



{"id":4502,"date":"2015-09-14T15:08:21","date_gmt":"2015-09-14T13:08:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4502"},"modified":"2015-09-14T15:09:16","modified_gmt":"2015-09-14T13:09:16","slug":"tendance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4502","title":{"rendered":"Ces Suisses qui r\u00e9volutionnent le tatouage Malabar"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large140915.jpg\" border=\"0\" height=\"317\" width=\"465\" title=\"Large140915.jpg\" alt=\"Large140915.jpg\" \/><\/p>\n<p>\u00c0 la plage, en soir\u00e9e, ou sur les podiums des plus grands d\u00e9fil\u00e9s, le tatouage \u00e9ph\u00e9m\u00e8re est devenu l\u2019accessoire de rigueur. \u00abIl se porte aujourd\u2019hui comme un vrai bijou, remarque M\u00e9lanie Blanc, journaliste et responsable de la rubrique lifestyle de \u00abL\u2019illustr\u00e9\u00bb. Il s\u2019adresse aux jeunes femmes, avec une choix infini, et des formes parfois tr\u00e8s graphiques.\u00bb Le ph\u00e9nom\u00e8ne, observ\u00e9 d\u2019abord sur internet, a pris de l\u2019ampleur en Suisse romande cette ann\u00e9e. Il a atteint les grandes surfaces telles que Globus ou Manor depuis le mois de juin.<\/p>\n<p>Ce regain d\u2019int\u00e9r\u00eat pour la d\u00e9calcomanie, Xavier Grousson, directeur de la marque neuch\u00e2teloise Tattyoo, ne l\u2019avait pas du tout anticip\u00e9 quand il a d\u00e9marr\u00e9 sa petite entreprise en juillet 2012. Ancien cadre chez Lombard Odier, le Genevois a tout quitt\u00e9 en 2008 pour se lancer dans des projets culturels et artistiques. \u00abTattyoo est n\u00e9 d\u2019une plaisanterie avec une coll\u00e8gue, explique l\u2019entrepreneur. Je travaillais \u00e0 ce moment-l\u00e0 pour une bo\u00eete de design et j\u2019avais vu passer des autocollants sur mon bureau. Un soir, en rigolant, nous \u00e9laborons un business plan sur une serviette en papier\u2026 et finalement, nous nous sommes dit: pourquoi pas?\u00bb Tattyoo.com est lanc\u00e9 quelques mois plus tard en e-commerce. Les commandes affluent en quelques jours.<\/p>\n<p><strong>Plus beaux et moins toxiques<\/strong><\/p>\n<p>D\u2019abord limit\u00e9 aux enfants avec six mod\u00e8les, le ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019\u00e9tend rapidement aux jeunes adultes. Xavier Grousson propose aujourd\u2019hui plus d\u2019une centaine de motifs, cr\u00e9\u00e9s en collaboration avec 80 illustrateurs. Vendues 6 euros la paire, les impressions s\u2019appliquent sur la peau \u00e0 l\u2019aide d\u2019une \u00e9ponge et tiennent entre trois et cinq jours. On est loin du simple d\u00e9calque Malabar des pr\u00e9aux d\u2019\u00e9cole. \u00abLe succ\u00e8s de Tattyoo tient certainement \u00e0 nos premiers partenariats. Nous avons par exemple travaill\u00e9 avec l\u2019illustratrice su\u00e9doise de livres pour enfants Ingela P. Arrhenius et avec le blog de mariage \u2018Un beau jour\u2019 qui nous a permis de nous positionner sur le march\u00e9 fran\u00e7ais.\u00bb Du motif arc-en-ciel au dessin de pirates, Tattyoo s\u2019est ainsi diversifi\u00e9 avec des cr\u00e9ations dor\u00e9es ou argent\u00e9es destin\u00e9es aux jeunes femmes. \u00abIl s\u2019agit de proposer des mod\u00e8les de tatouages plus beaux et moins toxiques pour la peau que ces tatouages pour enfants qui \u00e9taient inclus dans emballages de chewing-gum.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Dans les boutiques de luxe <\/strong><\/p>\n<p>Le Genevois de 40 ans, \u00e9tabli \u00e0 Neuch\u00e2tel, tire ses revenus de la distribution en magasins et foires sp\u00e9cialis\u00e9es, la vente en ligne et les tatouages sur mesure r\u00e9alis\u00e9s pour des soir\u00e9es d\u2019entreprises ou des \u00e9v\u00e9nements, tels que le Montreux Jazz Festival. Cet amateur d\u2019art privil\u00e9gie les grands illustrateurs comme les talents en devenir. \u00abLe tatouage \u00e9ph\u00e9m\u00e8re est un support original pour cr\u00e9er. Il offre de nouvelles opportunit\u00e9s aux graphistes qui se lancent.\u00bb<\/p>\n<p>En trois ans, la marque Tattyoo a d\u00e9velopp\u00e9 son r\u00e9seau dans plus de 600 magasins et 40 pays. Elle s\u2019arrache aujourd\u2019hui jusqu\u2019en Asie. Xavier Grousson, qui travaille seul avec plusieurs freelances, remarque toutefois l\u2019arriv\u00e9e de centaines de concurrents sur le march\u00e9 des tatouages \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. \u00abLe nombre de sites sp\u00e9cialis\u00e9s est incroyable. En 2012, \u00e0 ma connaissance, il n\u2019y avait que Bernard Forever en France et Tattly aux Etats-Unis.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est d\u2019ailleurs une Suissesse qui est \u00e0 l\u2019origine de la marque am\u00e9ricaine Tattly. Install\u00e9e \u00e0 Brooklyn depuis 1999, Tina Roth Eisenberg s\u2019est d\u2019abord fait conna\u00eetre \u00e0 travers son blog \u00abSwiss Miss\u00bb. La jeune graphiste appenzelloise (Rhodes-ext\u00e9rieures) a alors lanc\u00e9 sa soci\u00e9t\u00e9 de tatouages \u00e9ph\u00e9m\u00e8res en juillet 2011, qui a vite pris le pas sur son activit\u00e9 de designer. \u00abJe suis aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate d\u2019une \u00e9quipe de 16 employ\u00e9s\u00bb, dit-elle. Et la r\u00e9ussite de son entreprise sur le continent am\u00e9ricain ne fait que confirmer l\u2019engouement pour cette nouvelle mode. Tattly collabore avec plus de 100 illustrateurs et ses cr\u00e9ations se retrouvent entre autres \u00e0 la boutique de luxe Colette \u00e0 Paris ou \u00e0 celle du MoMa de New York. \u00abUne cons\u00e9cration\u00bb, selon Tina Roth Eisenberg.<\/p>\n<p>Pour M\u00e9lanie Blanc de \u00abL\u2019illustr\u00e9\u00bb, les deux Suisses ont flair\u00e9 la bonne id\u00e9e. \u00abCes nouveau bijoux de peau permettent aux consommateurs de tester un style sans trop prendre de risque et en plus \u00e0 moindre co\u00fbt.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il a \u00e9t\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019\u00e9t\u00e9. Lanc\u00e9 par un ex-banquier genevois, le concept de tatouages \u00e9ph\u00e9m\u00e8res Tattyoo concurrence celui d\u2019une designer appenzelloise exil\u00e9e \u00e0 New York.<\/p>\n","protected":false},"author":20158,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4502","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4502","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20158"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4502"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4502\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4502"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4502"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4502"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}