



{"id":4485,"date":"2015-08-17T14:42:00","date_gmt":"2015-08-17T12:42:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4485"},"modified":"2015-08-17T19:00:52","modified_gmt":"2015-08-17T17:00:52","slug":"entreprises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4485","title":{"rendered":"Une soir\u00e9e pour raconter ses pires \u00e9checs"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Largeur_FuckUpNight_17082015jpg.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Largeur_FuckUpNight_17082015jpg.jpg\" alt=\"Largeur_FuckUpNight_17082015jpg.jpg\" \/><\/p>\n<p>C\u2019est dans une ambiance \u00abGarden Party\u00bb, avec bi\u00e8res, barbecue et bougies, que s\u2019ouvre la sixi\u00e8me FuckUp Nights de Suisse. La quarantaine de participants, pour la plupart entrepreneurs suisses ou expatri\u00e9s, arrivent au compte-goutte dans le jardin de Seedspace \u00e0 Ch\u00eane-Bougeries (GE). La partie officielle ne d\u00e9marrera qu\u2019une heure et demie plus tard. Le public en profite pour r\u00e9seauter, avec l\u2019anglais comme langue de pr\u00e9dilection. \u00abNous laissons le temps aux participants d\u2019arriver, de boire un verre, de se d\u00e9tendre avant de passer aux choses s\u00e9rieuses\u00bb, raconte la Genevoise Fanny Bauer, qui a lanc\u00e9 ces soir\u00e9es en Suisse, avec son associ\u00e9 R\u00e9ginald Bien-Aim\u00e9. La premi\u00e8re \u00e9dition s\u2019est tenue en octobre 2014 et le succ\u00e8s ne se d\u00e9ment pas depuis.<\/p>\n<p>Ce soir de juin, Gen\u00e8ve n\u2019est pas la seule ville \u00e0 organiser sa FuckUp Night. Vingt-cinq autres \u00e9v\u00e9nements semblables se tiennent au m\u00eame moment dans le monde, de Tunis \u00e0 Edimbourg, de Santa Fe (Argentine) \u00e0 Washington. Cette id\u00e9e de raconter ses d\u00e9routes professionnelles en public a \u00e9merg\u00e9 au Mexique en 2012, puis s\u2019est rapidement propag\u00e9e en Europe et dans toute l\u2019Am\u00e9rique, pour atteindre 140 villes au total. \u00abJe suis tomb\u00e9e sur un article dans un journal hispanique sur le ph\u00e9nom\u00e8ne l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, raconte l\u2019organisatrice, qui codirige \u00e9galement l\u2019agence de communication Synerdreams avec R\u00e9ginald Bien-Aim\u00e9. Je trouvais int\u00e9ressant de reprendre un concept pour une fois mexicain et non am\u00e9ricain. L\u2019entrepreneuriat est tr\u00e8s vivant en Am\u00e9rique latine.\u00bb Avec la crise et le taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9, les jeunes n\u2019h\u00e9sitent pas, quitte \u00e0 subir des revers, \u00e0 se lancer comme ind\u00e9pendants plut\u00f4t que de tout miser sur un travail salari\u00e9, souvent dur \u00e0 trouver.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 ce qui se fait au niveau international, le duo a d\u00e9cid\u00e9 de lancer le concept \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du pays plut\u00f4t que dans une seule ville. \u00abDepuis, nous avons organis\u00e9 un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 Lausanne, deux \u00e0 Zurich et quatre \u00e0 Gen\u00e8ve. Nous aimerions encore \u00e9tendre FuckUp Nights Switzerland \u00e0 Neuch\u00e2tel, Berne ou Fribourg.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le mot d\u2019ordre: d\u00e9dramatiser<\/strong><\/p>\n<p>Avant le \u00abone-man-show\u00bb des entrepreneurs invit\u00e9s pour l\u2019occasion, les participants discutent business plan et recherche d\u2019investisseurs. On aurait presque l\u2019impression d\u2019assister \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement de networking comme les autres. \u00abNous voulons maintenir le caract\u00e8re intimiste de cette soir\u00e9e, et les lieux atypiques, dit Fanny Bauer. Pour se distinguer des ap\u00e9ros d\u2019entrepreneurs ou des petits d\u00e9jeuners des PME, nous invitons des orateurs tr\u00e8s diff\u00e9rents. Il peut s\u2019agir d\u2019un boulanger comme d\u2019un sportif ou d\u2019un artiste. L\u2019essentiel est qu\u2019ils soient capables d\u2019entrer dans cet exercice de communication et adh\u00e8rent au c\u00f4t\u00e9 fun et d\u00e9cal\u00e9 des FuckUp Nights.\u00bb<\/p>\n<p>Pour le c\u00f4t\u00e9 d\u00e9cal\u00e9, le public sera servi. Devant un \u00e9cran, avec un micro dans les mains et une bi\u00e8re pas tr\u00e8s loin, R\u00e9ginald Bien-Aim\u00e9, co-organisateur de la soir\u00e9e, inaugure la partie consacr\u00e9e aux t\u00e9moignages, \u00abd\u2019\u00e9checs, d\u2019erreurs monumentales, de ratages complets\u00bb.<\/p>\n<p>Pour prouver que l\u2019\u00e9chec est \u00abquelque chose de tout \u00e0 fait normal dans l\u2019histoire\u00bb, R\u00e9ginald Bien-Aim\u00e9 poursuit avec des citations de personnes c\u00e9l\u00e8bres, Abraham Lincoln en t\u00eate. Il \u00e9voque le but de ces soir\u00e9es: \u00abMontrer \u00e0 travers le r\u00e9cit des speakers que nous avons tous \u00e9chou\u00e9 au moins une fois et appris de nos erreurs.\u00bb Il rappelle les r\u00e8gles donn\u00e9es aux quatre orateurs de la soir\u00e9e: une personne monte sur sc\u00e8ne pour raconter un \u00abfuck up\u00bb, choisit dix images qu\u2019elle projette sur l\u2019\u00e9cran pour illustrer ses propos et dispose de 40 secondes par image pour t\u00e9moigner (peu de participant ont cependant respect\u00e9 ces r\u00e8gles).<\/p>\n<p><strong>Un \u00abcoup de poing dans le visage\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Le premier \u00e0 se lancer est Timoth\u00e9e Bardet, co-fondateur de Wiine.me, un site internet d\u00e9di\u00e9 au vin qui propose de recevoir une s\u00e9lection de bouteilles chaque mois. Mais ce n\u2019est pas pour \u00e9voquer le d\u00e9collage de sa start-up actuelle que le jeune entrepreneur prend la parole. Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es comme trader en France, il lance en 2010 avec des amis \u00e0 Lausanne Time2Market, un portail de e-commerce sp\u00e9cialis\u00e9 dans les marques de luxe qui recr\u00e9e une vue virtuelle de leurs enseignes. Le jeune homme au style beaucoup plus d\u00e9contract\u00e9 que lorsqu\u2019il travaillait dans la finance &#8212; jeans, barbe fournie et carnet \u00e0 dessin dans les mains &#8212; parle de \u00abcoup de poing dans le visage\u00bb pour d\u00e9crire l\u2019\u00e9chec de cette aventure entrepreneuriale.<\/p>\n<p>Face au public de la FuckUp Night, il tire les le\u00e7ons du fiasco de Time2Market. \u00abAu total, nous avons r\u00e9alis\u00e9 52 business plans et 270 pr\u00e9sentations Powerpoint. Pendant une ann\u00e9e, nous n\u2019avons fait que pr\u00e9senter des Powerpoint aux investisseurs et aucun produit n\u2019a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 sur le march\u00e9. C\u2019\u00e9tait notre premi\u00e8re erreur.\u00bb L\u2019entrepreneur en liste d\u2019autres: absence d\u2019un mod\u00e8le d\u2019affaires, client\u00e8le mal cibl\u00e9e, manque de sp\u00e9cialistes et d\u2019ing\u00e9nieurs. \u00abIssus d\u2019\u00e9coles de commerce, nous \u00e9tions tous \u2018Branch managers\u2019. Mais, dans une start-up, il faut aussi des personnes qui arr\u00eatent de penser pour agir.\u00bb<\/p>\n<p>Chaudement applaudi, Timoth\u00e9e Bardet c\u00e8de sa place \u00e0 Annick Mokoi, une Suissesse d\u2019origine congolaise, dipl\u00f4m\u00e9e de la Haute \u00c9cole d&rsquo;art et de design de Gen\u00e8ve. Dans son cas, l\u2019\u00e9chec de sa soci\u00e9t\u00e9 s\u2019explique davantage par des facteurs psychologiques. Elle cr\u00e9e \u00e0 23 ans en 2010 Upper East Style, une plateforme pour acheter ou vendre des v\u00eatements et accessoires de seconde main. Le site fonctionne bien, m\u00eame si les Suissesses sont plus enclines \u00e0 commander des habits qu\u2019\u00e0 les commercialiser. L\u2019entrepreneuse d\u00e9cide donc de se lancer dans le d\u00e9stockage pour avoir plus de biens \u00e0 proposer \u00e0 ses clientes. Le nom du site change pour devenir styleavenue.com. La start-up profite de trois lev\u00e9es de fond d\u2019un montant total de 380&rsquo;000 francs. \u00abNous avons obtenu un lot de 380 paires de chaussures Louboutin d\u2019une valeur de 500&rsquo;000 francs en magasin, explique la p\u00e9tillante jeune femme. C\u2019\u00e9tait une v\u00e9ritable aubaine, mais nous avons mis huit mois \u00e0 les vendre et n\u2019en avons retir\u00e9 qu\u2019une marge de 20&rsquo;000 francs. C\u2019\u00e9tait quasiment impossible de se relever apr\u00e8s cela.\u00bb<\/p>\n<p>Annick Mokoi entre alors dans une p\u00e9riode de remise en question: \u00abJe n\u2019avais pas plant\u00e9 ma soci\u00e9t\u00e9, mais je n\u2019avais plus l\u2019envie. Je doutais du projet et le doute \u00e9tait un sentiment nouveau pour moi. \u00c7a a dur\u00e9 six mois. J\u2019ai m\u00eame \u00e9t\u00e9 me confier \u00e0 un pasteur!\u00bb Malgr\u00e9 la venue de nouveaux investisseurs pr\u00eats \u00e0 apporter leur soutien, la jeune femme prend la d\u00e9cision de tourner la page et d\u00e9pose le bilan. Quelques mois plus tard, elle se lance dans une nouvelle aventure, toujours dans la mode et le design: PopUp Corner. Elle organise des espaces de shopping \u00e9ph\u00e9m\u00e8res le temps d\u2019un week-end avec des cr\u00e9ateurs connus et des nouveaux talents, ainsi que des animations. \u00abLa premi\u00e8re \u00e9dition a tr\u00e8s bien march\u00e9, la seconde moins bien, mais on va continuer!\u00bb Apr\u00e8s avoir cit\u00e9 Mohamed Ali, la jeune femme fait appel \u00e0 L\u00e9onard de Vinci pour illustrer son \u00e9tat d\u2019esprit d\u2019entrepreneuse retrouv\u00e9: \u00abTout obstacle renforce la d\u00e9termination. Celui qui s\u2019est fix\u00e9 un but n\u2019en change pas.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Eviter les erreurs de d\u00e9butant<\/strong><\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me orateur, Arthur de Rivoire, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s impr\u00e9gn\u00e9 par la culture am\u00e9ricaine de l\u2019\u00e9chec. Sa soci\u00e9t\u00e9 All Square a particip\u00e9 \u00e0 un programme de l\u2019incubateur de start-up californien Plug and Play Tech Center. \u00abA la Silicon Valley, l\u2019\u00e9chec est vu comme quelque chose de positif. La philosophie, c\u2019est: \u2018fail, fail again and learn fast\u2019 (en fran\u00e7ais, \u2018\u00e9choue, \u00e9choue encore et apprends vite\u2019, ndlr).\u00bb<\/p>\n<p>Avec son camarade d\u2019HEC Lausanne, Patrick Rahme, ils quittent en 2013 leurs emplois dans une banque priv\u00e9e pour vivre de leur passion. Tous deux champions de golf dans leur pays, la Suisse et le Luxembourg, ils lancent le premier r\u00e9seau social enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9 \u00e0 ce sport: All Square. Mais la plateforme ne d\u00e9colle pas comme pr\u00e9vu. \u00abNous avons fait une grande erreur au d\u00e9part, raconte Arthur de Rivoire. Nous avons externalis\u00e9 le d\u00e9veloppement de notre produit, car nous pensions qu\u2019avec 30&rsquo;000 francs, des d\u00e9veloppeurs externes pouvaient nous faire r\u00eaver. Et, pendant qu\u2019eux travaillaient sur le projet, nous voyagions pour parler de notre id\u00e9e dans les \u00e9v\u00e9nements de golf. Le feedback que nous recevions \u00e9tait g\u00e9nial!\u00bb Les deux golfeurs signent plusieurs partenariats, mais le site ne fonctionne toujours pas: \u00abM\u00eame l\u2019inscription ne marchait pas!\u00bb. Quasiment \u00e0 cours de liquidit\u00e9s, le duo se retrouve dans l\u2019impasse.<\/p>\n<p>Comment expliquer ce fiasco des d\u00e9buts? Le Genevois pointe du doigt son amateurisme et celui de son associ\u00e9. \u00c0 la cr\u00e9ation de la start-up, ils ne sont en effet dipl\u00f4m\u00e9s d\u2019HEC Lausanne que depuis une ann\u00e9e. \u00abNous ne savions rien au sortir de l\u2019universit\u00e9. Nous avions deux bras gauche.\u00bb Les deux ex-champions de golf peuvent n\u00e9anmoins compter sur leur puissant r\u00e9seau dans le domaine. \u00abFinalement, c\u2019est notre passion qui nous a remis sur le droit chemin. Nous avons r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 l\u2019\u00e9quipe informatique \u00e0 l\u2019interne et sommes pass\u00e9s de 2 \u00e0 10 collaborateurs, avec de vraies incitations financi\u00e8res pour eux.\u00bb Philosophe, le jeune homme cl\u00f4t son intervention sur une citation de Confucius: \u00abChoisis un travail que tu aimes et tu n&rsquo;auras pas \u00e0 travailler un seul jour de ta vie.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abDu jour au lendemain, je n\u2019avais plus rien\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est au tour de Karim Garbay, aujourd\u2019hui photographe \u00e0 Gen\u00e8ve, de prendre la parole. L\u00e0, le sourire et la d\u00e9contraction disparaissent. L\u2019\u00e9chec qu\u2019il raconte \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e, il le qualifie de \u00abchute libre\u00bb. L\u2019histoire avait pourtant bien commenc\u00e9: il ouvre avec son associ\u00e9 en 2011 le Paris Bistrot. Ce restaurant situ\u00e9 \u00e0 Plainpalais, ils l\u2019ach\u00e8tent en un jour, sur un coup de t\u00eate. \u00abJ\u2019imagine le concept du lieu, son am\u00e9nagement. Pendant deux ans, c\u2019est l\u2019endroit o\u00f9 il faut \u00eatre \u00e0 Gen\u00e8ve. Notre savoir-faire et la cuisine sont reconnus.\u00bb L\u2019entrepreneur met toute son \u00e9nergie dans son restaurant. \u00abJe me couchais \u00e0 7h pour me relever \u00e0 9h. Et j\u2019ai fini par atteindre la zone dangereuse. Ma t\u00eate allait exploser. J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de me retirer.\u00bb Il fixe le rendez-vous chez le notaire avec son associ\u00e9 pour c\u00e9der ses parts. \u00abJe ne voulais pas aller au tribunal. Les employ\u00e9s devaient garder leur emploi. Mais j\u2019ai pris une d\u00e9cision sur l\u2019affect et, du jour au lendemain, je n\u2019avais plus rien.\u00bb<\/p>\n<p>La spirale n\u00e9gative s\u2019arr\u00eatera \u00e0 la naissance de sa fille. \u00abQuand elle est n\u00e9e, j\u2019ai pris l\u2019autre claque dont j\u2019avais besoin pour m\u2019en sortir.\u00bb D\u00e9sormais, Karim Garbay tient \u00e0 mettre en garde les entrepreneurs dans la salle. Il a m\u00eame invent\u00e9 un sigle pour cela: SGA pour Savoir g\u00e9rer son affectif. \u00abIl faut garder l\u2019amour pour la famille. Avec ses employ\u00e9s ou ses associ\u00e9s, il ne faut pas \u00eatre dans l\u2019affectif.\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s les questions aux entrepreneurs, les participants profitent encore de l\u2019\u00e9v\u00e9nement pour boire un verre avant la tomb\u00e9e de la nuit. \u00abNous avons organis\u00e9 sept \u00e9ditions, en comptant celle de Zurich la semaine prochaine, invit\u00e9 15 speakers, accueilli 300 personnes, conclut R\u00e9ginald Bien-Aim\u00e9. Ce qui correspond \u00e0 un total de 20 f\u00fbts de bi\u00e8re!\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRE<\/p>\n<p><strong>Huit le\u00e7ons de la FuckUp Night genevoise<\/strong><\/p>\n<p>1. S\u2019entourer de sp\u00e9cialistes et d\u2019ing\u00e9nieurs, pas seulement de managers<br \/>\n2. Un seul Powerpoint \u00e0 pr\u00e9senter aux investisseurs<br \/>\n3. Ne pas courir apr\u00e8s plusieurs types de client\u00e8le<br \/>\n4. Dans le secteur de l\u2019\u00e9conomie digitale, ne pas compter sur d\u2019hypoth\u00e9tiques rentr\u00e9es publicitaires<br \/>\n5. Toujours garder l\u2019envie et la passion de mener son projet<br \/>\n6. Faire attention \u00e0 l\u2019externalisation des t\u00e2ches<br \/>\n7. Motiver ses collaborateurs dans la phase de d\u00e9marrage<br \/>\n8. Ne pas laisser l\u2019affectif prendre le pas sur les affaires<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les FuckUp Nights, des entrepreneurs se succ\u00e8dent sur sc\u00e8ne pour \u00e9voquer leurs fiascos. Reportage lors de la derni\u00e8re \u00e9dition genevoise.<\/p>\n","protected":false},"author":20165,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4485","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4485","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20165"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4485"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4485\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4485"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}