



{"id":4483,"date":"2015-08-13T15:59:03","date_gmt":"2015-08-13T13:59:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4483"},"modified":"2015-08-14T18:15:55","modified_gmt":"2015-08-14T16:15:55","slug":"musique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4483","title":{"rendered":"Eluveitie envo\u00fbte la plan\u00e8te folk metal"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20150813.jpg\" alt=\"Large20150813.jpg\" title=\"Large20150813.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 20 millions de vues sur YouTube pour le morceau \u00abInis Mona\u00bb, une tourn\u00e9e le menant de l\u2019Afrique du Sud en Russie, en passant par l\u2019Argentine, l\u2019Inde et le Canada, une page Wikip\u00e9dia traduite en 35 langues: non, ces chiffres ne concernent pas une nouvelle \u00e9g\u00e9rie pop am\u00e9ricaine, mais le groupe suisse Eluveitie.<\/p>\n<p>Si ce nom ne vous dit rien, c\u2019est que les huit membres de la formation zurichoise \u00e9voluent dans une niche, le folk metal. Sur sc\u00e8ne, les guitares \u00e9lectriques aux riffs puissants cohabitent notamment avec des fl\u00fbtes, une cornemuse et une vielle \u00e0 roue. C\u00f4t\u00e9 voix, les hurlements sauvages du leader Chrigel Glanzmann sont tamis\u00e9s par les m\u00e9lop\u00e9es de sa camarade Anna Murphy.<\/p>\n<p>Une recette qui paie: selon son manager Oliver Macchi, le groupe a \u00e9coul\u00e9 pas moins de 250&rsquo;000 albums \u00e0 travers la plan\u00e8te. Son dernier opus, \u00abOrigins\u00bb, sorti en 2014 sur le label allemand Nuclear Blast, s\u2019est fait une place dans les hitparades de dix pays, dont les Etats-Unis. En Suisse, il s\u2019est facilement hiss\u00e9 au premier rang des charts.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9sint\u00e9r\u00eat national<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en 2002 qu\u2019Eluveitie (\u00abMoi l\u2019Helv\u00e8te\u00bb en gaulois) a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 par Chrigel Glanzmann. D\u2019abord imagin\u00e9 comme un simple projet studio, le groupe s\u2019est p\u00e9rennis\u00e9 et a sorti l\u2019ann\u00e9e suivante \u00abV\u00ean\u00bb, un EP autoproduit. Depuis, six albums ont vu le jour. Ses membres ont \u00e9volu\u00e9 au fil des ans, mais l\u2019essence de la formation helv\u00e9tique est demeur\u00e9e la m\u00eame. L\u2019une de ses sp\u00e9cificit\u00e9s? Les textes des morceaux \u00e9voquent majoritairement l\u2019histoire, la vie quotidienne et les croyances des peuples celtes antiques. Parfois, ils sont m\u00eame \u00e9crits dans une forme reconstruite de la langue de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p>\u00abJe suis un fanatique d\u2019histoire\u00bb, commente Chrigel Glanzmann. Soucieux de garantir \u00e0 ses auditeurs des faits historiques irr\u00e9prochables, le musicien collabore avec des chercheurs sp\u00e9cialis\u00e9s issus de trois universit\u00e9s europ\u00e9ennes. Selon lui, le s\u00e9rieux et l\u2019authenticit\u00e9 des textes et de la musique d\u2019Eluveitie participent d\u2019ailleurs largement \u00e0 son succ\u00e8s. Contrairement \u00e0 d\u2019autres groupes de folk metal, \u00abnous n\u2019utilisons pas de synth\u00e9tiseurs. Sur sc\u00e8ne, nous nous accompagnons de dizaines d\u2019instruments que nous ma\u00eetrisons parfaitement.\u00bb<\/p>\n<p>Chez Eluveitie, on ne plaisante pas avec la qualit\u00e9. Reste que le public suisse, traditionnellement amateur de produits \u00e0 valeur ajout\u00e9e, a mis du temps \u00e0 se laisser s\u00e9duire par le quadrag\u00e9naire aux longues dreadlocks et ses sept acolytes v\u00eatus de noir. \u00abJusqu\u2019\u00e0 il y a quelques ann\u00e9es, nous \u00e9tions plus connus \u00e0 l\u2019\u00e9tranger que dans notre pays, dit Chrigel Glanzmann. La presse suisse n\u2019a commenc\u00e9 \u00e0 parler de nous que lorsqu\u2019elle a entendu dire que nous tournions aux Etats-Unis!\u00bb Et de regretter ce \u00abcomplexe d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9\u00bb dont souffrent ses compatriotes.<\/p>\n<p><strong>Tradition d\u2019exportation<br \/>\n<\/strong><br \/>\nMarc Ridet, le directeur romand de l\u2019organisme Swiss Music Export (SME), livre une analyse un peu diff\u00e9rente. \u00abLe metal, c\u2019est comme l\u2019\u00e9lectro: des styles musicaux de niche, qui passent rarement sur les ondes des radios g\u00e9n\u00e9ralistes nationales. D\u00e8s lors, il est logique que le Suisse moyen connaisse mieux Sophie Hunger qu\u2019Eluveitie ou Luciano (un DJ vaudois qui fait danser des milliers de clubbers \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, ndlr).\u00bb<\/p>\n<p>Le responsable de SME rappelle qu\u2019avant Eluveitie, d\u2019autres groupes helv\u00e9tiques de metal ont connu le m\u00eame \u00abd\u00e9sint\u00e9r\u00eat\u00bb national alors qu\u2019ils \u00e9taient acclam\u00e9s hors des fronti\u00e8res. En t\u00eate de liste, il cite les Valaisans de Samael et les Zurichois de Celtic Frost. \u00abIl y a une vraie tradition d\u2019exportation du metal suisse, qui concerne aussi des groupes plus g\u00e9n\u00e9ralistes tels que Gotthard ou Krokus.\u00bb<\/p>\n<p>De l\u00e0 \u00e0 dire que pour conna\u00eetre le succ\u00e8s international, un artiste suisse se doit de faire du metal ou de l\u2019\u00e9lectro, il y a un pas que Marc Ridet ne franchit pas. \u00abL\u2019int\u00e9r\u00eat du public \u00e9tranger pour nos groupes cro\u00eet d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, tous styles confondus\u00bb, notamment gr\u00e2ce \u00e0 internet et \u00e0 une professionnalisation de l\u2019encadrement. Un int\u00e9r\u00eat sur lequel Eluveitie compte bien continuer \u00e0 surfer: entre la fin de sa tourn\u00e9e mondiale, la pr\u00e9paration d\u2019un nouveau disque et \u00abun projet sp\u00e9cial dont le groupe ne souhaite pas encore parler\u00bb, l\u2019agenda de sa t\u00eate pensante Chrigel Glanzmann est plein \u00e0 craquer.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Encore relativement m\u00e9connu de ses compatriotes, le groupe suisse d\u00e9place des hordes de fans dans le monde entier gr\u00e2ce \u00e0 sa ma\u00eetrise d\u2019instruments traditionnels et \u00e0 ses \u00e9vocations des croyances celtes.<\/p>\n","protected":false},"author":20160,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-4483","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20160"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4483"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4483\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}