



{"id":4637,"date":"2016-04-07T16:34:22","date_gmt":"2016-04-07T14:34:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4637"},"modified":"2017-08-24T10:32:06","modified_gmt":"2017-08-24T08:32:06","slug":"formation-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4637","title":{"rendered":"Bruges, l\u2019arme m\u00e9connue de la diplomatie helv\u00e9tique"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/large060416.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"large060416.jpg\" alt=\"large060416.jpg\" \/>Surplomb\u00e9 d\u2019une rang\u00e9e de drapeaux, dont l\u2019\u00e9tendard europ\u00e9en, le b\u00e2timent s\u2019\u00e9tire le long du canal o\u00f9 d\u00e9filent les barques de touristes. Il abrite le Coll\u00e8ge d\u2019Europe, v\u00e9n\u00e9rable institution qui forme l\u2019\u00e9lite de la fonction publique europ\u00e9enne depuis 1949. Nous sommes au c\u0153ur de Bruges, \u00e0 mi-chemin entre le beffroi et le b\u00e9guinage qui font l\u2019attrait de la cit\u00e9 flamande.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, en septembre, plus de 300 \u00e9tudiants tri\u00e9s sur le volet d\u00e9barquent pour suivre un programme de dix mois en affaires europ\u00e9ennes. Ils ont en moyenne 25 ans, viennent de plus de 50 pays et parlent g\u00e9n\u00e9ralement trois \u00e0 quatre langues. L\u2019institution propose des cursus sp\u00e9cialis\u00e9s en droit, sciences politiques, relations internationales et \u00e9conomie, ainsi qu\u2019un programme interdisciplinaire dispens\u00e9 sur un autre campus, pr\u00e8s de Varsovie. Parmi les alumni c\u00e9l\u00e8bres figure l\u2019ex-premi\u00e8re ministre danoise Helle Thorning-Schmidt.<\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire d\u2019Etat suisse aux Affaires \u00e9trang\u00e8res Yves Rossier y a \u00e9galement us\u00e9 ses fonds de pantalons il y a trente ans. Il avait alors obtenu une bourse de la Conf\u00e9d\u00e9ration pour \u00e9tudier \u00e0 Bruges. \u00abSans cela, je n\u2019aurais pas pu faire cette formation\u00bb, explique l\u2019int\u00e9ress\u00e9. Qui n\u2019a eu aucun mal \u00e0 d\u00e9crocher l\u2019enveloppe: \u00abNous \u00e9tions deux candidats pour deux bourses!\u00bb La concurrence n\u2019est pas beaucoup plus marqu\u00e9e aujourd\u2019hui: le Secr\u00e9tariat d\u2019Etat \u00e0 la formation, \u00e0 la recherche et \u00e0 l\u2019innovation (SEFRI) met au concours quatre bourses par ann\u00e9e, pour lesquelles il re\u00e7oit en g\u00e9n\u00e9ral \u00abune petite dizaine de candidatures\u00bb. \u00abNous faisons la promotion de nos bourses, mais nous ne nous attendons pas \u00e0 recevoir \u00e9norm\u00e9ment de demandes car il s\u2019agit d\u2019un master tr\u00e8s sp\u00e9cifique\u00bb, pr\u00e9cise Muriel Meister-Gampert du SEFRI.<\/p>\n<p><strong>Un r\u00e9seau de 10&rsquo;000 actifs<\/strong><\/p>\n<p>Les candidats sont en g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudiants suisses qui viennent d\u2019obtenir un master et veulent compl\u00e9ter leur formation. Ils sont s\u00e9lectionn\u00e9s sur dossier et entretien, en fonction de deux crit\u00e8res principaux: leurs r\u00e9sultats acad\u00e9miques et leur motivation. Chaque \u00e9lu part pour Bruges (ou Varsovie) avec une enveloppe de 24&rsquo;000 euros, qui couvre les frais d\u2019\u00e9tude, de nourriture et d\u2019h\u00e9bergement en r\u00e9sidence. Berne encourage ainsi la participation \u00e0 un programme r\u00e9put\u00e9 excellent. Mais pas seulement pour la qualit\u00e9 de ses cours. \u00abCe qui diff\u00e9rencie le Coll\u00e8ge d\u2019Europe d\u2019autres instituts, c\u2019est aussi son r\u00e9seau\u00bb, poursuit Muriel Meister-Gampert. Il faut dire que l\u2019alumnus suisse, en plus des \u00e9tudiants de sa vol\u00e9e, a un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 aux 10&rsquo;000 anciens du Coll\u00e8ge actifs en Europe et dans le monde.<\/p>\n<p>C\u2019est un courriel envoy\u00e9 par l\u2019un d\u2019entre eux qui a permis \u00e0 Joaquin de Santos Barbosa de trouver un emploi peu apr\u00e8s l\u2019obtention de son master \u00e0 Bruges en 2010. Le Lausannois, 30 ans aujourd\u2019hui, a travaill\u00e9 pendant cinq ans dans les relations publiques de Novartis \u00e0 Bruxelles. Il confirme que l\u2019exp\u00e9rience brugeoise lui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cieuse au quotidien: \u00abIl y a tellement d\u2019alumni du Coll\u00e8ge \u00e0 Bruxelles que j\u2019en rencontre r\u00e9guli\u00e8rement par hasard. Quand nous nous apercevons que nous avons cela en commun, il y a imm\u00e9diatement un lien de confiance qui se cr\u00e9e, ce qui facilite les contacts.\u00bb Et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 certaines informations d\u2019initi\u00e9s, dont sont si friands les repr\u00e9sentants d\u2019int\u00e9r\u00eats (publics ou priv\u00e9s) qui gravitent autour des institutions de l\u2019Union europ\u00e9enne (UE).<\/p>\n<p><strong>Un lieu de d\u00e9bats<\/strong><\/p>\n<p>Une aubaine pour les Suisses amen\u00e9s \u00e0 d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats du pays \u00e0 Bruxelles? A l\u2019heure o\u00f9 l\u2019avenir de la voie bilat\u00e9rale est plus incertain que jamais, le networking appara\u00eet comme un enjeu majeur. Les praticiens des relations Suisse-UE pass\u00e9s par Bruges le confirment: Berne n\u2019a pas investi dans leur bourse \u00e0 fonds perdu (lire les t\u00e9moignages en encadr\u00e9s). \u00abLa diplomatie suisse aurait d\u2019ailleurs tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 se montrer davantage au Coll\u00e8ge d\u2019Europe, sugg\u00e8re Cenni Najy, chercheur en relations Suisse-UE au think tank Foraus et \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. En soutenant des \u00e9v\u00e9nements organis\u00e9s par les Suisses du Coll\u00e8ge, nos diplomates ont la possibilit\u00e9 d\u2019expliquer la politique europ\u00e9enne helv\u00e9tique aux futurs d\u00e9cideurs de l\u2019UE. Les anciens de Bruges sont surrepr\u00e9sent\u00e9s dans les \u00e9tages sup\u00e9rieurs de la Commission, et ce sont des postes qui comptent.\u00bb<\/p>\n<p>Pour les \u00e9tudiants suisses, l\u2019apport du Coll\u00e8ge ne se limite de loin pas au r\u00e9seau, ajoute Cenni Najy, lui-m\u00eame alumnus: \u00abC\u2019est une formation qui permet d\u2019observer de pr\u00e8s comment la machine europ\u00e9enne fonctionne.\u00bb Quitte \u00e0 perdre son sens critique? C\u2019est le reproche qui revient \u00e0 propos du Coll\u00e8ge d\u2019Europe, accus\u00e9 par ses d\u00e9tracteurs d\u2019\u00e9pouser une vision centralisatrice de l\u2019UE et de la transmettre. Un mauvais proc\u00e8s, selon le chercheur genevois: \u00abLa direction que doit prendre la construction europ\u00e9enne fait l\u2019objet de vifs d\u00e9bats \u00e0 Bruges.\u00bb<\/p>\n<p>Pour Marie Jeanne dos Santos, de l\u2019Association des anciens du Coll\u00e8ge d\u2019Europe, cette exp\u00e9rience cr\u00e9e bel et bien des r\u00e9f\u00e9rences communes, mais elles ont surtout trait au \u00abvivre ensemble\u00bb. \u00abPendant son ann\u00e9e au Coll\u00e8ge, chacun peut constater qu\u2019il a finalement les m\u00eames attentes et les m\u00eames pr\u00e9occupations que ses pairs, quelle que soit sa trajectoire personnelle. On r\u00e9alise vraiment que les diff\u00e9rences culturelles ne sont pas un obstacle \u00e0 la communication.\u00bb Si les praticiens des relations Suisse-UE commencent par se c\u00f4toyer \u00e0 Bruges, c\u2019est un constat de bon augure.<br \/>\n_______<br \/>\nENCADRES<\/p>\n<p><strong>Ce qu\u2019ils retirent du Coll\u00e8ge d\u2019Europe<\/strong><\/p>\n<p><strong>Philipp Metzger: \u00abDes \u00e9changes facilit\u00e9s \u00e0 Bruxelles\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Directeur de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la communication (OFCOM)<br \/>\nPromotion Stefan Zweig, 1993-94<\/em><\/p>\n<p>Quand Philipp Metzger \u00e9tudie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berne, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, le droit europ\u00e9en n\u2019y est pas enseign\u00e9. Mais le sujet est omnipr\u00e9sent dans le d\u00e9bat suisse: on est \u00e0 la veille du vote populaire sur l\u2019Espace \u00e9conomique europ\u00e9en (EEE). Le futur directeur de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la communication (OFCOM) d\u00e9couvre alors l\u2019existence du Coll\u00e8ge d\u2019Europe. \u00abJ\u2019\u00e9tais int\u00e9ress\u00e9 par les cours, mais aussi par l\u2019exp\u00e9rience interculturelle qu\u2019il offrait\u00bb, raconte le haut fonctionnaire. Il obtient une bourse partielle pour le programme interdisciplinaire du Coll\u00e8ge.<\/p>\n<p>Philipp Metzger ne regrette aucunement son choix. \u00abIl s\u2019agit d\u2019une formation extr\u00eamement utile, notamment pour un fonctionnaire suisse. Je suis convaincu qu\u2019elle permet de mieux d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats du pays.\u00bb En dotant le futur commis de l\u2019Etat d\u2019une connaissance approfondie des rouages communautaires, mais aussi d\u2019un r\u00e9seau pr\u00e9cieux, tant au sein des institutions de l\u2019UE que du secteur priv\u00e9, souligne le directeur de l\u2019OFCOM.<\/p>\n<p>Exemple pratique: \u00abDans le domaine des t\u00e9l\u00e9coms, la Suisse et l\u2019UE n\u2019ont pas d\u2019accord bilat\u00e9ral mais entretiennent des \u00e9changes informels. Ce dialogue est plus facile si l\u2019on a des contacts \u00e0 Bruxelles. Il permet d\u2019anticiper certaines \u00e9volutions, par exemple en mati\u00e8re de frais d\u2019itin\u00e9rance.\u00bb Il se trouve que l\u2019homologue de Philipp Metzger \u00e0 la Commission europ\u00e9enne est \u00e9galement un ancien du Coll\u00e8ge. \u00abQuand votre interlocuteur sait que vous \u00eates aussi pass\u00e9 par l\u00e0, il sait que vous comprenez la m\u00e9canique. Cela facilite grandement l\u2019entr\u00e9e en mati\u00e8re.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Yves Rossier: \u00abUne excellente formation et un mariage\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Secr\u00e9taire d\u2019Etat aux affaires \u00e9trang\u00e8res<br \/>\nPromotion Christophe Colomb, 1985-86<\/em><\/p>\n<p>Le Coll\u00e8ge d\u2019Europe a-t-il \u00e9t\u00e9 pour quelque chose dans l\u2019une des r\u00e9ussites diplomatiques d\u2019Yves Rossier? En 2013, le secr\u00e9taire d\u2019Etat \u00e9tait parvenu \u00e0 d\u00e9bloquer le dossier institutionnel \u2013 vieille pierre d\u2019achoppement entre Berne et Bruxelles \u2013 en trouvant un terrain de n\u00e9gociations avec le repr\u00e9sentant de l\u2019UE, David O\u2019Sullivan. Les observateurs n\u2019avaient alors pas manqu\u00e9 de relever que les deux hommes, dont la proximit\u00e9 \u00e9tait manifeste, \u00e9taient des anciens de Bruges\u2026<\/p>\n<p>\u00abIl ne faut pas chercher un lien de causalit\u00e9 direct, c\u2019est impossible \u00e0 \u00e9tablir, commente aujourd\u2019hui Yves Rossier. Le fait d\u2019\u00eatre all\u00e9 \u00e0 Bruges a peut-\u00eatre facilit\u00e9 le contact, mais plus encore, c\u2019est sans doute le fait d\u2019avoir eu envie d\u2019y aller qui nous a rapproch\u00e9s.\u00bb Cette envie, le Fribourgeois l\u2019a vue na\u00eetre au contact du professeur Henri Rieben, ancien pr\u00e9sident de la Fondation Jean Monnet pour l\u2019Europe. \u00abEt je ne regrette pas d\u2019\u00eatre all\u00e9 au Coll\u00e8ge, ne serait-ce que parce que j\u2019y ai rencontr\u00e9 celle qui allait devenir ma femme!\u00bb<\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire d\u2019Etat se souvient d\u2019une ann\u00e9e \u00abtr\u00e8s intense, \u00e0 tous points de vue, parce que l\u2019on est compl\u00e8tement vou\u00e9 \u00e0 cette vie-l\u00e0. On est totalement disponible aux autres et \u00e0 l\u2019enseignement. C\u2019\u00e9tait une excellente formation, dispens\u00e9e par des professeurs invit\u00e9s dont la stature m\u2019impressionnait. Et la vie en r\u00e9sidence, avec des gens de tous les horizons, repr\u00e9sente une exp\u00e9rience particuli\u00e8re. On en garde forc\u00e9ment quelque chose.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Jean Russotto: \u00abL\u2019apprentissage de la langue de l\u2019UE\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Avocat d\u2019affaires suisse \u00e9tabli \u00e0 Bruxelles<br \/>\nPromotion Thomas Paine, 1963-64<\/em><\/p>\n<p>Quand Jean Russotto entre au Coll\u00e8ge d\u2019Europe, en 1963, le march\u00e9 commun n\u2019en est qu\u2019\u00e0 ses balbutiements. Et la Suisse n\u2019a pas encore d\u2019accord de libre-\u00e9change avec la Communaut\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9enne (CEE). Le Vaudois vient d\u2019achever ses \u00e9tudes de droit \u00e0 Lausanne et \u00abs\u2019\u00e9veille \u00e0 la vie internationale\u00bb. A Bruges, seul Suisse parmi 50 \u00e9tudiants, il se d\u00e9couvre \u00abun vrai int\u00e9r\u00eat pour l\u2019Europe\u00bb. Cette passion ne le l\u00e2chera plus.<\/p>\n<p>Etabli \u00e0 Bruxelles depuis plus de 40 ans, Jean Russotto y officie aujourd\u2019hui encore comme avocat d\u2019affaires. Il a repr\u00e9sent\u00e9 des multinationales et des banques suisses, et passe pour un fin connaisseur du dossier bilat\u00e9ral. A Bruges, il dit avoir appris \u00abla langue des institutions europ\u00e9ennes\u00bb. \u00abCela permet d\u2019utiliser et de comprendre les m\u00eames termes que nos pairs, et d\u2019avoir les m\u00eames r\u00e9f\u00e9rences qu\u2019eux, parce que l\u2019on est anim\u00e9 de connaissances et d\u2019un esprit communautaires. Je ne parle pas d\u2019une all\u00e9geance servile \u00e0 la cause des interlocuteurs, on n\u2019est pas forc\u00e9ment d\u2019accord avec eux. Mais on sera davantage et souvent \u00e9cout\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Ces r\u00e9f\u00e9rences, l\u2019\u00e9tudiant les acquiert \u00abindiciblement\u00bb durant son ann\u00e9e au Coll\u00e8ge, insiste Jean Russotto. \u00abNous arrivons tous \u00e0 Bruges avec des pr\u00e9jug\u00e9s: l\u2019Europe est bureaucratique, peu d\u00e9mocratique, incapable de g\u00e9rer les crises\u2026 Puis l\u2019on d\u00e9couvre la r\u00e9alit\u00e9, enseign\u00e9e par des gens comp\u00e9tents. On \u00e9change avec ses camarades, on se c\u00f4toie du matin au soir. Par la force des choses, cela transforme chacun en connaisseur de la construction europ\u00e9enne et de sa r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 tous niveaux.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse gagnerait certainement \u00e0 envoyer davantage d\u2019\u00e9tudiants au Coll\u00e8ge d\u2019Europe, le centre de formation des \u00e9lites europ\u00e9ennes. T\u00e9moignages d&rsquo;anciens \u00e9l\u00e8ves suisses.<\/p>\n","protected":false},"author":20196,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1303],"class_list":["post-4637","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","tag-choix-de-l-editeur","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4637","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20196"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4637"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4637\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6412,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4637\/revisions\/6412"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4637"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4637"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4637"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}