



{"id":4675,"date":"2016-06-07T17:02:40","date_gmt":"2016-06-07T15:02:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4675"},"modified":"2016-06-08T18:08:03","modified_gmt":"2016-06-08T16:08:03","slug":"innovation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4675","title":{"rendered":"Les h\u00f4pitaux romands misent sur l\u2019impression 3D"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large07062016.jpg\" alt=\"Large07062016.jpg\" title=\"Large07062016.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><br \/>\nEn d\u00e9cembre dernier, les H\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve (HUG) ont r\u00e9alis\u00e9 une premi\u00e8re suisse: la pose d\u2019une proth\u00e8se de la cheville gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019impression 3D. Concr\u00e8tement, l\u2019impression 3D a servi \u00e0 fabriquer des guides de positionnement et de coupe, qui ont ensuite \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s directement sur le tibia et le talus du patient durant l\u2019op\u00e9ration. Les avantages? Plus de pr\u00e9cision et de personnalisation, mais aussi une r\u00e9duction du temps d\u2019intervention.<\/p>\n<p>\u00abAvec les m\u00e9thodes traditionnelles, la pose d\u2019une proth\u00e8se de cheville dure 1h30, explique Nicolas de Saussure, porte-parole de l\u2019h\u00f4pital. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019impression 3D, le temps n\u00e9cessaire passe \u00e0 45 minutes, ce qui r\u00e9duit consid\u00e9rablement le stress pour le patient.\u00bb<\/p>\n<p>Victor Dubois-Ferri\u00e8re, responsable de l\u2019\u00e9quipe de chirurgie du pied et de la cheville, a rapport\u00e9 la technique, encore peu r\u00e9pandue en Europe, d\u2019un stage de formation au Canada. Aux HUG, des guides de coupe imprim\u00e9s en 3D seront d\u00e9sormais employ\u00e9s dans la majorit\u00e9 des cas de proth\u00e8ses de cheville. Le nouveau proc\u00e9d\u00e9 pourrait concerner \u00e0 l\u2019avenir la pose de proth\u00e8ses d\u2019\u00e9paule, de hanche et de genou.<\/p>\n<p><strong>Une orbite pour 550 francs<\/strong><\/p>\n<p>La nouvelle t\u00e9moigne de la place croissante que prend l\u2019impression 3D dans les h\u00f4pitaux suisses. Les HUG l\u2019utilisent \u00e9galement pour la pr\u00e9paration de certaines interventions chirurgicales en orthop\u00e9die, en chirurgie maxillo-faciale et en chirurgie plastique. \u00abL\u2019impression 3D n\u2019est plus per\u00e7ue comme futuriste. Elle est devenue une r\u00e9alit\u00e9\u00bb, observe Marc Thurner, directeur de l\u2019entreprise fribourgeoise <a href=\"http:\/\/www.regenhu.com\/\" target=\"_blank\">RegenHU<\/a>, qui d\u00e9veloppe des imprimantes 3D pour le domaine biom\u00e9dical et qui collabore en Suisse avec les h\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve, de Berne et de Zurich.<\/p>\n<p>Le CHUV dispose de sa propre imprimante 3D depuis novembre 2013. Appel\u00e9e \u00abProjet 3500 SD\u00bb, la machine a co\u00fbt\u00e9 70\u2019000 francs et sert principalement \u00e0 fabriquer des mod\u00e8les d\u2019organes pour la pr\u00e9paration des op\u00e9rations. Ces reproductions en plastique polym\u00e8re, ultra-pr\u00e9cises et en taille r\u00e9elle, sont \u00e9labor\u00e9es en se basant sur l\u2019imagerie m\u00e9dicale du patient. Elles permettent au chirurgien de planifier l\u2019intervention, de pr\u00e9parer une pi\u00e8ce \u00e0 implanter ou de s\u2019entra\u00eener. \u00abL\u2019objet peut \u00eatre manipul\u00e9, d\u00e9coup\u00e9 ou perfor\u00e9, pr\u00e9cise Jos\u00e9 Pahud, responsable de la Centrale d\u2019impression et de reprographie (CIR) du CHUV. Cela \u00e9vite notamment de soumettre le patient \u00e0 de nombreuses s\u00e9ances de radiographie. En revanche, les impressions ne sont h\u00e9las pas biocompatibles et ne permettent donc pas de r\u00e9aliser des implants ou des guides de coupe.\u00bb<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 70 pi\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 imprim\u00e9es au CHUV ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es et plusieurs projets sont en cours. La r\u00e9alisation d\u2019un mod\u00e8le d\u2019orbite (la pi\u00e8ce la plus demand\u00e9e) n\u00e9cessite 1,5 heure pour la cr\u00e9ation du fichier, 19 heures d\u2019impression et de finition, pour un co\u00fbt de 550 francs. \u00abAuparavant, les pi\u00e8ces \u00e9taient command\u00e9es \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, ce qui \u00e9tait plus long et plus on\u00e9reux\u00bb, pr\u00e9cise Jos\u00e9 Pahud. La machine est surtout sollicit\u00e9e par les chirurgiens orthop\u00e9distes et maxillo-faciaux, mais l\u2019int\u00e9r\u00eat gagne d\u2019autres disciplines, comme la radio-oncologie. Le CIR a \u00e9galement reproduit des racines aortiques pour le Service de chirurgie cardio-vasculaire et travaille sur la mod\u00e9lisation d\u2019un c\u0153ur.<\/p>\n<p><strong>Lente \u00e9volution<\/strong><\/p>\n<p>La tendance est l\u00e0, certes. Mais les sp\u00e9cialistes rel\u00e8vent qu\u2019elle reste plut\u00f4t timide en Suisse. \u00abL\u2019acceptation de cette technologie \u00e9mergente demeure relativement lente, analyse Marc Thurner de RegenHU. Elle concerne surtout les h\u00f4pitaux universitaires, qui peuvent davantage se permettre de d\u00e9gager des fonds pour tester des outils innovants. Ces nouvelles techniques demandent de former du personnel, et induisent des co\u00fbts qui ne sont en partie pas pris en charge par les assurances.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans In Vivo magazine (no 8).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/invivomagazine.com\">invivomagazine.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le proc\u00e9d\u00e9 s\u2019impose dans les \u00e9tablissements hospitaliers de Suisse. 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