



{"id":4692,"date":"2016-07-06T09:27:51","date_gmt":"2016-07-06T07:27:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4692"},"modified":"2016-07-07T08:31:07","modified_gmt":"2016-07-07T06:31:07","slug":"profession","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4692","title":{"rendered":"Embrasser une carri\u00e8re d\u2019artiste, un pari risqu\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large05072016.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" title=\"Large05072016.jpg\" alt=\"Large05072016.jpg\" \/><\/p>\n<p>De quoi vit un artiste? Dans le grand public, la repr\u00e9sentation de Van Gogh mis\u00e9rable et d\u00e9pressif la dispute \u00e0 celle de Damien Hirst, entrepreneur enrichi qui occupe des centaines d\u2019assistants dans son atelier usine pour satisfaire un march\u00e9 insatiable et irrationnel. La grande majorit\u00e9 des carri\u00e8res artistiques se d\u00e9ploie loin de ces deux extr\u00eames \u00e9conomiques. N\u00e9anmoins, \u00e0 l\u2019exception du sport, on sera en mal d\u2019identifier une profession au sein de laquelle les in\u00e9galit\u00e9s de niveau de vie sont aussi prononc\u00e9es. Form\u00e9 d\u2019individus, toujours plus nombreux, au statut d\u2019ind\u00e9pendant qui luttent pour des ressources publiques et priv\u00e9es limit\u00e9es, le monde de l\u2019art est l\u2019un des univers les plus lib\u00e9raux et comp\u00e9titifs de la sph\u00e8re \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Que ce soit dans le domaine public &#8212; \u00e0 travers les concours et les appels \u00e0 projet &#8212; ou sur le march\u00e9 &#8212; par l\u2019interm\u00e9diaire des cotes et des r\u00e9sultats de ventes aux ench\u00e8res, voire par des classements comme en produit le site <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.artfacts.net\/\">Artfacts.net<\/a> &#8212; , les artistes sont constamment mis en concurrence les uns avec les autres. \u00abL\u2019art se fonde sur une valeur marchande extr\u00eamement subjective, pr\u00e9cise Anne-Catherine Sutermeister, responsable de l\u2019Institut de recherche en arts et en design \u00e0 la HEAD &#8211; Gen\u00e8ve. La d\u00e9sirabilit\u00e9 de certains artistes et \u0153uvres est soumise \u00e0 une logique complexe li\u00e9e aux cycles des originalit\u00e9s esth\u00e9tiques. La r\u00e9ussite \u00e9conomique d\u00e9pend de nombreux facteurs dont la qualit\u00e9 et la reconnaissance du travail, mais \u00e9galement les m\u00e9diums d\u2019expression, la situation g\u00e9ographique de l\u2019artiste, voire son origine sociale et son \u00e9cosyst\u00e8me familial.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Carri\u00e8re \u00e0 temps partiel<\/strong><\/p>\n<p>La brutalit\u00e9 du syst\u00e8me laisse beaucoup de monde sur la route. \u00abNous \u00e9tions 60 \u00e9tudiants en arts visuels dans ma vol\u00e9e aux Beaux-Arts de Gen\u00e8ve. Douze ans plus tard, nous ne sommes que quatre ou cinq artistes actifs\u00bb, comptabilise Claude Piguet, membre du collectif de production vid\u00e9o <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.collectif-fact.ch\/?page_id=1450\">Collectif Fact<\/a>, bas\u00e9 entre Gen\u00e8ve et Londres. Que sont devenus ceux qui ont d\u00e9sert\u00e9? \u00abCertains ont \u00e9volu\u00e9 vers des professions p\u00e9riph\u00e9riques comme curateur, \u00e9diteur, employ\u00e9 de galerie ou enseignant en arts visuels.\u00bb<\/p>\n<p>Les artistes qui exposent r\u00e9guli\u00e8rement doivent aussi souvent compl\u00e9ter leurs revenus par un emploi annexe. Les mieux lotis comme Claude Piguet ou sa partenaire de Collectif Fact, Annelore Schneider, disposent de charges d\u2019enseignement dans des hautes \u00e9coles, \u00e0 la HEAD &#8211; Gen\u00e8ve pour le premier et \u00e0 la Saint Martin\u2019s School de Londres pour la seconde. \u00abJe suis titulaire d\u2019un poste \u00e0 35%, qui constitue ma base de revenus\u00bb, explique l\u2019artiste genevois. Une autre activit\u00e9 pris\u00e9e est celle de technicien de mus\u00e9e. Elle permet de rester en contact avec la cr\u00e9ation et les curateurs, bien que l\u2019artiste coure le risque d\u2019\u00eatre assimil\u00e9 \u00e0 son statut d\u2019ex\u00e9cutant. \u00abLe pi\u00e8ge \u00e0 \u00e9viter, c\u2019est l\u2019activit\u00e9 annexe \u00e0 plein temps qui compromet toute cr\u00e9ation artistique\u00bb, pr\u00e9vient Claude Piguet.<\/p>\n<p><strong>Horizon financier de six mois<\/strong><\/p>\n<p>A partir d\u2019un certain \u00e2ge, les obligations familiales et le besoin de confort poussent certains \u00e0 faire ce choix douloureux. D\u2019autant plus que, comme le remarque l\u2019artiste Alain Huck, 58 ans: \u00abOn ne peut plus vivre aujourd\u2019hui dans un syst\u00e8me marginal comme il y a 30 ans. Les squats et autres march\u00e9s parall\u00e8les ont quasiment disparu.\u00bb Aur\u00e9ol\u00e9 de pr\u00e9sentations importantes au Centre culturel suisse de Paris, au Mamco de Gen\u00e8ve ou \u00e0 Art Unlimited \u00e0 B\u00e2le avec sa galerie Skopia, l\u2019artiste lausannois vit depuis plusieurs ann\u00e9es exclusivement de son art. Il a gagn\u00e9 des prix richement dot\u00e9s et vend ses \u0153uvres en galeries. Ses dessins au fusain grand format s\u2019\u00e9changent \u00e0 pr\u00e8s de 40\u2019000 francs, somme dont il per\u00e7oit environ un tiers, d\u00e9duction faite de la part de la galerie, du cadre, des taxes et \u00e9ventuels rabais.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 40 ans, Alain Huck a surv\u00e9cu gr\u00e2ce aux bourses publiques et priv\u00e9es. \u00abL\u2019argent reste une inqui\u00e9tude permanente. Mais comme je passe mon temps \u00e0 travailler, je ne consomme pas. Je n\u2019ai pas de niveau de vie \u00e0 maintenir. Aujourd\u2019hui, j\u2019ai un horizon financier \u00e0 six mois. Ma pire angoisse, c\u2019est mon \u00e9nergie. Combien de temps parviendrai-je \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer l\u2019envie et la force de continuer?\u00bb La retraite? \u00abElle sera d\u00e9risoire. Pendant vingt ans, je n\u2019ai cotis\u00e9 que le minimum. Je continuerai \u00e0 travailler.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abIl est possible d\u2019amasser beaucoup d\u2019argent\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Quatre galeries bas\u00e9es respectivement en Suisse, en Belgique, en Italie et au Royaume-Uni repr\u00e9sentent l\u2019artiste d\u2019origine lausannoise <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/nicolasparty.wordpress.com\/\">Nicolas Party<\/a>, 35 ans, qui vit \u00e0 Bruxelles. \u00abEn une ann\u00e9e, il est possible d\u2019amasser beaucoup d\u2019argent. Les galeries ne nous y pr\u00e9parent pas. Il faut r\u00e9gulariser sa situation envers les imp\u00f4ts, la retraite, etc. Je suis en train de mettre en place une structure pour r\u00e9gler ces probl\u00e8mes.\u00bb<\/p>\n<p>Ce peintre de portraits, natures mortes et paysages, des genres classiques qu\u2019il revisite avec humour, reconna\u00eet que son r\u00e9cent succ\u00e8s est li\u00e9 \u00e0 son m\u00e9dium vendeur ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9norme masse de liquidit\u00e9s qui convergent en direction de l\u2019art \u00e9mergent au niveau international. \u00abApr\u00e8s les \u00e9tudes, on vit de mani\u00e8re chaotique. On n\u2019a aucun besoin d\u2019un salaire. Une galerie s\u2019est mise \u00e0 vendre mon travail. Une p\u00e9riode nouvelle s\u2019est ouverte. Je sais que cette ascension peut s\u2019arr\u00eater, que l\u2019ennui peut prendre le milieu de l\u2019art et les acheteurs. Ce creux peut durer une dizaine d\u2019ann\u00e9es, \u00e0 moins de passer \u00e0 une \u00e9tape sup\u00e9rieure, mais tout d\u00e9pend de la qualit\u00e9 du travail, de l\u2019influence des critiques, du rattachement \u00e0 une mouvance.\u00bb<\/p>\n<p>Une telle carri\u00e8re internationale semble inconcevable \u00e0 Alain Huck. \u00abJe suis trop peu productif!\u00bb Il r\u00e9alise chaque ann\u00e9e une dizaine de dessins et quelques \u0153uvres dans d\u2019autres m\u00e9diums qu\u2019il cr\u00e9e depuis ses d\u00e9buts avec son ex-compagne Catherine Monney. Juste assez pour alimenter sa galerie genevoise.<\/p>\n<p><strong>Economie mixte<\/strong><\/p>\n<p>Les galeries qui n\u00e9gociaient les \u0153uvres de Collectif Fact ont, elles, mis la cl\u00e9 sous la porte. \u00abNous vendons donc directement des \u0153uvres \u00e0 des collections publiques comme le Fonds municipal d\u2019art contemporain (FMAC) \u00e0 Gen\u00e8ve, \u00e0 des collections de banques ou d\u2019assurances, ainsi qu\u2019\u00e0 des collectionneurs, ou encore \u00e0 des gens ordinaires qui ont des coups de c\u0153ur\u00bb, explique Claude Piguet. Un dernier cas peu courant puisque Collectif Fact produit essentiellement des travaux vid\u00e9o; rares sont les spectateurs amateurs pr\u00eats \u00e0 d\u00e9bourser 5000 francs pour un DVD. Outre des ventes \u00e0 des collections, ces artistes tirent quelques b\u00e9n\u00e9fices des collectivit\u00e9s publiques: bourses f\u00e9d\u00e9rales dot\u00e9es de 25\u2019000 francs qu\u2019ils ont remport\u00e9es deux fois, bourses cantonales ou bourses de fondations priv\u00e9es.<\/p>\n<p>Quasiment hors march\u00e9, Collectif Fact se f\u00e9licite de n\u2019avoir pas \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir en termes commerciaux \u00e0 son travail. \u00abUn galeriste impose des contraintes de taille, de couleur, etc., en fonction de ses clients, de son march\u00e9.\u00bb A l\u2019inverse, selon Nicolas Party, le syst\u00e8me commercial lui offre une libert\u00e9 totale: \u00abCela me semble plus simple de gagner de l\u2019argent en faisant une peinture. Je m\u2019\u00e9pargne la charge administrative d\u2019envoyer des dossiers de demande de subventions.\u00bb<\/p>\n<p>Le nouveau mod\u00e8le de carri\u00e8re que les Anglo-Saxons appellent \u00abslasher\u00bb pour d\u00e9crire les professionnels aux multiples casquettes &#8212; \u00e0 la fois journaliste, attach\u00e9 de presse et \u00e9diteur web, par exemple &#8212; est n\u00e9 au c\u0153ur de cette \u00e9conomie mixte, fragile et bricol\u00e9e. Cette r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019absence de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019emploi vient accr\u00e9diter la th\u00e8se du sociologue Jean-Pierre Menger. Dans son livre Portrait de l\u2019artiste en travailleur (2002), il d\u00e9crivait l\u2019artiste flexible, inventif, motiv\u00e9 et mobile comme l\u2019\u00abincarnation possible du travailleur du futur\u00bb.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRE<br \/>\n<strong><br \/>\nL\u2019art de risquer sa vie<\/strong><\/p>\n<p><em>En r\u00e9ponse \u00e0 la m\u00e9diatisation du monde et \u00e0 l\u2019apathie des soci\u00e9t\u00e9s occidentales, certains artistes ont d\u00e9velopp\u00e9 d\u00e8s les ann\u00e9es 1960 des pratiques chocs o\u00f9 violence, sacrifice et mutilation \u00e9taient r\u00e9currents. Petit catalogue de cette foire aux atrocit\u00e9s. <\/em><\/p>\n<p>Chris Burden est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2015. Il aurait pu mourir bien plus t\u00f4t, lorsqu\u2019il a pratiqu\u00e9 l\u2019une des performances les plus risqu\u00e9es de l\u2019histoire de cet art \u00e9maill\u00e9 d\u2019actes radicaux. En 1971, Burden s\u2019est fait tirer dans le bras par un complice plac\u00e9 \u00e0 2 m\u00e8tres de lui arm\u00e9 d\u2019un 22 long rifle. Consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 la fois comme un classique et comme une atrocit\u00e9 de l\u2019art corporel &#8212; plus commun\u00e9ment appel\u00e9 Body Art &#8212; cette performance s\u2019inscrivait dans une volont\u00e9 des artistes des ann\u00e9es 1970 de r\u00e9unir l\u2019art et la vie, apr\u00e8s une d\u00e9cennie marqu\u00e9e par la froideur distanci\u00e9e de l\u2019art minimal.<\/p>\n<p>La cruaut\u00e9 de ces rituels, qui contenaient une part masochiste et une part sadique, pla\u00e7ait le public dans une position d\u00e9licate. Fallait-il assister une personne en danger ou ne pas toucher une \u0153uvre d\u2019art? Marina Abramovic allait plus loin dans la manipulation avec sa performance Rhythm 0 en 1974. Pendant six heures, la diva est rest\u00e9e immobile, tandis que le public \u00e9tait autoris\u00e9 \u00e0 faire ce qu\u2019il voulait de son corps en employant l\u2019un des 72 objets mis \u00e0 sa disposition, dont une rose, une plume, du miel, un scalpel, une barre de m\u00e9tal et un pistolet charg\u00e9 d\u2019une balle. Vers la fin de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, un homme a point\u00e9 le revolver contre la tempe de l\u2019artiste, dont les habits avaient \u00e9t\u00e9 totalement d\u00e9chiquet\u00e9s par d\u2019autres spectateurs. Plus r\u00e9cemment, \u00e0 Berlin en 2004, le performeur genevois Yann Marussich a failli se faire \u00e9trangler par un spectateur qui a actionn\u00e9 trop violemment le treuil auquel la corde qui enserrait le cou du performeur \u00e9tait rattach\u00e9e.<\/p>\n<p>Questionner les limites du corps, les conventions du th\u00e9\u00e2tre et de l\u2019art, du rapport entre artistes et spectateurs, mais aussi, apr\u00e8s les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, les m\u00e9canismes sociaux qui transforment l\u2019\u00eatre humain en bourreau, \u00e0 la mani\u00e8re de l\u2019exp\u00e9rience de Milgram, tels sont quelques-uns des motifs qui ont pouss\u00e9 des artistes \u00e0 mettre leur vie en jeu.<\/p>\n<p>Dans les pays o\u00f9 la libert\u00e9 d\u2019expression est r\u00e9duite, certains artistes sont entr\u00e9s en confrontation directe avec le pouvoir, comme les Pussy Riots et le collectif Voina en Russie. Voina avait notamment peint un gigantesque p\u00e9nis sur le pont Viteiny de St-P\u00e9tersbourg en 2010. Tous les soirs, le pont se levait afin de laisser passer les bateaux et dressait ainsi le p\u00e9nis face au b\u00e2timent du FSB, l\u2019organe qui a succ\u00e9d\u00e9 au KGB dont est issu Vladimir Poutine. R\u00e9guli\u00e8rement arr\u00eat\u00e9s par la police pour leurs activit\u00e9s subversives, les membres de Voina ont pass\u00e9 quatre mois en prison en 2011.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 11).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 H\u00e9misph\u00e8res au prix de CHF 45.- (d\u00e8s 45 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/revuehemispheres.com\" target=\"_blank\">revuehemispheres.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup d\u2019appel\u00e9s, peu d\u2019\u00e9lus: loin des clich\u00e9s de la boh\u00e8me, mais pourtant toujours fragile, la carri\u00e8re d\u2019artiste constitue un mod\u00e8le de flexibilit\u00e9 et d\u2019adaptation qui inspire l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"author":19343,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4692","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4692","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19343"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4692"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4692\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4692"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4692"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4692"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}