



{"id":4636,"date":"2016-04-06T14:29:02","date_gmt":"2016-04-06T12:29:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4636"},"modified":"2016-04-06T14:29:21","modified_gmt":"2016-04-06T12:29:21","slug":"traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4636","title":{"rendered":"Les super-bact\u00e9ries gagnent du terrain"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large05042016.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Large05042016.jpg\" alt=\"Large05042016.jpg\" \/><\/p>\n<p>J\u2019ai vu des patients d\u00e9c\u00e9der d\u2019une infection, notamment dans le service des grands br\u00fbl\u00e9s, car plus aucun antibiotique ne marchait sur eux, raconte Yok-Ai Que, ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche au D\u00e9partement de microbiologie de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. Il arrive qu\u2019on doive relier un patient \u00e0 une intraveineuse pour soigner une simple cystite (inflammation de la vessie).\u00bb La raison de ces cas tragiques? La multiplication dans les h\u00f4pitaux suisses de bact\u00e9ries r\u00e9sistantes aux antibiotiques.<\/p>\n<p>E. coli, une bact\u00e9rie intestinale commune qui peut provoquer des gastro-ent\u00e9rites et des infections urinaires, ne r\u00e9agit plus \u00e0 la fluoroquinolone, l\u2019antibiotique habituellement utilis\u00e9 contre ce microbe, dans 20,5% des cas, selon les chiffres du Centre suisse pour le contr\u00f4le de l\u2019antibior\u00e9sistance (Anresis). En 2004, cette part n\u2019atteignait que 10,3%. De m\u00eame, K. pneumoniae, une bact\u00e9rie qui provoque notamment des maladies respiratoires, est devenue insensible aux c\u00e9phalosporines de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, un antibiotique plus r\u00e9cent, dans 11,2% des cas, contre 1,3% en 2004.<\/p>\n<p><strong>Surconsommation d&rsquo;antibiotiques<\/strong><\/p>\n<p>\u00abLorsqu\u2019on attaque une bact\u00e9rie \u00e0 l\u2019aide d\u2019un antibiotique, elle va presque invariablement d\u00e9velopper une r\u00e9sistance \u00e0 ce dernier, c\u2019est un m\u00e9canisme de survie, d\u00e9taille Didier Pittet, responsable du Service de maladies infectieuses aux HUG. Les premi\u00e8res r\u00e9sistances \u00e0 la p\u00e9nicilline sont apparues neuf mois \u00e0 peine apr\u00e8s sa d\u00e9couverte en 1947.\u00bb Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est favoris\u00e9 par la surconsommation des antibiotiques. Dans les h\u00f4pitaux suisses, le nombre de doses journali\u00e8res administr\u00e9es a cr\u00fb de 36% entre 2004 et 2013. \u00abIls sont souvent utilis\u00e9s \u00e0 mauvais escient contre des maladies caus\u00e9es par un virus et non par une bact\u00e9rie, comme le rhume\u00bb, estime-t-il.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des fronti\u00e8res helv\u00e9tiques, les indicateurs ne sont pas davantage rassurants. Au contraire. La Turquie,<br \/>\nla Gr\u00e8ce, la France et les Etats-Unis sont des champions de la consommation d\u2019antibiotiques, selon les donn\u00e9es du Centre europ\u00e9en de pr\u00e9vention et de contr\u00f4le des maladies. \u00abDans les pays caract\u00e9ris\u00e9s par un manque d\u2019hygi\u00e8ne g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 (Inde) ou dans les h\u00f4pitaux (Italie, Gr\u00e8ce), les patients en re\u00e7oivent souvent de fa\u00e7on pr\u00e9ventive\u00bb, rel\u00e8ve Patrice Nordmann, professeur au D\u00e9partement de microbiologie de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg. Aux Etats-Unis, o\u00f9 les m\u00e9decins craignent les proc\u00e8s intent\u00e9s par les malades, il n\u2019est pas rare de se faire prescrire cinq ou six antibiotiques simultan\u00e9ment.<\/p>\n<p>L\u2019utilisation d\u2019antibiotiques dans les \u00e9levages de volaille, de porcs et de poissons, pour \u00e9viter la propagation d\u2019infections lorsque les conditions de d\u00e9tention sont trop exigu\u00ebs, favorise aussi l\u2019\u00e9mergence de r\u00e9sistances. Tout comme la globalisation et le d\u00e9veloppement du tourisme m\u00e9dical, qui ont accru les transferts de patients entre pays et donc la circulation de germes. \u00abOn pense que les premi\u00e8res b\u00e9talactamases, \u00e0 spectre \u00e9largi, (une enzyme qui provoque des r\u00e9sistances aux antibiotiques, ndlr), sont arriv\u00e9es en Suisse romande lorsque des victimes des attentats de Bali, en 2002, ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es au CHUV\u00bb, explique Didier Pittet.<\/p>\n<p>\u00abLes voyageurs qui s\u00e9journent dans des pays comme l\u2019Inde ram\u00e8nent souvent dans leur flore intestinale des germes r\u00e9sistants\u00bb, indique Thierry Calandra, chef du Service des maladies infectieuses du CHUV. Ces porteurs sains sont d\u00e9pourvus de sympt\u00f4mes, mais ils peuvent les transmettre \u00e0 des personnes dont le syst\u00e8me immunitaire est affaibli.<\/p>\n<p>Il existe quelques solutions pour lutter contre ces super-bact\u00e9ries. Des mesures simples, comme am\u00e9liorer l\u2019hygi\u00e8ne des mains ou vacciner les patients \u00e0 risque, permettraient d\u2019\u00e9viter 30% des infections contract\u00e9es dans un h\u00f4pital suisse, qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent aujourd\u2019hui \u00e0 70\u2019000 par ann\u00e9e. Il faut aussi r\u00e9duire la consommation d\u2019antibiotiques. \u00abEn Suisse, il est d\u00e9j\u00e0 interdit d\u2019en acheter sans prescription, note Karin W\u00e4fler, responsable de ce th\u00e8me \u00e0 l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP). Mais il manque des directives contraignantes qui d\u00e9finissent quand prescrire un antibiotique et lequel est le plus appropri\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Nouvelle strat\u00e9gie nationale<\/strong><\/p>\n<p>La lutte contre les r\u00e9sistances passe en outre par une meilleure connaissance de leur ampleur et de leur distribution. Le Centre Anresis collecte certes depuis 2004 des informations sur les bact\u00e9ries r\u00e9sistantes et les antibiotiques prescrits en milieu hospitalier, mais pas en m\u00e9decine ambulatoire. Chez les animaux de rente (porcs, poulets, veaux), les r\u00e9sistances sont r\u00e9pertori\u00e9es depuis 2006 mais pas les quantit\u00e9s d\u2019antibiotiques administr\u00e9es. La strat\u00e9gie nationale contre la r\u00e9sistance aux antibiotiques (StaR), lanc\u00e9e par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral d\u00e9but 2016, \u00abva toutefois combler ces lacunes en recensant ces deux valeurs de fa\u00e7on syst\u00e9matique\u00bb, rel\u00e8ve Karin W\u00e4fler.<\/p>\n<p>Cela ne suffira pas \u00e0 stopper la propagation de ces super-bact\u00e9ries. \u00abPour cela, il faut identifier le plus rapidement possible la pr\u00e9sence d\u2019un germe r\u00e9sistant dans un h\u00f4pital, par exemple en proc\u00e9dant \u00e0 un d\u00e9pistage syst\u00e9matique de tous les patients en provenance de l\u2019\u00e9tranger, et isoler les porteurs\u00bb, souligne Thierry Calandra.<\/p>\n<p>Dans cette optique, Patrice Nordmann et son coll\u00e8gue Laurent Poirel ont d\u00e9velopp\u00e9 un test diagnostique qui permet de rep\u00e9rer en moins de deux heures les souches r\u00e9sistantes de la bact\u00e9rie Acinetobacter baumannii, contre deux jours auparavant. Une \u00e9quipe genevoise a pour sa part \u00e9labor\u00e9 un outil pour d\u00e9tecter la tuberculose r\u00e9sistante \u00e0 l\u2019antibiotique rifampicine en deux heures au lieu de deux \u00e0 huit semaines.<\/p>\n<p>Mais pour vraiment donner le coup de gr\u00e2ce \u00e0 ces super-bact\u00e9ries, il faut de nouveaux antibiotiques. Malheureusement, l\u2019industrie pharmaceutique semble avoir d\u2019autres priorit\u00e9s en vue: \u00abLes industriels n\u2019ont plus cr\u00e9\u00e9 de nouveaux produits depuis des ann\u00e9es, car, d\u2019un point de vue financier, cela ne rapporte pas suffisamment, rel\u00e8ve Didier Pittet. Il est bien plus rentable de d\u00e9velopper des m\u00e9dicaments contre Alzheimer ou le diab\u00e8te que les patients devront prendre toute leur vie.\u00bb<\/p>\n<p>Le groupe b\u00e2lois Roche a ainsi r\u00e9cemment laiss\u00e9 tomber son partenaire Polyphor, qu\u2019il s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 \u00e0 financer \u00e0 hauteur de 500 millions de francs, l\u2019une des rares firmes \u00e0 effectuer de la recherche dans ce domaine.<\/p>\n<p>Didier Pittet pense qu\u2019\u00e0 terme il faudra de nouveaux mod\u00e8les de financement. \u00abOn pourrait inscrire les antibiotiques au patrimoine mondial de l\u2019Unesco, ce qui ouvrirait la voie \u00e0 des subsides de la part de la Banque mondiale<br \/>\nou de l\u2019Union europ\u00e9enne\u00bb, dit-il. D\u2019autres \u00e9voquent la cr\u00e9ation d\u2019un fonds mondial pour financer la recherche sur les antibiotiques.<\/p>\n<p>La Conf\u00e9d\u00e9ration a annonc\u00e9 en juin 2015 le lancement d\u2019un nouveau Programme national de la recherche (PNR 72) dot\u00e9 de 20 millions de francs. \u00abIl a notamment pour but la d\u00e9couverte de nouveaux traitements contre les bact\u00e9ries r\u00e9sistantes\u00bb, assure Karin W\u00e4fler. L\u2019OFSP pr\u00e9cise que l\u2019organisation du projet sera clarifi\u00e9e d\u2019ici au milieu de l\u2019ann\u00e9e 2016 et que le public sera r\u00e9guli\u00e8rement inform\u00e9 de son avancement. La bataille contre les super-bact\u00e9ries est donc bel et bien engag\u00e9e, reste \u00e0 la gagner.<br \/>\n_______<br \/>\nENCADRES<\/p>\n<p><strong>Des virus pour attaquer les bact\u00e9ries<\/strong><\/p>\n<p>Pour Yok-Ai Que*, la phagoth\u00e9rapie pourrait aider \u00e0 vaincre les germes r\u00e9sistants \u00e0 tout antibiotique. Interview.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce que la phagoth\u00e9rapie?<\/strong><\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une th\u00e9rapie d\u00e9velopp\u00e9e en 1915, qui consiste \u00e0 utiliser certains virus &#8212; les phages &#8212; pour s\u2019attaquer aux bact\u00e9ries. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en observant des gu\u00e9risons spontan\u00e9es survenues en Inde suite \u00e0 une \u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra dans les eaux du Gange. Des phages s\u2019\u00e9taient d\u00e9velopp\u00e9s en parall\u00e8le aux bact\u00e9ries de chol\u00e9ra et les avaient d\u00e9sactiv\u00e9es. Cette th\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e tout au long des ann\u00e9es 1930 et 1940, mais elle est tomb\u00e9e en d\u00e9su\u00e9tude avec la d\u00e9couverte de la p\u00e9nicilline en 1947.<\/p>\n<p><strong>Comment est-ce que cela marche concr\u00e8tement?<\/strong><\/p>\n<p>Il y a deux m\u00e9canismes. Les phages peuvent soit s\u2019implanter dans les chromosomes de la bact\u00e9rie, soit parasiter la machinerie utilis\u00e9e par cette derni\u00e8re pour se r\u00e9pliquer. Lorsqu\u2019ils cherchent \u00e0 se reproduire, ils font \u00e9clater la bact\u00e9rie.<\/p>\n<p><strong>La phagoth\u00e9rapie peut-elle encore servir aujourd\u2019hui?<\/strong><\/p>\n<p>Nous menons des essais au CHUV, dans l\u2019espoir qu\u2019elle permette de soigner les patients affect\u00e9s par les bact\u00e9ries qui ne r\u00e9agissent plus \u00e0 aucun antibiotique. Une \u00e9tude clinique est en cours dans le service des grands br\u00fbl\u00e9s.<\/p>\n<p>*Yok-ai que est ma\u00eetre d\u2019enseignement et de recherche au d\u00e9partement de microbiologie de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne<br \/>\n_______<br \/>\n<strong><br \/>\nLes bact\u00e9ries les plus dangereuses<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les BLSE <\/strong><br \/>\nLes b\u00eatalactamases \u00e0 spectre \u00e9largi (BLSE) sont des enzymes produites par certaines bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans le syst\u00e8me digestif comme E. coli et K. pneumoniae. D\u00e9couvertes pour la premi\u00e8re fois en France et en Allemagne au milieu des ann\u00e9es 1980, elles engendrent une r\u00e9sistance aux antibiotiques de la classe des b\u00eata-lactamines, qui sont les plus utilis\u00e9s. Elles sont arriv\u00e9es en Suisse au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. En 2010, 4,8% des patients arrivant aux H\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve et 5,8% de ceux arrivant \u00e0 l\u2019H\u00f4pital de Zurich en \u00e9taient porteurs.<\/p>\n<p><strong>Le staphylocoque dor\u00e9 <\/strong><br \/>\nPr\u00e9sent sur la peau de 30% des gens, le staphylocoque dor\u00e9 peut provoquer des infections sanguines, des tissus ou des articulations. Il a d\u00e9velopp\u00e9 une r\u00e9sistance \u00e0 la m\u00e9thicilline, un antibiotique de premier recours, ce qui en fait l\u2019une des principales causes d\u2019infections nosocomiales dans les h\u00f4pitaux. Son incidence a toutefois commenc\u00e9 \u00e0 diminuer depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es. La part de souches r\u00e9sistantes est pass\u00e9e de 12,7% en 2004 \u00e0 5% en 2013. Il est plus pr\u00e9sent en Suisse romande qu\u2019en Suisse al\u00e9manique.<br \/>\n<strong><br \/>\nLes carbap\u00e9n\u00e9mases <\/strong><br \/>\nLes carbap\u00e9n\u00e9mases sont des enzymes produites par certains germes de l\u2019intestin. Elles d\u00e9sactivent les carbap\u00e9n\u00e8mes, la toute derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration d\u2019antibiotiques. Les malades infect\u00e9s par ce genre de super-bact\u00e9rie n\u2019ont plus qu\u2019une seule option: la colistine, un m\u00e9dicament d\u00e9couvert en 1949 mais peu utilis\u00e9 en raison de sa toxicit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour l\u2019heure, tous les cas de carbap\u00e9n\u00e9mases r\u00e9pertori\u00e9s en Suisse ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9s de l\u2019\u00e9tranger, depuis les pays m\u00e9diterran\u00e9ens et le sous-continent indien. Mais le nombre de souches pr\u00e9sentes sur sol helv\u00e9tique a cr\u00fb spectaculairement, passant de moins de 15 en 2009 \u00e0 plus de 400 aujourd\u2019hui. Plus inqui\u00e9tant encore, des chercheurs chinois ont annonc\u00e9 fin novembre avoir observ\u00e9 pour la premi\u00e8re fois des bact\u00e9ries r\u00e9sistantes \u00e0 la colistine.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans In Vivo magazine (no 8).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/invivomagazine.com\" target=\"_blank\">invivomagazine.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour combattre les germes multir\u00e9sistants, les nouvelles mol\u00e9cules ne suffiront pas. Une meilleure prescription des antibiotiques est aussi n\u00e9cessaire.<\/p>\n","protected":false},"author":19062,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4636","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4636","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19062"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4636"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4636\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4636"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4636"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4636"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}