



{"id":4428,"date":"2015-05-27T11:07:27","date_gmt":"2015-05-27T09:07:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4428"},"modified":"2015-05-28T10:07:13","modified_gmt":"2015-05-28T08:07:13","slug":"medias","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4428","title":{"rendered":"La redevance au secours des t\u00e9l\u00e9s locales"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20150528.jpg\" alt=\"Large20150528.jpg\" title=\"Large20150528.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Qu\u2019ont fait les enfants de la cr\u00e8che du Chaudron magique durant les vacances de P\u00e2ques? Ils ont peint une fresque pour redonner des couleurs passage sous voie de la rue Nicole, \u00e0 Corcelles (NE). Le sujet, film\u00e9 avec entrain, figure entre un zoom sur la r\u00e9colte de signatures pour la fusion des communes de la B\u00e9roche et la pr\u00e9sentation d\u2019un festival de rock \u00e0 Cormoret. En ce jeudi soir, le journal d\u2019informations de la t\u00e9l\u00e9vision neuch\u00e2teloise Canal Alpha n\u2019\u00e9veillera probablement pas l\u2019int\u00e9r\u00eat des Fribourgeois ou des Lausannois. Mais ceux du cru, eux, r\u00e9pondent pr\u00e9sent. Avec son heure de programmes diffus\u00e9e en boucle, la cha\u00eene attire en moyenne 50&rsquo;000 t\u00e9l\u00e9spectateurs quotidiens. Du c\u00f4t\u00e9 de Gen\u00e8ve, un peu plus tard le m\u00eame soir, Pascal D\u00e9caillet lance ses piques aux candidats aux \u00e9lections municipales dans l\u2019embl\u00e9matique \u00e9mission de d\u00e9bat \u00abGen\u00e8ve \u00e0 Chaud\u00bb sur L\u00e9man Bleu. Un rendez-vous \u00e9galement appr\u00e9ci\u00e9: 54&rsquo;000 personnes regardent chaque jour l\u2019antenne genevoise.<\/p>\n<p>On est bien loin des quelque 300&rsquo;000 t\u00e9l\u00e9spectateurs simultan\u00e9s du 19.30 de la RTS. Mais les cha\u00eenes r\u00e9gionales, souvent moqu\u00e9es pour leurs productions \u00ablow cost\u00bb, ont trouv\u00e9 leur public. \u00abIl existe un app\u00e9tit pour l\u2019information locale, constate Isabelle Dufour, responsable de l\u2019audiovisuel au Centre de formation au journalisme et aux m\u00e9dias (CFJM), \u00e0 Lausanne. Coller au terrain r\u00e9pond \u00e0 une demande. Si on parle de prix du lait, les t\u00e9l\u00e9spectateurs pr\u00e9f\u00e8rent voir un reportage chez un paysan affect\u00e9 que la r\u00e9action d\u2019un politicien \u00e0 Berne. Avec pas mal de fra\u00eecheur et de d\u00e9brouillardise, m\u00eame si la qualit\u00e9 n\u2019est pas toujours \u00e0 la hauteur, ces t\u00e9l\u00e9visions couvrent des \u00e9v\u00e9nements qu\u2019elles sont les seules \u00e0 pouvoir relater.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abEchec \u00e9conomique\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Cette mission d\u2019information locale, elles l\u2019accomplissent avec le soutien de la Conf\u00e9d\u00e9ration. Dans tout le pays, 21 radios et 13 t\u00e9l\u00e9visions priv\u00e9es re\u00e7oivent 54 millions de francs, soit 4% des 1,3 milliard de francs de la redevance. En Suisse romande, cinq t\u00e9l\u00e9visions profitent de la manne: L\u00e9man Bleu, La T\u00e9l\u00e9, Canal Alpha, Canal9 et TeleBielingue. Avec des budgets oscillant entre 3 et 8 millions de francs, le poids de la redevance dans leur financement peut atteindre 70%, le m\u00eame ordre de grandeur public-priv\u00e9 qu\u2019\u00e0 la SSR. Et la r\u00e9vision de la loi sur la radio-t\u00e9l\u00e9vision (LRTV) pr\u00e9voit d\u2019augmenter encore ce soutien: la somme annuelle pour les diffuseurs priv\u00e9s augmenterait de 54 \u00e0 81 millions de francs (6% du total de la redevance) par an. Le projet comprend aussi 45 millions de francs (des exc\u00e9dents du pass\u00e9) suppl\u00e9mentaires pour la formation et pour financer le passage au digital.<\/p>\n<p>Une bouff\u00e9e d\u2019air frais. Car malgr\u00e9 leurs audiences honorables et les subventions, les t\u00e9l\u00e9visions locales de Suisse romande accumulent les d\u00e9boires (lire ci-dessous) \u00abDu point de vue \u00e9conomique, les cha\u00eenes r\u00e9gionales sont un \u00e9chec\u00bb, ass\u00e8ne Ren\u00e9 Grossenbacher, directeur de l\u2019institut de recherche zurichois sp\u00e9cialis\u00e9 dans les m\u00e9dias Publicom. Dans un rapport publi\u00e9 d\u00e9but 2014, Publicom indiquait que la moiti\u00e9 des t\u00e9l\u00e9visions priv\u00e9es \u00e9taient sous-financ\u00e9es ou surendett\u00e9es. \u00abLes moyens dont nous disposons nous permettent juste de survivre, indique Marcello Del Zio, directeur de Canal Alpha. Nous sommes limit\u00e9s si nous voulons lancer un nouveau programme ou investir dans du mat\u00e9riel. Lorsqu\u2019il faut financer des \u00e9volutions technologiques, qui sont souvent co\u00fbteuses, nous nous mettons en p\u00e9ril.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Manque de coordination<\/strong><\/p>\n<p>Sur le plan publicitaire, la branche affronte une intense concurrence. Le g\u00e2teau se partage entre un nombre d\u2019acteurs toujours plus important: nouvelles cha\u00eenes romandes de divertissement (Rouge TV), mastodontes fran\u00e7ais (TF1, M6) qui diffusent depuis quelques ann\u00e9es des fen\u00eatres publicitaires suisses\u2026 Un ph\u00e9nom\u00e8ne qui s\u2019ajoute \u00e0 une stagnation des d\u00e9penses des annonceurs. Selon l\u2019institut zurichois de Recherche et \u00e9tudes des m\u00e9dias publicitaires (REMP), les recettes publicitaires des t\u00e9l\u00e9visions priv\u00e9es ont ainsi baiss\u00e9 de 8,7% entre 2012 et 2013, \u00e0 74 millions de francs.<\/p>\n<p>Le positionnement des t\u00e9l\u00e9visions priv\u00e9es joue \u00e9videmment un r\u00f4le: elles int\u00e9ressent surtout une client\u00e8le de PME r\u00e9gionales pas forc\u00e9ment enclines \u00e0 investir dans des spots lourds \u00e0 mettre en place. Mais elles paient aussi leur manque de coordination au niveau national. \u00abElles se vendent mal, alors qu\u2019elles ont des atouts, estime Patrick Zanello, head of TV chez Publicitas. Environ 80% des achats sont concentr\u00e9s \u00e0 Zurich, c\u2019est l\u00e0-bas qu\u2019il faut exister pour capter les annonces de la grande distribution ou des banques! Elles devraient prendre exemple sur leurs cons\u0153urs al\u00e9maniques, qui sont regroup\u00e9es depuis longtemps pour la vente de publicit\u00e9 avec de bons r\u00e9sultats. Mais elles ont de la peine \u00e0 se f\u00e9d\u00e9rer.\u00bb Le sp\u00e9cialiste \u00e9voque m\u00eame la possibilit\u00e9 d\u2019une alliance des t\u00e9l\u00e9visions des diff\u00e9rentes r\u00e9gions linguistiques pour cr\u00e9er une \u00aboffre nationale puissante\u00bb.<\/p>\n<p>Pour le reste, difficile de tirer des conclusions g\u00e9n\u00e9rales car chaque cha\u00eene poss\u00e8de ses sp\u00e9cificit\u00e9s. Certaines subissent les r\u00e9percussions de choix \u00e9ditoriaux qui leur ont co\u00fbt\u00e9 cher: en d\u00e9passant le cr\u00e9neau du local pour proposer talk-shows et des \u00e9missions de divertissement, elles se sont vu vertement sanctionner par le public. \u00abTenter de rivaliser avec la RTS sans avoir les m\u00eames moyens n\u2019est pas une bonne id\u00e9e\u00bb, constate Isabelle Dufour du CFJM. D\u2019autres rencontrent des difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 leur structure ou \u00e0 leur management. Sous la pression financi\u00e8re, les t\u00e9l\u00e9visions priv\u00e9es peinent par ailleurs \u00e0 s\u2019affranchir des liens \u00e9troits tiss\u00e9s avec leurs autorit\u00e9s locales et leurs sponsors. Autre souci constat\u00e9: les petites cha\u00eenes n\u2019arrivent pas toujours \u00e0 retenir les journalistes qu\u2019ils ont form\u00e9s, happ\u00e9s par la grande maison RTS.<\/p>\n<p><strong>\u00abGrandes incertitudes\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Dans ce contexte, la perspective des millions suppl\u00e9mentaires de la nouvelle LRTV &#8211; dont l\u2019entr\u00e9e en vigueur est pr\u00e9vue mi-2016 en cas d\u2019acceptation de la votation \u2013 est accueillie avec soulagement. \u00abCe sera une augmentation substantielle au regard des chiffres d\u2019affaires des t\u00e9l\u00e9visions locales, note Marc Friedli de Telesuisse. Si elles font leur travail correctement et si les r\u00e8gles du jeu ne changent pas, cela devrait suffire pour assurer leur avenir.\u00bb Le directeur de Canal9, Vincent Bornet, se r\u00e9jouit d\u2019un \u00absymbole fort\u00bb, qui reconna\u00eet l\u2019apport des cha\u00eenes priv\u00e9es dans le paysage m\u00e9diatique et leur \u00abmission de service public de proximit\u00e9\u00bb. \u00abCette r\u00e9forme nous donnera la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9voluer et de consolider notre mod\u00e8le.\u00bb<\/p>\n<p>Mais le r\u00e9pit pourrait n\u2019\u00eatre que de courte dur\u00e9e. Les regards se tournent d\u00e9j\u00e0 vers la prochaine \u00e9ch\u00e9ance: 2019 et la remise au concours des concessions. En 2008, l\u2019exercice s\u2019\u00e9tait sold\u00e9 par un vaste remaniement qui avait provoqu\u00e9 la col\u00e8re. \u00abNous ne connaissons pas les projets du Conseil f\u00e9d\u00e9ral et de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la communication \u00e0 ce sujet, indique Marc Friedli de Telesuisse. Mais nous partons du principe que le nombre de concession et les zones de desserte demeureront intactes.\u00bb Markus B\u00f6ni, le directeur des programmes de TeleBielingue s\u2019attend pour sa part \u00e0 des changements. \u00abDe grandes incertitudes planent sur la branche. Les nouvelles concessions devront r\u00e9pondre \u00e0 un enjeu primordial: trouver un \u00e9quilibre entre le syst\u00e8me actuel et la mont\u00e9e en puissance d\u2019internet et des r\u00e9seaux sociaux. Les \u00e9volutions techniques sont tellement rapides que nous nous pr\u00e9parons \u00e0 toutes les \u00e9ventualit\u00e9s. Peut-\u00eatre que certaines cha\u00eenes dispara\u00eetront.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>L\u00e9man Bleu<\/strong><br \/>\nR\u00e9gion: Gen\u00e8ve et Nyon<br \/>\nBudget: 4 millions de francs<br \/>\nRedevance: 2 millions de francs<\/p>\n<p>D\u00e9but 2015, pour la quatri\u00e8me fois en quatre ans, L\u00e9man Bleu a chang\u00e9 de directeur. Le conseil d\u2019administration a ainsi sanctionn\u00e9 des finances dans le rouge et des ambitions, c\u00f4t\u00e9 programmes, qui n\u2019ont pas donn\u00e9 les r\u00e9sultats escompt\u00e9s. \u00abNous allons cesser de nous disperser, indique Laurent Keller, le nouveau directeur, \u00e9galement r\u00e9dacteur en chef. L\u2019objectif est de recentrer L\u00e9man Bleu sur son ADN: l\u2019info et la proximit\u00e9, avec par exemple davantage d\u2019\u00e9missions sur le terrain.\u00bb L\u00e9man Bleu a supprim\u00e9 quatre postes et emploie aujourd\u2019hui 30 personnes. Fond\u00e9e en 1996, elle produit deux heures de programmes par jour. Son \u00e9mission phare anim\u00e9e par Pascal D\u00e9caillet, Gen\u00e8ve \u00e0 chaud, existe depuis 2006.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>TeleBielingue<\/strong><br \/>\nR\u00e9gion: Bienne, Jura bernois, Seeland, Morat (FR) et Granges (SO)<br \/>\nBudget: 3,2 millions de francs<br \/>\nRedevance: 2,1 millions de francs<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9e en 1999, la discr\u00e8te TeleBielingue s\u2019adresse \u00e0 un bassin restreint de 250&rsquo;000 t\u00e9l\u00e9spectateurs potentiels \u00e0 cheval sur trois cantons. Avec 40 employ\u00e9s, elle produit chaque jour une demi-heure de programmes en fran\u00e7ais et une demi-heure en allemand. Le journal d\u2019informations &#8211; sa locomotive &#8211; est compl\u00e9t\u00e9 par des magazines sur l\u2019\u00e9conomie r\u00e9gionale, le sport ou la culture. \u00abLe bilinguisme est notre raison d\u2019\u00eatre, indique son directeur des programmes Markus B\u00f6ni. Mais c\u2019est aussi ce qui rend notre t\u00e2che difficile. Produire en deux langues demande de gros efforts. Et nous avons des concurrents directs de tous c\u00f4t\u00e9s: Canal Alpha dans le Jura bernois, La T\u00e9l\u00e9 \u00e0 Fribourg et Tele B\u00e4rn \u00e0 Bienne.\u00bb Malgr\u00e9 une situation financi\u00e8re \u00abtr\u00e8s serr\u00e9e\u00bb, TeleBielingue affiche des comptes \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Canal Alpha<\/strong><br \/>\nR\u00e9gion: Neuch\u00e2tel, Jura, Jura bernois, district d\u2019Yverdon<br \/>\nBudget: 5 millions de francs<br \/>\nRedevance: 2,8 millions de francs<\/p>\n<p>Canal Alpha a vu le jour en 1987 \u00e0 Cortaillod et \u00e9tendu petit \u00e0 petit son p\u00e9rim\u00e8tre d\u2019activit\u00e9. Tr\u00e8s populaire dans sa r\u00e9gion, elle fait figure de \u00abpremi\u00e8re de classe\u00bb. Sa recette? Une ligne \u00e9ditoriale stricte \u00e0 laquelle elle n\u2019a jamais d\u00e9rog\u00e9. \u00abTout ce qui passe sur notre antenne est forc\u00e9ment li\u00e9 \u00e0 notre zone de diffusion, indique le directeur Marcello Del Zio. Nous misons sur ce que les t\u00e9l\u00e9spectateurs ne trouvent pas ailleurs.\u00bb Sur le plan de la publicit\u00e9, la cha\u00eene joue aussi la carte de la proximit\u00e9 et a su s\u00e9duire de nombreux petits clients locaux. Avec 25 employ\u00e9s, Canal Alpha produit une heure de programmes par jour.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>La T\u00e9l\u00e9<\/strong><br \/>\nR\u00e9gion: Vaud et Fribourg<br \/>\nBudget: 5,5 millions de francs<br \/>\nRedevance: 3,6 millions de francs<\/p>\n<p>N\u00e9e en 2009, la petite derni\u00e8re des cha\u00eenes r\u00e9gionales est sans doute la plus mal en point. En 2014, elle a fr\u00f4l\u00e9 le d\u00e9p\u00f4t de bilan: des erreurs comptables et des revenus publicitaires moins \u00e9lev\u00e9s que pr\u00e9vu ont caus\u00e9 une perte inattendue de 1,5 million de francs. L\u2019\u00e9pisode a entra\u00een\u00e9 la d\u00e9mission imm\u00e9diate du directeur, Christophe Rasch, et une recapitalisation en urgence par la Ville de Lausanne. \u00abNous sommes parvenus \u00e0 limiter la casse, dit Markus Baumer, codirecteur ad int\u00e9rim, par ailleurs directeur financier de Radio Fribourg. Notre but est d\u2019atteindre l\u2019\u00e9quilibre financier en 2015.\u00bb La T\u00e9l\u00e9, qui n\u2019a jamais cach\u00e9 ses ambitions romandes, voire nationales, veut d\u00e9sormais se recentrer sur son territoire.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Canal9<\/strong><br \/>\nR\u00e9gion: Valais et Chablais vaudois<br \/>\nBudget: 8,4 millions de francs<br \/>\nRedevance: 3,5 millions de francs<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9e dans une cave de Sierre en 1984, Canal9 est souvent cit\u00e9e en exemple pour ses programmes et son public fid\u00e8le. La doyenne des t\u00e9l\u00e9visions priv\u00e9es romandes se trouve n\u00e9anmoins dans une situation financi\u00e8re difficile: le t\u00e9l\u00e9r\u00e9seau Net+, qui percevait jusqu\u2019ici trois francs par mois aupr\u00e8s de ses abonn\u00e9s au b\u00e9n\u00e9fice de la cha\u00eene, se retire. Un manque \u00e0 gagner de 1,8 million de francs par an que Canal9 tente de combler en sollicitant des dons du public et le soutien des communes. \u00abNous nous r\u00e9organisons pour faire des \u00e9conomies, indique Vincent Bornet, son directeur. Une restructuration plus marqu\u00e9e et des suppressions de postes ne sont pas exclues.\u00bb Canal9, qui produit 1,5 heure de programmes par jour en deux langues, emploie 65 personnes.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une plus grande part de la redevance pour les t\u00e9l\u00e9visions priv\u00e9es: c\u2019est ce que pr\u00e9voit la nouvelle loi sur la radio-t\u00e9l\u00e9vision. Une manne inesp\u00e9r\u00e9e pour ces cha\u00eenes, qui se distinguent par leur dynamisme mais accumulent les d\u00e9boires financiers. <\/p>\n","protected":false},"author":19904,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4428","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4428","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19904"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4428"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4428\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4428"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4428"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4428"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}