



{"id":4489,"date":"2015-08-23T20:27:14","date_gmt":"2015-08-23T18:27:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4489"},"modified":"2015-08-23T20:28:13","modified_gmt":"2015-08-23T18:28:13","slug":"medicaments","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4489","title":{"rendered":"Du cannabis sur ordonnance"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large200815.jpg\" border=\"0\" height=\"317\" width=\"465\" title=\"Large200815.jpg\" alt=\"Large200815.jpg\" \/><\/p>\n<p>Lorsque Philippe S\u00fcsstrunk a ouvert les yeux cette nuit de mars 2013, la premi\u00e8re chose qu\u2019il a remarqu\u00e9e, c\u2019est le froid. Son r\u00e9veil indiquait 3 heures du matin. Puis, il s\u2019est rendu compte que son corps \u00e9tait secou\u00e9 par une s\u00e9rie de spasmes et de crampes, interminables. Il avait la sensation de s\u2019\u00eatre transform\u00e9 en bloc de bois. \u00abJe ne pouvais plus bouger, se rappelle le Jurassien de 62 ans. Je ne savais pas quoi faire.\u00bb Il a d\u00fb patienter trente minutes pour que la crise passe enfin, \u00e9puis\u00e9, les yeux en larmes. Il n\u2019avait jamais rien v\u00e9cu de tel.<\/p>\n<p>La scl\u00e9rose en plaques de Philippe S\u00fcsstrunk avait \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e en 1990, et il souffrait r\u00e9guli\u00e8rement de spasmes et de crampes. Son m\u00e9decin essayait d\u2019att\u00e9nuer l\u2019intensit\u00e9 de ces crises \u00e0 l\u2019aide de multiples m\u00e9dicaments. Sans r\u00e9sultats. \u00abIl augmentait sans cesse les doses, explique le malade. Nous \u00e9tions arriv\u00e9s au seuil maximal. Je n\u2019avais pas le droit d\u2019en prendre plus.\u00bb Mais, un jour, peu de temps apr\u00e8s sa crise nocturne, son m\u00e9decin lui fait essayer un nouveau produit aux vertus miraculeuses: du th\u00e9 au cannabis. \u00abTout a chang\u00e9, explique le patient. Mes spasmes et mes crampes ont disparu quasi instantan\u00e9ment. Je pouvais mener \u00e0 nouveau une vie normale.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Usage ancestral<\/strong><\/p>\n<p>Les Chinois, les Egyptiens et les Indiens ont commenc\u00e9 \u00e0 utiliser le cannabis \u00e0 des fins m\u00e9dicinales au VIIIe si\u00e8cle d\u00e9j\u00e0, suivis par les Grecs et les Romains. Au Moyen Age, le reste de l\u2019Europe a commenc\u00e9 \u00e0 utiliser la plante pour traiter le chol\u00e9ra, le t\u00e9tanos, les rhumatismes, les migraines, la coqueluche et m\u00eame l\u2019asthme. Ce n\u2019est qu\u2019au XIXe si\u00e8cle que l\u2019usage de cannabis m\u00e9dicinal a explos\u00e9. Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, Berne est devenu l\u2019un des principaux centres de recherche sur le cannabis.<\/p>\n<p>Mais au fur et \u00e0 mesure que l\u2019industrie pharmaceutique s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e, le cannabis a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre d\u00e9laiss\u00e9 et \u00e0 acqu\u00e9rir une image sulfureuse. En 1951, il a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la loi suisse sur les stup\u00e9fiants. Quelques ann\u00e9es plus tard, il avait disparu de la palette des m\u00e9dicaments \u00e0 disposition des patients. Une modification de la loi sur les stup\u00e9fiants, soutenue par la Commission de la s\u00e9curit\u00e9 sociale et de la sante\u0301 publique du Conseil des Etats, a autoris\u00e9 d\u00e8s le 1er juillet 2011 l\u2019emploi du cannabis \u00e0 des fins m\u00e9dicales. \u00abOn peut aujourd\u2019hui prescrire du cannabis \u00e0 certaines personnes, explique Jacques Besson, chef du Service de psychiatrie communautaire du CHUV. Si un patient estime avoir besoin du produit, son m\u00e9decin traitant peut d\u00e9poser une demande aupr\u00e8s de l\u2019OFSP.\u00bb Mais seulement une poign\u00e9e de m\u00e9dicaments comme les capsules Marinol sont autoris\u00e9s en Suisse.<\/p>\n<p><strong>Autorisation sp\u00e9ciale en Suisse<\/strong><\/p>\n<p>En 2008, un pharmacien bernois a obtenu l\u2019autorisation de cr\u00e9er des gouttes de cannabis \u00e0 base de chanvre synth\u00e9tis\u00e9 en laboratoire, qui ne contenait que du CBD et pas de THC. \u00abLe CBD est une composante particuli\u00e8re du cannabis, qui a des vertus m\u00e9dicales et peut apaiser un patient, sans lui donner la sensation d\u2019\u00eatre \u00e9tourdi\u00bb, explique Barbara Broers, la cheffe de l\u2019Unit\u00e9 d\u00e9pendance des H\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve. Puis, en 2011, une autorisation a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e pour cr\u00e9er une pr\u00e9paration \u00e0 base de cannabis naturel qui contenait du THC. La pharmacie qui d\u00e9livre ces produits doit disposer d\u2019une autorisation sp\u00e9ciale. \u00abCela reste une d\u00e9marche exceptionnelle et le processus est lourd\u00bb, explique l\u2019experte. Les m\u00e9dicaments \u00e0 base de cannabis actuellement sur le march\u00e9 en Suisse prennent diff\u00e9rentes formes: spray, gouttes ou pilules.<\/p>\n<p>Le m\u00e9decin de Philippe S\u00fcsstrunk a ainsi \u00e9t\u00e9 capable de lui prodiguer un m\u00e9dicament \u00e0 base de cannabis synth\u00e9tique sous forme de gouttes: \u00abJ\u2019en prenais sept le matin, \u00e0 midi et le soir.\u00bb Le r\u00e9sultat fut spectaculaire: \u00abJe pouvais enfin marcher sans douleur, c\u2019\u00e9tait magique.\u00bb Le tout, sans aucun effet secondaire.<\/p>\n<p>Mais ce r\u00e9pit n\u2019a \u00e9t\u00e9 que de courte dur\u00e9e: le m\u00e9dicament \u2013 des gouttes de dronabinol \u2013 co\u00fbtait 560 francs par mois et son assurance a refus\u00e9 de lui rembourser la substance. \u00abMon assureur m\u2019a expliqu\u00e9 que la solution ne faisait pas partie des m\u00e9dicaments que Swissmedic estimait remboursable, explique Philippe S\u00fcsstrunk. Et je ne pouvais pas payer le produit de ma poche, je suis \u00e0 l\u2019AI depuis plusieurs ann\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9sultat, Philippe S\u00fcsstrunk, sans le sou, arr\u00eate d\u2019acheter le m\u00e9dicament en pharmacie. Et se rend sur le march\u00e9 noir pour trouver du cannabis. Il essaie d\u2019en faire des biscuits ou d\u2019en faire mac\u00e9rer dans de l\u2019alcool pour cr\u00e9er lui-m\u00eame des gouttes. Mais les effets ne sont pas les m\u00eames. \u00abIl \u00e9tait trop difficile de contr\u00f4ler les dosages. La teneur en THC du cannabis trouv\u00e9 dans la rue varie trop fortement. L\u2019effet \u00e9tait \u00e0 un moment trop fort, \u00e0 un autre trop l\u00e9ger.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP) autorise les patients \u00e0 obtenir des m\u00e9dicaments \u00e0 base de cannabis pour un nombre limit\u00e9 de conditions. \u00abL\u2019OFSP se montre plus souple depuis un ou deux ans, et a inclus d\u2019autres affections comme l\u2019\u00e9pilepsie, indique Barbara Boers. Mais le processus reste compliqu\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>En d\u00e9cembre 2014, la conseill\u00e8re nationale saint-galloise Margrit Kessler a d\u00e9pos\u00e9 une motion qui charge le Conseil f\u00e9d\u00e9ral \u00abd\u2019examiner dans le cadre d\u2019un projet pilote scientifique (\u2026) dans quelles circonstances le cannabis \u00e0 l\u2019\u00e9tat naturel peut \u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 des fins m\u00e9dicales comme alternative au cannabis de synth\u00e8se ou \u00e0 la teinture de cannabis\u00bb. \u00abLe co\u00fbt du cannabis m\u00e9dical est trop \u00e9lev\u00e9 et son processus d\u2019obtention est trop compliqu\u00e9 en ce moment\u00bb, explique Margrit Kessler. La conseill\u00e8re nationale aimerait que le Conseil f\u00e9d\u00e9ral explore enfin le potentiel de ce produit \u00abconnu depuis longtemps mais encore peu \u00e9tudi\u00e9\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Trop peu de recherche<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9ponse du Conseil f\u00e9d\u00e9ral est arriv\u00e9e en f\u00e9vrier 2015: cette question ne rel\u00e8ve pas de sa comp\u00e9tence. \u00abC\u2019est \u00e0 l\u2019industrie qu\u2019il revient, par des \u00e9tudes scientifiques, de cr\u00e9er les conditions requises pour que le cannabis naturel soit autoris\u00e9 comme m\u00e9dicament pris en charge par les caisses maladie en Suisse\u00bb, explique-t-il dans sa r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>Et c\u2019est l\u00e0 tout le probl\u00e8me: \u00abLa recherche sur le cannabis est en retard, explique Jacques Besson. Peu d\u2019entreprises ou d\u2019institutions m\u00e9dicales se sont pench\u00e9es sur le sujet, car cette substance est stigmatis\u00e9e.\u00bb Ailleurs, les choses sont en train de changer (voir encadr\u00e9s). De plus en plus d\u2019instituts et de pays financent et autorisent le cannabis m\u00e9dical. \u00abPlusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 le potentiel de cette substance dans le cas de certaines maladies graves, comme la maladie de Crohn ou le cancer\u00bb, indique Barbara Broers.<\/p>\n<p>En Suisse, la modification de la loi en 2011 a ouvert de nouvelles possibilit\u00e9s. De nouveaux produits arrivent progressivement sur le march\u00e9, comme le Sativex, un spray \u00e0 base de cannabis. Mais la question d\u2019\u00e9largir davantage l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces substances divise toujours. \u00abAu sein m\u00eame de mon service de psychiatrie communautaire, mes coll\u00e8gues sont partag\u00e9s sur la question de la l\u00e9galisation du cannabis, explique Jacques Besson. Certains sont favorables \u00e0 une r\u00e9gulation dans le sens de la politique de r\u00e9duction des risques. D\u2019autres, sont pr\u00e9occup\u00e9s par une l\u00e9galisation qui augmenterait l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e0 la substance et qui compliquerait le traitement des maladies psychiatriques.\u00bb<\/p>\n<p>Philippe S\u00fcsstrunk, lui, n\u2019a pas baiss\u00e9 les bras. \u00abJe me suis battu avec mon assurance maladie durant des mois pour qu\u2019il me rembourse ce m\u00e9dicament\u00bb, se rappelle-t-il. Puis, finalement, il y a quelques mois, ils ont finalement accept\u00e9 de lui rembourser ses gouttes de cannabis. \u00abJ\u2019ai argument\u00e9 sur la base de l\u2019article 71b de l\u2019Ordonnance sur les assurances maladie, qui stipule qu\u2019il est possible de se faire rembourser un produit si aucun autre m\u00e9dicament sur le march\u00e9 ne prodigue le m\u00eame effet.\u00bb Et depuis, Philippe S\u00fcsstrunk est au paradis. \u00abJe revis. Il ne me reste plus qu\u2019une l\u00e9g\u00e8re tension sur ma jambe droite.\u00bb Pour y rem\u00e9dier, son m\u00e9decin lui a recommand\u00e9 de prendre quelques gouttes de cannabis additionnelles. Il ira mieux.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRE<\/p>\n<p><strong>Pays-Bas<\/strong><br \/>\n<em>Leader europ\u00e9en<\/em><\/p>\n<p>Le chanvre m\u00e9dical a \u00e9t\u00e9 l\u00e9galis\u00e9 aux Pays-Bas en 2003. Bedrocan, la seule firme qui fait pousser des plants de cannabis m\u00e9dical, est bas\u00e9e dans ce pays. La soci\u00e9t\u00e9 fabrique quatre vari\u00e9t\u00e9s de cannabis naturel qui contiennent diff\u00e9rents taux de THC. La distribution du produit est g\u00e9r\u00e9e par l\u2019Office<br \/>\nfor Medicinal Cannabis, qui fait partie du Minist\u00e8re de la sant\u00e9 n\u00e9erlandais. Les produits sont on\u00e9reux et co\u00fbtent entre 7 et 12 euros le gramme. Environ 1\u2019200 patients utilisent du cannabis th\u00e9rapeutique.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Canada<\/strong><br \/>\n<em>Tr\u00e8s lib\u00e9ral<\/em><\/p>\n<p>Le Canada dispose du r\u00e9gime le mieux d\u00e9velopp\u00e9 en mati\u00e8re de cannabis m\u00e9dical. Cette substance th\u00e9rapeutique y est l\u00e9gale depuis 1999, et le pays autorise ses malades \u00e0 faire pousser des plants de cannabis m\u00e9dicinal chez eux. \u00abLes m\u00e9decins ou les infirmi\u00e8res peuvent le prescrire pour n\u2019importe quelle condition\u00bb, indique Mark Ware, le directeur de recherche clinique en gestion de la douleur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 McGill. En 2014, la loi a n\u00e9anmoins restreint cet acc\u00e8s. Pr\u00e8s de 4\u2019000 personnes consomment du cannabis m\u00e9dical dans ce pays.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Etats-Unis<\/strong><br \/>\n<em>En progression<\/em><\/p>\n<p>Au niveau f\u00e9d\u00e9ral, le cannabis est consid\u00e9r\u00e9 comme ill\u00e9gal et dangereux. N\u00e9anmoins, plusieurs Etats \u2013 comme le Colorado, Washington, l\u2019Oregon, l\u2019Alaska et dans le District de Columbia \u2013 ont l\u00e9galis\u00e9 la marijuana ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Et 21 Etats au total ont l\u00e9galis\u00e9 le cannabis th\u00e9rapeutique. Certaines r\u00e9gions envisagent de l\u00e9galiser certains composants du cannabis, comme le CBD, mais refusent d\u2019autoriser le THC.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Allemagne<\/strong><br \/>\n<em>Plus rel\u00e2ch\u00e9e<\/em><\/p>\n<p>L\u2019Allemagne a l\u00e9galis\u00e9 le cannabis th\u00e9rapeutique en 2008. Trois m\u00e9dicaments y sont autoris\u00e9s, le Sativex, le Dronabinol et le Nabinol. Mais seul le Sativex est rembours\u00e9 pour les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques. Depuis 2012, l\u2019achat de plants de cannabis en pharmacie \u00e0 cultiver \u00e0 domicile, ce qui co\u00fbte moins cher, est aussi possible. Pour cela, les patients doivent obtenir une autorisation exceptionnelle de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral des narcotiques (Bundesopiumstelle). Environ 200 personnes b\u00e9n\u00e9ficient de cette autorisation.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>France<\/strong><br \/>\n<em>R\u00e9gime strict<\/em><\/p>\n<p>La France a \u00e9mis son premier d\u00e9cret autorisant l\u2019usage m\u00e9dical du cannabis et des cannabino\u00efdes en 2013. Les patients peuvent obtenir une autorisation temporaire d\u2019utilisation (ATU) pour b\u00e9n\u00e9ficier de ces produits. Mais seul un nombre limit\u00e9 de m\u00e9dicaments est autoris\u00e9 \u2013 le spray Sativex n\u2019y a \u00e9t\u00e9 mis sur le march\u00e9 qu\u2019en 2015. Depuis 2001, l\u2019Agence fran\u00e7aise de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire des produits de sant\u00e9 n\u2019a accord\u00e9 qu\u2019une centaine d\u2019autorisations seulement.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans In Vivo magazine (no 6).<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/invivomagazine.com\" target=\"_blank\">invivomagazine.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u00e9gal en Suisse, le cannabis th\u00e9rapeutique reste malgr\u00e9 tout une substance tr\u00e8s compliqu\u00e9e \u00e0 obtenir. Patients et politiques se battent pour que la plante soit reconnue et rembours\u00e9e comme tout autre m\u00e9dicament.<\/p>\n","protected":false},"author":19990,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4489","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4489","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19990"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4489"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4489\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4489"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4489"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4489"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}