



{"id":4669,"date":"2016-05-31T09:57:08","date_gmt":"2016-05-31T07:57:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4669"},"modified":"2017-09-14T10:36:58","modified_gmt":"2017-09-14T08:36:58","slug":"entrepreneuriat-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4669","title":{"rendered":"Ces concepts innovants qui n&rsquo;existent pas encore en Suisse"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large310516.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Large310516.jpg\" alt=\"Large310516.jpg\" \/><\/p>\n<p>\u00c7a y est, c\u2019est d\u00e9cid\u00e9: en 2016, vous lancez votre propre soci\u00e9t\u00e9! Il est vrai que la Suisse est une terre fertile en la mati\u00e8re. D\u2019apr\u00e8s les derni\u00e8res donn\u00e9es publi\u00e9es par l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, le nombre d\u2019entreprises cr\u00e9\u00e9es dans le pays n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9. Plus de 12\u2019240 en 2013, un chiffre en augmentation constante au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es et qui promet de cro\u00eetre encore \u00e0 l\u2019avenir.<\/p>\n<p>Chaque r\u00e9ussite entrepreneuriale repose sur une bonne id\u00e9e, mais l&rsquo;offre imagin\u00e9e doit aussi correspondre \u00e0 un besoin sur le march\u00e9 et apporter une vraie plus-value aux clients. Pour autant, plut\u00f4t que de se creuser la t\u00eate pour inventer un concept de toutes pi\u00e8ces, pourquoi ne pas s\u2019inspirer des id\u00e9es qui cartonnent \u00e0 l\u2019\u00e9tranger?<\/p>\n<p>Comment\u00e9es par des experts romands, chacune des id\u00e9es de business s\u00e9lectionn\u00e9es pour ce dossier s\u2019accompagne d\u2019une fiche qui \u00e9value son potentiel de r\u00e9plicabilit\u00e9 en Suisse, l\u2019investissement de d\u00e9part n\u00e9cessaire et son potentiel de rentabilit\u00e9. Maintenant, \u00e0 vous de jouer\u2026<\/p>\n<p><strong>MODE, SPORT, LOISIRS<\/strong><\/p>\n<p><strong>Miroirs interactifs dans les boutiques<\/strong><br \/>\nFinies les files d\u2019attente aux cabines d\u2019essayage, des miroirs intelligents voient le jour pour permettre aux clients d\u2019imaginer un v\u00eatement sur eux sans vraiment l\u2019enfiler, comme chez Prada \u00e0 New-York. L\u2019utilisateur peut se mirer sous diff\u00e9rents angles, s\u00e9lectionner \u00e0 l\u2019\u00e9cran d\u2019autres produits du magasin et m\u00e9langer les tenues virtuellement, ou encore partager des photos via les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p>Annick Mokoi, dipl\u00f4m\u00e9e de la Haute \u00e9cole d&rsquo;art et de design Gen\u00e8ve (HEAD) en Commercialisation de la mode et fondatrice de start-up dans le domaine, est s\u00e9duite par l\u2019id\u00e9e. \u00abH&#038;M et Zara n\u2019en ont pas besoin car ils offrent d\u00e9j\u00e0 un renouvellement continu de leurs collections et des prix imbattables. Par contre, c\u2019est un bon outil pour les ind\u00e9pendants et grands commerces de d\u00e9tail suisses, comme Globus ou Manor. Une exp\u00e9rience client augment\u00e9e permet de se d\u00e9marquer dans un march\u00e9 tr\u00e8s concurrentiel.\u00bb Elle recense en Suisse romande un seul concept store digital: la boutique <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.heidi.com\/\">Heidi.com<\/a> con\u00e7ue en partenariat avec Samsung. Quand l\u2019entreprise ne peut s\u2019allier avec un g\u00e9ant de l\u2019\u00e9lectronique, n\u2019est-ce pas trop co\u00fbteux? \u00abOn est parfois \u00e9tonn\u00e9 de tous les \u00e9quipements que l\u2019on peut louer au mois. Et si cela permet de faire venir 100 clients suppl\u00e9mentaires, cela vaut la peine d\u2019essayer.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Cuir de poisson et autres peaux \u00ab\u00e9cologiques\u00bb<\/strong><br \/>\nDes d\u00e9chets de l\u2019industrie agroalimentaire utilis\u00e9s dans la fabrication d\u2019accessoires et de chaussures fashion&#8230; En France, la start-up <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.femer.fr\/\">Femer<\/a> s\u2019est lanc\u00e9e avec succ\u00e8s dans ce filon il y a un an et demi. Situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019oc\u00e9an Atlantique et de l\u2019estuaire de la Gironde, elle r\u00e9cup\u00e8re les peaux destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre jet\u00e9es par les poissonniers et les p\u00eacheurs, et les transforme en cuir pouvant \u00eatre revendu aux cr\u00e9ateurs de mode. \u00abLa technique du galuchat, soit le fait de tanner du cuir de poisson, est ancienne, explique Annick Mokoi. Ce qui est nouveau, c\u2019est le parti-pris \u00e9cologique.\u00bb La jeune entreprise mise sur des produits locaux qu\u2019elle recycle tout en utilisant des processus de tannage naturels.<\/p>\n<p>Verra-t-on du cuir de poisson fabriqu\u00e9 en Suisse? \u00abLe galuchat a l\u2019avantage d\u2019\u00eatre beaucoup moins couteux que du cuir traditionnel, dont le tannage peut durer plus d\u2019une ann\u00e9e. En g\u00e9n\u00e9ral, lancer une gamme de produits bas\u00e9s sur du recyclage peut marcher si le produit est bien fait, le design original et qu\u2019il y a un vrai storytelling.\u00bb A l\u2019image de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise dont les deux fondatrices, m\u00e8re et fille, aiment \u00e0 raconter dans la presse comment elles ont d\u00e9marr\u00e9 leur activit\u00e9 dans une cabane d\u2019ostr\u00e9iculteur.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Surf d\u2019eau douce<\/strong><br \/>\nLe premier surf-parc d\u2019Europe, <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/surfsnowdonia.co.uk\/\">Surf Snowdonia<\/a>, a ouvert ses portes l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier aux Pays-de-Galles. Ce bassin d\u2019eau douce et son \u00e9quipement g\u00e9n\u00e8rent des vagues artificielles de 70 centim\u00e8tres \u00e0 2 m\u00e8tres de hauteur. Douze millions de livres ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires pour que naisse le projet. Les fondateurs tablent sur une fr\u00e9quentation de 75\u2019000 visiteurs par ann\u00e9e, avec un prix de d\u00e9part fix\u00e9 \u00e0 19 livres.<\/p>\n<p>Des vagues artificielles comme celles-ci, ils sont nombreux \u00e0 en r\u00eaver en Suisse, d\u00e9butants ou confirm\u00e9s. L\u2019attraction de surf de Swisscom, qui s\u2019est d\u00e9plac\u00e9e de ville en ville en 2015, a fait le plein de visiteurs, comme l\u2019explique Thierry Kunz, ancien snowboardeur professionnel en charge du marketing chez Nidecker, fabricant de snowboards et stand-up paddle: \u00abIl y a une vraie communaut\u00e9 de surfeurs en Suisse qui a des moyens et voyage pour vivre sa passion. Il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 voir les plaques des voitures au bord de l\u2019oc\u00e9an Atlantique: les Suisses viennent en troisi\u00e8me position, apr\u00e8s les Fran\u00e7ais et les Espagnols.\u00bb Pour le sportif, la demande ne serait donc pas un probl\u00e8me, ni les fonds qui pourraient \u00eatre r\u00e9unis assez facilement au travers de sponsoring. \u00abCe qui est difficile, c\u2019est de trouver un endroit et d\u2019obtenir les autorisations. Des projets ont exist\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve au ou en Valais, mais rien n\u2019a encore vu le jour.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Snowboard indoor<\/strong><br \/>\nNi poudreuse, ni remont\u00e9es m\u00e9caniques dans ce centre d\u2019entra\u00eenement de snowboard et de ski free-ride, mais des plateformes de tailles et d\u00e9nivel\u00e9s diff\u00e9rentes, une moquette sp\u00e9cifique \u00abeffet neige\u00bb et des airbags g\u00e9ants pour absorber les chocs. L\u2019entreprise <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.progresh.com\/\">Progresh<\/a> dans le Colorado (Etats-Unis) propose ces \u00e9quipements depuis plus de trois ans et le succ\u00e8s est au rendez-vous. L\u2019installation de plus de mille m\u00e8tres carr\u00e9s sert \u00e9galement aux amateurs de BMX et skateboard. La soci\u00e9t\u00e9 tire ses b\u00e9n\u00e9fices des entr\u00e9es, abonnements et cours de perfectionnement.<\/p>\n<p>Leur force est de proposer des activit\u00e9s pour tous les niveaux, selon Thierry Kunz, collaborateur chez Nidecker \u00e0 Rolle (VD) et ex-snowboardeur professionnel. \u00abA ma connaissance, il n\u2019y a qu\u2019un seul centre suisse de ce type \u00e0 Laax, une station al\u00e9manique qui a toujours mis\u00e9 sur les sports de glisse de haut niveau. En g\u00e9n\u00e9ral, ce qui manque au monde du snowboard et du free-ride en Suisse, ce sont des installations accessibles \u00e0 tous avec un coaching. On s\u2019est br\u00fbl\u00e9 les ailes \u00e0 vouloir faire de l\u2019hyper-pointu et on a oubli\u00e9 que l\u2019important \u00e9tait de faire plaisir au grand public. Il y a un trop grand d\u00e9calage entre ce qu\u2019on propose dans les snowparks avec des rampes gigantesques et ce que les jeunes peuvent vraiment faire.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Les f\u00eates du matin<\/strong><br \/>\nUn concept pour redynamiser le secteur des boites de nuit: organiser des f\u00eates dansantes d\u00e8s 7h du matin, avec des smoothies et du caf\u00e9 \u00e0 la place de l\u2019alcool. Cette tendance, baptis\u00e9e \u00abDaybreaker\u00bb vient des Etats-Unis, o\u00f9 des manifestations du genre peuvent r\u00e9unir plus de 500 personnes. Il peut s\u2019agir essentiellement de passer de la musique, mais aussi parfois d\u2019organiser des cours de yoga ou d\u2019autres activit\u00e9s dans des lieux atypiques.<\/p>\n<p>Thierry Wegm\u00fcller, co-dirigeant, entre autres, du D-Club et du Bleu L\u00e9zard \u00e0 Lausanne, est emball\u00e9 par l\u2019id\u00e9e. \u00abJe suis s\u00fbr qu\u2019il y a une client\u00e8le pour ce type d\u2019\u00e9v\u00e9nements: des personnes qui veulent s\u2019amuser sans forc\u00e9ment boire de l\u2019alcool ou faire la f\u00eate jusqu\u2019\u00e0 4h du matin. De notre c\u00f4t\u00e9, nous planchons sur des after-works dansants pour r\u00e9pondre \u00e0 cette demande.\u00bb Ouvrir \u00e0 des heures moins traditionnelles constitue un bon moyen de rentabiliser des lieux d\u00e9j\u00e0 existants, estime-t-il. \u00abJe crois, par contre, qu\u2019il serait tr\u00e8s difficile d\u2019ouvrir un nouveau club qui marche dans une ville comme Lausanne qui en compte d\u00e9j\u00e0 23.\u00bb Autre difficult\u00e9, il faudra modifier la l\u00e9gislation du fait des nuisances matinales ou alors, trouver un moyen de la contourner ces r\u00e8gles, en organisant par exemple des \u00absilent parties\u00bb.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: **<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>SANTE ET BIEN-ETRE<\/strong><\/p>\n<p><strong>Services wellness pour maisons de retraite<\/strong><br \/>\nLe vieillissement de la population, source de d\u00e9fis, ouvre aussi de belles opportunit\u00e9s pour le secteur priv\u00e9. En Grande-Bretagne, l\u2019entreprise <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.oomph-wellness.org\/\">Oomph! Wellness<\/a> s\u2019est impos\u00e9e en proposant des exercices et des activit\u00e9s pour am\u00e9liorer la mobilit\u00e9 et le bien-\u00eatre des personnes \u00e2g\u00e9es dans les maisons de retraite. La PME se distingue par sa m\u00e9thode, \u00e9labor\u00e9e en collaboration avec des seniors, qui favorise les interactions et la participation des personnes atteintes de d\u00e9mence. Fond\u00e9e en 2011, Oomph! Wellness est pr\u00e9sente dans plus de 600 homes britanniques.<\/p>\n<p>En Suisse, le nombre de personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 65 ans devrait doubler d\u2019ici \u00e0 2060, selon l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique. \u00abLe march\u00e9 des services au seniors repr\u00e9sente un cr\u00e9neau tr\u00e8s int\u00e9ressant, estime Pascal Bourgier, coach sp\u00e9cialis\u00e9 en cr\u00e9ation d\u2019entreprise \u00e0 l\u2019association de soutien aux start-up Genilem. Outre le fait que cette cat\u00e9gorie de population est en forte augmentation, on peut noter qu\u2019elle est relativement ais\u00e9e. Les visites avec des animaux ou les ateliers cr\u00e9atifs dans les EMS existent d\u00e9j\u00e0, mais ils sont plut\u00f4t le fait d\u2019ind\u00e9pendants. Il y a encore de la place pour de nouvelles entreprises dans le secteur! L\u2019investissement de base pour un service d\u2019activit\u00e9s dans les EMS est vraiment minime. Mais il ne faut pas oublier que tout ce qui touche \u00e0 la sant\u00e9 est tr\u00e8s r\u00e9glement\u00e9 en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Bars \u00e0 sieste<\/strong><br \/>\nEn mati\u00e8re de bien-\u00eatre et de relaxation, la tendance est au petit somme r\u00e9parateur en milieu de journ\u00e9e, une pratique dont les bienfaits sur les capacit\u00e9s intellectuelles et la r\u00e9duction du stress sont d\u00e9sormais reconnus. Apr\u00e8s les bars \u00e0 ongle et les bars \u00e0 sourire, d\u00e9j\u00e0 bien implant\u00e9s en Suisse romande, verra-t-on prochainement appara\u00eetre des bars \u00e0 sieste? Le concept emporte l\u2019adh\u00e9sion du public depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 dans plusieurs grandes villes \u00e9trang\u00e8res, notamment \u00e0 Paris, Madrid et Tokyo. Dans la capitale fran\u00e7aise, la boutique <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/barasieste.com\/\">ZZZen<\/a> propose des temps de repos de 15 \u00e0 45 minutes dans des fauteuils, des lits massants ou des hamacs. Les prix s\u2019\u00e9chelonnent de 12 \u00e0 27 euros.<\/p>\n<p>Pascal Bourgier, de Genilem, juge le concept int\u00e9ressant. \u00abMais il semble surtout pertinent dans de grandes agglom\u00e9rations o\u00f9 la population passe parfois plusieurs heures dans les transports pour se rendre au travail. En Suisse, un tel projet pourrait par ailleurs se r\u00e9v\u00e9ler compliqu\u00e9 \u00e0 mettre en place pour des raisons culturelles, les Suisses \u00e9tant moins habitu\u00e9s \u00e0 la promiscuit\u00e9 que les Japonais, par exemple.\u00bb Trouver un espace adapt\u00e9 et suffisamment grand au centre-ville, o\u00f9 se trouve le public cible, repr\u00e9sente un investissement important.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: *<\/p>\n<p><strong>Service de manucure au bureau<\/strong><br \/>\nFond\u00e9 en 2012 aux Etats-Unis par deux jeunes dipl\u00f4m\u00e9es de la fameuse Harvard Business School, la start-up de manucure dans les entreprises <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/manicube.com\/\">Manicube<\/a> a rapidement pris de l\u2019ampleur. Elle compte aujourd\u2019hui parmi ses clients plus de 250 compagnies \u00e0 New York, Chicago, Boston et San Francisco. Au d\u00e9part, ses cr\u00e9atrices ont mis\u00e9, avec succ\u00e8s, sur le fait que de nombreux services pour faciliter la vie des employ\u00e9s des grandes entreprises s\u2019adressent aux hommes. Les diff\u00e9rentes formules de manucure, qui durent de 15 \u00e0 35 minutes, mettent par ailleurs l\u2019accent sur le gain de temps. Apr\u00e8s avoir fait ses preuves, Manicube a \u00e9largi son offre initiale avec des services de p\u00e9dicure et de barbier.<\/p>\n<p>Le coach en cr\u00e9ation d\u2019entreprises Pascal Bourgier estime qu\u2019un projet d\u2019entreprise similaire pourrait fonctionner dans la r\u00e9gion romande. \u00abIl existe en Suisse une vraie culture du service de qualit\u00e9. Une initiative de manucure sur le lieu de travail, qui permet aux employ\u00e9s d\u2019\u00e9conomiser du temps, peut notamment int\u00e9resser les entreprises qui cherchent \u00e0 fid\u00e9liser leur personnel. Nous constatons que les multinationales m\u00e8nent une r\u00e9flexion \u00e0 ce sujet et que beaucoup d\u2019entre elles proposent des services de conciergerie.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Fitness \u00e9colo<\/strong><br \/>\nAux Etats-Unis, le concept de fitness \u00e9cologique <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.thegreenmicrogym.com\/\">The Green Microgym<\/a>, qui a vu le jour dans la r\u00e9gion de Portland, utilise des \u00e9quipements g\u00e9n\u00e9rateurs d\u2019\u00e9nergie con\u00e7us par son fondateur. En p\u00e9dalant, les usagers produisent du courant. Combin\u00e9 \u00e0 l\u2019installation de panneaux solaires, le fitness cr\u00e9e ainsi lui-m\u00eame 36% de l\u2019\u00e9nergie qu\u2019il utilise. Pour r\u00e9duire ses \u00e9missions carbones, l\u2019entreprise mise par ailleurs sur une approche \u00e9cologique globale: meilleure gestion de l\u2019\u00e9clairage, appareils peu gourmands en \u00e9nergie, mat\u00e9riaux recycl\u00e9s, bouteilles r\u00e9utilisables. Green Microgym commercialise aussi des v\u00e9los d\u2019int\u00e9rieurs qui permettent de recharger smartphone et ordinateurs portables.<\/p>\n<p>Pascal Bourgier estime que le concept est int\u00e9ressant mais pointe ses limites techniques: \u00abIl faut beaucoup de gens qui p\u00e9dalent pour arriver \u00e0 \u00e9clairer une salle de sport. En Suisse, la grande majorit\u00e9 des porteurs de projets int\u00e8grent des composantes de d\u00e9veloppement durable dans leurs initiatives. La plupart des nouvelles salles de fitness ont franchi ce pas. Les innovations qui ont bien fonctionn\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es concernent surtout la nature du service offert, par exemple les fitness accessibles 24\/24.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Appareils pour analyser la nourriture<\/strong><br \/>\nUn nombre croissant de consommateurs souffrent d\u2019allergies ou d\u2019intol\u00e9rances alimentaires. Sebastian Goudsmit, un dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 technique d\u2019Eindhoven, a mis au point un \u00abscanner\u00bb qui entend faciliter la vie \u00e0 ce groupe de population. Le dispositif permet de d\u00e9tecter les traces de lait, d\u2019\u0153uf ou de cacahu\u00e8te dans la nourriture. Des h\u00f4pitaux universitaires et des entreprises ont particip\u00e9 au projet. Aux Etats-Unis, <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/tellspec.com\/\">Tellspec<\/a> s\u2019appr\u00eate \u00e0 lancer un senseur portable qui identifie les calories, les nutriments, les allerg\u00e8nes ou encore l\u2019index glyc\u00e9mique d\u2019un aliment. Il vise notamment une client\u00e8le de personnes atteintes de diab\u00e8te.<\/p>\n<p>\u00abLes questions que de nombreux consommateurs se posent sur leur alimentation repr\u00e9sentent un march\u00e9 porteur, analyse Pascal Bourgier de Genilem. La d\u00e9marche n\u00e9cessite toutefois une vraie \u00e9tude de march\u00e9 pour voir combien de cas sont concern\u00e9s et quel public peut \u00eatre touch\u00e9.\u00bb Le sp\u00e9cialiste ne pense toutefois pas que de tels dispositifs puissent vraiment s\u00e9duire le grand public suisse. \u00abContrairement \u00e0 d\u2019autres pays, la plupart des aliments disponibles en Suisse sont de bonne qualit\u00e9. Un appareil destin\u00e9 \u00e0 analyser la nourriture en voyage pourrait constituer une piste int\u00e9ressante.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: *<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: **<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>TRANSPORT ET MOBILITE<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9paration de voitures et de v\u00e9los \u00e0 domicile<\/strong><br \/>\nLa jeune entreprise am\u00e9ricaine <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.yourmechanic.com\/\">YourMechanic<\/a> conna\u00eet un joli succ\u00e8s: fond\u00e9e en 2011, elle est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans plus de 300 villes des Etats-Unis. Via une app et un site internet, elle met en contact les propri\u00e9taires de voitures avec son r\u00e9seau de m\u00e9caniciens mobiles. Elle se d\u00e9marque par sa simplicit\u00e9 d\u2019utilisation &#8211; le site est clair, les r\u00e9servations possibles 24\/24 &#8211; et sa politique de prix transparente.<\/p>\n<p>En Suisse romande, les services \u00e0 domicile se diversifient et rencontrent une demande croissante, en particulier aupr\u00e8s des citadins press\u00e9s. Les r\u00e9parations de voitures \u00e0 la maison ou sur le lieu de travail pourraient-elles s\u2019imposer? \u00abImplanter le concept dans la r\u00e9gion risque de se r\u00e9v\u00e9ler compliqu\u00e9 car le TCS, tr\u00e8s pr\u00e9sent et tr\u00e8s puissant, fournit des services de d\u00e9pannage \u00e0 des prix ultra-concurrentiels, estime Giorgio Giovannini, directeur de Mobilid\u00e9e, une entreprise genevoise de conseil et de gestion de projets li\u00e9s \u00e0 la mobilit\u00e9. En revanche, un service de r\u00e9paration pour les v\u00e9los a du potentiel! Il y a en Suisse beaucoup de v\u00e9los qui tra\u00eenent dans les caves et que leurs propri\u00e9taires n\u2019ont pas l\u2019\u00e9nergie d\u2019amener en r\u00e9paration. Cette id\u00e9e est d\u2019autant plus int\u00e9ressante que les marchands de v\u00e9los se rar\u00e9fient.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Accessoires de s\u00e9curit\u00e9 pour v\u00e9lo<\/strong><br \/>\nEviter les bouchons et accomplir un geste pour l\u2019environnement, tout en faisant de l\u2019exercice: le v\u00e9lo comme moyen de transport rassemble de plus en plus d\u2019adeptes. Dans les pays anglo-saxons et dans le nord de l\u2019Europe, cette tendance s\u2019accompagne d\u2019un foisonnement de nouveaux accessoires de s\u00e9curit\u00e9 innovants. L\u2019entreprise britannique <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/blaze.cc\/\">Blaze<\/a> a par exemple mis au point un phare qui projette un symbole de v\u00e9lo sur la route et rend le cycliste plus visible. En Su\u00e8de, <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.hovding.com\/\">H\u00f6vding<\/a> s\u00e9duit avec son discret \u00abcasque\u00bb, un dispositif qui se porte autour du cou et se d\u00e9ploie comme un airbag autour de la t\u00eate en cas de choc.<\/p>\n<p>\u00abEn Suisse, il existe clairement une demande pour ce type de produits, analyse le sp\u00e9cialiste des questions de mobilit\u00e9 Giorgio Giovannini. Le nombre de cyclistes augmente, les ventes de v\u00e9los \u00e9lectriques explosent. En parall\u00e8le, l\u2019offre d\u2019accessoires dans les magasins reste tr\u00e8s basique, alors que nous nous trouvons dans un contexte g\u00e9n\u00e9ral qui met l\u2019accent sur la s\u00e9curit\u00e9. Les Suisses sont sensibles \u00e0 ces questions, surtout les nouveaux cyclistes des centres urbains, et disposent d\u2019un pouvoir d\u2019achat important.\u00bb Reste \u00e0 trouver la bonne id\u00e9e innovante \u00abMade in Switzerland\u00bb capable de conqu\u00e9rir le public.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: ***<\/p>\n<p><strong>Services dans les taxis<\/strong><br \/>\nDe retour de voyage ou en fin de soir\u00e9e, le trajet en taxi pour rentrer chez soi para\u00eet parfois interminable. Des petits plus propos\u00e9s dans les voitures, comme la bouteille d\u2019eau offerte par certains chauffeurs Uber, rendent instantan\u00e9ment l\u2019exp\u00e9rience plus agr\u00e9able. A New York, l\u2019entreprise <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/vengolabs.com\/\">VengoLabs<\/a> a \u00e9labor\u00e9 des mini-distributeurs automatiques high-tech qui proposent boissons, snacks et m\u00e9dicaments aux passagers des embl\u00e9matiques v\u00e9hicules jaunes. En 2012, la soci\u00e9t\u00e9 a gagn\u00e9 le prix \u00abNYC Next Idea\u00bb, d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019organisation de promotion \u00e9conomique NYC Economic Development Corporation.<\/p>\n<p>\u00abEn Suisse romande, en particulier \u00e0 Gen\u00e8ve, de nombreuses personnes se plaignent des taxis, constate le sp\u00e9cialiste de la mobilit\u00e9 Giorgio Giovannini. Le sentiment g\u00e9n\u00e9ral est que la qualit\u00e9 n\u2019est pas \u00e0 la hauteur. Tout service compl\u00e9mentaire qui rend le taxi plus attractif repr\u00e9sente un cr\u00e9neau int\u00e9ressant. L\u2019id\u00e9e d\u2019un service de distribution de type \u00abSelecta\u00bb adapt\u00e9 aux v\u00e9hicules me semble pertinente pour le march\u00e9 suisse. Une fois le dispositif technique \u00e9labor\u00e9, la mise en place pourrait se faire sans trop de complications. La plus grosse contrainte reste de convaincre les chauffeurs de taxi, qui sont pour la plupart ind\u00e9pendants.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: **<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: **<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Scooters \u00e9lectriques en libre-service<\/strong><br \/>\nLe v\u00e9lo en libre-service s\u2019est impos\u00e9 dans de nombreuse ville \u00e0 travers le monde. Le concept a depuis \u00e9t\u00e9 d\u00e9clin\u00e9 pour les deux-roues motoris\u00e9s. Lanc\u00e9e en 2012 \u00e0 San Francisco, l\u2019entreprise <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/scoot.co\/\">Scoot<\/a> propose une flotte de plus de 400 scooters \u00e9lectriques r\u00e9partis dans 75 stations. A Paris, <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.cityscoot.eu\/\">Cityscoot<\/a>, actuellement en phase de test, a pour objectif de d\u00e9ployer 1000 v\u00e9hicules dans la capitale fran\u00e7aise \u00e0 partir de 2016.<\/p>\n<p>\u00abEn Suisse, il existe certainement un public pour une offre de ce type, surtout dans les centres urbains, indique le directeur de Mobilid\u00e9e Giorgio Giovannini. Le secret de la r\u00e9ussite pour un syst\u00e8me de libre-service, c\u2019est la densit\u00e9 d\u2019implantation des stations. L\u2019utilisateur ne sera pas d\u2019accord de faire 800 m ou 1 km pour chercher un scooter. Pour que cela fonctionne, il faut aussi parvenir \u00e0 proposer des prix attractifs. Au rang des contraintes \u00e0 surmonter, il faut encore noter l\u2019obligation pour l\u2019utilisateur de poss\u00e9der un permis deux-roues et de porter un casque, mais aussi le fait que le scooter est per\u00e7u comme un moyen de transport risqu\u00e9, en particulier en hiver. La mise en place d\u2019un tel projet n\u00e9cessitera un important investissement de d\u00e9part et une concertation avec les autorit\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: *<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: ***<br \/>\nPotentiel de croissance: **<\/p>\n<p><strong>Covoiturage pour le transport d\u2019objets<\/strong><br \/>\nEn mati\u00e8re de mobilit\u00e9, l\u2019\u00e9conomie du partage a donn\u00e9 naissance \u00e0 certaines des plus belles r\u00e9ussites entrepreneuriales de ces derni\u00e8res ann\u00e9es. On ne pr\u00e9sente plus Uber, qui bouleverse l\u2019univers des taxis. La plateforme fran\u00e7aise de covoiturage <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.blablacar.fr\/\">BlaBlaCar<\/a> rassemble quant \u00e0 elle plus de 20 millions de membres dans 19 pays. \u00abCe type d\u2019initiatives, qui permettent une rationalisation des ressources et comprennent une dimension relationnelle et sociale, constituent la grande tendance du moment\u00bb, note le sp\u00e9cialiste des questions de mobilit\u00e9 Giorgio Giovannini.<\/p>\n<p>En France, la plateforme <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/jib.li\/#\/\">Jib.Li<\/a>, cr\u00e9\u00e9e en 2011, met en contact des particuliers qui s\u2019appr\u00eatent \u00e0 voyager avec des personnes qui souhaitent exp\u00e9dier un colis \u00e0 moindre co\u00fbt. \u00abDans ce cas pr\u00e9cis, la d\u00e9marche est peut-\u00eatre un peu moins pertinente pour le march\u00e9 suisse, dans la mesure o\u00f9 les services postaux existants sont tr\u00e8s performants, estime Giorgio Giovannini. Mais des prix comp\u00e9titifs peuvent faire la diff\u00e9rence.\u00bb<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pliquer en Suisse: ***<br \/>\nInvestissement de d\u00e9part: *<br \/>\nPotentiel de croissance: *<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: C\u00e9line Bilardo, S\u00e9verine G\u00e9roudet, Blandine Guignier, William T\u00fcrler.<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Derri\u00e8re chaque succ\u00e8s entrepreneurial se trouve une bonne id\u00e9e. 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