



{"id":4429,"date":"2015-05-28T17:37:14","date_gmt":"2015-05-28T15:37:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4429"},"modified":"2021-11-23T16:50:10","modified_gmt":"2021-11-23T15:50:10","slug":"e-commerce-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4429","title":{"rendered":"Le vin suisse vit sa transformation digitale"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Large20150528_2.jpg\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20150528_2.jpg\" alt=\"Large20150528_2.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>L&rsquo;internaute est accueilli par deux photos noir-blanc de feuilles de vignes aux nervures d\u00e9licates. Une simple bande noire au bas de la page permet d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 un historique du domaine, \u00e0 une description de ses vins, \u00e0 un magasin en ligne et d&rsquo;organiser une visite de la cave. Sobre et classieux, le site des Fr\u00e8res Dutruy, \u00e0 Founex (VD), d\u00e9gage une impression de luxe tranquille. Changement d&rsquo;ambiance \u00e0 la Cave Ard\u00e9vaz de Chamoson (VS). Son portail est orn\u00e9 d&rsquo;une photo de la famille Boven au grand complet, tout sourire. Ici aussi, on peut acheter une bouteille en quelques clics, voir les r\u00e9compenses obtenues par le domaine ou consulter les horaires de la cave.<\/p>\n<p>Mais les Dutruy et les Boven sont une esp\u00e8ce rare parmi les vignerons suisses. La plupart ont une strat\u00e9gie digitale minimaliste, voire inexistante. Beaucoup de portails internet sont \u00aben construction\u00bb, n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 jour depuis belle lurette ou omettent de mentionner des d\u00e9tails cruciaux, comme l&rsquo;adresse du domaine. R\u00e9sultat, seul 2% du vin helv\u00e9tique s&rsquo;\u00e9coule en ligne, contre 12% en France et 15% en Grande-Bretagne. \u00abNous avons beaucoup de petits producteurs en Suisse, qui fonctionnent avec une \u00e9quipe r\u00e9duite de deux \u00e0 cinq personnes, explique S\u00e9bastien Fabbi, le directeur de Swiss Wine Promotion. Ils sont \u00e0 la fois \u00e0 la vigne et \u00e0 la cave et n&rsquo;ont donc pas le temps de d\u00e9velopper une strat\u00e9gie num\u00e9rique.\u00bb<\/p>\n<p>Un e-shop leur donnerait pourtant la possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 l&#8217;emprise des supermarch\u00e9s, qui prennent des commissions et font pression sur les prix. A eux seuls, Coop et Denner monopolisent 50% des ventes de vins en Suisse. Cela leur permettrait \u00e9galement de mieux contr\u00f4ler leur image. \u00abLorsqu&rsquo;on tape sur internet le nom d&rsquo;un domaine qui n&rsquo;a pas de site, on tombe sur des commentaires des consommateurs ou sur des portails de discounteurs, deux \u00e9l\u00e9ments sur lesquels le vigneron n&rsquo;a aucune emprise\u00bb, note Evelyne Resnick, qui a cofond\u00e9 l&rsquo;agence de marketing du vin Resmo et enseigne \u00e0 la School of Wine &amp; Spirits Business de Dijon. Avec une pr\u00e9sence sur les r\u00e9seaux sociaux, ils pourraient aussi toucher un nouveau public, notamment parmi les gens qui n&rsquo;ont pas l&rsquo;habitude de boire du vin ou les 25 \u00e0 35 ans, une g\u00e9n\u00e9ration constamment connect\u00e9e qui adore l&rsquo;interactivit\u00e9.<\/p>\n<p>Mais la solution ne viendra pas forc\u00e9ment des vignerons eux-m\u00eames. \u00abEn Californie, la pr\u00e9sence dans un m\u00eame espace g\u00e9ographique du cluster technologique de la Silicon Valley, de l&rsquo;Universit\u00e9 Davis, qui propose de nombreuses formations li\u00e9s au vin et des vignobles de Napa et Sonoma, a fait \u00e9merger une s\u00e9rie de start-up d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la promotion et \u00e0 la vente du vin en ligne\u00bb, fait-elle remarquer. La r\u00e9gion du bordelais conna\u00eet une situation similaire, avec la pr\u00e9sence du p\u00f4le technologique aquitain, de l&rsquo;Institut des sciences de la vigne et du vin de Bordeaux et de la plus importante r\u00e9gion vinicole de France. \u00abCela a donn\u00e9 naissance \u00e0 un groupe appel\u00e9 33entrepreneurs, parmi lesquels on trouve une start-up qui cartographie les domaines viticoles \u00e0 l&rsquo;aide de drones ou une autre qui permet de r\u00e9server des visites de caves en ligne\u00bb, rel\u00e8ve-t-elle.<\/p>\n<p>Ce m\u00eame bouillon cr\u00e9atif existe aussi en Suisse, que l\u2019on songe \u00e0 la proximit\u00e9 de l&rsquo;EPFL et du Lavaux, ou \u00e0 celle du parc technologique de Sierre et des vignobles valaisans. Une poign\u00e9e de start-up suisses consacr\u00e9es au vin a d&rsquo;ailleurs d\u00e9j\u00e0 vu le jour. \u00abFond\u00e9 en 2011, Swiss Wine Selection, qui propose une vaste gamme de vins suisses sur un portail unique, a fait office de pionnier, raconte S\u00e9bastien Fabbi. Il a \u00e9t\u00e9 suivi par d&rsquo;autre sites, comme Wineswiss.ch, Weinlandschweiz.ch ou Swisswinedirectory.ch, qui ont pour but de faire d\u00e9couvrir les vignobles helv\u00e9tiques.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abShazam\u00bb du vin<\/strong><\/p>\n<p>ProVino, une start-up vaudoise cr\u00e9\u00e9e en 2012 par deux ex-\u00e9tudiants en \u00e9conomie avec des racines dans le monde agricole, se concentre pour sa part sur la vente. Elle travaille avec 220 domaines familiaux romands. \u00abNous proposons 2500 vins, livr\u00e9s par le vigneron lui-m\u00eame au prix de la cave\u00bb, indique Landry Pahud, l&rsquo;un des deux fondateurs. Les consommateurs appr\u00e9cient de pouvoir faire leurs courses depuis leur canap\u00e9 et de panacher leur commande avec les vins de diff\u00e9rents domaines. \u00abCela leur \u00e9vite de se d\u00e9placer jusqu\u2019\u00e0 une cave pour acheter une seule bouteille\u00bb, rel\u00e8ve-t-il. Sachant que 50% de la client\u00e8le et 75% des revenus de ProVino proviennent de Suisse al\u00e9manique, la question de la distance est loin d&rsquo;\u00eatre anecdotique. La start-up a \u00e9galement ouvert un bar \u00e0 vin \u00e0 Echallens qui vend les cr\u00e9ations des vignerons avec lesquels elle collabore.<\/p>\n<p>Parmi les sites qui fonctionnent comme un caviste en ligne, il faudrait encore citer Swisswinesandmore.ch, qui permet de retrouver et de commander un vin gr\u00e2ce \u00e0 son nom, son producteur ou sa r\u00e9gion d&rsquo;origine, ou Qwine.ch, qui ne met qu&rsquo;un seul vin en vente par jour. Mi-mars, il proposait par exemple un Cahors Ch\u00e2teau Haut-Monplaisir de 2011, pour 69 francs les trois bouteilles.<\/p>\n<p>Il existe aussi une poign\u00e9e d&rsquo;applications pour smartphones, comme Numberwines. Sorte de \u00abShazam du vin\u00bb, cette derni\u00e8re permet de prendre en photo l&rsquo;\u00e9tiquette d&rsquo;une bouteille, puis d&rsquo;obtenir son nom et toute une s\u00e9rie d&rsquo;informations \u00e0 son sujet. Et de le commander en trois clics. \u00abNous avons une base de donn\u00e9es comprenant 2000 vins issus de 170 vignerons, dont 15 \u00e0 20% sont suisses\u00bb, note Lucie de Palma, sa responsable marketing. L&rsquo;app fonctionne \u00e9galement comme \u00abun bloc-notes des vins pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s\u00bb de l\u2019utilisateur et permet de voir ce que les autres clients ont command\u00e9. Elle prend tout son sens en Suisse, qui concentre plus de 100 c\u00e9pages sur un territoire viticole cinq fois plus petit que celui des C\u00f4tes du Rh\u00f4ne. \u00abLe consommateur a besoin d&rsquo;un guide\u00bb, glisse-t-elle.<\/p>\n<p>Certaines plateformes cherchent \u00e0 aller plus loin encore, \u00e0 l&rsquo;image de Wiine.me. Cr\u00e9\u00e9e par deux Genevois en juillet 2013, elle propose un abonnement pour recevoir deux ou trois bouteilles par mois s\u00e9lectionn\u00e9es par une \u00e9quipe de sommeliers. \u00abNous choisissons \u00e0 chaque fois une th\u00e9matique, comme les vins naturels ou ceux issus d&rsquo;une r\u00e9gion ou d&rsquo;un c\u00e9page particulier, rel\u00e8ve Timothee Bardet, l&rsquo;un de ses co-fondateurs. Deux fois par an, nous proposons une s\u00e9lection enti\u00e8rement suisse.\u00bb En f\u00e9vrier dernier, les vins genevois \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;honneur. En ao\u00fbt 2014, le choix portait sur ceux d\u2019Argovie et du canton de Vaud.<\/p>\n<p>Wiine.me a d\u00e9j\u00e0 plus de 1000 abonn\u00e9s, r\u00e9partis dans neuf pays europ\u00e9ens. Les vins sont \u00e0 90% issus du Vieux Continent. \u00abNous privil\u00e9gions les petits producteurs, pour faire d\u00e9couvrir aux gens des vins qu&rsquo;on ne trouve pas dans tous les supermarch\u00e9s\u00bb, souligne Timothee Bardet. L&rsquo;abonnement donne \u00e9galement acc\u00e8s \u00e0 une s\u00e9rie de mini-tutoriels en ligne, de quatre \u00e0 six minutes chacun. \u00abL&rsquo;id\u00e9e, c&rsquo;est que chacun puisse devenir un connaisseur en moins d&rsquo;une ann\u00e9e, tout en \u00e9vitant le snobisme et les mots compliqu\u00e9s normalement rattach\u00e9s \u00e0 l&rsquo;apprentissage du vin\u00bb, d\u00e9taille-t-il. Wiine.me multiplie en outre les \u00e9v\u00e8nements (d\u00e9gustations dans des lieux insolites, salon du champagne \u00e0 Gen\u00e8ve) et publie abondamment au sujet des vins qu&rsquo;il propose sur les r\u00e9seaux sociaux. Les abonn\u00e9s peuvent aussi se faire des amis en ligne et comparer avec eux les notes prises sur certains vins.<\/p>\n<p><strong>Strat\u00e9gie cibl\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Reste que, pour les vignerons helv\u00e9tiques, les nouvelles technologies ne sont pas forc\u00e9ment une n\u00e9cessit\u00e9. La plupart n&rsquo;ont pas besoin de conqu\u00e9rir de nouveaux march\u00e9s. \u00abTout le vin produit en Suisse est consomm\u00e9 sur place, indique S\u00e9bastien Fabbi. Il ne suffit m\u00eame pas \u00e0 couvrir la demande locale.\u00bb Les exportations stagnent \u00e0 1% depuis 15 ans. \u00abCertains petits domaines vendent toute leur production annuelle en trois mois, rel\u00e8ve Lucie de Palma. Ils n&rsquo;ont pas besoin de site internet ou de e-shop.\u00bb<\/p>\n<p>Les vins suisses ne sont pas non plus comp\u00e9titifs \u00e0 l&rsquo;international. \u00abIls sont chers mais ne b\u00e9n\u00e9ficient pas du prestige rattach\u00e9 \u00e0 leurs homologues fran\u00e7ais\u00bb, souligne Damien Wilson, le directeur du master en commerce vinicole de la School of Wine &amp; Spirits Business de Dijon. S\u00e9bastien Fabbi se souvient d&rsquo;une r\u00e9colte particuli\u00e8rement abondante de Chasselas, il y a dix ans, qui avait fini chez le discounter Aldi en Allemagne.<\/p>\n<p>Mais les domaines suisses ne doivent pas pour autant bouder la toile. Il leur faut au contraire une strat\u00e9gie digitale cibl\u00e9e. \u00abLes vignerons, surtout les petits producteurs, doivent identifier les consommateurs int\u00e9ress\u00e9s par leur produit et axer leur communication sur ceux-ci, dit Damien Wilson. Pour cela, il faut r\u00e9colter un maximum de donn\u00e9es de clients. Quand ont-ils achet\u00e9 du vin? Avec quelle fr\u00e9quence? Combien de bouteilles? Quels autres vins ach\u00e8tent-ils?\u00bb On peut alors les contacter au bon moment avec l&rsquo;offre qui a le plus de chances de les s\u00e9duire. \u00abLes leaders d&rsquo;opinion, comme les bloggeurs, peuvent aussi exercer une grande influence et devenir les meilleurs ambassadeurs d&rsquo;une marque\u00bb, ajoute-t-il. Un petit mot pour les remercier d&rsquo;avoir mentionn\u00e9 son vin ou une invitation \u00e0 venir le d\u00e9guster peuvent avoir des effets spectaculaires.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>\u00abAu lieu d&rsquo;attendre que les clients viennent \u00e0 moi, je vais les chercher\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Site internet, newsletter, Facebook, Instagram: Ghislaine Crittin, directrice de la Cave du Vieux Pressoir, \u00e0 Chamoson, mise sur les outils digitaux.<\/em><\/p>\n<p>Fille de vigneron, Ghislaine Crittin \u00e9volue dans le monde du vin depuis l&rsquo;enfance. Mais cette Valaisanne de 33 ans a commenc\u00e9 par s&rsquo;en d\u00e9tourner. \u00abJe n&rsquo;ai longtemps pas voulu entendre parler de la vigne, raconte-t-elle. Ce n&rsquo;est que lorsque mon p\u00e8re a commenc\u00e9 \u00e0 prendre de l&rsquo;\u00e2ge et s&rsquo;est retrouv\u00e9 sans rel\u00e8ve que j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de tenter l&rsquo;exp\u00e9rience.\u00bb En 2008, elle produit son premier mill\u00e9sime. Le choix raisonn\u00e9 devient tr\u00e8s vite une passion.<\/p>\n<p>Forte d&rsquo;un dipl\u00f4me en tourisme et marketing, elle d\u00e9cide de d\u00e9velopper \u00e9galement la pr\u00e9sence en ligne de la Cave du Vieux Pressoir de Chamoson. Elle commence par un site et une newsletter envoy\u00e9e \u00e0 ses clients tous les deux ou trois mois pour les informer des foires auxquelles elle participe et des \u00e9tapes de la vigne. \u00abLes gens appr\u00e9cient de recevoir des nouvelles, dit-elle. Ils ont l&rsquo;impression de participer \u00e0 la vie de la cave.\u00bb<\/p>\n<p>Elle se dote ensuite d&rsquo;une page Facebook et d&rsquo;un compte Instagram. \u00abJe vois cela comme un moyen de rester en contact avec les clients, dit-elle. Au lieu d&rsquo;attendre qu&rsquo;ils viennent \u00e0 moi, je vais les chercher.\u00bb Cela a un effet direct sur les ventes, dont 5 \u00e0 10% passent d\u00e9sormais par la toile. \u00abJ&rsquo;ai re\u00e7u r\u00e9cemment une commande de la part d&rsquo;un Genevois qui a d\u00e9couvert mes vins sur internet\u00bb, d\u00e9taille-t-elle.<\/p>\n<p>Il y a quelques semaines, elle a lanc\u00e9 un concours: les participants sont appel\u00e9s \u00e0 se prendre en photo avec l&rsquo;une de ses bouteilles dans un lieu insolite. Les meilleurs gagneront du vin et les photos seront expos\u00e9es dans le cadre des Caves ouvertes.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJ&rsquo;ai eu mon premier PC en 1984\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La famille Massy, du domaine du m\u00eame nom \u00e0 Epesses, veut toucher les jeunes via les r\u00e9seaux sociaux. <\/em><\/p>\n<p>Chez les Massy, le vin se pratique en famille. Sa promotion \u00e9galement. C&rsquo;est le p\u00e8re Luc, lui-m\u00eame vigneron de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, qui a mis sur pied le site tr\u00e8s complet et en trois langues (fran\u00e7ais, anglais, allemand) du domaine Massy, \u00e0 Epesses. Globe-trotter dans l&rsquo;\u00e2me, il a repris le domaine \u00e0 son p\u00e8re en 1993, apr\u00e8s avoir fr\u00e9quent\u00e9 les vignobles de Californie et d&rsquo;Australie, exp\u00e9riment\u00e9 avec l&rsquo;enzymage du vin au Maroc et en Argentine et travers\u00e9 l&rsquo;Atlantique \u00e0 la voile.<\/p>\n<p>\u00abJ&rsquo;ai eu mon premier PC en 1984, se souvient-il. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas tr\u00e8s courant \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Je l&rsquo;utilisais pour ma comptabilit\u00e9.\u00bb Il est donc venu tout naturellement au web, qu&rsquo;il voit comme \u00abun nouveau canal de communication, en plus des rencontres \u00e0 la cave, des foires et des envois postaux\u00bb. Il a aussi particip\u00e9 en juin dernier \u00e0 la plateforme Qwine, qui propose un vin par jour, \u00e0 un prix sp\u00e9cial.<\/p>\n<p>Ses deux fils, Gregory et Benjamin, s&rsquo;occupent de la page Facebook du domaine et de son compte Instagram. \u00abJ&rsquo;essaye de poster au moins une fois par semaine, note Gregory Massy. Ce sont les photos qui marchent le mieux.\u00bb Il y donne des nouvelles, comme les 89+ points accord\u00e9s r\u00e9cemment \u00e0 un vin Massy par le c\u00e9l\u00e8bre critique am\u00e9ricain Robert Parker, publie des photos de la cave ou du Lavaux et annonce les d\u00e9gustations.<\/p>\n<p>\u00abLe but est de toucher une client\u00e8le qui va au-del\u00e0 de nos habitu\u00e9s, des gens qui ne connaissent pas encore le domaine ou des nouveaux buveurs de vin, rel\u00e8ve Gr\u00e9gory Massy. Comme beaucoup de jeunes consultent le web depuis leur smartphone, il \u00e9tait important pour nous d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sents sur les r\u00e9seaux sociaux.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRE<\/p>\n<p><strong>Le mod\u00e8le am\u00e9ricain<\/strong><\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, le vin a envahi la toile depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0. Le site Bottlerocket permet par exemple de choisir une bouteille en fonction du repas qui va l&rsquo;accompagner, de la personne \u00e0 qui on l&rsquo;offre ou de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement lors duquel elle sera bue. SommPicks propose une liste de vins choisis par les meilleurs sommeliers du pays. WineBid et The Wine Commune se positionnent comme des eBay du vin: les internautes peuvent acheter leurs vins pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s aux ench\u00e8res. Les apps ne manquent pas non plus. Delectable et Drync fonctionnent comme un r\u00e9seau social, o\u00f9 les amateurs peuvent lire et \u00e9changer des commentaires sur leurs breuvages pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Cor.kz Wine Info et CellarTracker facilitent l&rsquo;organisation de la cave de l\u2019utilisateur. Plonk et Wine Simplified permettent d&rsquo;en apprendre plus sur les vari\u00e9t\u00e9s de raisins ou les caract\u00e9ristiques de diff\u00e9rents c\u00e9pages. Raisinable, enfin, permet de comparer le prix d&rsquo;un vin au restaurant avec celui pratiqu\u00e9 par les supermarch\u00e9s. L&rsquo;Europe n&rsquo;est pas de reste, ainsi qu&rsquo;en t\u00e9moignent les r\u00e9seaux sociaux danois Vivino ou fran\u00e7ais Les Grappes. Le premier r\u00e9pertorie plus de trois millions de vins et compte 6,8 millions d&rsquo;usagers.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Start-up de vente en ligne, applications mobiles: l\u2019industrie romande du vin prend le virage du num\u00e9rique. 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