



{"id":4670,"date":"2016-06-01T18:00:36","date_gmt":"2016-06-01T16:00:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4670"},"modified":"2016-06-01T18:04:59","modified_gmt":"2016-06-01T16:04:59","slug":"economie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4670","title":{"rendered":"Entreprises: les recettes qui fonctionnent ailleurs"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large010616.jpg\" alt=\"Large010616.jpg\" title=\"Large010616.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>\u00c7a y est, c\u2019est d\u00e9cid\u00e9: en 2016, vous lancez votre propre soci\u00e9t\u00e9! Il est vrai que la Suisse est une terre fertile en la mati\u00e8re. D\u2019apr\u00e8s les derni\u00e8res donn\u00e9es publi\u00e9es par l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, le nombre d\u2019entreprises cr\u00e9\u00e9es dans le pays n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9. Plus de 12\u2019240 en 2013, un chiffre en augmentation constante au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es et qui promet de cro\u00eetre encore \u00e0 l\u2019avenir.<\/p>\n<p>Chaque r\u00e9ussite entrepreneuriale repose sur une bonne id\u00e9e, mais l&rsquo;offre imagin\u00e9e doit aussi correspondre \u00e0 un besoin sur le march\u00e9 et apporter une vraie plus-value aux clients. Pour autant, plut\u00f4t que de se creuser la t\u00eate pour inventer un concept de toutes pi\u00e8ces, pourquoi ne pas s\u2019inspirer des id\u00e9es qui cartonnent \u00e0 l\u2019\u00e9tranger?<\/p>\n<p>Comment\u00e9es par des experts romands, chacune des id\u00e9e de business s\u00e9lectionn\u00e9es pour ce dossier s\u2019accompagne d\u2019une fiche qui \u00e9value son potentiel de r\u00e9plicabilit\u00e9 en Suisse, l\u2019investissement de d\u00e9part n\u00e9cessaire et son potentiel de rentabilit\u00e9. Maintenant, \u00e0 vous de jouer\u2026<\/p>\n<p><strong>HOTELLERIE ET TOURISME<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un h\u00f4tel \u00e9co-responsable aux services modulables<\/strong><br \/>\nLanc\u00e9e en 2014, la nouvelle marque h\u00f4teli\u00e8re Nomad Hotels compte d\u00e9j\u00e0 deux \u00e9tablissements en France. Leur particularit\u00e9: ils ont \u00e9t\u00e9 construits avec un objectif de r\u00e9duction de leur empreinte \u00e9cologique, notamment par le choix des mat\u00e9riaux, l\u2019utilisation de panneaux solaires ou encore l\u2019installation d\u2019un dispositif de r\u00e9cup\u00e9ration et de traitement de l\u2019eau de pluie. Le concept va encore plus loin et int\u00e8gre les h\u00f4tes dans cette d\u00e9marche environnementale: lors de la r\u00e9servation, la chambre est affich\u00e9e avec son prix maximal, puis l\u2019utilisateur peut abaisser son co\u00fbt en s\u00e9lectionnant le type d\u2019\u00e9clairage souhait\u00e9 (\u00e9conomique ou non), s\u2019il d\u00e9sire avoir une t\u00e9l\u00e9vision, couper l\u2019air conditionn\u00e9 ou encore ne pas faire laver son linge tous les jours.<\/p>\n<p>Nomad Hotels enregistre un taux de 70% d\u2019occupation pour l\u2019ann\u00e9e 2014. Roland Schegg, professeur \u00e0 la Haute \u00e9cole gestion &amp; tourisme de la HES-SO Valais-Wallis, souligne la tendance forte de l\u2019\u00e9cotourisme en Suisse. \u00abC\u2019est un sujet phare pour le tourisme suisse depuis quelques temps d\u00e9j\u00e0. La  personnalisation des services en est un autre; il r\u00e9pond \u00e0 une demande croissante de la part des clients. Le plus compliqu\u00e9 reste la logistique impl\u00e9ment\u00e9e dans l\u2019institution et la construction d\u2019outils appropri\u00e9s (une application sur tablette en chambre par exemple) pour prendre en compte tous les besoins des clients.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Faire son shopping depuis sa chambre d\u2019h\u00f4tel<\/strong><br \/>\nL\u2019id\u00e9e s\u00e9duira la client\u00e8le d\u2019affaires qui n\u2019a que peu de temps pour faire du shopping lorsqu\u2019il se d\u00e9place, ou les couples qui d\u00e9sirent retrouver le m\u00eame confort chez eux que celui exp\u00e9riment\u00e9 en chambre. La marque de v\u00eatements fran\u00e7aise Pimkie a d\u00e9velopp\u00e9 le concept de minifashionbar pour les clientes de l\u2019h\u00f4tel et a remplac\u00e9 le mini-bar par un \u00abbar \u00e0 habits\u00bb pour femmes dont les pi\u00e8ces sont s\u00e9lectionn\u00e9es selon la m\u00e9t\u00e9o, la ville de s\u00e9jour et les \u00e9v\u00e8nements qui s\u2019y d\u00e9roulent.<\/p>\n<p>La cha\u00eene d\u2019h\u00f4tels Westin est m\u00eame all\u00e9e plus loin en proposant \u00e0 ses h\u00f4tes d\u2019acheter le mobilier de la chambre, du matelas \u00e0 la table de chevet. \u00abUtiliser la chambre comme une \u00abdisplay room\u00bb, une vitrine pour la vente des produits de l\u2019h\u00f4tel ou d\u2019une marque partenaire: ce concept a de l\u2019int\u00e9r\u00eat aussi en Suisse, s\u2019il est pens\u00e9 en ad\u00e9quation avec les besoins du clients, explique Fr\u00e9d\u00e9ric Delley, de l\u2019EHL. On peut imaginer des coffrets souvenirs \u00e0 acheter dans les chambres pour les clients d\u2019affaires, des produits d\u2019artisans locaux qu\u2019il ne retrouvera pas \u00e0 l\u2019a\u00e9roport!\u00bb Ces diff\u00e9rentes d\u00e9clinaisons plaisent en tout cas d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019international. Le minifashionbar a d\u00e9j\u00e0 pu installer ses dressings dans quelques h\u00f4tels de Paris, Anvers et Bruxelles.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Une visite guid\u00e9e au pas de course<\/strong><br \/>\nParcourir une grande capitale, ses parcs et ses monuments embl\u00e9matiques en courant? L\u2019id\u00e9e du Sightjogging, alliant tourisme et fitness, \u00e9mane d\u2019une entreprise de guide touristique italienne active depuis plusieurs ann\u00e9es \u00e0 Rome. Elle propose une visite guid\u00e9e sportive de la capitale \u00e0 70 euros l\u2019heure (pour une personne seule), et destin\u00e9e aussi bien \u00e0 des groupes d\u2019amis ou les employ\u00e9s d\u2019une petite entreprise. L\u2019activit\u00e9, ludique, fleurit dans toute l\u2019Europe. \u00abEn Suisse, Zurich tourisme a d\u00e9marr\u00e9 une op\u00e9ration similaire\u00bb, indique Roland Schegg, enseignant \u00e0 la Haute \u00e9cole de gestion et de tourisme du Valais (HEVS). Mais ailleurs, en Suisse romande notamment, le sp\u00e9cialiste n\u2019a pas observ\u00e9 d\u2019entreprise qui se soit encore impos\u00e9e sur ce cr\u00e9neau.<\/p>\n<p>\u00abToute innovation dans la mani\u00e8re de proposer la visite d\u2019une ville est bonne \u00e0 exp\u00e9rimenter dans le domaine du tourisme. La Suisse en a besoin. Le golf urbain, les chasses aux tr\u00e9sor et l\u2019urban gaming sont arriv\u00e9s ici il y a peu de temps, mais fonctionnent bien, selon le type de client\u00e8le.\u00bb Dans ce genre d\u2019affaires, l\u2019investissement n\u2019est pas cons\u00e9quent, sauf en premier lieu pour lancer la plateforme internet pour g\u00e9rer les r\u00e9servations. \u00abIl faudra aussi privil\u00e9gier naturellement l\u2019\u00e9t\u00e9 ou d\u00e9cliner l\u2019activit\u00e9 autrement durant l\u2019hiver, et se positionner sur les grandes villes.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Une plateforme pour des objets haut de gamme<\/strong><br \/>\nLouer la demeure, le ch\u00e2teau ou l\u2019appartement luxueux d\u2019un particulier? L\u2019entreprise Onefinestay a su d\u00e9cliner le concept d\u2019Airbnb pour une classe prestigieuse depuis 2010, d\u2019abord \u00e0 Londres puis Paris, New York et Los Angeles avec des services haut-de-gamme. Le propri\u00e9taire qui aimerait louer sa villa peut partir tranquille, toute sa literie sera remplac\u00e9e par celle de la soci\u00e9t\u00e9, ainsi que les produits de toilette. Et le chanceux locataire se verra remettre les cl\u00e9s ainsi qu\u2019un iPhone pour ses communications sur place, configur\u00e9 avec un guide de l\u2019habitation et des conseils pour profiter de son pied-\u00e0-terre temporaire et de ses alentours. Les villas sont s\u00e9lectionn\u00e9es et visit\u00e9es par Onefinestay selon plusieurs crit\u00e8res (emplacement, espace int\u00e9rieur, vue et confort).<\/p>\n<p>\u00abEn Suisse, le concept a ses chances, mais les entrepreneurs devront surmonter la premi\u00e8re barri\u00e8re d\u2019entr\u00e9e, qui est de convaincre les gens \u00e0 louer leur appartement de luxe quand ils sont \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, mais ensuite la marge sera int\u00e9ressante\u00bb, ajoute Roland Schegg, de la HEVS. Le choix de bons partenaires d\u00e8s le d\u00e9part facilitera les choses &#8212; Onefinestay est soutenu par American Express et la grande agence de tourisme de luxe Virtuoso. Il serait par ailleurs avis\u00e9 de pr\u00e9voir une internationalisation d\u00e8s le lancement du projet, le march\u00e9 suisse restant limit\u00e9.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Un pop-up h\u00f4tel itin\u00e9rant<\/strong><br \/>\nAm\u00e9nager un container en chambre d\u2019h\u00f4tel de 18m2 confortable, fonctionnelle et qui se d\u00e9place un peu partout, selon les d\u00e9sirs du futur client: le concept Scandic To Go de la cha\u00eene Scandic Hotels rencontre un vif succ\u00e8s dans les pays scandinaves. Les clients envoient leur choix d\u2019emplacement (sur une plage pr\u00e8s de la mer, au milieu d\u2019une place du centre-ville de Stockholm) et l\u2019\u00e9quipe su\u00e9doise fait son possible pour concr\u00e9tiser leur demande.<\/p>\n<p>L\u2019entreprise britannique Snoozebox a quant \u00e0 elle adapt\u00e9 le concept sous forme de pop-up h\u00f4tel (h\u00f4tel temporaire) qui s\u2019installe pr\u00e8s de diff\u00e9rents lieux de congr\u00e8s ou de grands \u00e9v\u00e8nements festifs. Une id\u00e9e originale \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse, o\u00f9 les nombreux festivals pr\u00e9sentent autant d\u2019opportunit\u00e9s de partenariats. \u00abL\u2019h\u00f4tel \u00e9ph\u00e9m\u00e8re aurait beaucoup de potentiel ici, remarque Fr\u00e9d\u00e9ric Delley, professeur d\u2019entreprenariat \u00e0 l\u2019EHL. On pourrait imaginer un complexe facilement transportable pour les festivaliers qui se rendent \u00e0 Avenches par exemple, puis sur d\u2019autres lieux loin des villes et qui ne peuvent pas accueillir autant d\u2019h\u00f4tes que de visiteurs. Il faudra n\u00e9anmoins bien \u00e9tudier les normes et autorisations en vigueur dans la r\u00e9gion convoit\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>COMMUNICATION ET MARKETING<\/strong><\/p>\n<p><strong>Des \u00e9crans qui s\u2019adaptent aux passants<\/strong><\/p>\n<p>Bien que l\u2019affichage soit l\u2019un des supports de communication les plus anciens, les innovations dans ce domaine ne manquent pas. Ainsi, la R\u00e9gie autonome des transports parisiens a install\u00e9 il a quelques ann\u00e9es dans le m\u00e9tro des affiches-\u00e9crans munies de capteurs et de connexion Bluetooth capables d\u2019identifier des caract\u00e9ristiques comme le sexe ou l\u2019\u00e2ge du passant. Outre le recueil d\u2019information permettant de mieux cibler le public, cette technologie offre aussi la possibilit\u00e9 d\u2019adapter le message en fonction du passant ou d\u2019interagir avec celui-ci. \u00abC\u2019est une prolongation de la r\u00e9volution digitale, indique le publicitaire et consultant ind\u00e9pendant Pedro Simko. Le but n\u2019est plus de parler \u00e0 des grandes masses anonymes, mais \u00e0 des petits groupes cibl\u00e9s et aux individus eux-m\u00eames, selon leurs caract\u00e9ristiques ou leur humeur du moment.\u00bb<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, de telles affiches num\u00e9riques demandent des investissements plus importants que de simples affiches en papier. Et il convient de veiller \u00e0 ne pas les rendre trop intrusives. Pour Pedro Simko, ce segment pr\u00e9sente de bonnes chances de d\u00e9veloppement en Suisse. L\u2019affichage demeure en effet un support important en raison de la difficult\u00e9 d\u2019acheter des audiences nationales, notamment \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, mais aussi du savoir-faire typiquement helv\u00e9tique en mati\u00e8re de graphisme. \u00abTout ce qui renvoie \u00e0 la disruption digitale en mati\u00e8re de communication pr\u00e9sente un bon avenir, r\u00e9sume-t-il. Mais un \u00e9l\u00e9ment ne doit pas \u00eatre oubli\u00e9: aujourd\u2019hui, les gens se d\u00e9tournent des messages trop tape-\u00e0-l\u2019\u0153il, o\u00f9 l\u2019annonceur proclame simplement \u00eatre le meilleur. Il faut imp\u00e9rativement transmettre des informations utiles au consommateur.\u00bb Ceci s\u2019applique aux affiches, mais aussi aux r\u00e9seaux sociaux et \u00e0 tous les supports mobiles.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Le drone-vertising<\/strong><\/p>\n<p>Le concept de \u00abdrone-vertising\u00bb, soit la publicit\u00e9 par le biais de drones, se d\u00e9veloppe de plus en plus \u00e0 l\u2019international et pourrait aboutir, \u00e0 terme, \u00e0 des id\u00e9es d\u2019entreprises p\u00e9rennes en Suisse. \u00abLes drones pr\u00e9sentent un terrain d\u2019exp\u00e9rimentation vaste et qui va croissant, souligne Michael Kamm, CEO de l\u2019agence de communication Trio \u00e0 Lausanne. Le but est surtout de surprendre le consommateur, de faire preuve d\u2019inventivit\u00e9 et de faire parler, le tout avec des budgets faibles.\u00bb L\u2019int\u00e9r\u00eat est marqu\u00e9 pour les op\u00e9rations de gu\u00e9rilla marketing, d\u2019autant que les drones permettent d\u2019atteindre des endroits recul\u00e9s o\u00f9 les consommateurs ne sont pas sens\u00e9s \u00eatre confront\u00e9s \u00e0 des messages publicitaires.<\/p>\n<p>Parmi les exemples d\u2019applications \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, on peut citer la marque Dove qui a d\u00e9guis\u00e9 sur les plages de Rio, au Br\u00e9sil, des drones en cigognes afin d\u2019apporter des sacs de produits pour b\u00e9b\u00e9s \u00e0 des femmes enceintes et \u00e0 des jeunes mamans. Autre exemple: \u00e0 V\u00e9rone, en Italie, l&rsquo;association anglaise Flower Council of Holland a utilis\u00e9 un drone (baptis\u00e9 Cupidrone) pour d\u00e9poser des roses devant des couples \u00e0 l\u2019occasion de la Saint-Valentin. Muni d\u2019une cam\u00e9ra embarqu\u00e9e, l\u2019appareil filmait les r\u00e9actions des gens.<\/p>\n<p>De telles op\u00e9rations peuvent ainsi cr\u00e9er un buzz \u00e0 travers la diffusion de vid\u00e9os sur les r\u00e9seaux sociaux. En Suisse, il convient cependant d\u2019\u00e9viter de faire voler des drones au-dessus d\u2019un rassemblement de personnes, comme le pr\u00e9voit l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019aviation civile. R\u00e9dactrice en chef de Cominmag, Victoria Marchand souligne une autre application \u00e0 fort potentiel de croissance: la livraison de biens par des drones. Une th\u00e9matique qui a notamment \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e lors du dernier Cannes Lions Innovation.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Personnaliser des articles de la vie quotidienne<\/strong><\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, l\u2019\u00e9quipe de baseball des Phillies de Philadelphie a sorti un grille-pain permettant aux fans d\u2019imprimer chaque matin le logo du club sur leurs toasts. \u00abLa d\u00e9marche d\u2019articles publicitaires personnalis\u00e9s existe depuis longtemps, souligne Patrick Zanello. La grande diff\u00e9rence, c\u2019est que l\u2019offre \u00e9tait surtout limit\u00e9e au B2B, avec de grosses quantit\u00e9s. Ce projet propose cette prestation en B2C, avec l\u2019achat de petites quantit\u00e9s, soit d\u00e8s une pi\u00e8ce.\u00bb<\/p>\n<p>Dans le domaine du sport, une telle id\u00e9e pourrait aussi s\u2019appliquer en Suisse, \u00e0 condition de ne pas viser des grands clubs internationaux, style PSG ou Juventus, en raison des droits cons\u00e9quents \u00e0 payer. On peut en revanche cibler les clubs locaux de gym, de foot ou de hockey par exemple. Il convient avant tout de v\u00e9rifier les aspects juridiques pour d\u00e9terminer la faisabilit\u00e9 ou non du projet. Un fois cette question r\u00e9solue, une vente \u00e0 travers des sites de ventes par correspondance ou de ventes group\u00e9es peut \u00eatre envisag\u00e9e. A noter qu\u2019en recourant \u00e0 des sous-traitants, les investissements de d\u00e9part peuvent rester limit\u00e9s (entre 150&rsquo;000 et 250&rsquo;000 francs).<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>La publicit\u00e9 olfactive<\/strong><\/p>\n<p>La publicit\u00e9 olfactive dispose elle aussi d\u2019un fort potentiel de d\u00e9veloppement en Suisse. Les projets d\u2019imprimantes \u00e0 odeurs se font sentir sur le march\u00e9, avec notamment Google qui investit dans ce sens. Le principe est celui d\u2019une machine capable de diffuser sur commande des odeurs sp\u00e9cifiques m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 partir d\u2019odeurs de base. \u00abLe potentiel est proche du business-model de Nespresso ou des imprimantes et leurs recharges de toner\u00bb, souligne Michael Kamm. Le publicitaire rel\u00e8ve que dans un monde visuel et auditif sur-stimul\u00e9, le sens olfactif repr\u00e9sente un terreau fertile pour toucher l\u2019humain dans ses \u00e9motions (\u00e9l\u00e9ment central pour atteindre et orienter les choix des consommateurs). Les odeurs touchent en effet des zones sp\u00e9cifiques du cerveau, sans forc\u00e9ment que la personne s\u2019en rende compte. On associe, en outre, souvent des \u00e9v\u00e9nements et des souvenirs \u00e0 des odeurs.<\/p>\n<p>Parmi les exemples ayant fait leurs preuves \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, il mentionne les parfums Yves Saint Laurent, diffus\u00e9s \u00e0 des abribus \u00e0 Paris en septembre 2015. Les passants devaient scanner l\u2019affiche en question qui les amenait sur la page Facebook de la marque, o\u00f9 un code leur \u00e9tait transmis. Une fois le code entr\u00e9 dans un \u00e9cran tactile situ\u00e9 sur l\u2019abribus, un \u00e9chantillon \u00e9tait d\u00e9livr\u00e9. Autre exemple: la marque de nourriture animale Beneful, qui, dans une campagne lanc\u00e9e en Allemagne en 2012, incrustait une odeur de p\u00e2t\u00e9 pour chien sur des affiches publicitaires dispos\u00e9es dans la rue \u00e0 basse hauteur afin d\u2019attirer la cible (les chiens) et l\u2019acheteur (les ma\u00eetres).<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la forte densit\u00e9 de start-ups innovantes dans le secteur des technologiques de pointe, les imprimantes \u00e0 odeurs pourraient tout \u00e0 fait \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es en Suisse. Selon le publicitaire lausannois, il faudrait dans un premier temps commencer par cr\u00e9er un prototype afin de susciter une \u00e9mulation autour des possibilit\u00e9s d\u2019application \u00e0 des fins industrielles. Et bien s\u00fbr, dans ce cas, les co\u00fbts seraient plus \u00e9lev\u00e9s que pour de simples affiches publicitaires olfactives.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Des pubs sur des objets d\u2019entreprise<\/strong><\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine FreePaperCups fournit gratuitement aux entreprises des gobelets \u00e0 caf\u00e9 sur lesquels ont \u00e9t\u00e9 imprim\u00e9es des publicit\u00e9s. En Suisse, des prestataires proposent d\u2019inscrire le logo de l\u2019entreprise sur divers objets afin de les distribuer lors de manifestations par exemple. Mais personne ne les propose pour l\u2019heure comme surface publicitaire. Pour Patrick Zanello, outre la r\u00e9duction des co\u00fbts pour l\u2019entreprise qui re\u00e7oit gracieusement ces articles, une telle d\u00e9marche pr\u00e9sente plusieurs avantages en termes publicitaires. Le format est innovant, exclusif et individualis\u00e9. Il est en outre possible de d\u00e9terminer pr\u00e9cis\u00e9ment o\u00f9 l\u2019objet sera distribu\u00e9 (on peut cibler les soci\u00e9t\u00e9s selon leur secteur d\u2019activit\u00e9 par exemple), le tout avec un co\u00fbt au contact tr\u00e8s attractif.<\/p>\n<p>\u00abLa production peut se faire en Suisse ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger en sous-traitant ou en recourant \u00e0 une imprimante 3D pour les demandes urgentes, souligne le publicitaire. On peut aussi se concentrer sur les grands centres urbains du pays ou dans les quartiers d\u2019affaires des grandes villes.\u00bb Selon lui, l\u2019important consiste surtout \u00e0 mettre sur pied une structure de vente motiv\u00e9e, jeune et qui ne fasse pas passer ce nouveau m\u00e9dia pour un gadget, mais puisse convaincre le client qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un m\u00e9dia p\u00e9renne et efficace. Pour la phase initiale, l\u2019investissement peut \u00eatre compris entre 200&rsquo;000 et 400&rsquo;000 francs, avec une \u00e9quipe de vente et un bureau d\u2019environ 3 personnes par exemple.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>RESTAURATION ET ALIMENTATION<\/strong><\/p>\n<p><strong>Des restaurants sans d\u00e9chets<\/strong><br \/>\nLa gestion des d\u00e9chets repr\u00e9sente un d\u00e9fi majeur. Le domaine de la restauration peut y participer de mani\u00e8re significative, notamment en r\u00e9duisant le gaspillage alimentaire. Tous deux ouverts en 2014, les restaurants Greenhouse, \u00e0 Perth en Australie, et Silo, \u00e0 Brighton en Angleterre, ont d\u00e9velopp\u00e9 un concept \u00abz\u00e9ro d\u00e9chet\u00bb. Ils poss\u00e8dent leur propre potager et produisent ainsi une grande partie des aliments qu\u2019ils cuisinent. Le reste de la nourriture leur est fournie dans des contenants r\u00e9utilisables. L\u2019ensemble des d\u00e9chets organiques, comme les \u00e9pluchures et les restes de repas des clients, sont recycl\u00e9s dans un composteur. L\u2019engrais ainsi obtenu est directement utilis\u00e9 au jardin. Le Greenhouse de Perth transforme \u00e9galement les restes d\u2019huile et les graisses en \u00e9nergie gr\u00e2ce \u00e0 un bio g\u00e9n\u00e9rateur.<\/p>\n<p>\u00abPlus qu\u2019un concept, \u00e9viter ou trouver une fa\u00e7on de valoriser les d\u00e9chets devrait \u00eatre une norme pour chaque restaurant, rel\u00e8ve Christine Demen Meier, responsable de la Chaire Saviva Food &amp; Beverage \u00e0 l\u2019Ecole h\u00f4teli\u00e8re de Lausanne. La Chaire travaille actuellement sur de nombreuses solutions innovantes pour limiter les d\u00e9chets dans ce secteur et les restaurateurs suisses devraient petit \u00e0 petit se les approprier.\u00bb Cette probl\u00e9matique interpelle aujourd\u2019hui de nombreux consommateurs, soucieux de pr\u00e9server la plan\u00e8te. Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette demande, divers concepts commencent \u00e0 \u00e9merger en Suisse, \u00e0 l\u2019image des \u00e9piceries \u00aben vrac\u00bb, sans aucun emballage. Les restaurants sans d\u00e9chet pourraient s\u2019inscrire dans cette tendance.<br \/>\nFacilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Un bistrot pour manger en solo<\/strong><br \/>\nLa plateforme am\u00e9ricaine de restauration OpenTable a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019automne dernier que les r\u00e9servations dans les restaurants par des personnes seules ont augment\u00e9 de 62% en deux ans. Pour r\u00e9pondre aux besoins d\u2019un mode de vie toujours plus individualiste, de nombreux concepts se d\u00e9veloppent \u00e0 l\u2019international. Le restaurant \u00e9ph\u00e9m\u00e8re Eenmaal, imagin\u00e9 par une N\u00e9erlandaise, ne propose que des tables individuelles. Ouvert de mani\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00e0 Amsterdam en 2013, puis \u00e0 Londres d\u00e9but 2015, le concept a rencontr\u00e9 un immense succ\u00e8s. Il devrait prochainement s\u2019implanter \u00e0 New York et dans d\u2019autres capitales d\u2019Europe.<\/p>\n<p>Pour Christine Demen Meier, ce n\u2019est pas un hasard si le concept choisit de s\u2019installer dans de grandes m\u00e9tropoles. \u00abL\u2019individualisme et la solitude y sont plus important. L\u2019id\u00e9e est int\u00e9ressante, mais la taille des villes suisses ne lui correspond pas.\u00bb D\u2019apr\u00e8s Gregory Ahr, cr\u00e9ateur de nouveaux concepts de restauration \u00e0 Gen\u00e8ve, les Suisses qui vont seuls au restaurant sont pourtant nombreux, particuli\u00e8rement \u00e0 midi. \u00abJe vois bien ce concept s\u2019int\u00e9grer dans une offre standard, analyse-t-il. Les restaurants pourraient proposer davantage de tables individuelles et am\u00e9nager l\u2019espace de mani\u00e8re \u00e0 faire dispara\u00eetre la g\u00eane encore provoqu\u00e9e par le fait de manger seul.\u00bb<br \/>\nFacilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: *<\/p>\n<p><strong>Sup\u00e9rette pour seniors<\/strong><br \/>\nLa cha\u00eene allemande de supermarch\u00e9s Kaiser\u2019s a ouvert il y a un an \u00e0 Berlin la premi\u00e8re sup\u00e9rette destin\u00e9e aux seniors, \u00abKaiser\u2019s Generationen Markt\u00bb. Le vieillissement de la population offre aux entreprises un nouveau march\u00e9 \u00e0 exploiter. S\u2019adaptant aux besoins de cette client\u00e8le particuli\u00e8re, cette sup\u00e9rette a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour faciliter les achats et s\u00e9curiser les d\u00e9placements: rayonnages spacieux, \u00e9clairage plus intense, signalisation claire, marchepieds ou encore loupes. A l\u2019inverse de la tendance actuelle, l\u2019\u00e9tablissement propose moins d\u2019\u00e9lectronique et davantage de services. M\u00eame certains produits en rayons sont adapt\u00e9s au mode de vie des seniors: un grand nombre d\u2019aliments est par exemple propos\u00e9 en portions individuelles.<\/p>\n<p>\u00abPour fonctionner, un tel supermarch\u00e9 doit \u00eatre situ\u00e9 proche d\u2019une zone o\u00f9 r\u00e9sident des personnes \u00e2g\u00e9es, en raison de leur mobilit\u00e9 r\u00e9duite, observe Christine Demen Meier, de l\u2019EHL. Ce concept n\u00e9cessite une grande surface, mais pour une utilisation de l\u2019espace non optimale. Au prix du m\u00e8tre carr\u00e9 dans les villes de Suisse, cela repr\u00e9sente un investissement colossal.\u00bb Compte tenu de la fid\u00e9lit\u00e9 des personnes \u00e2g\u00e9es aux commerces de leur quartier, un business sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019am\u00e9nagement des espaces pour les s\u00e9niors, qui offrirait ses services \u00e0 des commerces d\u00e9j\u00e0 existant, aurait sans doute plus de chance de r\u00e9ussir.<br \/>\nFacilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Des robots au service et en cuisine<\/strong><br \/>\nTrois clics et un glissement de carte. Chez Eatsa, le client commande, paie et retire son d\u00e9jeuner tout seul gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me enti\u00e8rement automatis\u00e9. Seules les lunch-box servies par l\u2019\u00e9tablissement demeurent confectionn\u00e9es en amont par des humains. Depuis son ouverture l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier \u00e0 San Francisco, ce restaurant sans employ\u00e9 ne d\u00e9semplit pas. En Chine, au Japon et \u00e0 Duba\u00ef, le concept a \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9 encore plus loin: des robots sont venus remplacer les serveurs et m\u00eame les cuisiniers dans des caf\u00e9s et restaurants qui connaissent un succ\u00e8s grandissant.<\/p>\n<p>\u00abCompte tenu du co\u00fbt de la main d\u2019\u0153uvre en Suisse et de l\u2019int\u00e9r\u00eat pour la technologie de la g\u00e9n\u00e9ration Y, ce concept s\u2019av\u00e8rerait tr\u00e8s rentable, rel\u00e8ve Christine Demen Meier, de l\u2019EHL. De plus, avec ses nombreux centres de recherches et \u00e9coles polytechniques, le pays se situe \u00e0 la pointe de l&rsquo;innovation en mati\u00e8re de robotique.\u00bb L\u2019aspect d\u00e9shumanis\u00e9 du concept inqui\u00e8te cependant Gr\u00e9gory Ahr. \u00abMais je le vois tout \u00e0 fait fonctionner quand les autres restaurants sont ferm\u00e9s, la nuit par exemple, indique ce dernier. En Suisse, rares sont les \u00e9tablissements ouverts 24 heures sur 24, notamment \u00e0 cause des r\u00e9glementations et des co\u00fbts du travail de nuit.\u00bb Les robots pourraient ainsi prendre le relais et nourrir les f\u00eatards et les travailleurs nocturnes.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Des caf\u00e9s-laveries<\/strong><br \/>\nLaver son linge tout en \u00abbrunchant\u00bb ou en buvant une bi\u00e8re, c\u2019est ce que proposent les caf\u00e9s-laverie. Ce concept rencontre un franc succ\u00e8s dans les pays nordiques. En Belgique, l\u2019enseigne Wasbar a ouvert trois arcades en moins de trois ans. Elle vient d\u2019\u00eatre rachet\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 Top Brands, qui envisage l\u2019ouverture de trente \u00e0 quarante caf\u00e9-laverie en Belgique, et compte aussi s\u2019exporter en France.<\/p>\n<p>Wasbar a \u00e9tabli un partenariat avec une marque d\u2019\u00e9lectrom\u00e9nager, ce qui lui a permis d\u2019amortir les co\u00fbts d\u2019investissement. Selon Gr\u00e9gory Ahr, le concept est malin. Il ne n\u00e9cessite que peu de main d\u2019\u0153uvre. Un employ\u00e9 derri\u00e8re son comptoir peut proposer \u00e0 la fois sandwichs, caf\u00e9s, bi\u00e8res, jetons de lessive, code wi-fi, voire m\u00eame magazines, dans un espace confortable et chaleureux. La laverie froide et aust\u00e8re se transforme en v\u00e9ritable lieu de vie. \u00abContrairement \u00e0 ce que l\u2019on pense, de nombreux Suisses n\u2019ont pas de machine \u00e0 laver chez eux et les buanderies d\u2019immeuble imposent souvent des horaires incompatibles avec l\u2019emploi du temps de certains. L\u2019id\u00e9e de ce lieu hybride pourrait plaire aux Suisses. Les \u00e9tudiants qui ne vivent plus chez leur parents constitueraient notamment un parfait public cible.\u00bb<br \/>\nFacilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: C\u00e9line Bilardo, S\u00e9verine G\u00e9roudet, Blandine Guignier et William T\u00fcrler.<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>H\u00f4tels-itin\u00e9rants, drone-vertising et caf\u00e9-laverie: voil\u00e0 trois exemples de concepts innovants qui ne sont pas encore apparus en Suisse. 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