



{"id":4693,"date":"2016-07-07T08:25:39","date_gmt":"2016-07-07T06:25:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4693"},"modified":"2016-07-07T08:39:01","modified_gmt":"2016-07-07T06:39:01","slug":"sport","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4693","title":{"rendered":"Nouveaux mat\u00e9riaux, nouveaux records"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large070716_1.jpg\" alt=\"Large070716_1.jpg\" title=\"Large070716_1.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Pour comprendre l\u2019\u00e9norme impact de la technologie sur le sport, il suffit de se souvenir des \u00e9preuves de natation aux Jeux olympiques de P\u00e9kin en 2008. Quelques mois avant leur lancement, le fabricant britannique de maillots de bain <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.speedo.com\/\">Speedo<\/a> avait cr\u00e9\u00e9 une nouvelle pi\u00e8ce int\u00e9grale: le LZR Racer. Ce dernier, fabriqu\u00e9 en polyur\u00e9thane plut\u00f4t qu\u2019avec des tissus traditionnels, devait r\u00e9duire la tra\u00een\u00e9e du nageur et augmenter l\u2019apport d\u2019oxyg\u00e8ne aux muscles. Son efficacit\u00e9 s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e stup\u00e9fiante: \u00e0 P\u00e9kin, les participants qui en \u00e9taient \u00e9quip\u00e9s ont rafl\u00e9 94% des m\u00e9dailles d\u2019or et battu de nombreux records du monde.<\/p>\n<p>A la suite de ces r\u00e9sultats et des nouvelles performances r\u00e9alis\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des variantes du LZR Racer d\u00e9velopp\u00e9es par d\u2019autres fabricants, la F\u00e9d\u00e9ration internationale de natation a interdit les maillots int\u00e9graux en 2010. Les experts protestaient alors contre le \u00abdopage technologique\u00bb. Mais la natation est en r\u00e9alit\u00e9 loin d\u2019\u00eatre le seul sport o\u00f9 la technologie influence consid\u00e9rablement les r\u00e9sultats, et ce de mani\u00e8re parfois controvers\u00e9e.<br \/>\n<strong><br \/>\nDes records du monde gr\u00e2ce \u00e0 la fibre de verre<br \/>\n<\/strong><br \/>\nSteve Haake, ing\u00e9nieur sportif \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Sheffield Hallam, au Royaume-Uni, a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019influence de la technologie sur plusieurs sports olympiques au cours du si\u00e8cle dernier. Le perfectionnement du mat\u00e9riel n\u2019a am\u00e9lior\u00e9 que de 4% les performances des coureurs du 100 m. Celles du saut \u00e0 la perche et du lancer de javelot ont en revanche grimp\u00e9 de 30%. Ainsi, gr\u00e2ce aux perches en fibre de verre introduites dans les ann\u00e9es 1960, le record du monde de saut \u00e0 la perche a \u00e9t\u00e9 battu 19 fois en dix ans, passant de 4,8 \u00e0 5,5 m.<\/p>\n<p>Quant aux javelots, ils filaient si loin dans les ann\u00e9es 1980 qu\u2019ils mena\u00e7aient la s\u00e9curit\u00e9 du public. Les autorit\u00e9s ont alors d\u00e9cid\u00e9 d\u2019avancer leur centre de gravit\u00e9 de 4 cm, r\u00e9duisant la distance maximale des lancers de 10%.<\/p>\n<p>Le cyclisme n\u2019a pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la tendance. Contrairement aux v\u00e9los en acier de la fin du XIXe si\u00e8cle et ceux en aluminium de la seconde moiti\u00e9 du XXe, les cycles d\u2019aujourd\u2019hui sont fabriqu\u00e9s en une seule pi\u00e8ce de fibre de carbone. Dessin\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de programmes informatiques simulant la dynamique des fluides et test\u00e9s en soufflerie, ils sont con\u00e7us pour un a\u00e9ro\u00addynamisme optimal.<\/p>\n<p><strong>Des v\u00e9los en bambou<\/strong><\/p>\n<p>Veit Senner et ses coll\u00e8gues de la Technische Universit\u00e4t M\u00fcnchen cherchent \u00e0 optimiser les cadres des v\u00e9los modernes, notamment pour am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 des VTT. Ils soumettent ces \u00e9l\u00e9ments en composite de carbone \u00e0 des chocs violents en laboratoire. Cela leur permet d\u2019observer, gr\u00e2ce \u00e0 des imageries infrarouges, \u00e0 ultrasons ou \u00e0 rayons X, la s\u00e9paration des couches internes de carbone, invisible \u00e0 l\u2019\u0153il nu.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe allemande d\u00e9veloppe aussi un cadre pour v\u00e9los de course constitu\u00e9 principalement de bambou, un mat\u00e9riau recyclable, contrairement aux fibres de carbone. Gr\u00e2ce \u00e0 un programme de tests exhaustif, ils ont rendu le cadre plus fort, plus rigide et plus robuste. D\u2019apr\u00e8s Veit Senner, de nombreuses innovations dans les technologies du sport combinent design et nouveaux mat\u00e9riaux. Il cite notamment les skis \u00abparaboliques\u00bb, introduits dans les ann\u00e9es 1990. Par opposition aux skis traditionnels, plus ou moins rectilignes, les skis paraboliques sont plus \u00e9troits au milieu qu\u2019aux extr\u00e9mit\u00e9s afin de faciliter les virages. Le skieur fait simplement pivoter les skis sur leur tranche d\u2019un mouvement des hanches et des genoux et applique une l\u00e9g\u00e8re pression. De par leur courbure, les skis \u00absculptent\u00bb alors tout naturellement un arc dans la neige. \u00abLes skieurs de haut niveau arrivaient \u00e0 ce r\u00e9sultat avec des skis traditionnels, mais c\u2019\u00e9tait impossible pour des amateurs\u00bb, pr\u00e9cise Veit Senner.<\/p>\n<p>La r\u00e9alisation de mod\u00e8les paraboliques a n\u00e9cessit\u00e9 de nouveaux mat\u00e9riaux \u00e0 haute rigidit\u00e9 torsionnelle pour que les skis puissent tourner correctement. De la m\u00eame mani\u00e8re, l\u2019Ecole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Lausanne (EPFL) et la soci\u00e9t\u00e9 suisse <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.stoeckli.ch\/ch-fr\/\">St\u00f6ckli<\/a>, qui d\u00e9veloppent de nouveaux skis, cherchent \u00e0 modifier les propri\u00e9t\u00e9s des mat\u00e9riaux et \u00e0 calculer l\u2019\u00e9paisseur relative et la g\u00e9om\u00e9trie interne de chaque couche de tissu (bois, polym\u00e8re, aluminium, verre ou carbone). Pour V\u00e9ronique Michaud, chercheuse \u00e0 l\u2019EPFL, l\u2019id\u00e9e est d\u2019ajuster de mani\u00e8re ind\u00e9pendante deux propri\u00e9t\u00e9s des skis: leur flexibilit\u00e9 et leur rigidit\u00e9 torsionnelle. \u00abNous cherchons le compromis optimal entre la maniabilit\u00e9 dans les virages et la stabilit\u00e9 \u00e0 grande vitesse\u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n<p><strong>Imiter les insectes<\/strong><\/p>\n<p>Les scientifiques veulent \u00e9galement aider les sportifs \u00e0 perfectionner leur technique. Aux Pays-Bas, Josje van Houwelingen, physicienne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 technique d\u2019Eindhoven, tente d\u2019am\u00e9liorer les mouvements des nageurs de haut niveau en observant la dynamique de l\u2019eau qui les entoure. Gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me cr\u00e9ant de petites bulles d\u2019air au fond de la piscine, \u00e0 six cam\u00e9ras et \u00e0 un algorithme permettant de suivre les particules, elle peut \u00e9tudier dans quelle mesure le passage du nageur affecte le mouvement des bulles.<\/p>\n<p>La scientifique cherche notamment \u00e0 d\u00e9terminer si les nageurs pourraient produire des tourbillons permettant de renforcer leur propulsion, \u00e0 l\u2019instar des insectes qui se servent des vortex cr\u00e9\u00e9s par le battement de leurs ailes. \u00abNous avons observ\u00e9 qu\u2019en repoussant ces vortex, les insectes augmentent leur force propulsive, dit-elle. Peut-\u00eatre que les nageurs pourraient en faire autant.\u00bb<\/p>\n<p>Et ce n\u2019est que le d\u00e9but. Les cyclistes pourraient bient\u00f4t b\u00e9n\u00e9ficier de v\u00eatements en spray les gardant au sec et en s\u00e9curit\u00e9 sans les alourdir, de capteurs pour surveiller leurs changements physiologiques ou encore de pneus \u00e0 changement de phase capables de s\u2019adapter au terrain. Sans oublier les \u00abtechnologies d\u2019am\u00e9lioration humaine\u00bb. Oscar Pistorius, le coureur sud-africain amput\u00e9 des jambes, a provoqu\u00e9 une controverse en utilisant ses proth\u00e8ses dans une course non handisport. A l\u2019avenir, les sportifs pourraient cependant utiliser des appareils biom\u00e9dicaux et des proth\u00e8ses non pas pour compenser un handicap, mais pour am\u00e9liorer leurs capacit\u00e9s.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Gagner par la science<\/strong><\/p>\n<p><em>Bien qu\u2019elle ne poss\u00e8de pas d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la mer, la Suisse a remport\u00e9 deux fois la Coupe de l\u2019America. Son secret: des solutions technologiques. <\/em><\/p>\n<p>Les victoires du groupement suisse Alinghi \u00e0 la Coupe de l\u2019America ont mis en \u00e9vidence les avantages des mat\u00e9riaux et des technologies de pointe pour les \u00e9v\u00e9nements sportifs de haut niveau. Fond\u00e9 par l\u2019homme d\u2019affaires Ernesto Bertarelli, Alinghi a battu la Nouvelle-Z\u00e9lande en 2003 et en 2007, prouvant que m\u00eame un pays enclav\u00e9 comme la Suisse pouvait remporter la prestigieuse comp\u00e9tition de voile.<\/p>\n<p>Pour V\u00e9ronique Michaud, scientifique des mat\u00e9riaux \u00e0 l\u2019EPFL, ces victoires sont en partie dues aux membres de l\u2019\u00e9quipage d\u2019Alinghi &#8212; la plupart d\u00e9bauch\u00e9s de l\u2019\u00e9quipe de la Nouvelle-Z\u00e9lande, \u00e0 l\u2019instar du capitaine Russell Coutts. Mais les bateaux y \u00e9taient eux aussi pour beaucoup. Pour optimiser la technologie, Alinghi a con\u00e7u, pour chaque course, deux bateaux aux designs l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rents. En l\u2019an 2000, une vingtaine de chercheurs et d\u2019\u00e9tudiants de l\u2019EPFL ont entam\u00e9 des exp\u00e9riences et des simulations informatiques pour rendre les coques aussi r\u00e9sistantes et l\u00e9g\u00e8res que possible. Pour perfectionner le gr\u00e9ement, ils ont \u00e9galement \u00e9quip\u00e9 les bateaux de fins capteurs \u00e0 fibres optiques pour observer les changements de forme des m\u00e2ts.<\/p>\n<p>Leur travail a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 lorsqu\u2019en 2003 Alinghi a battu 5 \u00e0 0 la Nouvelle-Z\u00e9lande, frein\u00e9e par des probl\u00e8mes techniques, notamment un m\u00e2t bris\u00e9 dans la quatri\u00e8me course. Quatre ans plus tard, la victoire \u00e9tait moins ais\u00e9e : Alinghi a triomph\u00e9 5 \u00e0 2 avec une marge de seulement une seconde \u00e0 la derni\u00e8re course. \u00ab A un tel niveau, la moindre am\u00e9lioration peut faire toute la diff\u00e9rence \u00bb, assure V\u00e9ronique Michaud.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>La m\u00e9daille d\u2019or des vid\u00e9os sportives<\/strong><\/p>\n<p>Usain Bolt a utilis\u00e9 le logiciel d\u2019analyse vid\u00e9o suisse <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.dartfish.com\/\">Dartfish<\/a> pour s\u2019am\u00e9liorer en vue des Jeux olympiques de 2012. R\u00e9sultat: il a battu son propre record du monde. Plus de 120\u2019000 athl\u00e8tes, ayant remport\u00e9 au total 3\u2019000 m\u00e9dailles olympiques, utilisent le logiciel, de m\u00eame que les f\u00e9d\u00e9rations sportives ou les clubs de football comme le Paris Saint-Germain. En 2014, pour les Jeux olympiques d\u2019hiver \u00e0 Sotchi, 68% des m\u00e9daill\u00e9s (et leurs entra\u00eeneurs) utilisaient Dartfish pour analyser leurs mouvements et les comparer avec leurs performances pr\u00e9c\u00e9dentes. Le logiciel analyse des param\u00e8tres comme la vitesse et les angles, ce qui permet aux athl\u00e8tes de travailler sur des mouvements sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p><strong>Superposition d\u2019images<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong>Serge Ayer de l\u2019EPFL lance en 1997 <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.swisstiming.com\/services\/broadcast-solutions\/simulcam\/\">Simulcam<\/a>, l\u2019anc\u00eatre de Dartfish, pour comparer des enregistrements vid\u00e9o de performances sportives. Deux ans plus tard, les amateurs de ski ont assist\u00e9 aux premi\u00e8res rediffusions montrant deux skieurs simultan\u00e9ment : le deuxi\u00e8me skieur accompagn\u00e9 du \u00ab fant\u00f4me \u00bb du skieur en t\u00eate. Avec 13 bureaux dans le monde, Dartfish est le leader mondial de l\u2019analyse vid\u00e9o.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Les capteurs qui font parler la sueur<\/strong><\/p>\n<p>Comme les amateurs, les professionnels sont limites par la m\u00e9decine sportive, handicapes qu\u2019ils sont par la lourdeur des \u00e9quipements de mesures physiologiques. Les capteurs d\u2019Adrian Ionescu a l\u2019EPFL sont capables, eux, d\u2019analyser en temps r\u00e9el des \u00e9lectrolytes et des biomarqueurs dans la sueur, avec une technologie pr\u00e8s de 10\u02bc000 fois plus petite que les syst\u00e8mes courants. Les sondes issues de ses recherches seront \u00e9galement susceptibles, demain, d\u2019examiner les gaz de notre environnement ou ceux de notre respiration. L\u2019hydratation, la fatigue, la nutrition seront quantifiables, mais aussi la teneur en allerg\u00e8nes et en polluants dans l\u2019air. Selon Adrian Ionescu, \u00ab ces biocapteurs vont devenir r\u00e9alit\u00e9 \u00bb. Les premiers sont d\u2019ailleurs en cours d\u2019\u00e9laboration par la startup suisse xsensio. Aujourd\u2019hui pour la m\u00e9decine, demain pour les sportifs professionnels, apr\u00e8s-demain pour les amateurs?<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 09).<\/p>\n<p>Pour souscrire un abonnement \u00e0 Technologist au prix de CHF 45.- (42 euros) pour 8 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/technologist.eu\" target=\"_blank\">technologist.eu<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les r\u00e9sultats sportifs d\u00e9pendent de plus en plus des mat\u00e9riaux que les athl\u00e8tes utilisent. Aluminium, carbone, bambou\u2026 que la meilleure technologie gagne.<\/p>\n","protected":false},"author":20182,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-4693","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4693","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20182"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4693"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4693\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4693"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4693"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4693"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}