



{"id":4743,"date":"2016-09-19T16:08:07","date_gmt":"2016-09-19T14:08:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4743"},"modified":"2016-09-19T16:08:47","modified_gmt":"2016-09-19T14:08:47","slug":"collaboration","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4743","title":{"rendered":"St\u00e9thoscope ou algorithme, m\u00eame combat"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/drapeau2_05.jpg\" border=\"0\" height=\"312\" width=\"469\" title=\"drapeau2_05.jpg\" alt=\"drapeau2_05.jpg\" \/><\/p>\n<p>Lorsque Idris Guessous \u00e9voque son groupe de travail, il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 le comparer \u00e0 une famille. \u00abA la cr\u00e9ation de GIRAPH (Geographic Information Research and Analysis in Public Health), en 2013, mon coll\u00e8gue St\u00e9phane Joost et moi-m\u00eame formions un couple scientifique, raconte le m\u00e9decin et \u00e9pid\u00e9miologue. La famille s\u2019est ensuite agrandie et se compose aujourd\u2019hui \u00e9galement d\u2019enfants et d\u2019amis que sont les \u00e9tudiants et les collaborateurs.\u00bb La particularit\u00e9 de ce tandem? L\u2019un est m\u00e9decin agr\u00e9\u00e9 \u00e0 la Policlinique m\u00e9dicale universitaire de Lausanne et l\u2019autre est sp\u00e9cialiste des syst\u00e8mes d\u2019information g\u00e9ographique \u00e0 l\u2019EPFL.<\/p>\n<p>Cet exemple n\u2019est pas un cas isol\u00e9: aujourd\u2019hui, m\u00e9decine et ing\u00e9nierie collaborent de plus en plus pour innover. Piergiorgio Tozzi travaille depuis dix-huit ans avec des ing\u00e9nieurs. Ce m\u00e9decin associ\u00e9 au Service de chirurgie cardiaque du CHUV a con\u00e7u avec ces derniers un dispositif m\u00e9dical pour am\u00e9liorer le traitement chirurgical de l\u2019insuffisance de la valve mitrale &#8212; une petite structure du c\u0153ur qui \u00e9vite le reflux du sang du ventricule gauche vers l\u2019oreillette gauche. Apr\u00e8s quatre ans de d\u00e9veloppement, le praticien esp\u00e8re l\u2019implanter chez un patient pour la premi\u00e8re fois cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Deux langues diff\u00e9rentes<\/strong><\/p>\n<p>Certains pr\u00e9requis sont n\u00e9cessaires pour qu\u2019une collaboration soit r\u00e9ussie: \u00abLa passion, la curiosit\u00e9 et l\u2019ouverture d\u2019esprit\u00bb, indique Piergiorgio Tozzi. Cela ne garantit pourtant pas que tout se passe \u00e0 merveille. Selon le chirurgien cardiaque, \u00abing\u00e9nieurs et m\u00e9decins parlent deux langues diff\u00e9rentes. Le monde des premiers est pr\u00e9cis et fait de certitudes, tandis que celui des seconds est rempli de rebondissements.\u00bb Une diff\u00e9rence qui peut compliquer la discussion, en tout cas les premiers temps. Mais qui est facilement surmontable: \u00abLe tout est d\u2019\u00eatre patient et diplomate\u00bb, sourit le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>Pour avoir c\u00f4toy\u00e9 les deux corps de m\u00e9tiers, Jacques Fellay admet qu\u2019il existe \u00abune distance naturelle entre la m\u00e9decine et les sciences de l\u2019ing\u00e9nieur. Il y a pourtant aujourd\u2019hui une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 la raccourcir, car les b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 en tirer pour les patients sont immenses: de grandes innovations na\u00eetront de ces collaborations.\u00bb Ce chercheur en g\u00e9nomique \u00e0 l\u2019EPFL est au c\u0153ur de ce mariage: infectiologue de formation, il a rejoint l\u2019\u00e9cole polytechnique lausannoise en 2011 et travaille en contact direct avec des ing\u00e9nieurs en science et technologie de l\u2019information. Ensemble, ils cherchent \u00e0 cartographier le g\u00e9nome humain pour d\u00e9terminer si des diff\u00e9rences en son sein influencent les r\u00e9ponses du corps face \u00e0 des infections. Il garde aujourd\u2019hui un poste \u00e0 10% au CHUV, ce qui lui permet d\u2019\u00eatre au carrefour des deux mondes. Jacques Fellay pratique une recherche dite \u00abtranslationnelle\u00bb, qui vise \u00e0 traduire les d\u00e9couvertes de laboratoire en applications concr\u00e8tes au b\u00e9n\u00e9fice des patients.<\/p>\n<p>Le chirurgien cardiaque Piergiorgio Tozzi est formel: sa science ne peut plus se passer de ces interactions. \u00abLorsque les m\u00e9decins cernent un probl\u00e8me &lsquo;sur le terrain&rsquo;, ils peuvent demander l\u2019aide des ing\u00e9nieurs pour d\u00e9velopper une solution \u00e0 ce probl\u00e8me.\u00bb L\u2019avantage est double: les praticiens fournissent l\u2019id\u00e9e aux ing\u00e9nieurs, tandis que ces derniers la mettent en application. \u00abIls trouvent d\u2019ailleurs tr\u00e8s gratifiant de travailler sur des donn\u00e9es de sant\u00e9\u00bb, ajoute l\u2019\u00e9pid\u00e9miologue Idriss Guessous.<\/p>\n<p><strong>Pas seulement les m\u00e9decins<\/strong><\/p>\n<p>Ces alliances sont la plupart du temps le fruit du hasard. M\u00e9decins et ing\u00e9nieurs se c\u00f4toient lors de colloques ou de semestres d\u2019\u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger &#8212; notamment aux Etats-Unis, o\u00f9 les \u00e9tudiants en m\u00e9decine font de la recherche translationnelle directement dans les services cliniques pour leur travail de th\u00e8se et s\u2019aper\u00e7oivent qu\u2019il existe des synergies entre les deux approches. Quelques praticiens sont aussi directement abord\u00e9s par des ing\u00e9nieurs d\u00e9sireux de trouver une application clinique \u00e0 leurs produits.<\/p>\n<p>C\u2019est ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 l\u2019ergoth\u00e9rapeute Julien Moncharmont, qui a \u00e9t\u00e9 contact\u00e9 par Andrea Biasiucci, ing\u00e9nieur biom\u00e9dical et cofondateur de la spin-off de l\u2019EPFL <a href=\"http:\/\/www.intento.ch\/\" target=\"_blank\">Intento<\/a>. Ensemble, ils ont d\u00e9velopp\u00e9 une technologie de stimulation \u00e9lectrique fonctionnelle pour des patients h\u00e9mipl\u00e9giques. \u00abIl s\u2019agit d\u2019\u00e9lectrodes plac\u00e9es sur le bras qui cr\u00e9ent une s\u00e9rie de contractions, permettant de reproduire le mouvement fonctionnel du membre (par exemple saisir et l\u00e2cher un verre), explique Julien Moncharmont. Gr\u00e2ce \u00e0 cette technique, les patients atteints d\u2019une h\u00e9mipl\u00e9gie chronique ont un espoir de pouvoir bouger leur bras et de l\u2019utiliser dans leurs activit\u00e9s quotidiennes.\u00bb Le projet pilote a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 l\u2019automne dernier sur une douzaine de patients et les r\u00e9sultats sont consid\u00e9r\u00e9s comme concluants.<\/p>\n<p><strong>Une expansion rapide<\/strong><\/p>\n<p>En pleine explosion aujourd\u2019hui, le rapprochement entre m\u00e9decine, soins et ing\u00e9nierie n\u2019est toutefois pas une tendance nouvelle. \u00abD\u00e8s l\u2019Antiquit\u00e9, des techniciens d\u00e9veloppaient des proc\u00e9d\u00e9s se rapprochant de l\u2019ing\u00e9nierie pour le domaine m\u00e9dical, notamment des proth\u00e8ses orthop\u00e9diques, explique Vincent Barras, historien de la m\u00e9decine au CHUV. C\u2019est pourtant seulement \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle que cette coop\u00e9ration est devenue explicite, lorsque les m\u00e9decins sont all\u00e9s au contact du personnel de type ing\u00e9nieur afin de d\u00e9velopper de nouvelles techniques.\u00bb Les radiologues collaborent par exemple depuis 1899 &#8212; date \u00e0 laquelle les rayons X ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts &#8212; avec des physiciens. Le r\u00f4le de ces derniers est bien \u00e9tabli: ils sont responsables des aspects techniques concernant la production et l\u2019utilisation des rayonnements ionisants dans le but d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 du patient et du personnel. \u00abNous assistons pourtant aujourd\u2019hui \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation de ce ph\u00e9nom\u00e8ne\u00bb, constate Jacques Fellay.<\/p>\n<p>Les nouveaux sp\u00e9cialistes n\u00e9s de la fusion entre technologie et m\u00e9decine deviendront indispensables aux g\u00e9n\u00e9ralistes. \u00abBio-ing\u00e9nieurs ou bio-informaticiens seront bient\u00f4t des acteurs incontournables de notre syst\u00e8me de sant\u00e9\u00bb, assure Jacques Fellay. Une interaction entre chercheurs et praticiens d\u2019autant plus essentielle que l\u2019arriv\u00e9e des nouvelles technologies modifie la fa\u00e7on de travailler des m\u00e9decins: certaines entit\u00e9s &#8212; notamment celle de l\u2019\u00e9pid\u00e9miologue Idris Guessous &#8212; ont d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 int\u00e9gr\u00e9 des sp\u00e9cialistes en programmation ou en sant\u00e9 digitale au sein de leur \u00e9quipe.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRES<\/p>\n<p><strong>Encourager les collaborations<\/strong><\/p>\n<p>Pour soutenir la coop\u00e9ration entre plusieurs groupes menant des recherches interdisciplinaires, le Fonds national suisse (FNS) poss\u00e8de un programme de recherche nomm\u00e9 Sinergia. En 2015, le FNS a financ\u00e9 42 nouveaux projets Sinergia pour un total de 63,8 millions de francs. 26% des requ\u00eates soumises (126 au total) concernaient les domaines des math\u00e9matiques, des sciences naturelles et de l\u2019ing\u00e9nierie, et 54% ceux de la biologie et de la m\u00e9decine.<\/p>\n<p>La formation sup\u00e9rieure met \u00e9galement en avant ce mariage des sciences. Les hautes \u00e9coles de B\u00e2le, du Tessin et de Zurich ont d\u2019ailleurs d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019associer pour ouvrir une nouvelle fili\u00e8re d\u2019\u00e9tudes en m\u00e9decine d\u00e8s 2017. Les \u00e9tudiants effectueront leur bachelor \u00e0 l\u2019ETH Zurich et leur Master en m\u00e9decine dans l\u2019une des universit\u00e9s partenaires. Ils pourront notamment se sp\u00e9cialiser en informatique m\u00e9dicale ou en imagerie biom\u00e9dicale. Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (UNIL), une passerelle entre les fili\u00e8res Biologie\/Bio-ing\u00e9nierie et la M\u00e9decine existe depuis 2012. \u00abNous avons l\u2019intention de la renforcer, indique Giorgio Zanetti, directeur de l\u2019Ecole de m\u00e9decine de l\u2019UNIL. Cela permettra une meilleure int\u00e9gration des comp\u00e9tences dont nous avons besoin.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Ces nouveaux m\u00e9tiers, entre ing\u00e9nierie et m\u00e9decine<\/strong><\/p>\n<p><em>Ing\u00e9nieur biotech<\/em><br \/>\nSa mission est d\u2019inventer de nouvelles mati\u00e8res, \u00e9nergies ou bact\u00e9ries pour des industries \u0153uvrant dans le domaine chimique, agroalimentaire ou encore pharmaceutique. Ses inventions doivent apporter des solutions \u00e0 des probl\u00e8mes techniques li\u00e9s \u00e0 la conception ou \u00e0 la r\u00e9alisation de produits.<\/p>\n<p><em>Sp\u00e9cialiste en sant\u00e9 digitale<\/em><br \/>\nIl contribue au d\u00e9veloppement de nouvelles technologies num\u00e9riques au service de la sant\u00e9. Elles doivent permettre aux individus de mieux conna\u00eetre et g\u00e9rer leurs donn\u00e9es m\u00e9dicales et offrir aux professionnels la possibilit\u00e9 de personnaliser les traitements et rendre les soins plus efficaces.<\/p>\n<p><em>Bio-\u00e9thicien<\/em><br \/>\nIl \u00e9tudie les questions morales qui se posent dans le cadre du d\u00e9veloppement de nouvelles pratiques m\u00e9dicales. Dans un h\u00f4pital, il pourra \u00eatre charg\u00e9 de d\u00e9terminer la capacit\u00e9 d\u2019un patient \u00e0 faire un choix \u00e9clair\u00e9. S\u2019il travaille pour un gouvernement ou une ONG, il tentera de favoriser la mise en place de politiques de sant\u00e9 \u00e9thiques.<\/p>\n<p><em>D\u00e9veloppeur de nouveaux appareils m\u00e9dicaux<\/em><br \/>\nSon r\u00f4le consiste \u00e0 imaginer des dispositifs ou des instruments innovants qui permettront d\u2019am\u00e9liorer ou de simplifier les proc\u00e9dures m\u00e9dicales. Ses inventions doivent servir \u00e0 pr\u00e9venir ou traiter des affections et des maladies. Il pourra par exemple concevoir les robots m\u00e9dicaux de demain.<\/p>\n<p><em>Bio-informaticien<\/em><br \/>\nIl con\u00e7oit des logiciels qui aideront \u00e0 d\u00e9velopper des m\u00e9dicaments, \u00e0 am\u00e9liorer le contr\u00f4le qualit\u00e9 dans l\u2019agroalimentaire ou encore \u00e0 pr\u00e9server la biodiversit\u00e9. Il doit d\u00e9crypter les attentes des chercheurs et les traduire sur le plan informatique, par exemple en mod\u00e9lisant des structures de prot\u00e9ines ou en annotant des g\u00e9nomes.<\/p>\n<p><em>D\u00e9veloppeur de nouvelles technologies de diagnostic<\/em><br \/>\nIl est charg\u00e9 de concevoir des techniques qui donneront l\u2019opportunit\u00e9 de diagnostiquer de nouvelles pathologies ou simplifieront les recherches pour reconna\u00eetre certaines maladies. A titre d\u2019exemple, il pourrait s\u2019attacher \u00e0 trouver des solutions pour d\u00e9pister \u00e0 moindres co\u00fbts certains maux qui touchent les pays pauvres.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>CHIFFRES<\/p>\n<p>A Lausanne, les ponts sont multiples entre l\u2019h\u00f4pital universitaire et l\u2019\u00e9cole polytechnique.<\/p>\n<p><strong>434<\/strong> \u00e9tudes scientifiques sign\u00e9es par des chercheurs issus des deux institutions ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es entre 2011 et 2015.<\/p>\n<p><strong>18 <\/strong>brevets ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s en 2015 par la Facult\u00e9 des Sciences de la vie de l\u2019EPFL. 5 start-up ont aussi \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es et 7 licences ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>1007 <\/strong>\u00e9tudiants \u00e9taient inscrits \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences de la vie de l\u2019\u00e9cole polytechnique en 2015. Ils \u00e9taient 364 en 2005.<\/p>\n<p><strong>300<\/strong> millions de francs suisses seront attribu\u00e9s ces trente prochaines ann\u00e9es au Ludwig Institute for Cancer Research de Lausanne. Le CHUV, l\u2019EPFL et l\u2019UNIL collaborent au sein de cet institut, qui m\u00e8ne des recherches contre le cancer.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans In Vivo magazine (no 9).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/www.invivomagazine.com\/\" target=\"_blank\">invivomagazine.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le partenariat entre m\u00e9decins et ing\u00e9nieurs donne naissance \u00e0 de nouveaux m\u00e9tiers et \u00e0 des th\u00e9rapies novatrices. <\/p>\n","protected":false},"author":20194,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-4743","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4743","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20194"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4743"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4743\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4743"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4743"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4743"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}