



{"id":4466,"date":"2015-07-21T17:29:20","date_gmt":"2015-07-21T15:29:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4466"},"modified":"2015-07-21T17:31:05","modified_gmt":"2015-07-21T15:31:05","slug":"formation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4466","title":{"rendered":"Les MOOCs montent en gamme"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large21072015.jpg\" alt=\"Large21072015.jpg\" title=\"Large21072015.jpg\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>En automne 2011, Sebastian Thrun a mis en ligne le premier cours vid\u00e9o de l\u2019histoire. Il traitait de l\u2019intelligence artificielle.  Ce professeur d\u2019informatique de l\u2019Universit\u00e9 Stanford est consid\u00e9r\u00e9 depuis lors comme le p\u00e8re des MOOCs (massive open online courses), un acronyme invent\u00e9 pour d\u00e9crire ces enseignements dispens\u00e9s sur internet. Une id\u00e9e simple mais qui, sur le moment, semblait devoir lancer une r\u00e9volution de l\u2019\u00e9ducation tertiaire. Ces cours en ligne allaient permettre \u00e0 des centaines de milliers, voire \u00e0 des millions de personnes, d\u2019acc\u00e9der au savoir confin\u00e9 jusque-l\u00e0 au sein des meilleures universit\u00e9s de la plan\u00e8te. Et cela, gratuitement. Les attentes \u00e9taient \u00e9normes: la nouvelle m\u00e9thode allait permettre de former les habitants du tiers-monde pour un co\u00fbt minimal. Et allait am\u00e9liorer les qualifications des travailleurs sous-employ\u00e9s du monde occidental. Enivr\u00e9 par ces perspectives, le \u00abNew York Times\u00bb nomma m\u00eame 2012 \u00abl\u2019ann\u00e9e du MOOC\u00bb.<\/p>\n<p>Sauf que, rapidement, ces espoirs se sont \u00e9vapor\u00e9s. Les MOOCs n\u2019ont pas d\u00e9coll\u00e9 comme esp\u00e9r\u00e9. La raison de cet \u00e9chec: m\u00eame si des milliers de personnes commen\u00e7aient un cours, seule une minuscule proportion le terminait. Cette proportion ne d\u00e9passe actuellement pas les 4%, selon une \u00e9tude de l\u2019Universit\u00e9 de Pennsylvanie. \u00abNous nous sommes rendus compte que notre produit \u00e9tait nul\u00bb, expliquait sombrement Sebastian Thrun au magazine \u00abFast Company\u00bb en 2013. L\u2019\u00e8re des MOOCs touchait-elle d\u00e9j\u00e0 \u00e0 sa fin? Non, bien au contraire.<\/p>\n<p><strong>Une approche plus professionnelle<\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9veloppeurs de MOOCs ont commenc\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer leur produit. Ils ont compris que filmer un cours depuis le fond de la classe ne suffisait pas. \u00abNous avons professionnalis\u00e9 la conception de nos vid\u00e9os, raconte Josh Scott, le fondateur de Craftsy, un d\u00e9veloppeur de cours en ligne. La production doit \u00eatre d\u2019excellente qualit\u00e9 et ne pas \u00eatre laiss\u00e9e uniquement entre les mains des professeurs.\u00bb Craftsy dispose d\u00e9sormais d\u2019une \u00e9quipe qui s\u2019occupe exclusivement de filmer les cours.<\/p>\n<p>Certaines plates-formes, \u00e0 l\u2019image de The Great Courses, pr\u00e9parent leurs enregistrements comme des tournages hollywoodiens. Les intervenants sont maquill\u00e9s, les professeurs doivent r\u00e9p\u00e9ter pendant plusieurs mois avant d\u2019\u00eatre film\u00e9s, et la structure des cours ne suit pas celle des le\u00e7ons traditionnelles. Pas question de pr\u00e9senter un powerpoint avec une liste de vocabulaire \u00e0 apprendre par c\u0153ur. Il s\u2019agit de cr\u00e9er des exercices en ligne et de pr\u00e9senter les informations au moyen de graphiques interactifs.<\/p>\n<p>Les professeurs font en outre l\u2019objet d\u2019un processus de s\u00e9lection rigoureux. \u00abTout le monde ne peut pas donner un cours en ligne, explique Josh Scott. Il faut \u00eatre dynamique et savoir bien s\u2019exprimer face \u00e0 la cam\u00e9ra.\u00bb En outre, une large place est laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019interaction avec les \u00e9tudiants. EdX, la plate-forme de MOOCs mise en place par Harvard et le MIT, exige des professeurs qu\u2019ils envoient r\u00e9guli\u00e8rement des e-mails \u00e0 leurs \u00e9tudiants. Craftsy permet pour sa part de poser des questions durant les cours. \u00abSans interagir avec d\u2019autres \u00e9tudiants ou avec les professeurs, les gens ne parviennent pas \u00e0 se concentrer autant\u00bb, note Josh Scott.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, les d\u00e9veloppeurs de MOOCs se rendent aussi compte qu\u2019offrir des certificats gratuitement est une mauvaise id\u00e9e: \u00abIl faut que les gens se sentent concern\u00e9s par la mati\u00e8re, explique Fiona Hollands, une sp\u00e9cialiste du sujet \u00e0 la Columbia University. Et pour cela, il faut conf\u00e9rer une valeur mon\u00e9taire aux cours et distribuer de v\u00e9ritables dipl\u00f4mes \u00e0 la fin des cursus.\u00bb<br \/>\n<strong><br \/>\nDes cours ax\u00e9s sur la pratique<\/strong><\/p>\n<p>Fin 2013, Sebastian Thrun a d\u00e9cid\u00e9 de transformer sa compagnie de MOOCs, Udacity. Plut\u00f4t que de donner des cours g\u00e9n\u00e9ralistes, semblables \u00e0 ceux prodigu\u00e9s \u00e0 l\u2019universit\u00e9, Udacity se concentre d\u00e9sormais sur des cours pratiques, permettant aux gens d\u2019acqu\u00e9rir des comp\u00e9tences qu\u2019ils peuvent utiliser dans leur environnement professionnel. Udacity a aussi d\u00e9cid\u00e9 d\u2019attribuer des dipl\u00f4mes, nomm\u00e9s pour l\u2019occasion nano-dipl\u00f4mes. Leurs cours ne sont plus gratuits: ils co\u00fbtent d\u00e9sormais environ 200 dollars par mois. Car les concepteurs de MOOCs se sont rendu compte que les formations en ligne \u00e9taient surtout adapt\u00e9es aux enseignements pratiques. \u00abLes cours g\u00e9n\u00e9ralistes ne s\u00e9duisent pas, explique Fiona Hollands. Il faut que les participants trouvent un int\u00e9r\u00eat concret \u00e0 y participer. Sans quoi, ils ne termineront pas le programme.\u00bb<\/p>\n<p>Les MOOCs sont devenus un outil de choix pour les professionnels qui cherchent \u00e0 obtenir de nouvelles comp\u00e9tences ou \u00e0 peaufiner leur savoir, tel l\u2019employ\u00e9 d\u2019usine apprenant le fonctionnement d\u2019une nouvelle machine, l\u2019informaticien assistant \u00e0 un cours de programmation ou le photographe d\u00e9couvrant la derni\u00e8re version de Photoshop. Plusieurs plates-formes ont b\u00e2ti un joli succ\u00e8s en vendant leurs produits \u00e0 ce genre de professionnels. Outre Udacity, Lynda.com propose d\u00e9sormais 5\u2019700 cours et r\u00e9alise un chiffre d\u2019affaires de 150 millions de dollars. Craftsy offre plus de 700 cours et son chiffre d\u2019affaires a d\u00e9pass\u00e9 les 40 millions de dollars en 2014.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9duire les entreprises<\/strong><\/p>\n<p>Mais pour les concepteurs de MOOCs, le vrai potentiel de croissance r\u00e9side dans la vente de cours en ligne aux entreprises. \u00abAuparavant, une compagnie devait mettre sur pied une formation professionnelle et convoquer ses employ\u00e9s r\u00e9partis aux quatre coins du monde dans une<br \/>\nsalle pendant deux semaines, explique Anant Agarwal, le CEO de EdX. Cela co\u00fbtait cher.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, une entreprise n\u2019a qu\u2019\u00e0 acheter une s\u00e9rie de MOOCs. \u00abLes employ\u00e9s peuvent participer aux cours depuis leur bureau, sans devoir quitter leur poste\u00bb, poursuit-il. Intel et McAffee, par exemple, proc\u00e8dent de cette mani\u00e8re pour la formation virtuelle de leurs employ\u00e9s.<\/p>\n<p>Les MOOCs ont aussi commenc\u00e9 \u00e0 faire des \u00e9mules dans les couloirs des administrations publiques. La France a, par exemple, d\u00e9velopp\u00e9 le programme \u00abFrance Universit\u00e9 Num\u00e9rique\u00bb, l\u2019Arabie saoudite a cr\u00e9\u00e9 Doroob et la Chine a con\u00e7u XuetangX, des plates-formes de cours virtuels ouverts \u00e0 tous les citoyens. \u00abCes initiatives auront pour effet de stimuler les \u00e9conomies de ces pays en am\u00e9liorant gratuitement la formation de leurs travailleurs\u00bb, explique Anant Agarwal.<\/p>\n<p><strong>Lev\u00e9es de fonds<\/strong><\/p>\n<p>Cette effervescence a \u00e9veill\u00e9 l\u2019int\u00e9r\u00eat des investisseurs pour les MOOCs. \u00abIls commencent \u00e0 r\u00e9aliser le potentiel du domaine de l\u2019edtech, affirme Matthew Wong, un analyste de CB Insights. Nous avons assist\u00e9 \u00e0 plusieurs financements int\u00e9ressants ces derniers mois.\u00bb Lynda.com a lev\u00e9 186 millions de dollars en janvier 2015, Craftsy 50 millions en novembre 2014 et Grovo 15 millions en f\u00e9vrier 2015.<\/p>\n<p>Ces lev\u00e9es de fonds co\u00efncident \u00e9galement avec la mise en place de mod\u00e8les d\u2019affaires qui rapportent de l\u2019argent aux concepteurs de MOOCs. Longtemps d\u00e9pourvues de r\u00e9els revenus, ces plates-formes font d\u00e9sormais payer aux \u00e9tudiants chaque cours qu\u2019ils prennent, les forcent \u00e0 souscrire des abonnements ou facturent leurs prestations aux universit\u00e9s qui veulent mettre leurs cours en ligne (voir encadr\u00e9s).<\/p>\n<p>Certaines compagnies envisagent de se coter en Bourse. Josh Scott estime que Craftsy l\u00e8vera des fonds sur le march\u00e9 public \u00abdans quelques ann\u00e9es\u00bb. En juillet dernier, Daphne Koller, membre fondateur de Coursera, a expliqu\u00e9 que l\u2019IPO de sa firme \u00e9tait \u00abin\u00e9vitable\u00bb. Et Udacity souhaite d\u00e9velopper rapidement ses programmes de formation professionnelle, ce qui exige de lever des fonds pour financer sa strat\u00e9gie d\u2019expansion. Pour Matthew Wong, l\u2019IPO la plus propice serait celle de Lynda.com. \u00abLa firme existe depuis un moment, dit-il. C\u2019est une compagnie tr\u00e8s int\u00e9ressante qui a mis en place un syst\u00e8me d\u2019abonnement avec un excellent rendement.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>ENCADRES<br \/>\n<strong><br \/>\nCoursera \u2013 <em>L&rsquo;acad\u00e9mique<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>CEO:<\/strong> Rick Levin<br \/>\n<strong>Fondation: <\/strong>2012<br \/>\n<strong>Chiffre d\u2019affaires:<\/strong> Non communiqu\u00e9<\/p>\n<p>Coursera permet aux universit\u00e9s de proposer leurs cours en ligne. Elle compte 12 millions d\u2019utilisateurs. Les cours dispens\u00e9s sont gratuits. La firme g\u00e9n\u00e8re son revenu en v\u00e9rifiant l\u2019identit\u00e9 des \u00e9tudiants en ligne, en facturant certains certificats, en faisant sponsoriser ses cours et en cr\u00e9ant des formations pour entreprises.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Lynda.com \u2013 <em>La pratique<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>CEO:<\/strong> Eric Robison<br \/>\n<strong>Fondation:<\/strong> 1995<br \/>\n<strong>Chiffre d\u2019affaires:<\/strong> 150 millions de dollars<\/p>\n<p>Cette entreprise dispense des cours de photo, de vid\u00e9o ou de gestion en ligne. Elle a lev\u00e9 186 millions de dollars en janvier 2015 et a annonc\u00e9 vouloir utiliser cet argent pour acqu\u00e9rir d\u2019autres plates-formes \u00e9ducatives \u2013 notamment sp\u00e9cialis\u00e9es en cours de management \u2013, acc\u00e9l\u00e9rer son expansion internationale et peaufiner son site internet et le format de ses cours. Lynda.com propose 5\u2019700 cours en ligne et compte plus de 2 millions d\u2019utilisateurs. Elle vend un abonnement au mois, d\u2019un co\u00fbt compris entre 25 et 37,5 dollars, qui permet d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la totalit\u00e9 de ses contenus.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Udacity \u2013 <em>La professionnelle<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>CEO: <\/strong>Sebastian Thrun<br \/>\n<strong>Fondation:<\/strong> 2011<br \/>\n<strong>Chiffre d\u2019affaires:<\/strong> Non communiqu\u00e9<\/p>\n<p>Lanc\u00e9e \u00e0 l\u2019origine comme une universit\u00e9 en ligne, cette plate-forme a d\u00e9cid\u00e9 en 2013 de se focaliser uniquement sur les cours pour professionnels. Elle a lev\u00e9 35 millions de dollars en 2014 et dispose de 1,6 millions d\u2019utilisateurs. Son mod\u00e8le d\u2019affaires: des cours d\u2019une dur\u00e9e de six \u00e0 dix mois, factur\u00e9s environ 200 dollars par mois et permettant de compl\u00e9ter efficacement des dipl\u00f4mes.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Craftsy \u2013 <em>La cr\u00e9ative<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>CEO: <\/strong>John Levisay<br \/>\n<strong>Fondation:<\/strong> 2011<br \/>\n<strong>Chiffre d\u2019affaires:<\/strong> 43 millions de dollars<\/p>\n<p>Crafty s\u2019adresse aux personnes cr\u00e9atives, comme les photographes, les cuisiniers ou les amateurs de couture. L\u2019entreprise a lev\u00e9 50 millions en novembre 2014. Elle dispose de plus de 5 millions d\u2019utilisateurs et a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 43 millions de dollars en 2014. Son mod\u00e8le d\u2019affaires: vendre ses cours \u00e0 l\u2019unit\u00e9 pour un prix d\u2019environ 30 dollars.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Pluralsight \u2013 <em>La geek<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>CEO: <\/strong>Aaron Skonnard<br \/>\n<strong>Fondation:<\/strong> 2004<br \/>\n<strong>Chiffre d\u2019affaires:<\/strong> 85 millions (estimation; chiffre officiel non communiqu\u00e9)<\/p>\n<p>Pluralsight est la 42e compagnie am\u00e9ricaine la plus prometteuse, selon le magazine am\u00e9ricain \u00abForbes\u00bb. En ao\u00fbt 2014, cette entreprise a lev\u00e9 135 millions de dollars. Pluralsight dispense des cours qui s\u2019adressent \u00e0 des professionnels exp\u00e9riment\u00e9s, notamment en informatique, qui cherchent \u00e0 obtenir un savoir pointu. La soci\u00e9t\u00e9 facture ses services au mois, entre 30 et 50 dollars.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Swissquote (no 2).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s des d\u00e9buts h\u00e9sitants, les fameux cours en ligne ont trouv\u00e9 une audience solide et donn\u00e9 naissance \u00e0 un mod\u00e8le d\u2019affaires susceptible d\u2019attirer les investisseurs. D\u00e9cryptage.<\/p>\n","protected":false},"author":19990,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4466","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4466","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19990"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4466"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4466\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4466"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4466"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4466"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}