



{"id":4613,"date":"2016-02-29T08:23:17","date_gmt":"2016-02-29T07:23:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4613"},"modified":"2017-07-12T10:52:05","modified_gmt":"2017-07-12T08:52:05","slug":"industrie-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4613","title":{"rendered":"Le grand malaise de Sainte-Croix"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large28022016.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Large28022016.jpg\" alt=\"Large28022016.jpg\" \/><\/p>\n<p>Sainte-Croix, un nom associ\u00e9 \u00e0 la manufacture de bo\u00eetes \u00e0 musique Reuge, \u00e0 l\u2019horlogerie ou \u00e0 la microm\u00e9canique. Un nom associ\u00e9 aussi \u00e0 une succession de coups durs. Comme celui que subit encore ce village du Jura vaudois. A deux pas de la gare, dans ce grand b\u00e2timent industriel rouge et blanc, les lumi\u00e8res qui brillent donnent l\u2019impression d\u2019une intense activit\u00e9 en ce matin de f\u00e9vrier. A l\u2019int\u00e9rieur, pourtant, l\u2019horloger Carl F. Bucherer, qui s\u2019est install\u00e9 r\u00e9cemment dans ces locaux, plie bagage. Il emm\u00e8ne une vingtaine de postes. \u00abOn a pris un coup sur la t\u00eate, r\u00e9sume Jean-Claude Piguet, directeur du Journal de Sainte-Croix. Et quatre autres entreprises &#8212; Bacab, Redel, De Bethune ainsi que Janvier &#8212; ont \u00e9galement supprim\u00e9 des places de travail. En tout, plus de 70 personnes ont perdu leur emploi dans notre commune en 2015.\u00bb Si l\u2019on ram\u00e8ne ce chiffre au nombre d\u2019habitants, environ 5000, la saign\u00e9e est dramatique.<\/p>\n<p>Ancr\u00e9es dans la r\u00e9gion, les petites mains sont peu nombreuses \u00e0 suivre leur entreprise lors d\u2019une d\u00e9localisation. Ce sc\u00e9nario, le syndicaliste Yves Defferrard, responsable du secteur industrie d\u2019Unia Vaud, a pu l\u2019observer chez Bacab en avril 2014. Les 40 employ\u00e9s de l\u2019entreprise productrice de c\u00e2bles chauffants, aujourd\u2019hui ferm\u00e9e, avaient entam\u00e9 une gr\u00e8ve pour obtenir un meilleur plan social. \u00abJ\u2019ai revu ces salari\u00e9s il y a peu de temps. Ils ne sont que deux \u00e0 avoir rejoint l\u2019Allemagne, o\u00f9 la production a \u00e9t\u00e9 d\u00e9localis\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abOn ne veut pas devenir une cit\u00e9-dortoir\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Le directeur de l\u2019Association pour le d\u00e9veloppement du Nord Vaudois (ADNV), Jean-Marc Buchillier, rapproche le cas de Bacab de celui de Bucherer. \u00abCes situations sont le r\u00e9sultat de choix financiers faits dans des centres de d\u00e9cision \u00e9loign\u00e9s.\u00bb Ces groupes &#8212; l\u2019un allemand, l\u2019autre lucernois &#8212; entendent, dans un contexte de concurrence accrue, gagner en efficacit\u00e9 en rapprochant les ateliers de leur maison m\u00e8re. Et Sainte-Croix en fait les frais. Le vice-pr\u00e9sident ex\u00e9cutif marketing de Bucherer, Roland Ott, justifie ainsi l\u2019abandon de sa production sainte-crix: \u00abNous avons rachet\u00e9 tout un b\u00e2timent \u00e0 Langnau, dans le canton de Berne, pour y cr\u00e9er un centre de comp\u00e9tences. En r\u00e9unissant au m\u00eame endroit toute la cha\u00eene de production de nos montres nous serons beaucoup plus efficients. Nous n\u2019avons rien contre Sainte-Croix.\u00bb<\/p>\n<p>Quant aux soci\u00e9t\u00e9s qui entendent rester dans le village, certaines n\u2019ont d\u2019autre choix que de supprimer des postes \u00abmomentan\u00e9ment\u00bb, esp\u00e8rent-elles. Situ\u00e9e \u00e0 L\u2019Auberson, un hameau limitrophe, la fabrique horlog\u00e8re De Bethune se trouve dans cette situation. Neuf licenciements ont \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9s en novembre et neuf autres en d\u00e9cembre 2015. La soci\u00e9t\u00e9 souffre surtout d\u2019une baisse de la demande pour ses montres hauts de gamme vendues en Russie, en Chine et dans les Emirats. Un recul qui s\u2019explique davantage par le contexte politique international que par la force du franc.<\/p>\n<p>Un des ouvriers licenci\u00e9s chez De Bethune, qui pr\u00e9f\u00e8re rester anonyme, se dit \u00e9c\u0153ur\u00e9: \u00abM\u00eame si les temps sont durs dans l\u2019horlogerie, on balance les gens trop facilement. C\u2019est un savoir-faire et le dynamisme de la commune qui sont sacrifi\u00e9s. On ne veut pas devenir une cit\u00e9-dortoir.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abLe probl\u00e8me n\u2019est pas r\u00e9gional, il est suisse\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Au caf\u00e9 comme au Conseil communal, la suppression de dix postes chez Redel alimente les discussions. Install\u00e9 au c\u0153ur du village, le fabricant de connecteurs utilis\u00e9s principalement dans le domaine m\u00e9dical est, avec 125 salari\u00e9s, le plus grand employeur priv\u00e9 de la commune. Le directeur du site, Abraham Ratano, se veut n\u00e9anmoins rassurant. \u00abNous allons certes d\u00e9placer l\u2019atelier de montage final, qui occupe des employ\u00e9s peu qualifi\u00e9s, vers notre usine en Hongrie, mais nous entendons r\u00e9engager l\u2019\u00e9quivalent en personnel tr\u00e8s qualifi\u00e9 d\u2019ici mi-2017.\u00bb L\u2019entreprise investira 7 millions de francs en 2016 pour am\u00e9nager l\u2019atelier d\u00e9sormais vide et y placer de nouvelles technologies de pointe.<\/p>\n<p>Pour le directeur de Redel, le cas de Sainte-Croix n\u2019est pas unique: \u00abLe probl\u00e8me n\u2019est pas r\u00e9gional, il est suisse. Les entreprises du pays qui exportent massivement sont condamn\u00e9es \u00e0 travailler dans des domaines de niche. Nous devons produire du high-tech et laisser les grands volumes de technologie simple aux pays \u00e9mergents.\u00bb Rester \u00e0 la page requiert, pour une soci\u00e9t\u00e9 romande moyenne, un travail d\u2019adaptation des savoir-faire et des investissements importants. \u00abOn nous demande de produire de la tr\u00e8s haute qualit\u00e9, de le faire dans des d\u00e9lais qui sont pass\u00e9s de 3 mois \u00e0 10 jours et de le faire en livrant du sur-mesure.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019industrie suisse en g\u00e9n\u00e9ral traverse une p\u00e9riode de turbulences du fait du franc fort, confirme Thomas R\u00fchl, Head Regional Research chez Credit Suisse. \u00abLes entreprises industrielles exportatrices et, en particulier, le secteur des machines, des m\u00e9taux et de l\u2019\u00e9lectronique, sont tr\u00e8s affect\u00e9s. La r\u00e9gion Sainte-Croix-Yverdon n\u2019est pas \u00e9pargn\u00e9e car elle comprend de nombreuses entreprises industrielles situ\u00e9es dans des branches o\u00f9 la concurrence est intense.\u00bb<\/p>\n<p>Une baisse de la conjoncture est plus dure \u00e0 absorber pour les r\u00e9gions de Suisse qui, comme le Nord-vaudois, ne sont pas les plus fortes structurellement. \u00abSi l\u2019on regarde les indicateurs concernant l\u2019attractivit\u00e9 de la localisation pour les entreprises, la r\u00e9gion Yverdon-Sainte-Croix est class\u00e9e 79e sur les 110 r\u00e9gions de Suisse que compte notre \u00e9tude\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Incroyable r\u00e9silience<\/strong><\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des habitants, on veut croire que rien n\u2019est perdu pour Sainte-Croix, qui a fait ses preuves dans l\u2019art de la r\u00e9sistance industrielle. Personne ne donnait cher de sa peau il y a trente ans, au moment de la d\u00e9b\u00e2cle de Paillard-Herm\u00e8s-Precisa (HPI), \u00e0 qui l\u2019on doit notamment les machines \u00e0 \u00e9crire Herm\u00e8s et les cam\u00e9ras Bolex. Apr\u00e8s cette p\u00e9riode faste &#8212; \u00abon construisait des gramophones \u00e0 Sainte-Croix alors qu\u2019on vendait encore des vaches sur la Place de la Palud \u00e0 Lausanne\u00bb, sourit Jean-Marc Buchillier de l\u2019ADNV &#8212; , on pensait que la commune allait gentiment se vider de ses habitants pour devenir un petit village rural. Or d\u2019un point de vue d\u00e9mographique, la commune s\u2019est redress\u00e9e. Apr\u00e8s \u00eatre descendue \u00e0 son plus bas niveau en 2001 avec 4104 habitants, elle repassera prochainement la barre des 5000 habitants.<\/p>\n<p>En outre, l\u2019\u00e9conomie locale est plus \u00e9quilibr\u00e9e \u00e0 l\u2019heure actuelle, selon Jean-Claude Piguet, directeur du Journal de Sainte-Croix: \u00abD\u2019une mono-industrie avec HPI, nous sommes pass\u00e9s \u00e0 des domaines d\u2019activit\u00e9s plus diversifi\u00e9s: engins de mesure sismique, corps de chauffe, instruments de soudure. Il y a aujourd\u2019hui un r\u00e9seau de cr\u00e9ateurs d\u2019art m\u00e9canique et d\u2019horlogers exceptionnel pour la taille de la commune.\u00bb<\/p>\n<p>Comme un fait expr\u00e8s, la commune a choisi de jouer son avenir au bout de la Rue du Progr\u00e8s, face aux cr\u00eates du Jura, l\u00e0 o\u00f9 le vent est le plus temp\u00e9tueux. C\u2019est le lieu s\u00e9lectionn\u00e9 par Sainte-Croix pour son Techn\u00f4pole. Le nouveau b\u00e2timent du fabricant de bo\u00eetes \u00e0 musique Reuge y est d\u00e9j\u00e0 install\u00e9, et l\u2019arriv\u00e9e de deux autres entreprises est programm\u00e9e. Le site compte encore un quatri\u00e8me emplacement accueillant un \u00e9difice public. \u00abNous aimons rappeler qu\u2019il s\u2019agit du plus haut incubateur de Suisse, d\u00e9taille Jean-Marc Buchillier. Il implique, outre la Haute \u00e9cole d\u2019ing\u00e9nierie d\u2019Yverdon, la formation professionnelle, un ph\u00e9nom\u00e8ne rare en Suisse romande.\u00bb<\/p>\n<p>Outre l\u2019innovation et le soutien aux entreprises existantes, la commune entend aussi d\u00e9velopper l\u2019offre touristique pour diversifier encore son \u00e9conomie. \u00abL\u2019objectif est d\u2019attirer une client\u00e8le familiale romande, qui souhaite acc\u00e9der \u00e0 des activit\u00e9s durant les quatre saisons \u00e0 un co\u00fbt raisonnable\u00bb, ambitionne le syndic, Franklin Th\u00e9venaz. Ce dernier ne se laisse pas abattre. \u00abCela n\u2019a rien \u00e0 voir avec le blues que nous avons connu dans les ann\u00e9es 1980. Nous savons faire preuve de r\u00e9silience. Il y a un microclimat ici qui nous force \u00e0 nous r\u00e9inventer.\u00bb<br \/>\n_______<br \/>\nINTERVIEW<\/p>\n<p><strong>\u00abLe d\u00e9clin de la petite m\u00e9canique a touch\u00e9 toute la Suisse romande\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Les nouvelles fermetures annonc\u00e9es \u00e0 Sainte-Croix ne sont pas une surprise, estime Laurent Tissot, professeur d\u2019histoire \u00e9conomique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Neuch\u00e2tel. La localit\u00e9 continue de subir les soubresauts du pass\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><strong>Sainte-Croix n\u2019en est pas \u00e0 son premier coup dur. Comment l\u2019industrie locale a-t-elle \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res d\u00e9cennies?<\/strong><\/p>\n<p>Sainte-Croix a connu un \u00e2ge d\u2019or des ann\u00e9es 1940 \u00e0 1960. Ses difficult\u00e9s ont commenc\u00e9 dans les ann\u00e9es 1970. La r\u00e9gion s\u2019est alors retrouv\u00e9e confront\u00e9e \u00e0 deux d\u00e9fis: les avanc\u00e9es technologiques, qui ont rendu un certain nombre d\u2019entreprises obsol\u00e8tes, et la globalisation. Cette crise a provoqu\u00e9 le d\u00e9clin du fleuron local Paillard. Le fabricant des machines \u00e0 \u00e9crire Herm\u00e8s et des cam\u00e9ras Bolex a fini par fermer ses portes en 1989, apr\u00e8s une longue agonie. La mort de Paillard, qui a co\u00fbt\u00e9 de nombreux emplois, a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue comme un v\u00e9ritable traumatisme. La localit\u00e9 a perdu pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de sa population dans les ann\u00e9es 1990. Depuis, elle a repris quelques couleurs gr\u00e2ce au tourisme et \u00e0 des entreprises sp\u00e9cialis\u00e9es qui ont su r\u00e9sister, comme la manufacture de bo\u00eetes \u00e0 musique Reuge.<\/p>\n<p><strong>Sainte-Croix ne s\u2019est donc jamais remise de la crise des ann\u00e9es 1970?<\/strong><\/p>\n<p>Non. Dans ce contexte, les nouvelles fermetures d\u2019ateliers ne constituent pas une surprise. Sainte-Croix est rest\u00e9e positionn\u00e9e dans la branche la plus affect\u00e9e ces derni\u00e8res d\u00e9cennies: la petite m\u00e9canique. Les m\u00e9tiers peu qualifi\u00e9s de ce secteur sont les plus expos\u00e9s. Chaque fois que la conjoncture se durcit, des entreprises vont chercher \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de la main-d\u2019\u0153uvre meilleure march\u00e9. Le fait que la localit\u00e9 soit excentr\u00e9e, loin des principaux axes commerciaux, joue \u00e9galement un r\u00f4le. De plus, contrairement \u00e0 d\u2019autres r\u00e9gions comme la Vall\u00e9e de Joux, Sainte-Croix n\u2019a pas pris le virage de l\u2019horlogerie alors que plusieurs comptoirs s&rsquo;y \u00e9taient install\u00e9s au XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p><strong>Le cas de Sainte-Croix est-il embl\u00e9matique d\u2019une tendance plus large?<\/strong><\/p>\n<p>Certainement. Le d\u00e9clin de la petite m\u00e9canique a touch\u00e9 toute la Suisse romande. Des entreprises qui faisaient la fiert\u00e9 de la r\u00e9gion et ont fini par baisser les bras face \u00e0 la concurrence mondiale. C\u2019est le cas du fabricant de machines \u00e0 tricoter Dubied, \u00e0 Couvet, dans le canton de Neuch\u00e2tel, des Ateliers de construction m\u00e9canique de Vevey ou encore des Ateliers de S\u00e9cheron \u00e0 Gen\u00e8ve, pour ne citer que quelques exemples. Il faut ajouter que le mouvement de d\u00e9sindustrialisation n\u2019a pas concern\u00e9 que la Suisse, mais tous les pays d\u2019Europe occidentale. La sid\u00e9rurgie en France ou l\u2019industrie du charbon au Royaume-Uni ont \u00e9galement connu des \u00e9volutions dramatiques.<\/p>\n<p><strong>La Suisse s\u2019est-elle vraiment d\u00e9sindustrialis\u00e9e?<\/strong><\/p>\n<p>Non, le secteur secondaire a conserv\u00e9 toute son importance. Plus que de d\u00e9sindustrialisation, il faudrait parler d\u2019une certaine forme de configuration industrielle qui a chut\u00e9 au profit d\u2019une autre. La petite m\u00e9canique a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par l\u2019\u00e9lectronique et la microtechnique. Mais ce processus de substitution s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 douloureux. Dans les ann\u00e9es 1970, la Suisse n\u2019a pas su analyser sa situation de mani\u00e8re lucide. Il r\u00e9gnait alors une certaine autosatisfaction, l\u2019id\u00e9e que cela ne pouvait pas nous arriver. L\u2019\u00e9conomie suisse a mis du temps \u00e0 r\u00e9aliser que le savoir-faire constituait le pivot de l\u2019avenir industriel et technologique du pays. Elle a fini par miser avec succ\u00e8s sur les emplois qualifi\u00e9s, la formation et la recherche et le d\u00e9veloppement. Cependant, il a fallu attendre 20 ans et l\u2019essor important des ann\u00e9es 2000 pour reconstruire les emplois disparu. Au passage, une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re de m\u00e9caniciens et d\u2019ouvriers a \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9e.<\/p>\n<p>_______<br \/>\nCHIFFRES<\/p>\n<p><strong>-9,4%<\/strong><br \/>\nRecul du nombre d\u2019emplois industriels dans le canton de Vaud entre 1985 et 2013, selon un rapport publi\u00e9 d\u00e9but f\u00e9vrier par l\u2019Observatoire BCV de l\u2019\u00e9conomie vaudoise. Le total des \u00e9quivalents plein temps est pass\u00e9 de 75\u2019200 \u00e0 68\u2019200. Au cours de la m\u00eame p\u00e9riode, 105&rsquo;000 emplois ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s dans le canton, port\u00e9s par la croissance du secteur tertiaire. Le poids de l\u2019industrie dans le total des emplois a ainsi recul\u00e9 de 31,6% \u00e0 20,8%.<\/p>\n<p><strong>10\u2019000<\/strong><br \/>\nNombre d\u2019emplois perdus en Suisse dans l\u2019industrie des machines en 2015, selon la fa\u00eeti\u00e8re Swissmem. Le secteur p\u00e8se 9% du PIB suisse et fait vivre 325&rsquo;000 salari\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>4388<\/strong><br \/>\nNombre de faillites en Suisse en 2015, en hausse de 7% par rapport \u00e0 2014. Cette progression s\u2019explique notamment par l\u2019impact du franc fort sur l\u2019\u00e9conomie, d\u00e9taille la soci\u00e9t\u00e9 de recouvrement et de renseignements \u00e9conomiques Bisnode, \u00e0 l\u2019origine de la statistique.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: Sophie Gaitzsch<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les coups durs s\u2019encha\u00eenent dans le village vaudois: 70 emplois locaux ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9localis\u00e9s en 2015. La faute au franc fort, mais pas seulement. Reportage dans cette commune de 5000 habitants qui symbolise \u00e0 la fois les difficult\u00e9s et la r\u00e9sistance du tissu industriel romand.<\/p>\n","protected":false},"author":20165,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[1303],"class_list":["post-4613","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","tag-choix-de-l-editeur","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4613","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20165"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4613"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4613\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4995,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4613\/revisions\/4995"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4613"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4613"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4613"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}