



{"id":4537,"date":"2015-11-03T11:29:47","date_gmt":"2015-11-03T09:29:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4537"},"modified":"2015-11-03T13:13:44","modified_gmt":"2015-11-03T11:13:44","slug":"travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4537","title":{"rendered":"Je suis paysan et multi-entrepreneur"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20151102.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Large20151102.jpg\" alt=\"Large20151102.jpg\" \/><\/p>\n<p>\u00abJe suis en s\u00e9ance.\u00bb Dr\u00f4le de SMS, pour un paysan! Pourtant, c\u2019est bien le num\u00e9ro de Thierry Haussener, agriculteur \u00e0 Dombresson, dans le canton de Neuch\u00e2tel. \u00c0 moins que ce ne soit du jargon, que la jeune g\u00e9n\u00e9ration d\u2019exploitants agricoles se d\u00e9clare \u00aben s\u00e9ance\u00bb avec Blanche et Timea, lorsque les a\u00efeux \u00abgouvernaient\u00bb Marguerite et Patty? Eh bien non. Thierry Haussener est ce jour-l\u00e0 bien \u00aben s\u00e9ance\u00bb. Comme pr\u00e8s de 35% des chefs d\u2019exploitation de Suisse, le jeune homme a une deuxi\u00e8me vie: le tracteur rang\u00e9, il devient m\u00e9canicien-\u00e9lectricien.<\/p>\n<p>Les agriculteurs helv\u00e9tiques qui exercent une deuxi\u00e8me, voire une troisi\u00e8me profession en dehors de leur exploitation ne sont pas rares. Selon les cantons, leur nombre varie toutefois. D\u2019apr\u00e8s les estimations des chambres cantonales d\u2019agriculture, ils seraient 70% en Valais, contre 10% seulement \u00e0 Neuch\u00e2tel. Un \u00e9cart qui s\u2019explique notamment par la taille des exploitations (11.5 hectares en moyenne en Valais, 39 \u00e0 Neuch\u00e2tel). Les plus petits domaines n\u2019occupent pas forc\u00e9ment le paysan \u00e0 100% et surtout ne suffisent pas \u00e0 faire vivre une famille. \u00abPlus les ann\u00e9es passent, plus il faut d\u2019hectares pour d\u00e9gager un revenu suffisant\u00bb, explique Fran\u00e7ois Erard, directeur d\u2019AgriGen\u00e8ve. Mais comme le rappelle volontiers Jacques Bourgeois, directeur de l\u2019Union Suisse des Paysans et conseiller national PLR, le sol n\u2019est pas extensible et, chaque ann\u00e9e, les terrains agricoles se voient un peu plus grignot\u00e9s par le b\u00e9tonnage.<\/p>\n<p><strong>Une affaire de g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n<p>La surface du domaine ne constitue toutefois pas la seule variable. Avec des exploitations de belle taille en comparaison suisse (29 hectares en moyenne, 19.5 pour la Suisse), le canton de Gen\u00e8ve estime tout de m\u00eame \u00e0 30 % le nombre de ses chefs d\u2019exploitation pluriactifs. Fran\u00e7ois Erard explique: \u00abIl s\u2019agit d\u2019une sp\u00e9cificit\u00e9 genevoise. La majorit\u00e9 des agriculteurs a d\u00e9j\u00e0 une formation dans un autre domaine avant de reprendre la ferme familiale. Si la rentabilit\u00e9 \u00e9conomique n\u2019est pas au rendez-vous, ils continuent \u00e0 travailler \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019exploitation.\u00bb<\/p>\n<p>Sur ce point, les profils diff\u00e8rent \u00e9galement de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Les agriculteurs les plus \u00e2g\u00e9s ont souvent tendance \u00e0 prendre un deuxi\u00e8me emploi sur le tard, alors que les plus jeunes ont d\u00e9j\u00e0 une autre formation, une exp\u00e9rience professionnelle dans un domaine diff\u00e9rent, et ne reprennent la ferme que dans un deuxi\u00e8me temps.<\/p>\n<p>La situation financi\u00e8re difficile de la branche est le premier facteur qui p\u00e8se sur le choix d\u2019exercer une deuxi\u00e8me activit\u00e9. Certains secteurs autrefois rentables ne rapportent aujourd\u2019hui presque plus rien. Selon les estimations de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) pour 2015, la situation ne va pas s\u2019am\u00e9liorer, avec un recul du revenu sectoriel de 10.9% par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. En cause: les prix du lait, du porc et de la betterave sucri\u00e8re. Toutefois, certains agriculteurs soulignent \u00e9galement travailler \u00ab\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur\u00bb par choix, pour les contacts, les exp\u00e9riences int\u00e9ressantes, et parce qu\u2019ils ont, parfois, du temps.<\/p>\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne semble aujourd\u2019hui plus important qu\u2019il y a un demi-si\u00e8cle (l\u2019OFS ne dispose pas de statistiques d\u00e9taill\u00e9es sur plusieurs ann\u00e9es), mais les sp\u00e9cialistes de la branche refusent de peindre le tableau en noir. Ils estiment peu probable que tous les paysans soient un jour contraints d\u2019avoir un deuxi\u00e8me m\u00e9tier. Toutefois, ils reconnaissent que, pour beaucoup d\u2019agriculteurs, la situation est probl\u00e9matique. \u00abUn agriculteur qui poss\u00e8de une exploitation qui l\u2019occupe \u00e0 100% devrait en retirer un revenu d\u00e9cent qui permette de faire vivre sa famille et d\u2019investir dans son outil de production, estime Jacques Bourgeois. En comparaison avec des secteurs \u00e9conomiques similaires, comme d\u2019autres PME, les paysans enregistrent un revenu 30% \u00e0 40% plus faible. Ce foss\u00e9 doit \u00e0 l\u2019avenir \u00eatre combl\u00e9.\u00bb<br \/>\n_______<br \/>\nPORTRAITS<\/p>\n<p><strong>\u00abAujourd\u2019hui, nous pouvons vivre correctement\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Thierry Haussener, agriculteur et m\u00e9canicien-\u00e9lectricien<\/em><\/p>\n<p>Quand il reprend l\u2019exploitation agricole de sa belle-famille en 2010, Thierry Haussener, m\u00e9canicien-\u00e9lectricien chez Schumacher et Cie, n\u2019imagine pas qu\u2019il sera toujours actif dans le secteur des machines cinq ans plus tard. \u00abJe voulais vraiment m\u2019investir compl\u00e8tement dans le domaine et \u00eatre \u00e0 la ferme pour \u00eatre pr\u00e8s de mes enfants.\u00bb Mais en 2012 d\u00e9j\u00e0, le couple d\u00e9chante. \u00abEntre ce qui rentrait et ce qui sortait, \u00e7a n\u2019allait pas\u00bb. Malgr\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 190\u2019000 francs, la famille peut au mieux \u00absurvivre\u00bb, pas investir. \u00abOn ne r\u00e9alise pas toutes les charges qu\u2019il y a sur une exploitation.\u00bb<\/p>\n<p>Thierry Haussener d\u00e9cide alors de reprendre activement son ancien travail. Aujourd\u2019hui, ce bient\u00f4t quadrag\u00e9naire travaille \u00e0 40 % comme m\u00e9canicien-\u00e9lectricien de pr\u00e9cision, et \u00e0 60% sur la ferme de Dombresson (NE), m\u00eame s\u2019il reconna\u00eet du bout des l\u00e8vres qu\u2019il est plus proche des 70 heures par semaine que des 40. \u00abJe travaille \u00e9norm\u00e9ment sur l\u2019exploitation.\u00bb Question revenus, c\u2019est plut\u00f4t l\u2019inverse: \u00abLa ferme me rapporte 40%, mon autre profession 60%.\u00bb Et gr\u00e2ce \u00e0 son \u00e9pouse qui travaille \u00e0 temps partiel comme secr\u00e9taire dans une assurance, le couple dit aujourd\u2019hui pouvoir \u00abvivre correctement\u00bb.<\/p>\n<p>Comme nombre de paysans suisses, Thierry Haussener a arr\u00eat\u00e9 de produire du lait. \u00abEn 2013, les normes ont chang\u00e9 et notre b\u00e2timent n\u2019\u00e9tait plus adapt\u00e9. Comme le prix du lait avait plong\u00e9, je n\u2019ai pas voulu reconstruire.\u00bb Aujourd\u2019hui, quand il chausse ses bottes d\u2019agriculteurs, c\u2019est pour prendre soin de ses cultures (32 hectares) et des b\u00eates pour l\u2019engraissement (30 t\u00eates). L\u2019avenir reste \u00e0 ses yeux aussi incertain que la m\u00e9t\u00e9o: \u00abJe ne pourrai pas continuer \u00e0 ce rythme jusqu\u2019\u00e0 60 ans. Plus tard, lorsque les enfants seront grands, cela ne me d\u00e9rangerait pas de gagner moins pour me consacrer uniquement \u00e0 l\u2019agriculture.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJe gagne un peu plus en travaillant un peu moins\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Emmanuel Gillabert-Claret, agriculteur et chauffeur<\/em><\/p>\n<p>M\u00eame perch\u00e9 sur les hauteurs de son alpage valaisan, Emmanuel Gillabert-Claret n\u2019est pas \u00e0 l\u2019abri des remous qui agitent le monde paysan suisse. L\u2019agriculteur du Val d\u2019Illiez, n\u00e9 en 1969, a d\u00fb se faire une raison: son mod\u00e8le d\u2019exploitation, inchang\u00e9 depuis la reprise de la ferme au milieu des ann\u00e9es 1990, tenait mal le tournant du si\u00e8cle. \u00abEn 2012, le prix du lait a chut\u00e9 \u00e0 45 centimes. Avoir des vaches laiti\u00e8res en r\u00e9gion de montagne, cela repr\u00e9sente beaucoup de frais. Il y a le v\u00e9t\u00e9rinaire, les ins\u00e9minations, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, les produits de nettoyage\u2026 Ce n\u2019\u00e9tait plus viable.\u00bb Le Valaisan abandonne alors la production de lait et se concentre sur la viande de boucherie. \u00abLe prix de la viande est \u00e0 peu pr\u00e8s stable. Et que je traie ou non, je re\u00e7ois les m\u00eames paiements directs de la Conf\u00e9d\u00e9ration pour l\u2019entretien du paysage.\u00bb<\/p>\n<p>Emmanuel Gillabert-Claret compense le manque \u00e0 gagner en devenant chauffeur. \u00abComme j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 le permis poids-lourd, ce choix m\u2019a sembl\u00e9 naturel. Et puis, je d\u00e9pannais d\u00e9j\u00e0 de temps en temps avant \u00e7a.\u00bb En automne, il redescend les b\u00eates de l\u2019alpage dans des camions pour le b\u00e9tail, en hiver, il conduit les cars de touristes vers les stations. Le m\u00e9tier de chauffeur, qui occupe en moyenne 20% de son temps, est une activit\u00e9 tr\u00e8s irr\u00e9guli\u00e8re, d\u00e9pendant \u00e0 la fois du travail \u00e0 la ferme et des besoins des clients. Mais elle lui permet d\u2019augmenter en moyenne ses revenus de 15 \u00e0 20%. \u00abDe mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, je gagne un peu plus et travaille un peu moins.\u00bb Un apport non n\u00e9gligeable lorsque, comme lui, on a une \u00e9pouse au foyer et deux filles.<\/p>\n<p>S\u2019il le pouvait, l\u00e2cherait-il le volant? Il h\u00e9site: \u00abJ\u2019aime assez \u00e7a, conduire. Je ne le ferais pas comme activit\u00e9 principale, mais au rythme actuel, cela me convient bien.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><em><strong>\u00abLe revenu de ma\u00e7on finance la ferme\u00bb<\/strong><br \/>\nOlivier Pasche: agriculteur et ma\u00e7on<\/em><\/p>\n<p>En 2000, Olivier Pasche reprend l\u2019exploitation familiale d\u2019Oron (VD), qui d\u00e9gage entre 180\u2019000 et 250\u2019000 francs de chiffre d\u2019affaires. La diversification des activit\u00e9s fait partie de son projet d\u00e8s le d\u00e9part. \u00abJ\u2019ai fait une formation de cuisinier en France afin de pouvoir ouvrir une table d\u2019h\u00f4te. Le contact avec les gens et mettre en avant les produits de ma ferme, cela m\u2019a tout de suite plu.\u00bb A l\u2019\u00e9poque, l\u2019exploitation de 34 hectares ainsi que les vaches laiti\u00e8res occupent quatre personnes: le Vaudois, son p\u00e8re, sa femme et un employ\u00e9.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s est au rendez-vous et l\u2019agriculteur de 43 ans passe en quelques ann\u00e9es de 25 \u00e0 250 couverts par semaine. \u00abJe me consacrais presque \u00e0 100% \u00e0 la production de denr\u00e9es alimentaires (viande, l\u00e9gumes, fruits), \u00e0 la cuisine et au service. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que mes revenus \u00e9taient les plus importants.\u00bb En 2010 toutefois, la loi sur l\u2019am\u00e9nagement du territoire change et Olivier Pasche doit se mettre aux normes. \u00abJe ne pouvais pas investir, \u00e7a n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 rentable. J\u2019ai d\u00fb arr\u00eater.\u00bb Dans la foul\u00e9e, il se s\u00e9pare \u00e9galement de ses vaches laiti\u00e8res.<\/p>\n<p>Il commence alors \u00e0 donner des coups de main \u00e0 un ami ma\u00e7on. \u00abCela compensait un peu la perte financi\u00e8re.\u00bb Aujourd\u2019hui, la ma\u00e7onnerie l\u2019occupe \u00e0 60%. \u00abCette activit\u00e9 fait vivre ma famille (il a quatre enfants, ndlr.) et, certaines ann\u00e9es, le revenu de ma\u00e7on finance m\u00eame la ferme.\u00bb Comme \u00ab\u00e7a va dur\u00bb dans l\u2019agriculture, il a d\u2019ailleurs choisi d\u2019augmenter son pourcentage sur les chantiers. \u00abJe vais faire une communaut\u00e9 d\u2019exploitation avec un autre paysan. Il aura ainsi plus de travail sur la ferme, et moi davantage de temps pour \u00eatre ma\u00e7on.\u00bb Son plus grand regret est d\u2019avoir d\u00fb abandonner la table d\u2019h\u00f4te: \u00abOn m\u2019a encourag\u00e9 \u00e0 me diversifier pour me mettre ensuite des b\u00e2tons dans les roues. La table d\u2019h\u00f4te rendait l\u2019exploitation viable. Produire de la nourriture de qualit\u00e9 et l\u2019offrir directement aux gens \u00e9tait tr\u00e8s valorisant.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abExercer diff\u00e9rents m\u00e9tiers est enrichissant\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Walter Burri, agriculteur, employ\u00e9 communal et juge<\/em><\/p>\n<p>Quarante hectares de c\u00e9r\u00e9ales et de prairies, 15 vaches allaitantes pour produire des veaux, un petit verger, quelques poules, 220\u2019000 francs de chiffres d\u2019affaires environ: \u00e0 premi\u00e8re vue, rien ne distingue vraiment Walter Burri d\u2019un autre paysan du Nord vaudois. Si ce n\u2019est un travail comme employ\u00e9 communal. Et surtout, un poste de magistrat de premi\u00e8re instance. N\u00e9 en 1961, l\u2019agriculteur d\u2019Orges (VD) a repris la ferme exploit\u00e9e par son p\u00e8re en 1991. \u00abNous sommes fermiers, le terrain appartient \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Avant d\u2019ajouter, r\u00e9joui: \u00abMais il y a un mois, nous avons pu acheter les b\u00e2timents. Maintenant, notre maison nous appartient.\u00bb<\/p>\n<p>En 2002 d\u00e9j\u00e0, il arr\u00eate la production laiti\u00e8re, qui lui para\u00eet \u00abtrop peu naturelle\u00bb. C\u2019est alors qu\u2019il commence \u00e0 travailler comme employ\u00e9 communal, \u00abparce que j\u2019avais du temps et pour compenser le manque \u00e0 gagner\u00bb. Lorsqu\u2019en 2012, il a l\u2019opportunit\u00e9 de postuler comme juge au Tribunal d\u2019arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, il saute sur l\u2019occasion. \u00abJ\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s actif dans les soci\u00e9t\u00e9s et passionn\u00e9 par la chose publique. C\u2019est un travail tr\u00e8s int\u00e9ressant et je me rends utile.\u00bb Aujourd\u2019hui, ses deux emplois accessoires l\u2019occupent \u00e0 quelque 25%, et lui rapportent environ 30% de son revenu. \u00abEt ma femme travaille dans la restauration. Sans nos activit\u00e9s annexes, nous n\u2019aurions jamais pu acheter.\u00bb<\/p>\n<p>P\u00e8re de quatre enfants, il a un fils en apprentissage agricole. \u00abJe ne me fais pas trop de soucis pour lui. En g\u00e9rant bien la ferme, en s\u2019adaptant aux exigences politiques, on arrive \u00e0 s\u2019en sortir. Et puis, il y a plein de jeunes qui font d\u2019autres \u00e9tudes et qui se retrouvent au ch\u00f4mage. \u00c7a, c\u2019est un vrai probl\u00e8me.\u00bb Bien s\u00fbr, il trouverait \u00abid\u00e9al\u00bb que les agriculteurs puissent avoir un revenu \u00abint\u00e9ressant\u00bb en faisant uniquement leur m\u00e9tier. Mais lui n\u2019arr\u00eaterait pas ses deux autres emplois: \u00abJ\u2019aime le contact avec les gens, c\u2019est enrichissant.\u00bb Et il ne parle pas d\u2019argent.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le revenu des agriculteurs suisses n\u2019a cess\u00e9 de baisser au cours des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es. Pour s\u2019assurer des revenus suffisants, ils sont nombreux \u00e0 exercer une activit\u00e9 professionnelle en dehors de leur exploitation.<\/p>\n","protected":false},"author":20190,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4537","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4537","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20190"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4537"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4537\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4537"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}