



{"id":4431,"date":"2015-06-01T17:21:51","date_gmt":"2015-06-01T15:21:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4431"},"modified":"2015-06-01T17:22:26","modified_gmt":"2015-06-01T15:22:26","slug":"heritage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4431","title":{"rendered":"Entreprendre, une affaire de famille"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Largeur_edition_01062015.jpg\" alt=\"Largeur_edition_01062015.jpg\" title=\"Largeur_edition_01062015.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>\u00abUne grande partie de mes souvenirs d\u2019enfance sont li\u00e9s \u00e0 la fabrique familiale, raconte St\u00e9phanie Cornu-Santos. D\u00e8s le moment o\u00f9 j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que mon p\u00e8re en \u00e9tait le chef, je n\u2019ai plus pu imaginer un autre m\u00e9tier que directrice d\u2019entreprise. J\u2019ai observ\u00e9 au quotidien l\u2019ind\u00e9pendance, les responsabilit\u00e9s, la motivation pour de nouveaux projets, le travail qui fait partie de la vie et qu\u2019on ne le laisse pas dans un bureau \u00e0 17h30.\u00bb<\/p>\n<p>La fille de Paul-Andr\u00e9 Cornu, directeur retrait\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 de boulangerie fine Cornu, a d\u00e9cid\u00e9 de lancer son propre projet. Son entreprise de soins \u00e0 domicile, La Solution, est l\u2019une des plus belles success stories vaudoises de ces derni\u00e8res ann\u00e9es et compte 180 employ\u00e9s apr\u00e8s cinq ans d\u2019existence seulement. \u00abRester dans l\u2019entreprise familiale, o\u00f9 j\u2019ai d\u2019ailleurs travaill\u00e9 pendant sept ans, aurait \u00e9videmment constitu\u00e9 l\u2019option la plus confortable, poursuit-elle. Mais je suis une aventuri\u00e8re. J\u2019avais besoin de construire par moi-m\u00eame. Et puis je n\u2019ai pas suivi de formation de boulang\u00e8re, alors que mes deux fr\u00e8res Marc-Andr\u00e9 et Paul-Henri, qui dirigent Cornu aujourd\u2019hui, ont perp\u00e9tu\u00e9 cet h\u00e9ritage.\u00bb<\/p>\n<p>St\u00e9phanie Cornu-Santos en est certaine: elle a la fibre entrepreneuriale dans le sang. D\u2019ailleurs sa ni\u00e8ce, Laura Dova, qui a grandi au Tessin, est \u00e0 la t\u00eate d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019organisation de mariages qui rencontre un joli succ\u00e8s.<\/p>\n<p>La famille Cornu est loin d\u2019\u00eatre un cas isol\u00e9 en Suisse romande. Deux des enfants de Daniel Borel, le fondateur de Logitech, ont par exemple lanc\u00e9 des start-up en Californie. Autre illustration du ph\u00e9nom\u00e8ne: Lea et Teo Borschberg, les enfants de l\u2019instigateur de Solar Impulse Andr\u00e9 Borschberg, ont respectivement cr\u00e9\u00e9 un bar et une soci\u00e9t\u00e9 de toilettes \u00e9cologiques.<\/p>\n<p>\u00abLa quasi-totalit\u00e9 des entrepreneurs ont un mod\u00e8le dans leur entourage proche, constate Pascal Bourgier, coach de l\u2019association de soutien au start-up Genilem. Il ne s\u2019agit pas n\u00e9cessairement d\u2019un parent. Cela peut \u00eatre une s\u0153ur, un cousin ou un ami.\u00bb Pour le sp\u00e9cialiste, ces exemples qui exercent une \u00abpression positive\u00bb en donnant envie de relever un d\u00e9fi similaire, jouent un r\u00f4le central, bien plus important que ceux de stars de l\u2019entrepreneuriat omnipr\u00e9sentes dans les m\u00e9dias comme Bill Gates ou Mark Zuckerberg. \u00abJe ne pense pas que l\u2019admiration pour ces parcours hors du commun pousse les gens \u00e0 franchir le pas.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Moins peur d\u2019\u00e9chouer<\/strong><\/p>\n<p>La place de ces mod\u00e8les prend tout son sens lorsque l\u2019on aborde la question de l\u2019\u00e9chec, l\u2019une des principales peurs des jeunes entrepreneurs. Avoir v\u00e9cu au quotidien les hauts et les bas de l\u2019entreprise familiale constitue un atout de taille. \u00abJ\u2019ai appris le go\u00fbt du risque, raconte Guillaume Morand, le fondateur des magasins de chaussures Pomp It Up. Mon p\u00e8re, dont l\u2019entreprise \u00e9voluait dans une industrie en crise, la chimie, a toujours fonc\u00e9 sans craindre les revers, m\u00eame lorsqu&rsquo;il a d\u00fb revendre sa soci\u00e9t\u00e9.\u00bb Rapha\u00ebl H. Cohen, directeur acad\u00e9mique du dipl\u00f4me en Entrepreneurship et Business Development \u00e0 HEC Gen\u00e8ve, souligne que l\u2019\u00e9chec reste encore trop stigmatis\u00e9 en Suisse, contrairement \u00e0 d\u2019autres pays comme les Etats-Unis, m\u00eame si les mentalit\u00e9s tendent \u00e0 \u00e9voluer. \u00abAvoir confiance en sa capacit\u00e9 \u00e0 rebondir et \u00e0 surmonter les \u00e9cueils est indispensable.\u00bb<\/p>\n<p>Un autre ph\u00e9nom\u00e8ne participe \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de nouvelles entreprises parmi les descendants de propri\u00e9taires de PME. Aujourd\u2019hui, reprendre l\u2019affaire de ses parents n\u2019est plus une obligation. Les transmissions \u00e0 des tiers sont toujours plus courantes. En 2013, en Suisse, seules 41% des successions s\u2019effectuaient au sein de la famille, selon une \u00e9tude de Credit Suisse. Dans les ann\u00e9es 1960, cette proportion s\u2019\u00e9levait \u00e0 60% environ. \u00abLa pression pour perp\u00e9tuer la tradition familiale diminue, indique Antoine Praz, le directeur d\u2019Horizon Corporate Finance, un bureau de conseil sp\u00e9cialis\u00e9 dans les transmissions d\u2019entreprises. Les attentes des parents sont moins fortes que par le pass\u00e9. Et m\u00eame si une majorit\u00e9 aimerait que l\u2019entreprise reste dans la famille, ils laissent leurs enfants plus libres. La composante affective de ces successions repr\u00e9sente une contrainte suppl\u00e9mentaire. Il y a parfois des jalousies ou de la comp\u00e9tition entre les membres de la famille, sans compter l\u2019aspect financier et les \u00e9ventuelles indemnisations de ceux qui renoncent \u00e0 leur part.\u00bb<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, l\u2019attitude vis-\u00e0-vis des start-up a chang\u00e9. \u00abDepuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, le discours a fortement \u00e9volu\u00e9, notamment dans les m\u00e9dias, indique Rapha\u00ebl H. Cohen. On encourage maintenant beaucoup plus l\u2019esprit d\u2019entreprise. Le d\u00e9sir d\u2019\u00eatre son propre chef et de cr\u00e9er un projet est devenu un ph\u00e9nom\u00e8ne soci\u00e9tal.\u00bb Les cours d\u2019entrepreneuriat et les structures de soutien aux start-up se sont d\u2019ailleurs multipli\u00e9s en Suisse romande. Et la tendance se traduit dans les statistiques: le site startups.ch a recens\u00e9 41&rsquo;588 nouvelles inscriptions au registre du commerce en 2014. Ce nombre, un record, repr\u00e9sente une hausse de 1,9% par rapport \u00e0 2013.<\/p>\n<p><strong>Le poids du nom <\/strong><\/p>\n<p>Mais lancer une soci\u00e9t\u00e9 lorsque l\u2019on vient d\u2019une famille d\u2019entrepreneurs, n\u2019est-ce pas lourd \u00e0 porter? \u00abLorsque d\u2019autres membres de la famille ont r\u00e9ussi, la pression peut \u00eatre encore plus grande\u00bb, conc\u00e8de Pascal Bourgier, de Genilem. Porter un nom connu dans une r\u00e9gion, \u00eatre affubl\u00e9 d\u2019une \u00e9tiquette de \u00abfils de\u00bb ou \u00abfille de\u00bb n\u2019est pas toujours facile \u00e0 assumer. Les enfants d\u2019Andr\u00e9 Borschberg (t\u00e9moignage en encadr\u00e9), indiquent tous deux avoir voulu se d\u00e9marquer de cet h\u00e9ritage.<\/p>\n<p>St\u00e9phanie Cornu-Santos, la directrice de La Solution, dit avoir surtout \u00e9t\u00e9 ennuy\u00e9e par son nom \u00e0 l\u2019adolescence. \u00abAujourd\u2019hui je le consid\u00e8re vraiment comme un plus. Pour les d\u00e9marches officielles, pour se constituer un r\u00e9seau et consolider une entreprise qui a grandi tr\u00e8s vite, cela donne une certaine assise.\u00bb Le r\u00e9seau est essentiel, abonde V\u00e9ronique K\u00e4mpfen, directrice de la communication de la F\u00e9d\u00e9ration des entreprises romandes Gen\u00e8ve. \u00abSi le directeur d\u2019une entreprise bien \u00e9tablie porte le m\u00eame nom, cela aide forc\u00e9ment pour faire conna\u00eetre ses produits et ses services. Sur le plan financier, le nom aidera peut-\u00eatre \u00e0 d\u00e9crocher un rendez-vous dans une banque. M\u00eame si lorsqu\u2019il s\u2019agit de pr\u00eater, les institutions financi\u00e8res se concentrent tr\u00e8s froidement sur les chiffres.\u00bb<\/p>\n<p>Avoir des personnes \u00e0 la t\u00eate d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 dans son entourage, cela permet aussi de c\u00f4toyer des interlocuteurs avec lesquels partager ses pr\u00e9occupations, parler strat\u00e9gie d\u2019\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal et \u00e9changer de bons conseils pour trouver une fiduciaire ou un avocat. Autant de pr\u00e9cieux avantages pour faire avancer un projet entrepreneurial. \u00abNous nous entendons tous bien et je sais que je peux compter sur mon p\u00e8re et sur mes fr\u00e8res, indique St\u00e9phanie Cornu-Santos. Je ne vois que du positif dans le fait de venir d\u2019une famille d\u2019entrepreneurs.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous sommes entrepreneurs depuis cinq g\u00e9n\u00e9rations\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Chez les Morand, le virus de l\u2019entrepreneuriat a contamin\u00e9 toute la famille. Guillaume est le fondateur des magasins de chaussures Pomp It Up et Pompes fun\u00e8bres, douze enseignes dans toute la Suisse et 80 employ\u00e9s. Genevi\u00e8ve, aujourd\u2019hui active dans la formation, se trouve \u00e0 l\u2019origine du r\u00e9seau d\u2019entrepreneurs R\u00e9zonance et de l\u2019espace de coworking La Muse. Quand \u00e0 Babette, elle a lanc\u00e9 les boutiques de v\u00eatements Maniak. \u00abNous sommes trois s\u0153urs et deux fr\u00e8res et avons tous fond\u00e9 une entreprise au cours de notre carri\u00e8re, raconte Genevi\u00e8ve Morand. Dans la famille, nous sommes entrepreneurs depuis cinq g\u00e9n\u00e9rations.\u00bb<\/p>\n<p>Les a\u00efeuls \u00e9taient actifs dans l\u2019agriculture et les chemins de fer. Mais c\u2019est surtout la personnalit\u00e9 du p\u00e8re, aujourd\u2019hui d\u00e9c\u00e9d\u00e9, qui est \u00e9voqu\u00e9e. Docteur en chimie, il avait fond\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 de lyophilisation \u00e0 Lausanne. \u00abMon p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 ind\u00e9pendant toute sa vie. Depuis tout jeunes, nous allions dans son usine. C\u2019est ancr\u00e9 en nous, raconte Guillaume Morand, qui a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 HEC et travaill\u00e9 pour une multinationale avant de se lancer. Il ne nous a jamais pouss\u00e9s, mais il \u00e9tait content que nous ayons chacun notre business respectif.\u00bb Et reprendre l\u2019entreprise familiale? \u00abIl n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 question que j\u2019aille dans sa branche. Je voyais que les conditions dans l\u2019industrie \u00e9taient tr\u00e8s dures et cela ne m\u2019a pas vraiment fait envie.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abLa libert\u00e9, l\u2019ind\u00e9pendance, aller au bout de soi-m\u00eame, transmettre de la valeur: j\u2019ai vu ce que l\u2019entrepreneuriat avait de g\u00e9nial, explique Genevi\u00e8ve Morand, qui a travaill\u00e9 15 ans dans l\u2019audiovisuel avant de cr\u00e9\u00e9 sa soci\u00e9t\u00e9. Mais j\u2019ai aussi vu la solitude du patron. Au final, tout ce que j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 vise \u00e0 briser cet isolement.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abEn Chine, personne ne conna\u00eet mon p\u00e8re\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Ela et Teo, les enfants du co-fondateur de Solar Impulse Andr\u00e9 Borschberg, ont suivi les pas de leur p\u00e8re et cr\u00e9\u00e9 chacun leur propre soci\u00e9t\u00e9. Il y a un an, Ela Borschberg, 32 ans, a lanc\u00e9 avec deux coll\u00e8gues un \u00abbistrot communautaire\u00bb \u00e0 Lausanne, baptis\u00e9 \u00abTa Cave\u00bb et financ\u00e9 par crowdfunding. De son c\u00f4t\u00e9, Teo Borschberg, 25 ans, a r\u00e9cemment vendu sa start-up d\u2019urinoirs \u00e9cologiques GoodMedia, qu&rsquo;il avait fond\u00e9e en 2013 \u00e0 Shanghai, et travaille d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle entreprise.<\/p>\n<p>Motiv\u00e9s par le parcours paternel, tous deux racontent que l\u2019envie de se lancer leur est venue naturellement. \u00abMon p\u00e8re a toujours cherch\u00e9 de nouveaux d\u00e9fis, explique Ela Borschberg. Nous avons baign\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;enfance dans une ambiance cr\u00e9ative. Imaginer mon propre projet est apparu comme une \u00e9vidence.\u00bb \u00abIl ne nous a pas pouss\u00e9s \u00e0 devenir entrepreneur \u00e0 tout prix, mais nous a toujours soutenus, raconte pour sa part Teo Borschberg. Il m&rsquo;a transmis le go\u00fbt du challenge. Ce style de vie, et les responsabilit\u00e9s qu\u2019il implique, me stimulent \u00e9norm\u00e9ment.\u00bb<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019inspiration familiale, les initiatives des enfants Borschberg se rejoignent sur un autre point: l\u2019envie de se d\u00e9tacher de la notori\u00e9t\u00e9 de leur patronyme. \u00abEn Chine, personne ne conna\u00eet mon p\u00e8re, note le jeune homme. Je suis simplement Teo. On m&rsquo;a d&rsquo;ailleurs rebaptis\u00e9 d&rsquo;un nom chinois!\u00bb Ela Borschberg a tenu elle aussi \u00e0 se d\u00e9marquer: \u00abJe n&rsquo;ai pas inscrit mon nom de famille sur le site internet lors du crowdfunding. Dans la vie, on a parfois envie de construire son parcours sans compter n\u00e9cessairement sur ses parents.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abMa famille m&rsquo;a encourag\u00e9e\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>\u00abJ&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 m&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 l&rsquo;alimentation durable en voyageant \u00e0 travers le monde avec mes parents.\u00bb Charlotte de La Baume a cofond\u00e9 Beelong, une soci\u00e9t\u00e9 qui vise \u00e0 sensibiliser les professionnels de la restauration sur l&rsquo;impact environnemental des produits qu&rsquo;ils utilisent. Lanc\u00e9e d\u00e9but 2015, Beelong compte d\u00e9j\u00e0 cinq employ\u00e9s et une quarantaine de clients.<\/p>\n<p>La jeune femme de 25 ans n&rsquo;a ainsi pas choisi la voie de ses grands-parents, fondateurs des garages vaudois Jan Autos, ou de son p\u00e8re, qui poss\u00e8de une soci\u00e9t\u00e9 de gestion de fortune: \u00abIl fallait que je cr\u00e9e quelque chose de nouveau.\u00bb Charlotte de La Baume ajoute avoir toujours eu envie de fonder sa propre soci\u00e9t\u00e9: \u00abJe voulais monter une entreprise en rapport avec le domaine de la restauration, qui corresponde aux valeurs que je d\u00e9fends. J&rsquo;\u00e9tais \u00e9galement tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9e par les diff\u00e9rents aspects de la cr\u00e9ation d\u2019un business, que ce soit le financement, le d\u00e9veloppement, le marketing ou le recrutement.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019entourage de Charlotte de La Baume a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans les d\u00e9buts de Beelong. A sa sortie de l&rsquo;Ecole H\u00f4teli\u00e8re en 2012 de Lausanne, deux alternatives s&rsquo;offrent \u00e0 la jeune dipl\u00f4m\u00e9e: accepter une offre d&#8217;emploi au sein d&rsquo;une grande cha\u00eene h\u00f4teli\u00e8re ou d\u00e9marrer son propre projet. \u00abLe choix n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e9vident. Ma famille m&rsquo;a encourag\u00e9e et c&rsquo;est ce qui m&rsquo;a finalement aid\u00e9 \u00e0 prendre la bonne d\u00e9cision. Je ne pense pas que l\u2019esprit d\u2019entreprise se transmette dans les g\u00eanes, mais plut\u00f4t \u00e0 travers l&rsquo;\u00e9ducation. Mes parents m\u2019ont toujours incit\u00e9e \u00e0 prendre des initiatives. C&rsquo;est ce qui m\u2019aide \u00e0 aller de l\u2019avant tout en g\u00e9rant l\u2019appr\u00e9hension et les risques potentiels.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les parents poss\u00e8dent une soci\u00e9t\u00e9, les enfants deviennent entrepreneurs: dans certains foyers, la soif de cr\u00e9er se transmet de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Zoom sur les dynasties romandes de l\u2019entrepreneuriat.<\/p>\n","protected":false},"author":19904,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4431","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4431","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19904"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4431"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4431\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4431"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4431"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4431"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}