



{"id":4453,"date":"2015-07-01T10:53:54","date_gmt":"2015-07-01T08:53:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4453"},"modified":"2015-07-01T10:54:35","modified_gmt":"2015-07-01T08:54:35","slug":"geneve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4453","title":{"rendered":"Le boom de la microfinance"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Largeur_edition_01072015.jpg\" alt=\"Largeur_edition_01072015.jpg\" title=\"Largeur_edition_01072015.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Onze milliards de dollars: c\u2019est la taille du march\u00e9 mondial de la microfinance commerciale. Une activit\u00e9 dans laquelle la Suisse occupe une place importante. Plus d\u2019un tiers de ce volume y est administr\u00e9, notamment \u00e0 Gen\u00e8ve. Le secteur conna\u00eet un fantastique essor avec une masse sous gestion multipli\u00e9e par mille en quinze ans. Et le mouvement ne semble pas pr\u00e8s de s\u2019essouffler: sur la seule ann\u00e9e 2014, l\u2019industrie a progress\u00e9 de 20% et une \u00e9tude de la soci\u00e9t\u00e9 zurichoise de microfinance ResponsAbility pr\u00e9dit que les placements devraient doubler d\u2019ici \u00e0 2019.<\/p>\n<p>Cette croissance b\u00e9n\u00e9ficie \u00e0 BlueOrchard et Symbiotics, deux entreprises genevoises pionni\u00e8res de la branche, qui g\u00e8rent \u00e0 elles seules 20% du march\u00e9 mondial. Concr\u00e8tement, les deux g\u00e9ants fonctionnent comme interm\u00e9diaire entre les investisseurs (dans les pays du Nord) et les institutions de microcr\u00e9dit (dans les Etats du Sud), dont le r\u00f4le est de pr\u00eater \u00e0 des particuliers ou des petites entreprises sur le terrain. L\u2019essentiel de leur chiffre d\u2019affaires provient des frais de gestion, g\u00e9n\u00e9ralement compris entre 2 et 4%, pr\u00e9lev\u00e9s sur les avoirs qui leurs sont confi\u00e9s. \u00abSur les 10\u2019000 microbanques recens\u00e9es dans le monde, seules 500 repr\u00e9sentent des investissements viables\u00bb, explique le directeur de Symbiotics, Roland Dominic\u00e9. La mission principale des firmes du secteur consiste donc \u00e0 d\u00e9terminer \u00e0 quelles soci\u00e9t\u00e9s accorder des pr\u00eats.<\/p>\n<p><strong>2,5 milliards de clients potentiels<\/strong><\/p>\n<p>La progression du secteur r\u00e9sulte de l\u2019importante demande de fonds \u00e9manant de personnes exclues du syst\u00e8me financier traditionnel. Malgr\u00e9 le d\u00e9veloppement des micro-pr\u00eats, les besoins restent immenses. \u00abEnviron 2,5 milliards de personnes et 200 millions de tr\u00e8s petites entreprises n\u2019ont acc\u00e8s \u00e0 aucun service financier dans le monde\u00bb, explique Peter Fanconi, le directeur de BlueOrchard. Selon le rapport de ResponsAbility, la croissance \u00e9conomique de la plupart des pays en d\u00e9veloppement en 2015 devrait encore augmenter les besoins de financement. Une hausse du PIB dans ces march\u00e9s encourage les tr\u00e8s petites entreprises \u00e0 emprunter davantage pour soutenir leur expansion et permet la cr\u00e9ation de nouvelles structures, \u00e9galement demandeuses de fonds.<\/p>\n<p>A l\u2019instar de la demande de capitaux, l\u2019offre augmente d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. Symbiotics compte par exemple doubler sa masse sous gestion (un milliard de francs aujourd\u2019hui) d\u2019ici \u00e0 2018. L\u2019int\u00e9r\u00eat des pr\u00eateurs d\u00e9coule de plusieurs facteurs. Les placements en microfinance ont g\u00e9n\u00e9ralement des rendements attractifs, de l\u2019ordre de 4%. Ils constituent \u00e9galement une opportunit\u00e9 de diversification du portefeuille dans un domaine a priori moins volatil que les march\u00e9s financiers. Enfin, et c\u2019est sans doute l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus m\u00e9diatis\u00e9, il s\u2019agit d\u2019un investissement socialement responsable. Ces arguments permettent d\u2019attirer un vaste public, tels que des fonds de pension, des banques priv\u00e9s ou de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Cet \u00e9cosyst\u00e8me de bailleurs est tr\u00e8s pr\u00e9sent \u00e0 Gen\u00e8ve. Selon Jean-Michel Servet de l\u2019Institut de hautes \u00e9tudes internationales et du d\u00e9veloppement, il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que cette industrie ait \u00e9merg\u00e9, au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, dans la cit\u00e9 de Calvin. \u00abUn tiers de la fortune priv\u00e9e mondiale est g\u00e9r\u00e9e depuis Gen\u00e8ve et la microfinance constitue un placement alternatif financi\u00e8rement attrayant. De plus, de nombreuses organisations bas\u00e9es \u00e0 Gen\u00e8ve favorisent l\u2019expansion de l\u2019investissement solidaire, notamment le Fond international de garantie et la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur le commerce et le d\u00e9veloppement (CNUCED).\u00bb L\u2019auteur de \u00abLa vraie r\u00e9volution du microcr\u00e9dit\u00bb* \u00e9voque \u00e9galement l\u2019\u00e9thique calviniste qui impr\u00e8gne certains banquiers de la place et les rend sensibles \u00e0 la finance responsable.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9duction de la pauvret\u00e9?<\/strong><\/p>\n<p>La success story de la microfinance a toutefois \u00e9t\u00e9 ternie ces derni\u00e8res ann\u00e9es par plusieurs crises. La plus m\u00e9diatis\u00e9e a eu lieu dans l\u2019\u00e9tat indien de l\u2019Andhra Pradesh en 2010. La multiplication des institutions de microcr\u00e9dit a conduit des milliers d\u2019emprunteurs au surendettement, tandis que les microbanques exer\u00e7aient des pressions consid\u00e9rables pour r\u00e9cup\u00e9rer leurs avoirs. Les tensions politiques qui ont suivi, envenim\u00e9es par une vague de suicides chez les d\u00e9biteurs, ont caus\u00e9 une forte augmentation des cas de non remboursement. Cons\u00e9quence directe, le principal fonds administr\u00e9 par BlueOrchard a sous-perform\u00e9 (-1,32%) face aux march\u00e9s d\u2019actions am\u00e9ricains en 2013. Face \u00e0 cette situation, le directeur de BlueOrchard Peter Fanconi consid\u00e8re que l\u2019extension de l\u2019industrie doit aller de pair avec davantage de transparence. \u00abNous d\u00e9celons un fort potentiel de croissance en Afrique subsaharienne, \u00e0 condition que les r\u00e9gulations relatives \u00e0 la microfinance soient plus claires et mieux contr\u00f4l\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>Un d\u00e9bat plus large concerne l\u2019impact du microcr\u00e9dit sur la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9. Souvent pr\u00e9sent\u00e9 par les gestionnaires de fonds comme une caract\u00e9ristique de ce secteur financier, il constitue un argument de poids pour attirer les investisseurs. \u00abPourtant, l\u2019essentiel des \u00e9tudes d\u00e9montrent que la microfinance ne r\u00e9duit pas la pauvret\u00e9, nuance Jean-Michel Servet. Certaines postulent m\u00eame qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un instrument de sous-d\u00e9veloppement.\u00bb Le sp\u00e9cialiste met en avant le fait que les microbanques se concentrent sur les pr\u00eats, parfois utilis\u00e9s \u00e0 des fins consum\u00e9ristes, et n\u00e9gligent souvent des produits tels que les assurances ou l\u2019\u00e9pargne qui permettent d\u2019am\u00e9liorer la r\u00e9gularit\u00e9 des revenus des plus d\u00e9munis.<\/p>\n<p><strong>Nouveaux mod\u00e8les<\/strong><\/p>\n<p>Cette remise en question a conduit les soci\u00e9t\u00e9s genevoises \u00e0 modifier en partie leur mod\u00e8le d\u2019affaires, jusqu\u2019alors concentr\u00e9 dans le pr\u00eat aux institutions de microcr\u00e9dits. Cette industrie \u00e9mergente, appel\u00e9e \u00abfinance d\u2019impact\u00bb, vise \u00e0 maximiser l\u2019effet positif des placements sur les populations les plus d\u00e9munies. BlueOrchard a, par exemple, d\u00e9velopp\u00e9 en 2014 un fonds dont l\u2019objectif est de promouvoir l\u2019\u00e9ducation en Afrique, en finan\u00e7ant notamment les \u00e9tudes secondaires et universitaires. Autre illustration du ph\u00e9nom\u00e8ne, Symbiotics souhaite miser sur le financement de PME \u00e0 travers des banques r\u00e9gionales. De nouveaux acteurs ont aussi vu le jour dans le segment de la finance d\u2019impact ces derni\u00e8res ann\u00e9es. C\u2019est le cas d\u2019Impact Finance Management, une entreprise cr\u00e9\u00e9e en 2010 par C\u00e9dric Lombard, un ancien de Symbiotics. Elle a ainsi accord\u00e9 un pr\u00eat aux caf\u00e9s genevois Bor\u00e9al Coffee Shop. En contrepartie, l\u2019entreprise s\u2019approvisionne en caf\u00e9 vert directement aupr\u00e8s de coop\u00e9ratives de producteurs en Am\u00e9rique centrale, Ethiopie et Indon\u00e9sie.<\/p>\n<p>Selon Bertrand Gacon le pr\u00e9sident de Sustainable Finance Geneva, une association dont le but est d\u2019encourager l\u2019essor de la finance responsable, le march\u00e9 de la microfinance est arriv\u00e9 \u00e0 maturit\u00e9. \u00abLe secteur est en forte croissance, mais difficile \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer pour de nouveaux acteurs.\u00bb En revanche, il souligne que la finance d\u2019impact rec\u00e8le de nombreuses opportunit\u00e9s.<\/p>\n<p>* \u00abLa vraie r\u00e9volution du microcr\u00e9dit \u00bb, \u00e9ditions Odile Jacob.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>1. BlueOrchard, la pionni\u00e8re aux 2,5 milliards investis<\/strong><\/p>\n<p>Fond\u00e9e en 2001, BlueOrchard est la plus ancienne entreprise de microfinance de Gen\u00e8ve. A ses d\u00e9buts, elle d\u00e9croche la gestion du Dexia Microcredit Fund, un fonds cr\u00e9\u00e9 dans le cadre de la CNUCED, puis c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la banque Dexia. Le fonds, qui se montait \u00e0 une dizaine de millions de francs en 2001, p\u00e8se aujourd\u2019hui 230 millions.<\/p>\n<p>BlueOrchard g\u00e8re plus d\u2019un milliard de francs r\u00e9partis dans six v\u00e9hicules financiers. Elle compte une soixantaine d\u2019employ\u00e9s r\u00e9partis dans six pays, notamment dans ses bureaux de Phnom Penh, Tbilissi, Lima et Nairobi. Depuis sa cr\u00e9ation, l\u2019entreprise a investi plus de 2,5 milliards de francs dans 260 microbanques r\u00e9parties dans 60 pays.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 est dirig\u00e9e depuis 2014 par l\u2019ancien directeur de la banque priv\u00e9e Vontobel, Peter Fanconi. Elle a r\u00e9cemment adopt\u00e9 une strat\u00e9gie de diversification qui se mat\u00e9rialise \u00e0 travers deux nouveaux instruments de placement. L\u2019un est destin\u00e9 \u00e0 soutenir le d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9ducation et l\u2019autre \u00e0 diffuser des assurances contre les risques climatiques dans les pays \u00e9mergents. \u00abJe m\u2019attends \u00e0 une forte croissance de la soci\u00e9t\u00e9, mais mon objectif principal est de m\u2019assurer de la robustesse de nos proc\u00e9dures\u00bb, indique le CEO.<\/p>\n<p><strong>2. Symbiotics, la cadette devenue grande<\/strong><\/p>\n<p>Symbiotics, cr\u00e9\u00e9e par deux anciens de BlueOrchard en 2004, conna\u00eet une croissance spectaculaire: elle est pass\u00e9e de 50 \u00e0 84 employ\u00e9s en 2014. Elle g\u00e8re ou conseille 26 fonds, un record en Suisse. L\u2019entreprise s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9e dans la cr\u00e9ation de v\u00e9hicules financiers sur-mesure. \u00abSur demande de clients asiatiques, nous avons \u00e9tabli un instrument de placement sp\u00e9cifiquement d\u00e9di\u00e9 au soutien des femmes dans plusieurs r\u00e9gions du Sud-Est asiatique\u00bb, d\u00e9taille le directeur, Roland Dominic\u00e9.<\/p>\n<p>Le Genevois anticipe un doublement des avoirs, qui se montent \u00e0 un milliard de francs actuellement, d\u2019ici \u00e0 2018. \u00abCet objectif de croissance peut para\u00eetre assez agressif, mais il correspond \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du segment de la microfinance commerciale, qui progresse de 20% chaque ann\u00e9e.\u00bb Le cofondateur de Symbiotics mise sur une diversification des activit\u00e9s. \u00abNous n\u2019avons pas avantage \u00e0 accro\u00eetre notre position dans la microfinance. Nous g\u00e9rons actuellement 10% des avoirs du secteur. Si nous augmentions notre part de march\u00e9, nous nous exposerions \u00e0 un risque syst\u00e9mique.\u00bb La soci\u00e9t\u00e9 investit ainsi dans des pr\u00eats pour la r\u00e9novation d\u2019habitations et dans le financement d\u2019activit\u00e9s agricoles \u00e0 travers des banques rurales. De plus, Symbiotics a ouvert en mars 2015 un bureau \u00e0 Zurich pour se rapprocher de la client\u00e8le germanophone.<\/p>\n<p><strong>3. Bamboo Finance: s\u2019impliquer dans les microbanques <\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir cofond\u00e9 BlueOrchard, Jean-Philippe de Schrevel a lanc\u00e9 Bamboo Finance \u00e0 Gen\u00e8ve en 2007. Sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019investissement dans le capital de microbanques, la PME g\u00e8re 250 millions de francs r\u00e9partis dans quatre fonds. \u00abNous sommes actionnaires et pr\u00e9sents au conseil d\u2019administration de ces entreprises, explique-t-il. Nous avons une connaissance tr\u00e8s \u00e9tendue de leur fonctionnement, ce qui permet d\u2019en orienter le d\u00e9veloppement.\u00bb L\u2019objectif de Bamboo Finance est le rachat des microbanques par des banques r\u00e9gionales. Les institutions de microcr\u00e9dit peuvent ainsi b\u00e9n\u00e9ficier des ressources de ces grands groupes pour baisser leurs taux d\u2019int\u00e9r\u00eats et proposer de nouveaux services tels que l\u2019\u00e9pargne, l\u2019assurance ou encore le paiement par t\u00e9l\u00e9phone portable.<\/p>\n<p>Les placements de Bamboo Finance, qui emploie 25 personnes r\u00e9parties dans cinq bureaux (Singapour, Luxembourg, Bogota, Nairobi et Gen\u00e8ve), ne se limitent pas aux institutions de microcr\u00e9dits. La soci\u00e9t\u00e9 entre, par exemple, dans le capital de compagnies sp\u00e9cialis\u00e9es dans la cr\u00e9ation et la distribution de lampes et de syst\u00e8mes domestiques solaires en Asie et en Afrique. \u00abUn march\u00e9 \u00e0 la croissance ph\u00e9nom\u00e9nale\u00bb, s\u2019enthousiasme le directeur. Ces perspectives positives incitent Jean-Philippe de Schrevel \u00e0 l\u2019optimisme: il compte doubler les avoirs g\u00e9r\u00e9s par Bamboo Finance d\u2019ici \u00e0 une ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>4. Impact Finance Management, un mod\u00e8le alternatif <\/strong><\/p>\n<p>C\u00e9dric Lombard, un ancien de BlueOrchard et de Symbiotics, a quitt\u00e9 cette derni\u00e8re en 2010, lass\u00e9 de devoir se cantonner au financement des microbanques. Une d\u00e9cision renforc\u00e9e par une ann\u00e9e pass\u00e9e au Mexique pour y ouvrir la premi\u00e8re branche de Symbiotics, en 2008. \u00abLe Mexique illustre la crise de vision d\u2019un secteur qui se dit social, mais qui ne songe qu\u2019aux profits\u00bb, estime le Genevois. Il remet notamment en cause la nature des cr\u00e9ances. A ses yeux, de nombreuses op\u00e9rations s\u2019apparentent \u00e0 des pr\u00eats \u00e0 la consommation.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le d\u2019Impact Finance Management se concentre sur des investissements qui maximisent le b\u00e9n\u00e9fice des plus d\u00e9munis. Il s\u2019agit souvent de producteurs situ\u00e9s au d\u00e9but de la cha\u00eene de valeur, \u00e0 qui l\u2019on donne, par exemple, l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019exporter leurs r\u00e9coltes. Les projets financ\u00e9s sont tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres, de la r\u00e9introduction dans les Andes colombiennes de la noix du Br\u00e9sil \u00e0 l\u2019extraction d\u2019or \u00e9quitable au P\u00e9rou.<\/p>\n<p>L\u2019entreprise g\u00e8re environ 25 millions de francs, une somme qui devrait doubler d\u2019ici \u00e0 2016. Le financement d\u2019Impact Finance Management est pour le moment assur\u00e9 par ses quatre associ\u00e9s. La soci\u00e9t\u00e9 devrait atteindre l\u2019\u00e9quilibre dans le courant de l\u2019ann\u00e9e.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Associ\u00e9 \u00e0 la philanthropie, le march\u00e9 de la microfinance conna\u00eet une croissance fulgurante depuis quinze ans. Deux entreprises genevoises, BlueOrchard et Symbiotics, g\u00e8rent \u00e0 elles seules 20% du march\u00e9 mondial.<\/p>\n","protected":false},"author":20173,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4453","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4453","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20173"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4453"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4453\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4453"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4453"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4453"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}