



{"id":4476,"date":"2015-08-04T17:55:44","date_gmt":"2015-08-04T15:55:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4476"},"modified":"2015-08-04T17:56:38","modified_gmt":"2015-08-04T15:56:38","slug":"medecine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4476","title":{"rendered":"L\u2019animal, l\u2019avenir de l\u2019homme sain"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20150804.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Large20150804.jpg\" alt=\"Large20150804.jpg\" \/><\/p>\n<p>Aller chercher des rem\u00e8des directement chez les animaux et les appliquer \u00e0 l\u2019homme. Le concept peut sembler novateur, pourtant il remonte \u00e0 plusieurs si\u00e8cles. En 1667 d\u00e9j\u00e0, \u00e0 Paris, un jeune homme de 15 ans avait re\u00e7u une transfusion de sang d\u2019agneau pour le gu\u00e9rir de sa fi\u00e8vre. Par chance, et probablement parce que la quantit\u00e9 inject\u00e9e \u00e9tait limit\u00e9e, le malade avait surv\u00e9cu et s\u2019en \u00e9tait m\u00eame port\u00e9 mieux. Fort de ce succ\u00e8s, le m\u00e9decin Jean-Baptiste Denis avait alors retent\u00e9 deux fois l\u2019exp\u00e9rience, avec du sang de veau, mais ses patients \u00e9taient d\u00e9c\u00e9d\u00e9s en cours de transfusion.<\/p>\n<p>Quelques centaines d\u2019ann\u00e9es plus tard, la mode \u00e9tait aux greffes. Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, \u00e0 Lyon, un chirurgien avait transplant\u00e9 un rein de ch\u00e8vre sur une femme. L\u2019op\u00e9ration s\u2019\u00e9tait rapidement sold\u00e9e par un rejet. Puis dans les ann\u00e9es 1920-1940, un chirurgien fran\u00e7ais d\u2019origine russe, Serge Voronoff, s\u2019\u00e9tait illustr\u00e9 en greffant des extraits de testicules de singe \u00e0 des hommes pour retarder le vieillissement, avant d\u2019\u00eatre compl\u00e8tement discr\u00e9dit\u00e9.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces revers, les scientifiques en restent persuad\u00e9s: les composants biologiques des animaux peuvent \u00eatre utiles \u00e0 la cr\u00e9ation de traitements ou de m\u00e9dicaments destin\u00e9s \u00e0 soigner l\u2019homme.<\/p>\n<p>Certaines applications sont m\u00eame entr\u00e9es dans les m\u0153urs depuis longtemps, sans que plus personne ne r\u00e9alise qu\u2019on les doit \u00e0 un animal. C\u2019est le cas du sang des limules qui garantissent la s\u00e9curit\u00e9 des m\u00e9dicaments injectables et autres vaccins depuis plus de 40 ans.<\/p>\n<p>Le champ de recherche s\u2019\u00e9largit \u00e0 mesure que des organismes jusque-l\u00e0 inconnus ou peu \u00e9tudi\u00e9s parviennent jusqu\u2019aux microscopes des sp\u00e9cialistes. \u00abLes endroits o\u00f9 l\u2019on trouve une grande biodiversit\u00e9 et o\u00f9 l\u2019on a eu peu acc\u00e8s jusque-l\u00e0, comme les fonds marins et la for\u00eat tropicale, d\u00e9tiennent un immense potentiel\u00bb, dit Jean-Christophe Vi\u00e9, directeur adjoint du programme mondial pour les esp\u00e8ces de l\u2019Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il voit l\u00e0 un argument de plus pour encourager la protection de la biodiversit\u00e9. A condition toutefois de ne pas surexploiter l\u2019animal une fois ses vertus m\u00e9dicinales reconnues.<\/p>\n<p>Il n\u2019est cependant pas n\u00e9cessaire de partir \u00e0 l\u2019autre bout du monde pour trouver de nouveaux rem\u00e8des. Des animaux a priori peu exotiques comme des vers du littoral breton, voire domestiques, comme les cochons, font l\u2019objet de recherches intensives et ont d\u00e9j\u00e0 obtenu des r\u00e9sultats encourageants.<\/p>\n<p><strong>1. L\u2019h\u00e9moglobine surhumaine d\u2019un ver marin <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019ar\u00e9nicole, un ver qui vit sur les plages de la mer du Nord jusqu\u2019\u00e0 Biarritz, pourrait d\u00e9tenir le secret du sang universel. Le biologiste Franck Zal, fondateur de la soci\u00e9t\u00e9 Hemarina en Bretagne, a d\u00e9couvert au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 que son h\u00e9moglobine peut transporter 50 fois plus d\u2019oxyg\u00e8ne que l\u2019h\u00e9moglobine humaine. Il a depuis fait breveter la mol\u00e9cule concern\u00e9e et travaille au d\u00e9veloppement de ses applications.<\/p>\n<p>Parmi elles figure la mise au point d\u2019un substitut sanguin universel. Contrairement \u00e0 l\u2019h\u00e9moglobine humaine, celle de l\u2019ar\u00e9nicole n\u2019est pas contenue dans un globule rouge et circule librement dans ses veines. Le probl\u00e8me de la compatibilit\u00e9 des groupes sanguins ne se pose donc pas. La mol\u00e9cule est m\u00eame lyophilisable et pourrait s\u2019utiliser dans des zones de combat ou de catastrophe.<\/p>\n<p>Ces recherches pr\u00e9sentent aussi un grand potentiel pour le don d\u2019organe. \u00abActuellement il s\u2019agit d\u2019une course contre la montre, car le greffon est plong\u00e9 dans une solution compos\u00e9e d\u2019eau et de sel, mais sans aucun transporteur d\u2019oxyg\u00e8ne. Si on y ajoute notre solution, l\u2019apport d\u2019oxyg\u00e8ne prolonge la vie de l\u2019organe\u00bb, explique Franck Zal. La dur\u00e9e de vie d\u2019un c\u0153ur passe ainsi de 4 \u00e0 8 heures, et celle d\u2019un rein de 12 \u00e0 48 heures. Des essais cliniques devraient d\u00e9buter cette ann\u00e9e.<br \/>\nEnfin, l\u2019h\u00e9moglobine du ver pourrait aussi aider la cicatrisation des plaies diab\u00e9tiques, qui peinent \u00e0 se refermer en raison d\u2019un manque d\u2019oxyg\u00e9nation. Des pansements sp\u00e9ciaux sont \u00e0 l\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est une id\u00e9e qui pourrait potentiellement r\u00e9volutionner la question de la transfusion sanguine et de l\u2019oxyg\u00e9nation des tissus\u00bb, analyse Raffaele Renella, m\u00e9decin associ\u00e9 et responsable du secteur de recherche en h\u00e9mato-oncologie p\u00e9diatrique du CHUV. Mais il reste prudent. \u00abIl y a plusieurs probl\u00e8mes majeurs avec l\u2019h\u00e9moglobine libre artificielle provenant d\u2019autres esp\u00e8ces animales. Certaines formes peuvent provoquer des r\u00e9actions immunitaires chez l\u2019humain, causer des perturbations importantes de la fonction cardiovasculaire et r\u00e9nale, ou s\u2019accumuler dans les tissus et y causer des dommages. Beaucoup d\u2019autres recherches devront \u00eatre faites avant un usage clinique de routine\u00bb, estime-t-il, tout en invitant le public \u00e0 ne pas oublier de donner du sang en attendant.<\/p>\n<p><strong>2. Des greffes porcines pour soigner le diab\u00e8te<\/strong><\/p>\n<p>Des greffes de cellules de porc pourraient bient\u00f4t offrir une solution durable aux 40% des diab\u00e9tiques de type 1, pour qui les injections quotidiennes d\u2019insuline ne suffisent pas \u00e0 maintenir la maladie sous contr\u00f4le. \u00abPour ces patients, il faut restaurer la r\u00e9gulation endog\u00e8ne d\u2019insuline\u00bb, explique Philippe Morel, professeur de chirurgie et m\u00e9decin-chef du Service de chirurgie visc\u00e9rale et transplantation des HUG.<\/p>\n<p>Deux options sont \u00e0 disposition: la greffe de pancr\u00e9as ou la greffe d\u2019\u00eelots de Langerhans, les cellules du pancr\u00e9as directement responsables de la production d\u2019insuline. Mais dans un cas comme dans l\u2019autre, les donneurs sont rares.<\/p>\n<p>Philippe Morel et son \u00e9quipe travaillent depuis 20 ans sur un projet de greffe d\u2019\u00eelots de Langerhans de porc chez l\u2019humain. \u00abComme il s\u2019agit d\u2019une x\u00e9notransplantation, le probl\u00e8me de rejet est extr\u00eamement s\u00e9v\u00e8re\u00bb, souligne-t-il. Une collaboration a donc \u00e9t\u00e9 mise sur pied avec l\u2019EPFL pour d\u00e9velopper une capsule entourant les \u00eelots afin de les prot\u00e9ger du rejet, mais tout en permettant \u00e0 l\u2019insuline de se diffuser dans le sang.<\/p>\n<p>Les porcs utilis\u00e9s sont certifi\u00e9s \u00absans agents pathog\u00e8nes\u00bb. Ils naissent par c\u00e9sarienne et sont \u00e9lev\u00e9s dans un environnement compl\u00e8tement st\u00e9rile. \u00abLe fait qu\u2019on sacrifie de jeunes porcs pour des raisons m\u00e9dicales pose un certain nombre de probl\u00e8mes \u00e9thiques, mais pas plus que lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un porc qui va \u00eatre mang\u00e9\u00bb, pointe le sp\u00e9cialiste. Les essais cliniques devraient d\u00e9buter d\u2019ici \u00e0 deux ans.<\/p>\n<p><strong>3. Une prot\u00e9ine d\u2019ours pour traiter Alzheimer <\/strong><\/p>\n<p>Et si l\u2019on s\u2019int\u00e9ressait \u00e0 l\u2019hibernation des ours pour combattre la maladie d\u2019Alzheimer? Le lien ne semble pas \u00e9vident, pourtant c\u2019est la d\u00e9marche qu\u2019a entreprise une \u00e9quipe de chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge.<\/p>\n<p>Emmen\u00e9s par Giovanna Mallucci, professeure de neurobiologie dans l\u2019\u00e9tablissement britannique, les chercheurs \u00e9tudient la prot\u00e9ine RBM3 que l\u2019ours g\u00e9n\u00e8re pendant son sommeil hivernal. C\u2019est en effet gr\u00e2ce \u00e0 cette mol\u00e9cule que lorsque le plantigrade se r\u00e9veille, ses connexions neuronales (ou synapses) sont intactes. \u00abCette prot\u00e9ine est \u00e9galement pr\u00e9sente chez l\u2019\u00eatre humain, mais on ne sait pas encore tr\u00e8s bien comment elle interagit avec la protection des synapses\u00bb, pr\u00e9cise la scientifique.<\/p>\n<p>Des tests sur des souris, chez qui on a simul\u00e9 le processus d\u2019hibernation, ont d\u00e9montr\u00e9 que les souris saines se mettaient \u00e0 s\u00e9cr\u00e9ter la prot\u00e9ine RBM3, si bien qu\u2019au r\u00e9veil leurs connexions neuronales se r\u00e9tablissaient. Par contre, chez des souris au cerveau d\u00e9faillant, la prot\u00e9ine n\u2019\u00e9tait pas s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e. Les chercheurs leur ont alors administr\u00e9 RBM3, ce qui a permis d\u2019emp\u00eacher la d\u00e9g\u00e9n\u00e9ration neuronale.<\/p>\n<p>Des tests cliniques devraient avoir lieu en 2016. A long terme, les chercheurs esp\u00e8rent d\u00e9velopper un m\u00e9dicament capable d\u2019agir comme mol\u00e9cule de protection contre les maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives.<\/p>\n<p><strong>4. Des anticanc\u00e9reux issus des requins<\/strong><\/p>\n<p>La squalamine, une mol\u00e9cule tir\u00e9e des tissus d\u2019un petit requin (\u00absqualus acanthias\u00bb), pourrait s\u2019av\u00e9rer un des alli\u00e9s de l\u2019humain contre le cancer ou la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence maculaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge. La mol\u00e9cule a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en 1993 par les \u00e9quipes de Michael Zasloff, de l\u2019Universit\u00e9 de Georgetown \u00e0 Washington, puis a \u00e9t\u00e9 synth\u00e9tis\u00e9e en 1995.<\/p>\n<p>Ses propri\u00e9t\u00e9s anti-angiog\u00e9niques, qui emp\u00eachent les vaisseaux sanguins de cro\u00eetre de mani\u00e8re aberrante pour alimenter la croissance de tumeurs canc\u00e9reuses ou dont la prolif\u00e9ration cause la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence maculaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge, int\u00e9ressent beaucoup les chercheurs et l\u2019industrie pharmaceutique. Des \u00e9tudes cliniques sur des patients atteints de cancer du poumon sont en cours, tandis que la compagnie am\u00e9ricaine Ohr Pharmaceuticals m\u00e8ne une \u00e9tude clinique sur des gouttes pour les yeux \u00e0 base de squalamine.<\/p>\n<p>Mais ce n\u2019est pas tout. \u00abLe requin semble \u00eatre \u00e9tonnamment immunis\u00e9 contre les infections virales\u00bb, pointe Michael Zasloff, qui impute cela \u00e0 la squalamine. Les propri\u00e9t\u00e9s antivirales \u00e0 large spectre de la mol\u00e9cule sont \u00e9galement \u00e9tudi\u00e9es. Des tests in vitro sur le virus de la fi\u00e8vre dengue et celui de l\u2019h\u00e9patite B ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats encourageants.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRE<\/p>\n<p><strong>Ce que dit la loi<\/strong><\/p>\n<p>En Suisse, il n\u2019y a pas d\u2019interdiction de principe \u00e0 utiliser des composants animaux pour la m\u00e9decine. Toutefois, diff\u00e9rentes lois r\u00e9gissent ces usages. Dans le cas de greffes sur l\u2019\u00eatre humain d\u2019organes, de tissus ou de cellules d\u2019origine animale, c\u2019est l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique qui donne les autorisations.<\/p>\n<p>L\u2019article 43 de la Loi sur la transplantation stipule notamment qu\u2019un essai clinique de x\u00e9notransplantation peut \u00eatre autoris\u00e9 si \u00abtout risque d\u2019infection de la population peut \u00eatre exclu avec une grande probabilit\u00e9\u00bb et si \u00abon peut escompter que la transplantation aura une utilit\u00e9 th\u00e9rapeutique\u00bb. Lorsque des produits fabriqu\u00e9s \u00e0 partir d\u2019organes, de tissus ou de cellules animales sont standardis\u00e9s, ils sont assimil\u00e9s \u00e0 des m\u00e9dicaments. Ils deviennent alors sujets au r\u00e9gime d\u2019autorisations de Swissmedic, l\u2019Institut suisse des produits th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p>Enfin, si les composants animaux proviennent d\u2019esp\u00e8ces prot\u00e9g\u00e9es ou g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es, la Loi sur la protection des animaux ainsi que la Loi sur la protection de l\u2019environnement s\u2019appliquent.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine In Vivo (no 6.)<\/p>\n<p>Pour vous abonner \u00e0 In Vivo au prix de seulement CHF 20.- (d\u00e8s 20 euros) pour 6 num\u00e9ros, rendez-vous sur <a href=\"http:\/\/invivomagazine.com\" target=\"_blank\">invivomagazine.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chercher chez les animaux des substances b\u00e9n\u00e9fiques pour la sant\u00e9 humaine passionne les scientifiques. 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