



{"id":4419,"date":"2015-05-13T17:23:14","date_gmt":"2015-05-13T15:23:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4419"},"modified":"2015-05-13T17:25:26","modified_gmt":"2015-05-13T15:25:26","slug":"acquisition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4419","title":{"rendered":"Ces soci\u00e9t\u00e9s romandes rachet\u00e9es par des Chinois"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large130515.jpg\" alt=\"Large130515.jpg\" title=\"Large130515.jpg\" border=\"0\" height=\"317\" width=\"465\" \/><\/p>\n<p>La vente du Baron Tavernier et de sa vue imprenable sur le L\u00e9man \u00e0 un groupe d\u2019investisseurs europ\u00e9ens et chinois avait fait grand bruit d\u00e9but 2014. A l\u2019image de ce complexe h\u00f4telier, plusieurs marques horlog\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9es par des investisseurs chinois ces derni\u00e8res ann\u00e9es. On peut notamment citer Corum \u00e0 La Chaux-de-Fond et Eterna \u00e0 Granges, Milus \u00e0 Bienne ou Emile Chouriet \u00e0 Gen\u00e8ve. Des rachats qui, bien s\u00fbr, offrent d\u2019int\u00e9ressantes perspectives en termes de d\u00e9bouch\u00e9s \u00e0 ces entreprises, mais qui impliquent \u00e9galement de s\u2019adapter \u00e0 une mani\u00e8re souvent diff\u00e9rente de faire des affaires.<\/p>\n<p>Fondateur de la marque horlog\u00e8re genevoise Emile Chouriet, Jean Dep\u00e9ry a souhait\u00e9 renforcer une coop\u00e9ration d\u00e9j\u00e0 existante avec le r\u00e9seau de distribution Harmony World Watch Center (160 magasins en Chine), du groupe chinois Fiyta. Il a ainsi permis \u00e0 ce dernier de devenir actionnaire majoritaire de l\u2019entreprise d\u00e9but 2010. \u00abLa pr\u00e9sence manag\u00e9riale chinoise est tr\u00e8s discr\u00e8te, on ressent davantage la volont\u00e9 d&rsquo;apprendre que d&rsquo;imposer\u00bb, souligne Jean Dep\u00e9ry. Selon lui, le but de Fiyta consiste \u00e0 renforcer le statut de l\u2019entreprise en tant que manufacture horlog\u00e8re genevoise et ind\u00e9pendante. Pour ce faire, le management utilise en priorit\u00e9 le tissu industriel suisse afin de satisfaire les exigences l\u00e9gales du Swiss made.<\/p>\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e du groupe chinois dans la manufacture, qui compte 26 employ\u00e9s, a impliqu\u00e9 l&rsquo;injection de moyens financiers importants, notamment \u00e0 travers l&rsquo;achat d&rsquo;un b\u00e2timent industriel \u00e0 Meyrin et l&rsquo;investissement dans un stand de plus de 300 m2 \u00e0 Baselworld. \u00abLe choc des cultures se fait sentir sur le choix des designs de montres qui doivent satisfaire non seulement notre principal march\u00e9, la Chine, mais aussi soutenir nos ambitions mondiales\u00bb, rel\u00e8ve le CEO Patrick Jaton. Le design est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l\u2019interne \u00e0 Meyrin et chaque nouveaut\u00e9 ou croquis est comment\u00e9 par une \u00e9quipe vente et de marketing bas\u00e9e \u00e0 Shenzhen. \u00abNous \u00e9changeons beaucoup sur nos avis respectifs et nos perceptions des march\u00e9s, ajoute-t-il. Il y a effectivement des diff\u00e9rences culturelles, mais elles sont enrichissantes.\u00bb Une d\u00e9localisation compl\u00e8te serait-elle un jour envisageable? \u00abLe savoir-faire horloger est quelque chose que l\u2019on ne trouve qu\u2019en Suisse, d\u00e9localiser est inconcevable, r\u00e9pond Jean Dep\u00e9ry. Le fait d\u2019avoir un actionnaire \u00e9tranger n\u2019a aucune incidence en la mati\u00e8re.\u00bb Il ajoute qu\u2019\u00e0 ce jour la pr\u00e9sence de la marque dans les magasins Harmony a permis de faire d\u00e9coller les ventes.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Corum se trouve aujourd\u2019hui en mains du groupe Citychamp Watch &#038; Jewellery (ancien China Haidian). La marque cherchait un partenaire exp\u00e9riment\u00e9 dans la fabrication de montres et la distribution, avec une vision de d\u00e9veloppement \u00e0 long terme et une solide assise financi\u00e8re. La fondation Wunderman, pr\u00e9c\u00e9dent propri\u00e9taire, n\u2019avait pas pour vocation d\u2019investir davantage dans l\u2019industrie horlog\u00e8re. Aujourd\u2019hui, deux membres du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de Corum sont issus du si\u00e8ge de Citychamp Watch &#038; Jewellery, \u00e0 Hong Kong, et ont pour fonction d\u2019aider dans la prise de d\u00e9cision collective, plus particuli\u00e8rement dans divers aspects strat\u00e9giques. \u00abCependant, aucun changement n\u2019est pr\u00e9vu dans le positionnement exclusif de notre marque, qui restera ancr\u00e9e en Suisse, note la porte-parole du groupe, Marie-Alexandrine Leibowitch. Le groupe repreneur est conscient qu\u2019une marque helv\u00e9tique se verrait d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9e si elle s\u2019installait en Chine.\u00bb Par ailleurs, Citychamp Watch &#038; Jewellery poss\u00e8de un portefeuille de marques diversifi\u00e9, chacune disposant d\u2019un positionnement propre, notamment dans l\u2019entr\u00e9e de gamme.<\/p>\n<p>Les investisseurs chinois ne s\u2019int\u00e9ressent pas uniquement aux montres suisses. BT Gestion, une structure regroupant des investisseurs europ\u00e9ens et chinois, a rachet\u00e9 d\u00e9but 2014 Le Baron Tavernier, \u00e0 Chexbres. Malgr\u00e9 un emplacement privil\u00e9gi\u00e9 au c\u0153ur du Lavaux, l\u2019h\u00f4tel \u00e9tait d\u00e9ficitaire depuis de nombreuses ann\u00e9es en raison d\u2019un manque de fr\u00e9quentation en hiver. BT Gestion est notamment actif \u00e0 Hong Kong dans le domaine de l\u2019immobilier et de l\u2019h\u00f4tellerie de luxe et a eu, selon l\u2019administrateur Abderrahim Zouhair, un coup de foudre pour l\u2019\u00e9tablissement lors d\u2019une visite. \u00abIl s\u2019agit d\u2019un investissement sur le long terme\u00bb, dit-il, sans pr\u00e9ciser le montant de la transaction. BT Gestion souhaite r\u00e9aliser des travaux d\u2019agrandissement et de modernisation, pour lesquels il a d\u00e9pos\u00e9 une demande d\u2019autorisation. Il attend maintenant la validation du projet par les autorit\u00e9s locales et esp\u00e8re pouvoir d\u00e9buter d\u2019ici une ann\u00e9e. L\u2019h\u00f4tel devrait compter, \u00e0 terme, une trentaine de chambres, soit une dizaine de plus qu\u2019aujourd\u2019hui. Cette extension viendra s\u2019ajouter \u00e0 une clinique priv\u00e9e cr\u00e9\u00e9e il y a quelques mois. \u00abL\u2019objectif consiste \u00e0 d\u00e9velopper les affaires gr\u00e2ce notamment aux touristes chinois, mais aussi au tourisme m\u00e9dical et de bien-\u00eatre en g\u00e9n\u00e9ral\u00bb, ajoute Abderrahim Zouhair. En ce qui concerne la gestion de l\u2019h\u00f4tel au quotidien, le directeur Gaudenz Dorta, en place depuis octobre, ne voit, de son c\u00f4t\u00e9, aucun changement majeur en termes de culture d\u2019entreprise pour l\u2019instant.<br \/>\n<strong><br \/>\nAccord de libre-\u00e9change<\/strong><\/p>\n<p>Expert pour la r\u00e9gion Asie chez Ernst &#038; Young, Andreas Bodenmann observe, depuis peu, une pr\u00e9sence de plus en plus marqu\u00e9e des investisseurs chinois sur le march\u00e9 helv\u00e9tique. \u00abL\u2019entr\u00e9e en vigueur l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re de l\u2019accord de libre-\u00e9change entre la Suisse et la Chine a fortement facilit\u00e9 les acquisitions et les investissements entre ces deux pays\u00bb, souligne-t-il. Dans la plupart des cas, les firmes chinoises ach\u00e8tent des PME suisses pour leur technologie ou parce qu\u2019elles sont bien implant\u00e9es sur le march\u00e9. En outre, selon cet expert, les investisseurs chinois ne touchent pas, dans un premier temps, les soci\u00e9t\u00e9s acquises. En revanche, dans un second temps, ils entreprennent des efforts pour transf\u00e9rer les technologies vers la Chine en les adaptant au march\u00e9 chinois. \u00abIl est difficile de se prononcer sur les cons\u00e9quences \u00e0 long terme, ajoute-t-il. Ce que l\u2019on peut dire, n\u00e9anmoins, c\u2019est qu\u2019actuellement les Chinois se comportent de mani\u00e8re relativement responsable et durable en Suisse. La plupart des entreprises concern\u00e9es continuent de fonctionner comme avant la reprise.\u00bb A noter que les Chinois ne se contentent pas d\u2019investir uniquement en Suisse: selon une \u00e9tude r\u00e9cente du cabinet d\u2019audit, les investissements chinois en Europe ont augment\u00e9 de 25% entre 2013 et 2014.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Thomas Xia Hua, avocat chez CPV Partners \u00e0 Gen\u00e8ve et sp\u00e9cialiste en droit des affaires, notamment entre la Chine et la Suisse, souligne que les consommateurs chinois sont pr\u00eats \u00e0 payer une plus-value pour des produits Swiss made. Le rachat d\u2019une PME suisse peut donc repr\u00e9senter un investissement int\u00e9ressant pour des acqu\u00e9reurs chinois. \u00abDe mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le label suisse conf\u00e8re \u00e0 un produit ou \u00e0 un service un gage de qualit\u00e9, d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 et de savoir-faire, dit-il. Toutefois, les investisseurs peuvent \u00e9galement \u00eatre refroidis par les co\u00fbts de production \u00e9lev\u00e9s en Suisse, r\u00e9cemment accentu\u00e9s par la force du franc et par la difficult\u00e9 \u00e0 produire en volumes suffisants pour satisfaire le march\u00e9 chinois.\u00bb<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9 l&rsquo;acquisition est motiv\u00e9e par la volont\u00e9 de d\u00e9velopper les activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 vers ce march\u00e9, l&rsquo;acqu\u00e9reur devra, dans la plupart des cas, adapter la capacit\u00e9 de production \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du g\u00e9ant asiatique. \u00abLa nouvelle direction donn\u00e9e \u00e0 l\u2019entreprise peut alors avoir un impact important sur sa gestion\u00bb, souligne l\u2019avocat. Il est donc utile d&rsquo;aborder rapidement les intentions de l&rsquo;acqu\u00e9reur quant au futur de la soci\u00e9t\u00e9, ainsi que la fa\u00e7on dont il entend mettre ses projets en \u0153uvre, sans quoi les parties risquent de se retrouver face \u00e0 des visions diam\u00e9tralement oppos\u00e9es apr\u00e8s l\u2019acquisition.<\/p>\n<p>Pour ce qui est des diff\u00e9rences manag\u00e9riales, Thomas Xia Hua ajoute qu\u2019elles sont \u00abcertainement tr\u00e8s grandes, mais pas uniquement culturelles\u00bb, contrairement \u00e0 l&rsquo;opinion r\u00e9pandue. Il mentionne l\u2019exemple d\u2019une r\u00e9cente acquisition d\u2019une PME familiale suisse : l&rsquo;acheteur, qui souhaitait rapidement simplifier le processus logistique, s&rsquo;est heurt\u00e9 au fondateur d\u00e9sireux de d\u00e9fendre une fa\u00e7on de faire \u00e9prouv\u00e9e qu&rsquo;il estimait partie int\u00e9grante de son savoir-faire. \u00abDans ce cas, l&rsquo;aspect culturel constitue un niveau de complexit\u00e9 suppl\u00e9mentaire, qui vient s&rsquo;ajouter aux frictions inh\u00e9rentes \u00e0 l&rsquo;acquisition, souligne l\u2019avocat. La pr\u00e9sence d&rsquo;une personne ma\u00eetrisant les deux cultures peut alors faciliter la communication et clarifier les enjeux et volont\u00e9s de chacun.\u00bb Il ajoute que, comme tout entrepreneur, un entrepreneur chinois n&rsquo;a pas vocation \u00e0 \u00absauver\u00bb une PME en difficult\u00e9, mais plut\u00f4t \u00e0 se positionner sur des opportunit\u00e9s de croissance future. Dans cette optique, une soci\u00e9t\u00e9 qui affronte des ennuis financiers peut tout aussi bien constituer une bonne affaire qu\u2019une entreprise financi\u00e8rement saine.<\/p>\n<p><strong>Un bon raccourci<br \/>\n<\/strong><br \/>\nLa pr\u00e9sence d&rsquo;actionnaires chinois dans une PME suisse peut donc offrir un meilleur acc\u00e8s au march\u00e9 chinois. Mais la concr\u00e9tisation de cette perspective d\u00e9pend de nombreux facteurs comme la facult\u00e9 de l\u2019entreprise helv\u00e9tique \u00e0 adapter ses produits, le contr\u00f4le de la cha\u00eene de distribution ou l&rsquo;approbation des autorit\u00e9s locales. \u00abL&rsquo;activit\u00e9 existante de l&rsquo;investisseur chinois sera importante afin de d\u00e9terminer si des synergies int\u00e9ressantes peuvent \u00eatre cr\u00e9\u00e9es\u00bb, conclut Thomas Xia Hua.<\/p>\n<p>Par la pass\u00e9, la Suisse ne constituait pas un march\u00e9 prioritaire de rachat par rapport \u00e0 d\u2019autres pays europ\u00e9ens. Mais l\u2019entr\u00e9e en vigueur de l\u2019accord de libre-\u00e9change entre les deux pays en 2014 repr\u00e9sente un tournant, selon Yafei Zhang, avocat sp\u00e9cialiste du droit des soci\u00e9t\u00e9s chez Picot, Street &#038; Associ\u00e9s \u00e0 Gen\u00e8ve. \u00abLe tourisme et l\u2019horlogerie attirent de plus en plus l\u2019int\u00e9r\u00eat des investisseurs chinois, comme le montre le rachat du Baron Tavernier ou de Corum ou Milus\u00bb, souligne l\u2019avocat, qui assiste notamment des soci\u00e9t\u00e9s chinoises dans leurs projets d\u2019investissements en Suisse. Concernant une possible d\u00e9localisation, il n\u2019existe, selon lui, aucun risque pour les PME suisses, du moins dans ces deux secteurs: \u00abLe but du rachat du Baron Tavernier est de faire venir des touristes chinois dans un endroit unique au monde. Et, dans l\u2019horlogerie, l\u2019entrepreneur chinois doit respecter la r\u00e8gle d\u2019or du 60% fabriqu\u00e9 en Suisse pour pr\u00e9server la valeur intrins\u00e8que des marques.\u00bb<\/p>\n<p>Au final, pour les PME suisses, de telles op\u00e9rations repr\u00e9sentent un bon raccourci pour atteindre le march\u00e9 chinois. La Chine reste, selon l\u2019avocat, une \u00abgrande marmite \u00e9conomique\u00bb. Et une entreprise suisse ne peut y acc\u00e9der sans fonds solides ou technologie de pointe. \u00abMais les r\u00e9sultats seront affect\u00e9s par d\u2019autres facteurs, tels que le prix de vente ou la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 des marques, par exemple\u00bb, ajoute Yafei Zhang. Pour ce qui est des diff\u00e9rences culturelles ou de management, il souligne qu\u2019elles peuvent se r\u00e9v\u00e9ler \u00e9normes, mais que, comme ces soci\u00e9t\u00e9s se trouvent en territoire helv\u00e9tique, il appartient \u00e0 l\u2019acheteur chinois de s\u2019adapter \u00e0 la culture et aux moyens de gestion suisses, et non le contraire. N\u00e9anmoins, il convient bien s\u00fbr d\u2019adopter une vision \u00abmultilat\u00e9rale\u00bb plut\u00f4t que d\u2019exclure tout facteur culturel \u00e9tranger, \u00abce qui reste valable aussi bien pour les Chinois que pour les Suisses\u00bb.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les reprises d\u2019entreprises par des investisseurs de l\u2019Empire du Milieu se d\u00e9veloppent en Suisse, notamment dans l\u2019h\u00f4tellerie et l\u2019horlogerie. Une tendance qui implique, de part et d\u2019autre, des adaptations culturelles.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4419","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4419","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4419"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4419\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4419"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4419"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4419"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}