



{"id":4518,"date":"2015-10-08T09:26:20","date_gmt":"2015-10-08T07:26:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4518"},"modified":"2015-10-08T09:27:03","modified_gmt":"2015-10-08T07:27:03","slug":"financement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4518","title":{"rendered":"Le crowdfunding pour financer son entreprise"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large071015.jpg\" border=\"0\" height=\"317\" width=\"465\" title=\"Large071015.jpg\" alt=\"Large071015.jpg\" \/><\/p>\n<p>Une bande dessin\u00e9e sur l\u2019\u00e9cole de recrue, un projet de recherche en art th\u00e9rapie ou l\u2019enregistrement d\u2019un album de hard rock: le crowdfunding, qui s\u2019est implant\u00e9 progressivement en Suisse depuis la fin des ann\u00e9es 2000, est surtout pris\u00e9 par les milieux de la culture et du social. Mais le vent tourne. Faire appel au public sur internet pour financer son projet s\u00e9duit d\u00e9sormais aussi les start-up et les PME. Parmi les exemples les plus visibles ces derniers mois, on peut citer le bar Ta Cave, \u00e0 Lausanne, qui a ouvert d\u00e9but avril gr\u00e2ce \u00e0 une campagne de financement participatif. La tendance r\u00e9pond \u00e0 une demande logique dans un contexte o\u00f9 les banques se montrent frileuses en mati\u00e8re de cr\u00e9dits aux petites entreprises et o\u00f9 l\u2019acc\u00e8s au capital pour les start-up reste difficile.<\/p>\n<p>\u00abDans les pays anglo-saxons, le financement aux entreprises correspond \u00e0 80% du march\u00e9 du crowdfunding\u00bb, indique Vincent Pignon, professeur \u00e0 la Haute \u00e9cole de gestion de Gen\u00e8ve. La Suisse est en train de combler son retard. La plateforme helv\u00e9tique Wemakeit s\u2019est ouverte aux start-up il y a une ann\u00e9e, indique sa responsable romande Sophie Ballmer, qui pr\u00e9cise que 19 campagnes de start-up ont depuis abouti. Ce d\u00e9veloppement est aussi soutenu par l\u2019apparition de nouveaux acteurs sp\u00e9cifiquement d\u00e9di\u00e9s aux entreprises, comme WeCan.Fund, un site de pr\u00eats participatifs. Autre signal fort, les banques s\u2019engagent dans le cr\u00e9neau. La Banque cantonale de B\u00e2le-Campagne, en partenariat avec Swisscom, a ouvert cet \u00e9t\u00e9 une plateforme qui cible justement les PME.<\/p>\n<p><strong>Foodtruck<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9marche concerne principalement les entreprises qui proposent un produit que le grand public comprendra facilement. En clair, il est plus facile d\u2019obtenir un financement pour un foodtruck ou une montre connect\u00e9e que pour une machine destin\u00e9e \u00e0 l\u2019industrie. Autre contrainte: pour faire aboutir une campagne, il faut pr\u00e9senter un projet suffisamment solide. Quant aux montants, il est encore difficile en Suisse de lever des sommes importantes avec le crowdfunding. La solution n\u2019est donc pas forc\u00e9ment adapt\u00e9e \u00e0 une start-up medtech ou biotech dont le d\u00e9veloppement n\u00e9cessitera plusieurs millions de francs.<\/p>\n<p>Parmi les diff\u00e9rents mod\u00e8les de financement participatif, le crowdsupporting avec contrepartie, tel qu\u2019il est pratiqu\u00e9 sur Kickstarter ou Wemakeit, est le plus r\u00e9pandu. L\u2019initiateur de la campagne remercie le contributeur pour son soutien en lui offrant quelque chose en retour, par exemple un t-shirt ou un bon. Mais la contrepartie peut aussi prendre la forme d\u2019une pr\u00e9commande, un moyen qui permet \u00e0 une entreprise de v\u00e9rifier qu\u2019elle est capable d\u2019atteindre suffisamment de clients avant de lancer la fabrication de son produit. Les plateformes pr\u00e9l\u00e8vent en g\u00e9n\u00e9ral 6% de commission et 4% de frais de transaction.<\/p>\n<p>Le crowdlending, ou pr\u00eat participatif, constitue un autre mod\u00e8le. Il concerne davantage les PME \u00e9tablies qui se tournent vers ce syst\u00e8me plut\u00f4t que de solliciter une banque. L\u2019int\u00e9r\u00eat pour le pr\u00eateur? Une \u00e9pargne r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e \u00e0 4-5% et la satisfaction de soutenir directement l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle. \u00abPour la PME, le cr\u00e9dit est plus rapide et plus facile \u00e0 obtenir qu\u2019aupr\u00e8s des institutions classiques, dit Vincent Pignon, de la HEG Gen\u00e8ve. Il faut compter une semaine \u00e0 15 jours pour obtenir le financement.\u00bb La derni\u00e8re cat\u00e9gorie, le crowdinvesting, concerne les start-up, surtout celles actives dans le domaine des nouvelles technologies, et s\u2019adresse \u00e0 des investisseurs plus avis\u00e9s, qui entrent dans le capital de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Visibilit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude publi\u00e9e en 2014, la Haute \u00e9cole de technique et d\u2019\u00e9conomie de Coire estime que les avantages du crowdfunding pour les entreprises vont \u00abbien au-del\u00e0\u00bb du financement: publicit\u00e9, \u00e9valuation de l\u2019int\u00e9r\u00eat du public ou encore identification des besoins des clients pour am\u00e9liorer le produit. \u00abLe financement participatif est beaucoup utilis\u00e9 \u00e0 des fins de communication et de marketing, un aspect tr\u00e8s important, souligne Vincent Pignon, de la HEG Gen\u00e8ve. Certains projets pourraient passer par les banques mais choisissent cette voie car elle leur donne de la visibilit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Yverdon-les-Bains, la start-up Cliris, qui a mis au point un appareil high-tech pour nettoyer les lunettes, a lanc\u00e9 une campagne en 2014 sur Kickstarter pour lever 380&rsquo;000 francs. \u00abNous n\u2019avons pas enregistr\u00e9 le succ\u00e8s financier escompt\u00e9, mais ce fut une exp\u00e9rience tr\u00e8s positive, raconte Didier Lutz. La campagne nous a donn\u00e9 une excellente visibilit\u00e9. Nous avons \u00e9t\u00e9 inond\u00e9s de retours et pu constater que l\u2019int\u00e9r\u00eat pour le produit \u00e9tait l\u00e0. Sur la base des commentaires r\u00e9colt\u00e9s, nous avons proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des modifications et trouv\u00e9 un positionnement plus juste. Nous avons par exemple adapt\u00e9 le prix, le package et d\u00e9cid\u00e9 de mettre en avant le mod\u00e8le blanc, alors que nous pensions initialement que le noir marcherait mieux. Des distributeurs ont par ailleurs pris spontan\u00e9ment contact avec nous et nous avons maintenant des partenariats en Turquie, au Canada ou encore en Australie.\u00bb<\/p>\n<p>Mais ces b\u00e9n\u00e9fices ont \u00e9videmment un co\u00fbt. Une campagne de crowdfunding demande du temps et de l\u2019organisation, \u00e0 commencer par la pr\u00e9sentation du projet en ligne avec texte, photo et vid\u00e9o. \u00abIl ne faut pas sous-estimer la d\u00e9marche, qui n\u00e9cessite beaucoup de r\u00e9flexion en amont, poursuit Didier Lutz. Avec le recul, je constate par exemple que notre vid\u00e9o de pr\u00e9sentation aurait pu \u00eatre plus punchy. Pendant la campagne, mais aussi apr\u00e8s, il faut suivre, r\u00e9pondre aux e-mails, donner des nouvelles.\u00bb Faire d\u00e9coller une campagne de crowdfunding oblige \u00e0 un intense effort de communication et de networking, surtout au moment de la mise en ligne, confirme Sophie Ballmer de Wemakeit. \u00abIl faut vivre avec son projet\u00bb, r\u00e9sume l\u2019experte.<\/p>\n<p><strong>36% de croissance<\/strong><\/p>\n<p>Le petit \u00e9cosyst\u00e8me suisse du crowdfunding, qui ne dispose pour l\u2019instant d\u2019aucun cadre r\u00e9glementaire, pourrait bien changer de r\u00e9gime d\u2019ici \u00e0 2017. \u00abLa FINMA attend l\u2019aboutissement d\u2019un projet de directive europ\u00e9enne qui vise \u00e0 r\u00e9guler et \u00e0 harmoniser le financement participatif dans l\u2019Union, indique Vincent Pignon de la HEG Gen\u00e8ve. Elle devrait ensuite aller dans la m\u00eame direction.\u00bb Les sp\u00e9cialistes s\u2019attendent \u00e0 l\u2019introduction d\u2019une licence obligatoire pour les plateformes, d\u2019un montant maximal pour les campagnes et d\u2019un plafond pour les contributeurs.<\/p>\n<p>En 2014, le march\u00e9 du crowdfunding en Suisse &#8212; tous types de projets confondus &#8212; a progress\u00e9 de 36% par rapport \u00e0 2013 pour atteindre 15,8 millions de francs, selon le Crowdfunding Monitoring 2015 de la Haute \u00e9cole de Lucerne. A fin avril 2015, l\u2019\u00e9tude recensait 30 plateformes de crowdfunding actives en Suisse, contre une quinzaine seulement les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. \u00abCompar\u00e9 \u00e0 la finance traditionnelle, il s\u2019agit de montants tr\u00e8s minimes, admet Vincent Pignon. Mais le march\u00e9 est jeune et va continuer de cro\u00eetre.\u00bb<br \/>\n_______<br \/>\nTEMOIGNAGES<\/p>\n<p><em>Eric Emery, Boulangerie Emery<\/em><br \/>\n<strong>\u00abLes clients ont voulu s\u2019engager\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Eric Emery, boulanger au Petit-Saconnex, dans le canton de Gen\u00e8ve, est un pionnier du crowdlending. Il a utilis\u00e9 cette m\u00e9thode de financement d\u2019une mani\u00e8re que l\u2019on peut qualifier d\u2019\u00abartisanale\u00bb, avant l\u2019afflux de plateformes sp\u00e9cialis\u00e9es. En 2011, son commerce se voit forcer de d\u00e9m\u00e9nager car l\u2019immeuble qu\u2019il occupe doit \u00eatre d\u00e9truit. \u00abDans les nouveaux locaux, situ\u00e9s juste de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la rue, il fallait construire un laboratoire, am\u00e9nager le tea-room, la terrasse, les faux-plafonds, les \u00e9clairages\u2026. Des sommes folles, que je n\u2019avais pas. J\u2019ai alors pens\u00e9 que mes clients seraient peut-\u00eatre int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 me pr\u00eater de l\u2019argent et j\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 des flyers sur le comptoir pour expliquer la situation. Les gens ont commenc\u00e9 par poser des questions, puis se sont engag\u00e9s. Tout s\u2019est fait tr\u00e8s simplement. Je suis quand m\u00eame all\u00e9 voir une banque, tout en sachant mon dossier ne l\u2019int\u00e9resserait pas, ce qui s\u2019est confirm\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Eric Emery propose aux pr\u00eateurs un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de 4% avec un d\u00e9lai minimum de remboursement de deux ans. Les modalit\u00e9s d\u00e9taill\u00e9es sont discut\u00e9es au cas par cas et les sommes rattach\u00e9es \u00e0 une assurance-vie comme garantie. Plus de 70 personnes participent, avec des montants allant de 2000 \u00e0 150&rsquo;000 francs. Eric Emery, qui emploie aujourd\u2019hui 18 personnes, parvient \u00e0 r\u00e9colter 1,675 million de francs. \u00abJ\u2019esp\u00e9rais atteindre 200&rsquo;000 francs, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s surpris! Certains participants \u00e9taient motiv\u00e9s par les int\u00e9r\u00eats, d\u2019autres par une certaine m\u00e9fiance \u00e0 l\u2019\u00e9gard du syst\u00e8me bancaire, d\u2019autres encore par le d\u00e9sir de pr\u00eater pour un projet concret. J\u2019ai senti une grande confiance. Nous servons entre 800 et 1000 clients par jour et nous sommes un peu comme une grande famille. Mes clients ont voulu s\u2019engager pour soutenir un commerce auquel ils sont attach\u00e9s et qui participe au lien social dans le quartier.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><em>Amanda Byrde, Impact Hub Geneva<\/em><br \/>\n<strong>\u00abL\u2019objectif \u00e9tait de cr\u00e9er le buzz autour de notre projet\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019Impact Hub Geneva, un espace mi-coworking mi-incubateur qui vise \u00e0 soutenir les entreprises \u00e0 vocation sociale ou environnementale, a men\u00e9 une campagne de crowdfunding sur Indiegogo de janvier \u00e0 mars 2015. \u00abNous avions deux objectifs: r\u00e9colter les derniers fonds pour meubler nos locaux et cr\u00e9er un buzz autour de notre projet\u00bb, raconte Amanda Byrde, cofondatrice et responsable des finances de la start-up genevoise. Pour ce qui est du financement, Impact Hub Geneva a r\u00e9colt\u00e9 49&rsquo;000 dollars en deux mois, de 253 contributeurs. Comme contrepartie, en fonction du montant, les contributeurs ont re\u00e7u un acc\u00e8s aux locaux et services d\u2019Impact Hub Geneva &#8212; acc\u00e8s qu\u2019ils pouvaient aussi offrir \u00e0 un entrepreneur social de leur choix &#8212; ainsi que des sacs et T-shirts r\u00e9alis\u00e9s par une artiste locale.<\/p>\n<p>Pour sa visibilit\u00e9 aussi, la start-up a trouv\u00e9 son compte. \u00abMener une campagne de crowdfunding oblige \u00e0 communiquer de mani\u00e8re intense et permet de se cr\u00e9er un nouveau r\u00e9seau\u00bb, poursuit Amanda Byrde, qui souligne que la d\u00e9marche demande un travail important. Pour faire conna\u00eetre son projet, l\u2019\u00e9quipe a mis\u00e9 sur Facebook et Twitter et identifi\u00e9 une vingtaine de personnes influentes dans son entourage, des \u00abambassadeurs\u00bb \u00e0 qui elle a demand\u00e9 de diffuser des messages sur les r\u00e9seaux sociaux \u00e0 des dates pr\u00e9cises durant la campagne. Elle a aussi cibl\u00e9 les m\u00e9dias et les organisations du milieu des entreprises sociales pour relayer l\u2019information. \u00abComme nous disposions d\u00e9j\u00e0 d\u2019un espace physique, nous avons pu organiser deux grandes f\u00eates de soutien. Au final, le nombre de \u2018like\u2019 sur Facebook et Twitter et les ajouts \u00e0 notre liste de contacts sont aussi pr\u00e9cieux que les fonds r\u00e9colt\u00e9s.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><em>Andy Ryan, 3BaysOver <\/em><br \/>\n<strong>\u00abNous avons gagn\u00e9 des alli\u00e9s et un r\u00e9seau\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Pour lancer 3BaysOver, un site qui vise \u00e0 faciliter les partenariats entre les acteurs du march\u00e9 du tourisme dans le monde entier, Andy Ryan devait trouver un million de francs. \u00abCette somme \u00e9tait impossible \u00e0 lever dans mon r\u00e9seau personnel, explique le cofondateur et CEO. Et les possibilit\u00e9s de financement en Suisse sont restreintes, ce qui m\u2019a amen\u00e9 au crowdinvesting.\u00bb La start-up bas\u00e9e \u00e0 Lausanne se tourne vers la plateforme \u2018investiere\u2019. \u00abElle applique des crit\u00e8res stricts dans le choix des projets qu\u2019elle int\u00e8gre. Il faut \u00eatre bien pr\u00e9par\u00e9 avant de se lancer et arriver avec un produit qui tient la route. Nous avons d\u00fb r\u00e9pondre \u00e0 de nombreuses questions sur notre concept &#8212; un processus renforc\u00e9 encore par le fait que nous sommes dans un cr\u00e9neau B2B, donc moins facile \u00e0 comprendre &#8212; et fournir un plan financier d\u00e9taill\u00e9.\u00bb Investiere a aussi demand\u00e9 \u00e0 3BaysOver de trouver un investisseur principal issu de l\u2019industrie du tourisme et la jeune entreprise a r\u00e9ussi \u00e0 convaincre Roland Zeller, fondateur de travel.ch et pionnier du tourisme en ligne en Suisse.<\/p>\n<p>\u00abUne fois le projet accept\u00e9, tout est all\u00e9 tr\u00e8s vite. Investiere a sollicit\u00e9 son pool d\u2019investisseurs et lev\u00e9 500&rsquo;000 francs \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2014, un processus durant lequel elle a  apport\u00e9 un grand soutien. Une dizaine de personnes sont ainsi entr\u00e9es dans notre capital. L\u2019autre moiti\u00e9 du financement n\u00e9cessaire provient de nos propres d\u00e9marches. Faire appel \u00e0 une plateforme de crowdinvesting nous a aussi permis de gagner des alli\u00e9s et de construire un r\u00e9seau de personnes exp\u00e9riment\u00e9es sur lesquelles nous pouvons nous appuyer.\u00bb 3BaysOver, qui emploie sept personnes, lancera officiellement ses activit\u00e9s cet automne avec un focus sur l\u2019Am\u00e9rique latine, mais des ambitions globales. \u00abNous esp\u00e9rons g\u00e9n\u00e9rer des revenus rapidement, mais, pour soutenir notre plan de d\u00e9veloppement, il est tr\u00e8s probable que nous proc\u00e9dions \u00e0 un deuxi\u00e8me tour de financement dans une ann\u00e9e environ.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faire appel au public sur internet pour trouver des fonds s\u00e9duit toujours plus de soci\u00e9t\u00e9s en phase de d\u00e9marrage, mais aussi des PME bien \u00e9tablies. 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