermeture de trois \u00e9tablissements, Les Diablerets ont perdu 400 lits ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Une aubaine pour Les Sources? \u00abAu contraire, r\u00e9pond Patrick Grob\u00e9ty. Une offre abondante est n\u00e9cessaire pour conserver une bonne dynamique dans la station. Le monde attire le monde.\u00bb La rentabilit\u00e9 de l\u2019h\u00f4tel a recul\u00e9 de moiti\u00e9 depuis 2010. Le directeur, qui emploie dix personnes, tient pourtant \u00e0 maintenir ses prix. Il accorde tout au plus des rabais de l\u2019ordre de 15% pour les groupes et les r\u00e9servations pr\u00e9coces. C\u00f4t\u00e9 investissements, il r\u00e9pond aux besoins urgents au fur et \u00e0 mesure, pour maintenir un produit en bon \u00e9tat.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ce contexte compliqu\u00e9, Patrick Grob\u00e9ty reste positif. \u00abOn y croit! Des d\u00e9veloppements pr\u00e9vus dans les infrastructures de la station et les JO de la Jeunesse 2020 sont des perspectives encourageantes.\u00bb L\u2019entrepreneur s\u2019efforce aussi de trouver de nouveaux cr\u00e9neaux porteurs. \u00abNous travaillons avec des groupes, des s\u00e9minaires, des EMS. Nous accueillons par exemple dix semaines par an des apprentis en h\u00f4tellerie dans le cadre de leur formation.\u00bb Les Sources affiche ainsi sur l\u2019ann\u00e9e un taux d\u2019occupation entre 40% et 48%.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abL\u2019h\u00f4tel reste rentable mais il faut se battre\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>D\u00e9di\u00e9 au jazz, le Tralala jouit d\u2019une situation strat\u00e9gique au centre de Montreux. Il n\u2019a toutefois pas \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 par Airbnb et le franc fort.<\/em><\/p>\n<p>Ouvert en 2008 dans un b\u00e2timent historique de Montreux, l\u2019h\u00f4tel Tralala est consacr\u00e9 \u00e0 la musique. \u00abAucun \u00e9tablissement ne rendait hommage au jazz et au festival, dont je suis fan\u00bb, raconte la propri\u00e9taire et directrice Estelle Mayer. Un pari gagnant. En occupant cette niche, l\u2019\u00e9tablissement de 36 chambres attire une client\u00e8le \u00e9clectique de touristes chinois, indiens et europ\u00e9ens, de personnes en d\u00e9placement pour affaires la semaine et de familles al\u00e9maniques le week-end. Il affiche un taux d\u2019occupation entre 79% et 83%. \u00abNous profitons de la pr\u00e9sence \u00e0 Montreux de grandes entreprises, de congr\u00e8s et d\u2019\u00e9v\u00e9nements comme le Montreux Jazz ou le march\u00e9 de No\u00ebl.\u00bb<\/p>\n<p>Estelle Mayer indique toutefois que la situation est devenue \u00abbeaucoup plus difficile\u00bb ces derni\u00e8res ann\u00e9es. \u00abL\u2019h\u00f4tel reste rentable mais il faut se battre. Nous sommes affect\u00e9s par le franc fort et le d\u00e9veloppement d\u2019Airbnb. Il a fallu adapter nos prix, avec des baisses de 5% \u00e0 15%.\u00bb Le Tralala a ainsi pu maintenir son taux d\u2019occupation, mais le chiffre d\u2019affaires a baiss\u00e9. \u00abCela nous oblige \u00e0 couper nos co\u00fbts au maximum, au niveau des marchandises mais aussi du personnel, en ne rempla\u00e7ant pas les d\u00e9parts.\u00bb L\u2019h\u00f4tel compte aujourd\u2019hui huit employ\u00e9s, contre 11 \u00e0 ses d\u00e9buts.<\/p>\n<p>\u00abNous travaillons \u00e9galement sur la mani\u00e8re d\u2019attirer les clients, en misant davantage sur les r\u00e9seaux sociaux. L\u2019objectif est de les motiver \u00e0 venir directement chez nous, sans passer par des plateformes de type Booking.com qui prennent une commission, et de la fid\u00e9liser. Nous voulons aussi nous d\u00e9marquer dans la cat\u00e9gorie trois \u00e9toiles gr\u00e2ce \u00e0 notre service, en proposant un \u2018welcome drink\u2019 \u00e0 nos h\u00f4tes, en s\u2019occupant de leurs r\u00e9servations au restaurant ou encore en les conseillant sur les mus\u00e9es et les activit\u00e9s de la r\u00e9gion. C\u2019est ainsi que l\u2019on pourra faire une diff\u00e9rence.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous avons d\u00fb baisser nos prix\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Le Motel des Sports \u00e0 Martigny souffre du recul de la client\u00e8le des pays voisins. A quelques ann\u00e9es de la retraite, son directeur Jean-Marc Habersaat s\u2019interroge sur sa succession.<\/em><\/p>\n<p>En rachetant le Motel des Sports \u00e0 Martigny il y a 14 ans, Jean-Marc et Brigitte Habersaat mettaient la main sur une \u00abbonne affaire\u00bb. L\u2019\u00e9tablissement construit en 1961 est situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de la Fondation Gianadda, du centre des expositions qui accueille la Foire du Valais et de la zone des sports de la ville.<\/p>\n<p>Mais depuis, la crise europ\u00e9enne et le franc fort sont pass\u00e9s par l\u00e0. \u00abM\u00eame si nous attirons toujours du monde pendant les manifestations, nous accusons un gros recul de la client\u00e8le touristique des pays voisins, explique Jean-Marc Habersaat. Nous avons d\u00fb baisser nos prix. En cas de probl\u00e8mes d\u2019occupation, nous proposons la chambre double qui vaut 145 francs \u00e0 120, voire \u00e0 99 francs. En parall\u00e8le, nos charges &#8212; salaires, \u00e9nergie, assurances &#8212; ont augment\u00e9 et nous consacrons de plus en plus de temps aux t\u00e2ches administratives. Pour maintenir nos marges, nous regardons en permanence o\u00f9 nous pouvons \u00e9conomiser.\u00bb L\u2019h\u00f4tel de 38 chambres n\u2019emploie par exemple plus que 10 personnes, contre 17 \u00abdurant les belles ann\u00e9es\u00bb.<\/p>\n<p>Est-il possible de continuer \u00e0 investir dans ces circonstances? \u00abNous y sommes oblig\u00e9s. Actuellement, nous faisons surtout de la cosm\u00e9tique, en r\u00e9novant une chambre apr\u00e8s l\u2019autre. Mais pour refaire l\u2019ext\u00e9rieur du b\u00e2timent, il nous faudrait environ 600&rsquo;000 francs. A 56 ans, je ne suis pas s\u00fbr de parvenir \u00e0 rentabiliser cet investissement avant la retraite, que je souhaite prendre \u00e0 60 ans. A cela s\u2019ajoute un autre d\u00e9fi: quelle solution vais-je trouver pour ma succession? Mes deux fils ne sont pas int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 reprendre. Il est vrai que par rapport \u00e0 l\u2019engagement en temps et en \u00e9nergie, les b\u00e9n\u00e9fices sont maigres pour les h\u00f4teliers. Pourtant, j\u2019ai encore du plaisir \u00e0 exercer mon m\u00e9tier. A mes yeux, la cat\u00e9gorie trois \u00e9toiles a de l\u2019avenir. Si le standard de prestations est respect\u00e9, il s\u2019agit d\u2019un bon rapport qualit\u00e9-prix qui correspond \u00e0 ce que le client est pr\u00eat \u00e0 payer.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9tablissements de milieu de gamme connaissent une crise sans pr\u00e9c\u00e9dent. Positionnement peu clair, manque d\u2019investissements: ils peinent \u00e0 faire face \u00e0 la mauvaise conjoncture et \u00e0 la concurrence de nouvelles offres innovantes. <\/p>\n","protected":false},"author":19904,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4790","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4790","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19904"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4790"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4790\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4790"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4790"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4790"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}